22/06/2025
Pourquoi ne peut-on pas gagner cette bataille ?
Une réalité qu’on refuse trop souvent de regarder en face
🔴 Le 7 juin 2025, Mme Sarata Sidibé publiait une lettre ouverte courageuse après avoir été refoulée de l’Hôtel NOOM à Conakry, uniquement parce qu’elle portait le niqab. D’autres femmes ont également été exclues du Palm Camayenne, l’une d’elles suspectée sans preuve, et toutes stigmatisées.
👉 Cette lettre, bouleversante et lucide, soulève des questions fondamentales sur la place des femmes musulmanes dans l’espace public guinéen.
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Mais pourquoi, malgré les dénonciations, rien ne change vraiment ?
1. Parce que l’amour d’Allah est souvent absent du combat
Tant que notre foi se limite à l’apparence et non à des actes d’adoration sincère, nous restons vulnérables. Le voile, s’il n’est pas porté par amour d’Allah, est facile à retirer… et difficile à défendre.
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2. Parce qu’on veut changer la société sans se changer soi-même
C’est plus simple de poster, de protester, que de purifier notre intention. Un combat sans éducation spirituelle reste émotionnel, fragile, et sans profondeur.
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3. Parce que notre communauté est divisée et silencieuse
Où sont les voix qui s’élèvent quand une sœur est exclue pour sa foi ? L’unité manque. Et le silence devient une forme de complicité.
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4. Parce que sans réforme intérieure, aucune réforme extérieure n’est possible
Changer les lois, les mentalités, les politiques ? Oui, mais cela commence dans nos cœurs, dans nos foyers, dans nos mosquées, dans nos intentions.
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🟤 Ce combat n’est pas seulement religieux. Il est aussi citoyen. Il est féminin. Il est guinéen.
Nous ne devons pas seulement réclamer justice : nous devons redevenir justes, sincères et courageux, intérieurement.
BAMBA Vakemo Nourdine
Président de l’association Al adl wal amana