30/05/2022
** LE RESCAPE DE L'ENFER **
CHAPITRE 4 : LE MONDE SATANIQUE ET MA RENCONTRE AVEC LUCIFER
*EPISODE 3 : Ma rencontre avec Lucifer (Part 1)
Déjà habitué à côtoyer les esprits, même les plus puissants, je ne cessais de demander quelle était leur origine et qui ils servaient. Il me fut révélé que c’étaient les serviteurs du grand maître Lucifer. Je cherchais donc une occasion de rencontrer celui-ci, mais cette occasion ne se présentait pas.
Après avoir pris connaissance de l’organisation de la sorcellerie, et toujours dans mon souci d’en savoir plus, je demandai à BOMBARD de tout faire pour me mettre en contact avec le « diable ». Quand j’eus prononcé ce mot « diable », BOMBARD se fâcha contre moi et me demanda pourquoi je l’appelais ainsi. Il enchaîna pour me dire que nous tous, nous étions à son service. Quelle surprise ce fut pour moi ! Il poursuivit en disant que le mot « diable » était une appellation péjorative employée par les habitants de la terre, et que je devais savoir, à partir de ce jour, qu’il s’appelait « SOMODIEU DE DEUX COEURS ».
Heureux de cette découverte terrifiante, je demandai donc à BOMBARD de me mettre en contact avec lui. Il me répondit qu’il était trop occupé, et qu’il était pratiquement impossible de le rencontrer. Toutefois, il était possible de tenter d’entrer en contact avec son secrétaire particulier et garde de corps, pour savoir s’il pouvait faire quelque chose.
BOMBARD me donna donc une prière pour invoquer NABAM, le garde de corps de Satan. Il me dit que NABAM était très dangereux pour les vivants, ce qui revenait à dire que je devais être très prudent et veiller à ce qu’il ne me touche pas quand il m’apparaîtrait, car je devais alors mourir sur-le-champ.
La cérémonie d’invocation devait se dérouler à minuit. Je devais faire toute une préparation dont je ne donnerai pas le détail, sinon pour préciser que je devais me procurer, entre autres choses, de l’eau bénite que l’on trouve dans les églises catholiques. Je devais tracer à la chaux sur le sol un cercle pour moi, et un cercle pour NABAM, et je devais être seul dans la maison, car NABAM aurait emporté avec lui l’âme de quiconque se serait trouvé dans la maison à ce moment-là. Je choisis alors le moment, pour faire partir en week-end mon épouse et tous ceux qui se trouvaient avec nous. Ils étaient contents de tout l’argent et des cadeaux que je leur remis pour les parents chez qui ils allaient passer le week-end.
Avec le courage diabolique qui m’animait, je tentai l’action. Je respectai toutes les normes de l’invocation, et NABAM m’apparut dans un vent tumultueux. Je lui donnai à boire l’eau bénite.
Puis il me posa la question : « Pourquoi m’as-tu appelé ? » Je lui répondis que j’avais besoin de rencontrer Satan. Il me défendit formellement de l’appeler Satan, mais plutôt SOMODIEU DE DEUX COEURS. Il fit l’éloge de sa puissance et me proposa des bijoux : chaînette, bague, etc., qui me donneraient du succès dans mes entreprises, à condition de ne jamais les porter dans les églises où l’on priait le Dieu créateur.
Je refusai son offre, car la chaînette que je possédais déjà pouvait être utilisée sans aucune condition restrictive, et j’insistai pour voir SOMODIEU DE DEUX COEURS. Je voulais aller vite pour gagner du temps et découvrir encore d’autres choses. Il me fixa alors un rendez-vous deux jours plus t**d, et me remit, par correspondance, la prière d’invocation adéquate.
Le jour du rendez-vous, à minuit, j’invoquai le souverain maître. Dans la chambre où je me trouvais, appelée « sanctuaire », j’entendis un très fort tremblement de terre, accompagné d’un vent violent, tellement violent que je crus que les arbres étaient cassés au-dehors. Soudain, je vis apparaître devant moi un lézard qui, à mesure que le vent soufflait, augmenta de plus en plus de taille, en l’espace de quelques secondes.
Lorsqu’il eut atteint les dimensions d’un crocodile, il se transforma en être debout, de forme humaine, mais dont tout le corps était couvert d’écailles de couleur émeraude, sauf les mains et la tête. Il avait l’apparence d’un jeune homme d’une trentaine d’années.
Il parla le premier pour me demander pourquoi je l’avais appelé. Je lui répondis que je désirais être compté parmi les milliardaires de ce monde, et que je voulais aussi faire sa connaissance. Il fit semblant de se gratter et tira de l’une de ses écailles une longue liste de noms d’hommes, séparés par un trait rouge. Il me montra cette liste, et je fus surpris de voir inscrits les noms de tous les membres de ma famille, les vivants d’une part, et les morts de l’autre. Il me demanda de désigner, parmi les vivants, cinq personnes que je devais lui sacrifier pour obtenir sur le champ la richesse demandée. Je restai quelques secondes confondu, puis je lui demandai de me laisser le temps de réfléchir, en lui précisant que je le rappellerai pour lui donner ma décision. Avant qu’il parte, je lui ai demandé son adresse. Après un moment d’hésitation, il me dit qu’il habitait sous la MER ROUGE. En un clin d’œil, il me dit au revoir et disparut. J’avais hésité, car depuis que je faisais mes affaires, on ne m’avait jamais demandé de faire un sacrifice humain.