Christadelphes Congo-Brazzaville

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11/05/2024

Courir vers le But

09.06.24 Lectures : Juges 6 ; Ésaïe 33 ; Jacques 3-4

Ceci est un moment très spécial, parce que nous allons suivre une instruction précise de notre Seigneur Jésus. Il a dit, « faites ceci en mémoire de moi » (1 Corinthiens 11 : 24) et ainsi ferons-nous. Mais pourquoi est-ce que Jésus nous a donné cette instruction ?
Pour que nous nous souvenions, chaque jour de notre vie, même lorsque nous sommes vraiment occupés – que ce soit avec le travail, la famille, la maison, ou l’ecclésia – même quand nous souffrons de l’isolement, ou la douleur : que Jésus est vraiment mort pour vous et pour moi.

Donc nous nous souvenons, au cas où nous oublions, que Jésus a tout fait pour nous : tout ce que nous pouvons souhaiter, malgré tout ce qu’il a coûté. Christ est mort pour chacun de nous. Sa détermination était étonnante : « Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne » (Luc 22 :42).

L’apôtre Paul a dit :
« Je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus Christ … marchons d’un même pas. Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui marchent selon le même modèle que vous avez en nous » (Philippiens 3 : 14, 16-17).

Quelle norme ! Paul utilise l’exemple de l’archer dans les jeux comme athlète sérieux. L’archer a plusieurs qualités importantes : la force, pour pouvoir tirer la solide corde de l’arc ; la précision, pour viser la cible avec précision ; la vision excellente, pour regarder et viser le but à maintes reprises. Il ou elle a besoin de la constance, la force et la pratique. Ce sont tous des caractéristiques spirituelles que nous, autant que disciples de Christ, devons développer.

Nous devons aussi apprécier la communion que nous partageons avec nos frères et sœurs. Il est peut-être un peu difficile à comprendre si nous sommes isolés, mais il faut se souvenir qu’il existe des frères et des sœurs sur qui nous pouvons compter. Nous ne sommes jamais vraiment isolés car nous savons que Dieu et son Fils connaissent nos pensées et motivations et écoutent nos prières. Dieu et Jésus feront vraiment leur demeure avec nous si nous croyons l’évangile. Nous marchons ensemble vers le Royaume de Dieu, avec tout autre frère et sœur, si nous les connaissons ou non. Beaucoup d’eux peuvent être de grands exemples pour nous. Moi, je connaissais un frère pendant plusieurs années, et lorsqu’il s’est endormi en Jésus, quelqu’un a écrit de lui qu’il était une source constante d’encouragement. Ne serait-il pas génial si quelqu’un pouvait écrire ça de nous ?

Dans l’évangile de Jean, nous lisons la réponse de Jésus d’une question de Judas (pas Iscariote) à propos de pourquoi il était manifesté aux disciples et pas au monde :
« Jésus lui répondit : Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera : nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. » (Jean 14 :23)

Notre communion est avec le Père et son Fils, Jésus-Christ. Dieu est jaloux pour son peuple Israël et pour nous. Dieu et Jésus nous connaissent, Jésus étant celui qui est « le chef et le consommateur de la foi, qui en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône du Dieu. » (Hébreux 12 :2). Jésus est tout pour nous : il est notre vie. En fait, notre vie est cachée en Jésus. Il est plus que les richesses pour nous, car les richesses ne peuvent pas nous sauver. Jacques clarifie ce point dans son épitre lorsqu’il réprimande ceux qui sont riches avec ces mots :

« Vos richesses sont pourries, et vos vêtements sont rongés par les teignes. Votre or et votre argent sont rouillés ; et leur rouille s’élèvera en témoignage contre vous, et dévorera votre chair comme un feu. Vous avez amassé des trésors dans les derniers jours ! » (Jacques 5 : 3 )

Et donc, il faut que nous fassions attention de ne pas tout simplement dériver : il faut que nous ayons un but, un plan, comme dit Paul, « je cours vers le but pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ » (Philippiens 3 :14).

Notre plan doit être de se souvenir de Jésus, et aussi de maintenir notre vision du royaume. Nous nous souvenons de Jésus maintenant en prenant le pain et le vin en mémoire de lui, et bien sûr nous devons continuer d’être conscients de lui – de sa façon de penser, de sa façon de se comporter – chaque jour et en chaque moment de la vie. Notre lecture quotidienne attentive de la Bible devait nous donner une vision claire du royaume. J’avais un chef qui insistait que, lorsque nous participions à une compétition de l’entreprise, nous gardions toujours une image au fond de notre livre du prix, ou de ce que nous ferions avec l’argent du prix, pour garder nos esprits concentrés sur le but de gagner la compétition. Peut-être il y a une leçon ici pour nous. Nous devons garder nos esprits concentrés sur courir vers le but, comme Paul nous a exhortés à faire. Nous devons être comme cet archer passionné dans une compétition.

Comme nous avons considéré, un des attributs essentiels d’un athlète, c’est l’entraînement. C’est peut-être à cela que Jacques fait allusion lorsqu’il dit, « Voici, nous disons bienheureux ceux qui ont souffert patiemment. Vous avez entendu parler de la patience de Job et vous avez vu la fin que le Seigneur lui accorda, car le Seigneur est plein de miséricorde et de compassion » (Jacques 5 :11). Mais comment est-ce que nous pouvons utiliser cette endurance patiente dans notre vie spirituelle ? Si nous pensons au pauvre homme Job, nous nous souvenons que « l’Éternel rétablit Job dans son premier état, quand Job eut prié pour ses amis » (Job 42 :10). Mais qu’en est-il de nos prières, comment se comparent-elles ? Avons-nous un plan pour nos prières ? Considérons ce qui dit Jacques ensuite :

« Quelqu’un parmi vous est-il dans la souffrance ? Qu’il prie. Quelqu’un est dans la joie ? Qu’il chante des cantiques. Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les anciens de l’église, et que les anciens prient pour lui en l’oignant d’huile au nom du Seigneur ; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera, et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné. » (Jacques 5 :13-15).

Jacques dit effectivement que chaque partie de notre vie devrait être centrée sur la prière. Que ce soit que nous pensons du travail, de notre famille, ou de notre marche vers le royaume, nous devons en prier à Dieu et demander conseil, que ce soit que ce conseil vient de la Bible même, ou à travers un changement dans nos circonstances. Nous devons être très conscients de Dieu dans notre vie : Jésus a quand même promis que si nous croyons, lui et Son Père feront leur demeure avec nous, et vivront avec nous en chaque partie de notre vie.

Si nous allons être conscients de Jésus dans notre vie, quoi que nous fassions, nous devons penser à nos priorités : le Seigneur Jésus, la communion, la prière, cherchant Jésus et son royaume.
Donc nous arrivons à notre souvenir : notre fraction du pain. Jésus lui-même a clarifié :

« Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain ; et après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant, Prenez, mangez, ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe ; et après avoir rendu grâces, il la leur donna, disant : Buvez-en tous ; car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs pour la rémission des péchés. Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai de nouveau avec vous dans le royaume de mon Père » (Matthieu 26 :26-29).

« Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! » (Apocalypse 22 :20)

Frère Peter H. 09.06.24

21.01.2024 Lectures : Genèse 36, Psaume 38, Matthieu 23La lèpreDans le Lévitique, on apprend au sujet de la lèpre.  C’ét...
23/12/2023

21.01.2024 Lectures : Genèse 36, Psaume 38, Matthieu 23

La lèpre

Dans le Lévitique, on apprend au sujet de la lèpre. C’était une maladie cruelle, une maladie qui décimait le corps et le recouvrait complètement de la tête aux pieds. On pouvait même la trouver dans les vêtements et les maisons. Quiconque avait cette maladie devait se séparer de tout le monde ; ils étaient exclus et jetés hors du camp ; ils étaient isolés et ne bénéficiaient pas d'interaction humaine. En dehors des autres lépreux, la seule personne « pur » qu’ils voyaient était le sacrificateur qui quittait le camp pour surveiller la progression ou la régression de leur lèpre tous les sept jours.

Lévitique 13 explique comment le sacrificateur devait examiner la lèpre et déclarer un homme impur. La personne impure devait être « enfermée » pendant sept jours, le sacrificateur la surveillait pour voir si la maladie s’était améliorée. Il déclarait la personne pure ou impure en fonction de l’état de la condition. Il convient de noter l’utilisation des mots « examiner », « voir » et « porter ses regards sur » dans ce chapitre. La tâche du sacrificateur était simplement de regarder et d’observer. Il n’y avait pas de guérison miraculeuse, mais il suffisait de surveiller et de rechercher des signes de guérison. Si le sacrificateur touchait l’homme, il deviendrait impur aussi.

À travers la Bible, la lèpre est un symbole de péché. Elle représente la nature cruelle de la maladie et la manière qu’elle prenne complètement le contrôle d’un corps. Parce que la lèpre était si visible et qu’elle impliquait la désintégration ou la corruption du corps physiquement, elle a servi de symbole approprié du péché. Ceux qui souffraient de cette maladie devaient rester hors du camp et le sacrificateur devait les examiner tous les sept jours. Lévitique 13 :34 explique comment cela fonctionnait :

« Le sacrificateur examinera la teigne le septième jour. Si la teigne ne s’est pas étendue sur la peau, et si elle ne paraît pas plus profonde que la peau, le sacrificateur le déclarera pur ; il lavera ses vêtements, et il sera pur ».

Quel merveilleux espoir pour l’homme qui s’est remis de cette maladie pécheresse ! Il est fait pur de sa lèpre ! Il est guéri ! Malheureusement, l’homme qui ne s’est pas remis de la lèpre n’était pas permis de rentrer dans le camp jusqu’à ce qu’il soit rendu en pleine santé. Ceci est expliqué dans Lévitique 13 :45-46 :

« Le lépreux, atteint de la plaie … criera : Impur ! Impur ! Aussi longtemps qu’il aura la plaie, il sera impur : il est impur. Il habitera seul ; sa demeure sera hors du camp ».

Cela met en évidence la nécessité de supprimer les influences immorales de nos vies. Nous devons les jeter hors du camp, et ne pas s’en approcher à nouveau. Il est important pour notre salut que nous restions à l’écart des influences ou des obstacles négatifs qui peuvent nous empêcher de rester dans le camp (un symbole du royaume). 1 Corinthiens 15 :33 indique clairement que « les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs ». Nous devons éviter cela à tout prix si nous voulons rester spirituellement purs dans le camp.

« Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne » (Matt 5 :29).

On lit dans Lévitique 14 que si un homme était guéri de la lèpre, il devait être purifié avant de rentrer dans le camp. Quatre « ingrédients » uniques et spécifiques étaient nécessaires pour purifier spirituellement un homme de sa lèpre : « le sacrificateur ordonnera que l’on prenne, pour celui qui doit être purifié, deux oiseaux vivants et purs, du bois de cèdre, du cramoisi et de l’hysope » (Lévitique 14 :4).

Une grande partie de la loi mosaïque a prévu ce qui allait arriver, particulièrement en ce qui concerne le Seigneur Jésus-Christ. Examinons donc chaque composant de la loi en relation avec la lèpre afin de comprendre la leçon qu’elle indiquait.

Deux oiseaux vivants et purs étaient nécessaires pour le lavage cérémonial de la lèpre. Un oiseau devait être sacrifié, tandis que l’autre devait être trempé dans le sang du premier oiseau, puis relâché. Il y avait une association de l’oiseau lâché avec l’oiseau sacrifié. Si nous voulons être libérés du péché, nous devons être associés avec la mort du Seigneur Jésus. Il y a un schéma similaire dans le bouc émissaire dans Lévitique 16.

Le bois de cèdre parle de la gloire et l’éternité du royaume à venir. Il est connu pour sa longévité et sa résistance à la pourriture. Il offre protection, sagesse et force, qualités que Dieu accorde à Ses enfants. La Bible décrit le bois de cèdre comme étant solide et durable, gracieux et beau (Psaume 80 :10, Ézéchiel 17 :23), haut et grand (Amos 2 :9, Ézéchiel 17 :22) et avec une large diffusion (Psaume 80 :10-11).

Le cramoisi est associé avec le péché et l’immoralité à travers les Écritures. On lit à propos de Rahab qui a attaché un cordon de fil cramoisi à la fenêtre, et dans l’Apocalypse 17 la prostituée est vêtue de pourpre et d’écarlate. Le cramoisi dans cette recette pour la purification de la lèpre aurait changé la couleur complètement à un rouge foncé. La puissance du cramoisi représente à la fois l'impact de la lèpre et du péché, mettant en évidence son impact écrasant. En réfléchissant à des passages comme Ésaïe 1 :18 on est très réconfortés : « Venez et plaidons ! dit l’Éternel. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; s’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine ». Bien que nos corps soient criblés de péché, on est rendus blancs comme la neige.

L’hysope est une herbe de la famille de la menthe, à propriétés nettoyantes, médicinales et cicatrisantes. Dans la Bible elle est utilisée d’une manière plus pratique, comme dans Exode 12 :22 où le sang de l’agneau pascal était peint sur le cadre de la porte :

« Vous prendrez ensuite un bouquet d’hysope, vous le tremperez dans le sang qui sera dans le bassin, et vous toucherez le linteau et les deux poteaux de la porte avec le sang qui sera dans le bassin. Nul de vous ne sortira de sa maison jusqu’au matin ».

Elle apparaît également à la crucifixion du Seigneur Jésus, la reliant fort au sacrifice. « Il y avait là un vase plein de vinaigre. Les soldats en remplirent une éponge, et, l’ayant fixée à une branche d’hysope, ils l’approchèrent de sa bouche » (Jean 19 :29).

Symboliquement donc, chacun de ces éléments pointe vers quelque chose de plus grand. On voit l’humanité et le Seigneur Jésus-Christ dans les deux oiseaux ; on voit le royaume dans le bois de cèdre ; on voit la nature pécheresse dans le cramoisi et on voit le sacrifice dans l’hysope. Malgré tout cela, le sacrificateur ne devait pas toucher l’homme. Son rôle était d’examiner, pas de toucher ni d’intervenir. Le Seigneur Jésus allait réécrire complètement ces règles dans ses interactions avec les lépreux et les pécheurs dans le Nouveau Testament.

Dans Matthieu 8 :2 Jésus rencontre un homme lépreux. L’homme le salue en s’agenouillant devant lui et en disant, « Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur ». L’homme était criblé de lèpre, symbole du péché qui nous incarne. Il était impur et la seule façon de le rendre pur était par se présenter devant Jésus. Jésus répond d’une façon contraire à la loi : il « étendit la main et le toucha » (verset 3). Selon la loi, le sacrificateur devait seulement regarder la lèpre. Jésus indique clairement sa volonté d’associer avec les pécheurs afin qu’ils puissent être guéris. Plutôt que de surveiller la situation de semaine en semaine, Jésus a guéri l’homme immédiatement ! Sa lèpre avait disparu ! Ceci montre la puissance du Seigneur et la guérison immédiate qui se passe par la grâce de Dieu.

En venant à réfléchir au sacrifice de Jésus dans le pain et le vin, nous examinons l’état de nos propres corps. Tout comme l’homme lépreux s’est agenouillé devant Jésus, nous nous agenouillons aussi et prions d’être purifiés – pas seulement aujourd’hui, mais chaque jour. Par les eaux de baptême, nous sommes associés avec la mort et la résurrection de Jésus et nous sommes purifiés à cause de ce qu’il a fait pour nous. Que Dieu continue à nous bénir pendant que nous marchons vers Son royaume. « Viens, Seigneur Jésus ! ».

(Toutes les références sont tirées de la version Louis Segond sauf indication contraire)

Frère Ben B. 21.01.24

05.11.23 Lectures : 2 Chroniques 34, Osée 2, Actes 16-17« Il vous est avantageux que je m'en aille »Il est probable que ...
25/10/2023

05.11.23 Lectures : 2 Chroniques 34, Osée 2, Actes 16-17

« Il vous est avantageux que je m'en aille »

Il est probable que de toutes les paroles prononcées par le Maître aux disciples au cours de son ministère, aucune n’a été rappelée plus clairement ou n’a eu un impact aussi inoubliable que ces neuf mots sinistres qu’il a prononcés lors de la dernière cène, « il vous est avantageux que je m'en aille » (Jean 16 :7).

Jésus avait préparé ses disciples autant que possible au choc qui les attendait. Par exemple, il avait dit qu’il « sera livré aux païens ; on se moquera de lui, on l'outragera, on crachera sur lui, et, après l'avoir battu de verges, on le fera mourir ; et le troisième jour il ressuscitera. Mais ils ne comprirent rien à cela ; c'était pour eux un langage caché, des paroles dont ils ne saisissaient pas le sens » (Luc 18 :32-34).

Le jour de la Dernière Cène, le mercredi 1er avril 33 après JC, approchait à grands pas. « Avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde au Père, et ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, mit le comble à son amour pour eux » (Jean 13 :1).

Nous lisons ensuite comment Jésus a lavé les pieds des disciples (Jean 13 :12), puis il a rompu le pain et partagé la coupe.

Il en résulte non seulement un état de curiosité, mais aussi d'inquiétude chez les disciples. « Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ? Jésus répondit : Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus t**d. Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour toi » (Jean 13 :36-37).

« Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais ». De telles paroles piquaient les disciples. Ainsi Jésus les réconforte. Pierre dit qu'il mourra pour Jésus, mais plus t**d il reniera Jésus à trois reprises.

Pendant la plupart des jours au cours des trois dernières années, les disciples étaient avec Jésus. Bien sûr, ils auraient été perturbés par cela. Mais Jésus apprécie ce fait et les réconforte dans ces paroles. « Et, lorsque je m'en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi » (Jean 14 : 3 ). De cette façon il leur tend l’espoir qu’il sera avec eux à nouveau.

Demander au nom de Jésus

Dans Jean 14 :16, Jésus déclare que « tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai ». « Demander en son nom » leur rappelait que Jésus sera tout près et qu’il prendra soin d’eux. « Demander en son nom » était une façon de reconnaître le salut de Dieu et qu’il n’y avait aucun autre nom sous le ciel par lequel nous devons être sauvés. Les disciples ne trouveront de réconfort dans tout ce que Jésus avait dit que si leur foi restait ferme.

Un consolateur

Mais ils ont encore l'air désemparé et donc Jésus dit qu’il priera le Père « et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous » (Jean 14 :16 ). Jésus leur promet une puissance particulière parce qu’il « s’en va ». Cette puissance « demeurera éternellement » à l’égard de chaque disciple, c’est-à-dire, jusqu’à sa mort.

L'idée d'une entente permanente entre les disciples et le Seigneur ressuscité est bien exprimée dans les dernières paroles de l'Évangile de Marc, où il est dit que « le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l'accompagnaient » (Marc 16 :20). Jésus n’allait pas les oublier !

Ils ne se rendent pas compte que Jésus aura une mission en dehors de sa relation avec eux. Il héritera de l’immortalité après sa crucifixion et sa résurrection. Alors il aura une plus grande œuvre à accomplir des cieux quand toute puissance lui sera donnée à la fois dans le ciel et sur la terre (Matthieu 28 :18 ). Il aura le pouvoir d’être partout et de faire n’importe quoi. Ce pouvoir le libérera pour accomplir son travail dans le monde entier. Mais cela ne signifie pas qu’il les oubliera.

Qu’est-ce que Jésus fera ?

Dans Jean 14 :2, Jésus dit qu’il y a « plusieurs demeures (ou habitations) dans la maison de mon Père. Si cela n'était pas, je vous l'aurais dit. Je vais vous préparer une place ». Rappelez-vous que les disciples étaient d’humbles pêcheurs. Sans Jésus, qui a prêché avec eux et les a soutenus, comment seront-ils jamais capables de mettre en place un témoignage efficace pour la Vérité ou de survivre en aucune façon ? Le soutien du Seigneur ressuscité était essentiel à la survie de la Vérité. Jésus décrit ce qui se produira réellement :

« Et quand il (le consolateur) sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement : en ce qui concerne le péché, parce qu'ils ne croient pas en moi ; la justice, parce que je vais au Père, et que vous ne me verrez plus ; le jugement, parce que le prince de ce monde est jugé … Quand le consolateur sera venu, l'Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir » (Jean 16 :8-11, 13).

Mais comment se dévoilera la venue du consolateur ? Eh bien, la scène est décrite dans les Actes des Apôtres. Jésus ressuscité rencontre les disciples et se manifeste à eux. « Il leur recommanda de ne pas s'éloigner de Jérusalem, mais d'attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, … alors les apôtres réunis lui demandèrent : Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d'Israël ? » (Actes 1 :4, 6)
Comme Jésus leur expliquait que ce n’était pas à eux de connaître « les temps ou les moments », mais qu’ils recevront la puissance après que le Saint-Esprit eut été venu sur eux, « il fut élevé pendant qu'ils le regardaient et une nuée le déroba à leurs yeux » (Actes 1 :7-9).

Ils devaient attendre jusqu'au jour de la Pentecôte pour recevoir le Saint-Esprit tandis qu'ils étaient « tous ensemble dans le même lieu » (Actes 2 :1). C'est à ce moment-là qu'ils apprécieront toute la puissance et l'efficacité de « l’Esprit de vérité ».

« Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux » (Actes 2 :2, 3).

Avec cette puissance, les disciples pouvaient maintenant accomplir la promesse dont Jésus a parlé lorsqu’il a dit qu’ils seront « conduites dans toute la vérité ». Le Seigneur Jésus-Christ ne les avait pas laissés sans préparation pour prêcher le message de l’Évangile au monde entier, une responsabilité qui est maintenant posée sur nos épaules. Nous n’avons pas le Saint-Esprit, mais nous avons « ce qui est parfaite » (1 Corinthiens 13 :10), la Parole inspirée de Dieu, la Bible.

Alors que nous nous souvenons de Jésus dans le pain et le vin, apprécions tout ce qu’il a accompli par sa vie, sa mort et sa résurrection. Nous devons nous rendre compte que nous, comme ses disciples, ne sommes pas sans connaissance, mais que nous avons la parole précieuse de Dieu.
(Toutes les références sont tirées de la version Louis Segond sauf indication contraire)

Frère Philip 05.11.23

15.10.23 Lectures : 2 Chroniques 5-6, Ezéchiel 41, Jean 7La dédicace du templeDans nos lectures de 2 Chroniques 5 et 6 (...
06/10/2023

15.10.23 Lectures : 2 Chroniques 5-6, Ezéchiel 41, Jean 7

La dédicace du temple

Dans nos lectures de 2 Chroniques 5 et 6 (le récit parallèle est 1 Rois 8 ) on nous raconte de l’achèvement de la construction du temple, suivi du déplacement de l’arche vers le temple et enfin de la dédicace de Salomon du temple.

On nous dit que Dieu est content d’habiter dans l’obscurité (2 Chroniques 6 :1), et ceci était illustré à l’époque de Moïse. « Moïse s’approcha de la nuée où était Dieu » (Exode 20 :21). On sait également que Dieu a fait sortir les enfants d’Israël d’Égypte dans une colonne de nuée le jour et une colonne de feu la nuit. Lorsque Dieu a ordonné à Moïse de construire le tabernacle (Exode 25 :8), c’était pour qu’Il puisse habiter au milieu d’eux. Le temple était un lieu de rencontre où ils pouvaient rencontrer Dieu.

Avec le temps le peuple a voulu un roi, et ainsi Dieu a établi le trône de David dans la terre promise. L’établissement de la nation signifiait que David pouvait se construire une maison permanente, mais il s’est rendu compte que Dieu habitait dans le tabernacle, une tente, et par conséquent il a voulu construire un bâtiment que l’Éternel pouvait habiter. Mais Dieu a promis à David que ce serait son fils, Salomon, qui construirait le temple, et que, à condition que les enfants d’Israël soient obéissants, il y aurait un descendant de David sur le trône pour toujours : « David, mon père, avait l’intention de bâtir une maison au nom de l’Eternel, le Dieu d’Israël. » (2 Chroniques 6 :7). Pourquoi au nom de l’Eternel ? Je suggère que c’est pour reconnaître que Dieu est partout (2 Chroniques 6 :18). Cela supprime également l’idée que Dieu vit dans un temple, comme l’imaginent ceux qui adorent les faux dieux.

La présence de Dieu partout est aussi démontrée dans le Nouveau Testament : « car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Matt 18 :20).

Salomon a construit le temple sur l’aire d’Ornan (Ornan correspond à Aravna en 2 Samuel 24) sur la montagne de Morija (2 Chroniques 3 :1). C’était aussi l’endroit où David était chargé de construire un autel à Dieu à la fin de la peste que Dieu avait envoyée comme une punition pour son péché en dénombrant Israël (2 Samuel 14 :25).

Le temple était l’endroit où Dieu allait mettre Son nom pour que le peuple puisse L’adorer. Parce que l’achèvement du temple était un événement d’importance nationale, Salomon a impliqué le peuple :

« Alors Salomon assembla à Jérusalem les anciens d’Israël et tous les chefs des tribus … et ils transportèrent l’arche, la tente d’assignation, et tous les ustensiles sacrés … et les sacrificateurs portèrent l’arche de l’alliance de l’Éternel à sa place » (2 Chroniques 5 :2, 5, 7).

Dans l’arche étaient seulement les deux tables de pierre qui contenaient les dix commandements (5 :13). On peut seulement imaginer le moment précis où la verge d’Aaron qui avait fleuri et le vase contenant la manne avaient été enlevés.

Ensuite les chanteurs et les trompettistes ont loué Dieu en disant qu’Il « est bon, car sa miséricorde dure à toujours ! » (5 :13).

Salomon a considéré l’achèvement du temple comme un accomplissement des promesses de Dieu à David, son père, selon lesquelles ses descendants seraient sur son trône pour toujours et que son fils construirait une maison pour que Dieu y habite (6 :3-11).

Si c’était nous qui écrivions la prière de dédicace de Salomon, est-ce que nous aurions considéré les échecs de la nation ? Plus vraisemblablement, le discours aurait été au sujet de l'édifice glorieux qui avait été construit pour que Dieu y habite, ou de cette nation merveilleuse qui avait l’Éternel pour leur Dieu, ou de comment ils allaient faire des sacrifices réguliers en Son honneur. Mais Salomon s’est concentré sur l’accomplissement des promesses de Dieu à David, et ensuite il a prié pour que, quel que soit l’état dans lequel se trouve la nation, Dieu entendrait leur appel à l’aide et qu’ils remettraient Dieu dans leur vie.

Dans la prière de dédicace, Salomon a fait sept pétitions :

1. Si un homme pèche contre son voisin et qu’il s’agit d’un cas juridique qui s’avère impossible à résoudre de manière normale en raison de difficultés avec les preuves ou les témoins, Salomon fait appel à Dieu lui-même en tant que juge à condamner le coupable et à innocenter l’individu juste (6 :22-23).

2. Si Israël est frappé au combat parce qu’ils ont péché, et s’ils sont rentrés à Dieu dans la prière et la supplication, Salomon demande que Dieu les entende et les pardonne (6 :24-25).

3. S’il y a une sécheresse parce qu’ils ont péché et ils prient Dieu et confessent leur faute, Salomon demande que Dieu les entende des cieux (6 :26-27).

4. « Quand la famine, la peste, la rouille et la nielle, les sauterelles d'une espèce ou d'une autre, seront dans le pays », Salomon demande que Dieu exauce les prières de chacun qui Le cherchent (6 :28 :31).

5. L’attention de Salomon s’est détournée maintenant des enfants d’Israël vers l’étranger qui a entendu parler du grand nom de l’Éternel et de Sa main forte et Son bras étendu, et il a prié vers le temple. Salomon désire que les prières de cette personne aussi soient exaucées afin que tous les peuples de la terre connaissent le nom de Dieu et Le craignent (6 :32-33).

6. Si Israël sort pour combattre ses ennemis avec Dieu à la tête et qu’ils Le prient, Salomon demande que Dieu les entende (6 :34-35).

7. Salomon s’inquiète pour le peuple, quand le péché et l’impiété domineront leur vie de telle sorte que Dieu les permettra d’aller en captivité. Sa prière est que Dieu entendra leur voix quand ils reviendront à Lui et prieront pour leur délivrance (6 :36-39).

Dieu a répondu à cette prière de dédicace en envoyant du feu du ciel pour consumer les sacrifices, et lorsque les enfants d’Israël le voyaient, ils se sont inclinés le visage contre terre en louant Dieu « car il est bon, car sa miséricorde dure à toujours ! » (7 :1-3).

Alors qu’il y avait une pompe et une cérémonie énormes à la dédicace du temple, la prière de dédicace réfléchie de Salomon réitère deux principes qui coulent à travers les Écritures : premièrement notre besoin d’obéir à Dieu tout le temps et deuxièmement, si malgré notre péché on cherche Dieu constamment, Il nous entendra et par Sa grâce Il est prêt à nous pardonner.

L’apôtre Paul, en écrivant aux frères et sœurs à Rome, utilise une liste similaire pour remettre en question notre dédicace au plan et au but de Dieu (Romains 8 ) :

• « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (verset 31)

• « Lui qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ? » (verset 32)

• « Qui accusera les élus de Dieu ? C’est Dieu qui justifie ! » (verset 33)

• « Qui les condamnera ? Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous ! » (verset 34)

• « Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée ? » (verset 35)

Salomon craignait que Dieu soit forcé d’utiliser ces événements comme moyen de punition pour ramener les enfants d’Israël à l’obéissance. Paul est sûr que quand notre confiance est en Dieu, même si nous sommes pris dans certains de ces désastres, notre foi ne faiblira pas.

En partageant les emblèmes du pain et du vin, souvenons-nous du sacrifice de Jésus qui est mort pour nos péchés, ainsi que de la confiance de Paul.

« Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 8 : 38-39).

(Toutes les références sont tirées de la version Louis Segond sauf indication contraire)

Frère Mark 15.10.23

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