28/04/2026
PAPA GRAH ET L’AMOUR DIVIN À TRAVERS PAPA NOUVEAU
Papa Nouveau est seul et unique. Il nous a légué Hozalam, elle aussi unique, comme un symbole vivant de foi, de paix et d’obéissance à Dieu.
L’histoire de Hozalam est avant tout une histoire de foi profonde. Papa Nouveau, père de la paix, avait donné des instructions claires : bannir la violence, éviter les conflits, ne jamais verser le sang humain. Son message était simple, mais exigeant — vivre dans l’harmonie et la fraternité.
Pourtant, malgré ces recommandations, son aura attirait des foules venues de partout. Ces grands rassemblements, aussi inspirants soient-ils, donnaient parfois lieu à des tensions. Et lorsque des disputes éclataient, elles pouvaient dégénérer en bagarres.
À chaque incident, Papa Nouveau observait… et notait, silencieusement.
Jusqu’au 27 avril 1948.
Ce jour-là, après la dixième bagarre, il prit sa canne d’autorité. Dans un geste fort, chargé de sens, il décida de quitter Toukouzou pour une destination inconnue. Il se dirigea vers l’Est, jusqu’aux abords de Kraffy, avec l’intention de traverser vers une autre terre.
Derrière lui, les populations étaient en larmes. Elles imploraient son pardon, conscientes de la gravité de leur désobéissance. C’est alors qu’intervint le moniteur qu’il avait lui-même fait venir pour instruire les enfants. Par des paroles justes et pleines de sagesse, il toucha le cœur de Papa Nouveau :
comment poursuivre l’œuvre sans celui qui en est l’origine ?
Aux environs de 17 heures, Papa Nouveau comprit. Il saisit de nouveau sa canne et accepta de revenir à Toukouzou-Kerizalam.
Mais l’épreuve n’était pas terminée.
Informées de la situation, les populations se tournèrent vers le Patriarche Gnandjue Grah Jean, connu sous le nom de Papa Grah. Fidèle compagnon et ami de Papa Nouveau, il mobilisa aussitôt les siens — des villages de Djateket et Noumouzou — pour aller à sa rencontre.
Arrivés dans la nuit, ils trouvèrent un Papa Nouveau déterminé, peu enclin à écouter. Cependant, il accepta de recevoir son ami Papa Grah. Les deux hommes s’enfermèrent dans une chambre… et parlèrent toute la nuit, sans repos.
Au matin, à 9 heures, une décision fut prise.
Papa Nouveau accepta de quitter Kerizalam — mais cette fois, en direction de l’Ouest.
Ils empruntèrent ensemble les chemins marécageux. Arrivés sur le site actuel de Tchrélé, Papa Nouveau envisagea de s’y installer. Mais la forêt y était encore trop dense. Papa Grah lui conseilla alors de continuer, de se rapprocher davantage de la mer.
Ils marchèrent encore… jusqu’au palmier.
Puis plus loin… jusqu’à la cour Sainte, vers Loda.
Là, Papa Nouveau planta sa canne.
C’était le signe. Le lieu était choisi.
Sous les instructions de Papa Grah, les populations de Djateket et de Noumouzou accomplirent alors un acte extraordinaire : elles retournèrent à Kerizalam, déterrèrent la cuisine et la maison de Papa Nouveau — sans rien détruire — et les transportèrent sur leurs épaules sur plus d’un kilomètre, jusqu’au nouveau site.
Ainsi naquit Hozalam.
Un acte de foi.
Un acte d’unité.
Un acte d’amour.
Papa Grah demeure un grand homme de foi, un pilier de fidélité et de sagesse.
Quant à Papa Nouveau, il est plus qu’un homme : il est un Esprit — un don de Dieu invisible, mais toujours à l’œuvre pour les habitants de la terre.
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