25/04/2026
La porte est ouverte
Il y a, au cœur de nos villes et de nos villages, des portes qui ne demandent rien. Des portes ouvertes, simplement. Celles des églises en font partie. On peut les franchir sans savoir exactement pourquoi. Sans connaître les rites, sans maîtriser les chants, sans même être sûr de ce que l’on croit. Peu importe son histoire, son éducation, sa foi… ou son absence de foi. Entrer, c’est déjà accepter quelque chose: faire une place au silence, à une respiration différente. Rien n’est exigé. Il n’y a rien à prouver. Seulement être là.
Alors, parfois, presque à notre insu, quelque chose se dépose. Une parole qui touche. Une lumière qui apaise. Une présence qui relève. Il ne s’agit pas de tout comprendre, mais d’accueillir. Car celui qui prend le temps de regarder, d’écouter, d’accepter d’être là… reçoit toujours quelque chose.
Peut-être est-ce cela, la promesse qui traverse Pâques: une vie qui renaît en chemin, discrètement, là où nous ne l’attendions plus. Et cette invitation, simple et toujours actuelle: «Venez, et vous verrez.» (Jean 1, 39). Alors, peut-être suffit-il d’oser un geste très simple: pousser la porte. Et se laisser rejoindre.
Sylvie Luginbühl
Conseillère Synodale de l'EREV
À Propos paru à la Page Eglises du Nouvelliste du 19 avril 2026