06/06/2026
Gonflés à bloc… tout en légèreté !
Il y a quelques mois, en décembre 2025, dans ces mêmes colonnes, j’ai tenté une articulation entre les verbes “regarder” et “aimer”. L’autre jour, en passant devant le nouvel hôpital pédiatrique de Lausanne récemment sorti de terre, j’ai remarqué une décoration hautement symbolique : des sculptures métalliques représentant des ballons en forme de cœur comme gonflés à l’hélium entourant l’entrée principale et accueillant le public venant y travailler, s’y faire soigner ou rendant une visite.
Dans la vie quotidienne, d’où vient-il cet amour ? A qui est-il destiné ? Dans un lieu qui regroupe tout à la fois des luttes et des espoirs mêlés, les gens qui peuplent l’hôpital – tout comme notre monde ont, me semble-t-il, besoin d’être aimés. Si les médicaments, les opérations et les protocoles ont bien évidemment leur rôle à jouer dans le traitement des patients, je crois que l’amour – qui peut être manifesté par la patience, la présence, la disponibilité ou encore la douceur, parmi bien d’autres manières – demeure un principe actif essentiel.
Maintenant que Pâques est passé, nous pouvons nous souvenir qu’“il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime” (Jean 15 : 13). A la suite du Christ, comment ma vie peut-elle (un peu) vivifier celle des autres ?
Lionel Akeret, diacre à la paroisse de l’Aubonne et aumônier à l’hôpital d’Yverdon (Billet paru dans le Journal de Morges du 24 avril 2026)