04/10/2026
ENA RDC SUD-EST: UNE FETE D'ACTIONS DE GRÂCES SOUS LE GRAND SIGNE DE LA RECONNAISSANCE AU CREATEUR
En ce dimanche exceptionnel, la communauté d’UPENDO s'est réunie pour célébrer la traditionnelle fête de la moisson et des actions de grâces. À cette occasion, l’Église a revêtu ses plus beaux ornements, magnifiquement décorée des fruits de la terre pour exprimer la gratitude de la communauté envers le Créateur. Pour rehausser l'éclat de cet ornement, l’officiant du jour, l’Apôtre de District Tsh*tshi Tshisekedi, premier d'entre les Apôtres de notre Église territoriale de la RDC Sud-Est accompagné de son épouse, notre sœur Baby Tshisekedi, ont personnellement apporté leurs propres fruits pour embellir l’autel.
UN GESTE REMARQUABLE EN IMAGE
Un détail marquant a témoigné de la solennité de cette journée : Déjà à l’accueil, l'Apôtre de District Tsh*tshi TSHISEKEDI a personnellement veillé aux « avant-service divin » en exigeant des frères de la sous-commission décoration une attention toute particulière et un soin absolu, dénué de toute négligence, dans la manipulation des fruits de la terre. Ce geste pastoral fort rappelle que chaque élément de l'ornement, bien plus qu'une simple esthétique, porte en lui le respect dû aux dons du Créateur.
L’officiant a débuté son allocution en souhaitant chaleureusement la bienvenue à toute l'assemblée. Après avoir salué la communauté dans la foi et formulé des vœux de bonne fête de la moisson à tous, il a indiqué que le fondement de son message matinal reposait sur le premier livre de Samuel, au chapitre 1, verset 17. L'Apôtre de District a résumé l'essence de son exhortation en affirmant avec force que Dieu demeure toujours fidèle à ses promesses.
Pour illustrer son propos, il s'est appuyé sur le récit d'Anne, l'épouse d'Elkana et future mère du prophète Samuel. Il a rappelé que cette dernière, profondément blessée et humiliée par sa coépouse Peninna en raison de sa stérilité, avait trouvé son unique refuge auprès du Dieu d’Israël. Il a décrit comment Anne avait persévéré longuement dans la prière au sein du temple, avec une ferveur telle que le grand prêtre Éli l’avait initialement soupçonnée d'ivresse. (1 Samuel 1 : 12-14) L'officiant a ensuite rapporté la réplique d'Anne, qui avait objecté qu'elle n'était pas ivre mais qu'elle épanchait plutôt son âme devant l'Éternel. (1 Samuel 1 : 15) C'est à la suite de cette explication, a-t-il souligné, que le prêtre lui avait accordé sa bénédiction en lui souhaitant d'aller en paix et en priant pour que le Dieu d'Israël exauce sa demande, constituant ainsi le texte biblique du jour.
1. SEMER DANS LA DOULEUR
Développant son premier point, l’Apôtre de District a expliqué que face aux réalités matérielles, l’existence humaine s'avère souvent difficile et exige parfois des efforts surhumains pour subsister. Selon lui, chacun traverse inévitablement des périodes de stérilité matérielle où les efforts semblent infructueux. Il a toutefois mis en garde l'assistance contre le risque de voir cette stérilité s'étendre sur le plan spirituel, empêchant alors le croyant de manifester les fruits du Saint-Esprit. (Galates 5 : 22-25)
En comparant la situation des deux femmes, l'officiant a fait remarquer que contrairement à Peninna, Anne n'avait pas d'enfant. (1 Samuel 1 : 2, extrait) Il a soutenu que cette infécondité aurait pu légitimer un découragement ou un abandon des devoirs religieux à Silo. (1 Samuel 1 : 3 et 5) Pourtant, il a mis en évidence le fait qu'Anne continuait fidèlement, année après année, à offrir ses sacrifices sans jamais contester sa relation avec Dieu. Sa méthode, a-t-il précisé, reposait simplement sur des prières et des offrandes imprégnées de larmes.
Faisant un parallèle avec le service divin du jour, il a déclaré que les fidèles s'étaient réunis dans leur Silo spirituel, certains portant également des fardeaux, des blocages ou subissant des moqueries. Il a insisté sur le fait que l’offrande apportée ce dimanche ne devait pas être perçue comme une simple contribution financière ou une taxe ecclésiastique. Il a exhorté l'assemblée à déposer devant Dieu sa propre stérilité, ses manques et ses déserts spirituels à l’image de Anne. (1 Samuel 1 : 10) L'APD a fermement invité les croyants à ne pas donner de manière mécanique, mais à accompagner leur geste de prières sincères et de larmes, qu'il s'agisse de larmes de reconnaissance, d'amertume, de supplication ou d'intercession pour les défunts.
Pour encourager ceux qui s'impatientent après des années d'attente, l'Apôtre de District a rappelé que l'Écriture atteste que Dieu s'est souvenu d'Anne. Il a réfuté l'idée que Dieu puisse oublier, en expliquant que le calendrier divin échappe aux limites temporelles humaines. En s'appuyant sur les écrits de l'apôtre Pierre 2 Pierre 3 : 8 : « Un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. » et du prophète Daniel (Daniel 2 : 21, extrait), il a réaffirmé que Dieu est le maître absolu du temps et des circonstances, et qu'un jour est pour lui comme mille ans.
2. RÉCOLTER DANS LA JOIE
Dans la seconde partie de son message, l'officiant a exposé comment Dieu avait bouleversé la vie d'Anne en lui accordant la maternité (v. 20). Il a mentionné qu'elle avait nommé son fils Samuel pour témoigner que Dieu l'avait entendue. Il a réitéré sa conviction que Dieu exauce toujours les prières, « il tient TOUJOURS ses promesses » a-t-il ajouté (2 Corinthiens 1 : 20) en insistant que Dieu agrée les offrandes nées dans la souffrance, promettant à chaque fidèle qu'il recevrait sa propre bénédiction, son « Samuel », qu'elle soit matérielle ou spirituelle.
L'Apôtre de District a toutefois émis une mise en garde rigoureuse : les bénédictions matérielles ne doivent jamais éloigner le croyant de son Créateur, et les grâces spirituelles ne doivent pas conduire à l'orgueil ou à la surestimation de soi.
Prenant à nouveau Anne en exemple, il a invité l'auditoire à consacrer à Dieu les bénédictions reçues. Il a mis en relief le vœu d'Anne de consacrer entièrement son fils à l'Éternel pour toute sa vie, plutôt que de chercher son intérêt personnel ou sa sécurité pour ses vieux jours. (v. 11, extrait) Pour l'officiant, restituer ce « Samuel » à Dieu revient à lui dédier tout ce que l'on reçoit de sa main, ce qui constitue la preuve ultime de la confiance en sa fidélité et enclenche un cercle vertueux de reconnaissance. Car Anne promet à Dieu que son fils fera le vœu du Naziréat (Nombres 6) une consécration totale et entière. Elle ne s'est pas écriée : « Je veux un fils pour assurer ma descendance, pour qu'il s'occupe de moi dans ma vieillesse ou m’enterre avec dignité ! » Non. Elle a dit : « Seigneur, je veux un fils pour te le redonner. »
Redonner à Dieu notre Samuel, c'est lui consacrer tout ce que nous recevons de sa main, qu'il s'agisse de biens matériels ou de grâces spirituelles. C'est la preuve ultime de notre confiance en sa fidélité. Et c'est là que la reconnaissance devient un magnifique cercle vertueux dans notre vie.
En conclusion, l'Apôtre de District a affirmé que la gratitude est une question d'intimité cardiaque avec Dieu. Il a invité chacun à s'interroger sur le fait que Peninna, malgré ses nombreux enfants, n'en avait consacré aucun, tandis qu'Anne avait choisi de restituer son fils unique à son Créateur. Après avoir invité l'assemblée à sonder son propre cœur, il a conclu sur une note d'espérance en rappelant qu'après cette démonstration de fidélité, l'Éternel avait de nouveau visité Anne, lui accordant trois autres fils et deux filles, pendant que le jeune Samuel grandissait dans la présence divine. À chacun de sonder son cœur et de trouver sa propre réponse devant Dieu. ‘’Mais retenez cette vérité immuable : « Lorsque l’Éternel eut visité Anne, elle devint enceinte, et elle enfanta trois fils et deux filles. Et le jeune Samuel grandit auprès de l’Éternel. » (1 Samuel 2 : 21).’’ A-t-il conclu.
Les Bergers : Michel et Camille ont pris la sainte cène en faveur des âmes de l’au-delà dans une assemblée de 502 personnes (Rapport officiel).
Avant le "Tour d'Horizon", nous vous proposons quelques photos de cette célébration dans quelques unes de nos communautés.