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Le conflit dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) impliquant le M23 et les accusations contre le Rwanda...
21/10/2025

Le conflit dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) impliquant le M23 et les accusations contre le Rwanda est un sujet complexe et sensible, qui s'inscrit dans une histoire de tensions régionales et de violences persistantes.
Voici les éléments clés pour comprendre la situation :
1. Qui est le M23 ?
* Origine : Le Mouvement du 23 Mars (M23) est un groupe armé principalement composé d'anciens rebelles tutsis intégrés dans l'armée congolaise (FARDC). Le groupe s'est formé en 2012 après s'être mutiné, accusant Kinshasa de ne pas respecter un accord de paix signé en 2009.
* Revendications et dissolution (première phase) : Les rebelles du M23 accusaient Kinshasa de ne pas avoir respecté les accords de paix signés le 23 mars 2009, qui prévoyaient leur intégration dans l'armée et la reconnaissance de leurs droits. Après une offensive qui a vu la prise de la ville de Goma en 2012, le groupe a été vaincu en 2013 par les forces congolaises avec l'appui de la Mission de l'ONU en RDC (MONUSCO).
* Réactivation : Après plusieurs années de silence, le M23 a ressurgi à partir de la fin de l'année 2021 et a lancé une nouvelle offensive. Il a repris le contrôle de plusieurs localités stratégiques dans le Nord-Kivu, dans l'est de la RDC.
2. Le rôle présumé du Rwanda
* Accusations de la RDC : La République démocratique du Congo, les Nations Unies et plusieurs pays occidentaux accusent le Rwanda de soutenir militairement les rebelles du M23. Ces accusations sont corroborées par de nombreux rapports d'experts de l'ONU, qui ont documenté des transferts d'armes, des entraînements et des déploiements de troupes rwandaises aux côtés du M23.
* Les motivations supposées du Rwanda : La RDC accuse le Rwanda de chercher à s'approprier les richesses minières de l'est du Congo et d'y installer un gouvernement allié pour garantir ses intérêts économiques et sécuritaires.
* Le point de vue du Rwanda : Le Rwanda nie fermement toute implication. Il accuse de son côté Kinshasa de collaborer avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé hutu rwandais, dont certains membres ont participé au génocide des Tutsis de 1994 au Rwanda. Le Rwanda affirme agir pour sa propre sécurité face à cette menace.
3. Les conséquences et la situation actuelle
* Crise humanitaire : Les combats ont provoqué une crise humanitaire massive, avec des millions de personnes déplacées, qui vivent dans des conditions précaires, souvent sans accès à la nourriture, à l'eau potable et aux soins de santé.
* Tensions diplomatiques : La situation a provoqué une grave crise diplomatique entre la RDC et le Rwanda, avec des échanges de menaces et la rupture des relations diplomatiques. Des efforts de médiation régionaux et internationaux sont en cours pour tenter de résoudre la crise.
* Conflit sur le terrain : Le M23, avec son soutien présumé, a enregistré des gains territoriaux significatifs dans l'est de la RDC. La situation militaire est extrêmement volatile et les risques d'une escalade régionale sont élevés.

23/09/2025

Le conflit entre la Russie et l'Ukraine est un des événements géopolitiques majeurs du XXIe siècle, dont les racines plongent dans une histoire longue et complexe, marquée par des liens culturels profonds, mais aussi des tensions et des luttes pour l'indépendance et la souveraineté.
Voici les étapes clés qui ont mené à la situation actuelle :
1. L'indépendance de l'Ukraine et la période post-soviétique (1991-2013)
* La fin de l'URSS : En 1991, après la dislocation de l'Union soviétique, l'Ukraine proclame son indépendance, une décision largement soutenue par sa population lors d'un référendum. Pour la Russie, l'indépendance de l'Ukraine, qu'elle considère comme le berceau de la civilisation russe, a toujours été difficile à accepter.
* Relations complexes : Les relations entre les deux pays sont restées ambivalentes. Elles étaient basées sur une interdépendance économique forte, notamment pour l'énergie, mais aussi sur des désaccords sur des questions comme le statut de la flotte de la mer Noire basée en Crimée et l'orientation géopolitique de l'Ukraine.
* Le choix de l'Ouest : L'Ukraine s'est progressivement tournée vers l'Europe et l'Occident. En 2004, la « Révolution orange », un mouvement de protestation pacifique, a invalidé une élection présidentielle entachée de fraudes et a porté au pouvoir un candidat pro-occidental. Ces événements ont été perçus par Moscou comme une ingérence occidentale dans sa zone d'influence.
2. La crise de l'Euromaïdan et l'annexion de la Crimée (2014)
* Euromaïdan : En novembre 2013, le président ukrainien Viktor Ianoukovitch, considéré comme pro-russe, refuse de signer un accord d'association avec l'Union européenne, provoquant de vastes manifestations pro-européennes sur la place Maïdan à Kiev. La répression violente de ces manifestations conduit à la chute du président en février 2014.
* Réaction de la Russie : Vladimir Poutine perçoit ce changement de pouvoir comme un coup d'État orchestré par l'Occident. En réponse, la Russie annexe militairement la Crimée, une péninsule à majorité russophone qui abrite une base navale stratégique. Un référendum, non reconnu par la communauté internationale, est organisé, et la Crimée est officiellement rattachée à la Fédération de Russie.
* Guerre du Donbass : Dans le même temps, des milices pro-russes se déclarent dans les régions russophones de l'est de l'Ukraine, le Donbass (oblasts de Donetsk et de Louhansk). Elles proclament l'indépendance de "républiques populaires" et entrent en conflit armé avec l'armée ukrainienne. La Russie soutient militairement et financièrement ces séparatistes, bien que le Kremlin ait longtemps nié toute implication directe.
3. Les Accords de Minsk et les tensions croissantes (2015-2021)
* Les accords de Minsk : Pour tenter de mettre fin au conflit, des accords de cessez-le-feu sont signés à Minsk en 2014 et 2015. Ils prévoient le retrait des troupes étrangères, un échange de prisonniers et une autonomie des régions séparatistes du Donbass. Ces accords n'ont jamais été pleinement appliqués par les deux parties.
* Blocage politique : La situation sur le terrain reste bloquée. La Russie exige que l'Ukraine applique les accords de Minsk en premier, tandis que l'Ukraine refuse de le faire tant que ses frontières ne sont pas sécurisées.
* L'élargissement de l'OTAN : Une des préoccupations majeures de la Russie a été l'expansion de l'OTAN, l'alliance militaire occidentale, vers l'Est. Moscou a toujours considéré cette expansion comme une menace directe à sa sécurité et a exigé des garanties que l'Ukraine ne rejoindrait jamais l'alliance.
4. L'invasion à grande échelle (depuis 2022)
* Préparation de l'invasion : Fin 2021 et début 2022, la Russie déploie un grand nombre de troupes à la frontière ukrainienne, tout en niant toute intention d'invasion. Poutine exige des garanties de sécurité de la part de l'Occident et nie le droit de l'Ukraine d'exister en tant qu'État souverain.
* L'invasion du 24 février 2022 : Le 24 février 2022, la Russie lance une offensive militaire à grande échelle sur l'Ukraine, attaquant le pays sur plusieurs fronts, y compris depuis le nord en direction de Kiev.
* Les objectifs de Poutine : L'objectif déclaré de la Russie est de "démilitariser" et de "dénazifier" l'Ukraine, et de protéger les populations russophones. Le gouvernement ukrainien et la majorité de la communauté internationale dénoncent une agression non provoquée.
* La résistance ukrainienne et le soutien occidental : L'armée ukrainienne, avec le soutien massif des pays occidentaux en matière d'armement, a opposé une résistance farouche. Le conflit se poursuit, et a provoqué la plus grande crise humanitaire et de réfugiés en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.
Aujourd'hui, le conflit continue, marqué par de violents combats, des pertes humaines considérables et des conséquences économiques et géopolitiques mondiales.

23/09/2025

Revenons à nos mots et tons, c'est du français aussi !

Que sais-je déjà ?

La seule et unique bonne écriture est : **« Revenons à nos moutons. »**

Votre proposition, « revenons à nos mots et tons », est un jeu de mots amusant et moderne (un homophone), mais ce n'est pas l'expression d'origine.

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# # # L'origine de l'expression

L'expression vient d'une très vieille pièce de théâtre française du XVe siècle, intitulée **« La Farce de Maître Pathelin »**.

Dans cette pièce, un avocat défend un berger accusé d'avoir volé des moutons. Au milieu du procès, l'avocat se met à débattre avec un marchand de tissus au sujet d'une autre affaire. Le juge, agacé par cette digression, s'écrie alors : « Revenons à nos moutons ! » pour rappeler tout le monde au sujet principal du procès.

Depuis, l'expression est restée dans la langue française et est utilisée pour dire : « Revenons au sujet principal de la conversation. »

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