11/05/2024
Courir vers le But
09.06.24 Lectures : Juges 6 ; Ésaïe 33 ; Jacques 3-4
Ceci est un moment très spécial, parce que nous allons suivre une instruction précise de notre Seigneur Jésus. Il a dit, « faites ceci en mémoire de moi » (1 Corinthiens 11 : 24) et ainsi ferons-nous. Mais pourquoi est-ce que Jésus nous a donné cette instruction ?
Pour que nous nous souvenions, chaque jour de notre vie, même lorsque nous sommes vraiment occupés – que ce soit avec le travail, la famille, la maison, ou l’ecclésia – même quand nous souffrons de l’isolement, ou la douleur : que Jésus est vraiment mort pour vous et pour moi.
Donc nous nous souvenons, au cas où nous oublions, que Jésus a tout fait pour nous : tout ce que nous pouvons souhaiter, malgré tout ce qu’il a coûté. Christ est mort pour chacun de nous. Sa détermination était étonnante : « Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne » (Luc 22 :42).
L’apôtre Paul a dit :
« Je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus Christ … marchons d’un même pas. Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui marchent selon le même modèle que vous avez en nous » (Philippiens 3 : 14, 16-17).
Quelle norme ! Paul utilise l’exemple de l’archer dans les jeux comme athlète sérieux. L’archer a plusieurs qualités importantes : la force, pour pouvoir tirer la solide corde de l’arc ; la précision, pour viser la cible avec précision ; la vision excellente, pour regarder et viser le but à maintes reprises. Il ou elle a besoin de la constance, la force et la pratique. Ce sont tous des caractéristiques spirituelles que nous, autant que disciples de Christ, devons développer.
Nous devons aussi apprécier la communion que nous partageons avec nos frères et sœurs. Il est peut-être un peu difficile à comprendre si nous sommes isolés, mais il faut se souvenir qu’il existe des frères et des sœurs sur qui nous pouvons compter. Nous ne sommes jamais vraiment isolés car nous savons que Dieu et son Fils connaissent nos pensées et motivations et écoutent nos prières. Dieu et Jésus feront vraiment leur demeure avec nous si nous croyons l’évangile. Nous marchons ensemble vers le Royaume de Dieu, avec tout autre frère et sœur, si nous les connaissons ou non. Beaucoup d’eux peuvent être de grands exemples pour nous. Moi, je connaissais un frère pendant plusieurs années, et lorsqu’il s’est endormi en Jésus, quelqu’un a écrit de lui qu’il était une source constante d’encouragement. Ne serait-il pas génial si quelqu’un pouvait écrire ça de nous ?
Dans l’évangile de Jean, nous lisons la réponse de Jésus d’une question de Judas (pas Iscariote) à propos de pourquoi il était manifesté aux disciples et pas au monde :
« Jésus lui répondit : Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera : nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. » (Jean 14 :23)
Notre communion est avec le Père et son Fils, Jésus-Christ. Dieu est jaloux pour son peuple Israël et pour nous. Dieu et Jésus nous connaissent, Jésus étant celui qui est « le chef et le consommateur de la foi, qui en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône du Dieu. » (Hébreux 12 :2). Jésus est tout pour nous : il est notre vie. En fait, notre vie est cachée en Jésus. Il est plus que les richesses pour nous, car les richesses ne peuvent pas nous sauver. Jacques clarifie ce point dans son épitre lorsqu’il réprimande ceux qui sont riches avec ces mots :
« Vos richesses sont pourries, et vos vêtements sont rongés par les teignes. Votre or et votre argent sont rouillés ; et leur rouille s’élèvera en témoignage contre vous, et dévorera votre chair comme un feu. Vous avez amassé des trésors dans les derniers jours ! » (Jacques 5 : 3 )
Et donc, il faut que nous fassions attention de ne pas tout simplement dériver : il faut que nous ayons un but, un plan, comme dit Paul, « je cours vers le but pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ » (Philippiens 3 :14).
Notre plan doit être de se souvenir de Jésus, et aussi de maintenir notre vision du royaume. Nous nous souvenons de Jésus maintenant en prenant le pain et le vin en mémoire de lui, et bien sûr nous devons continuer d’être conscients de lui – de sa façon de penser, de sa façon de se comporter – chaque jour et en chaque moment de la vie. Notre lecture quotidienne attentive de la Bible devait nous donner une vision claire du royaume. J’avais un chef qui insistait que, lorsque nous participions à une compétition de l’entreprise, nous gardions toujours une image au fond de notre livre du prix, ou de ce que nous ferions avec l’argent du prix, pour garder nos esprits concentrés sur le but de gagner la compétition. Peut-être il y a une leçon ici pour nous. Nous devons garder nos esprits concentrés sur courir vers le but, comme Paul nous a exhortés à faire. Nous devons être comme cet archer passionné dans une compétition.
Comme nous avons considéré, un des attributs essentiels d’un athlète, c’est l’entraînement. C’est peut-être à cela que Jacques fait allusion lorsqu’il dit, « Voici, nous disons bienheureux ceux qui ont souffert patiemment. Vous avez entendu parler de la patience de Job et vous avez vu la fin que le Seigneur lui accorda, car le Seigneur est plein de miséricorde et de compassion » (Jacques 5 :11). Mais comment est-ce que nous pouvons utiliser cette endurance patiente dans notre vie spirituelle ? Si nous pensons au pauvre homme Job, nous nous souvenons que « l’Éternel rétablit Job dans son premier état, quand Job eut prié pour ses amis » (Job 42 :10). Mais qu’en est-il de nos prières, comment se comparent-elles ? Avons-nous un plan pour nos prières ? Considérons ce qui dit Jacques ensuite :
« Quelqu’un parmi vous est-il dans la souffrance ? Qu’il prie. Quelqu’un est dans la joie ? Qu’il chante des cantiques. Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les anciens de l’église, et que les anciens prient pour lui en l’oignant d’huile au nom du Seigneur ; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera, et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné. » (Jacques 5 :13-15).
Jacques dit effectivement que chaque partie de notre vie devrait être centrée sur la prière. Que ce soit que nous pensons du travail, de notre famille, ou de notre marche vers le royaume, nous devons en prier à Dieu et demander conseil, que ce soit que ce conseil vient de la Bible même, ou à travers un changement dans nos circonstances. Nous devons être très conscients de Dieu dans notre vie : Jésus a quand même promis que si nous croyons, lui et Son Père feront leur demeure avec nous, et vivront avec nous en chaque partie de notre vie.
Si nous allons être conscients de Jésus dans notre vie, quoi que nous fassions, nous devons penser à nos priorités : le Seigneur Jésus, la communion, la prière, cherchant Jésus et son royaume.
Donc nous arrivons à notre souvenir : notre fraction du pain. Jésus lui-même a clarifié :
« Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain ; et après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant, Prenez, mangez, ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe ; et après avoir rendu grâces, il la leur donna, disant : Buvez-en tous ; car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs pour la rémission des péchés. Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai de nouveau avec vous dans le royaume de mon Père » (Matthieu 26 :26-29).
« Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! » (Apocalypse 22 :20)
Frère Peter H. 09.06.24