28/11/2021
🔴CLÔTURE DE NOTRE SÉMINAIRE 🔴
Thème : les dons du Saint Esprit
Orateur : Pst David KAYEMBA
Verses Bibliques
Ates 19: 2 à 4
Ac 19:2 Avez-vous reçu le Saint Esprit, quand vous avez cru? Ils lui répondirent: Nous n'avons pas même entendu dire qu'il y ait un Saint Esprit.
Ac 19:3 Il dit: De quel baptême avez-vous donc été baptisés? Et ils répondirent: Du baptême de Jean
Ac 19:4 Alors Paul dit: Jean a baptisé du baptême de repentance, disant au peuple de croire en celui qui venait après lui, c'est-à-dire, en Jésus.
1 corinthiens 12: 7-11
1Co 12:7 Or, à chacun la manifestation de l'Esprit est donnée pour l'utilité commune.
1Co 12:8 En effet, à l'un est donnée par l'Esprit une parole de sagesse; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit;
1Co 12:9 à un autre, la foi, par le même Esprit; à un autre, le don des guérisons, par le même Esprit;
1Co 12:10 à un autre, le don d'opérer des miracles; à un autre, la prophétie; à un autre, le discernement des esprits; à un autre, la diversité des langues; à un autre, l'interprétation des langues.
1Co 12:11 Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut.
Note Biblique
- Le don du Saint Esprit, le jour de la Pentecôte
Une dizaine de jours après l’élévation du Seigneur dans la gloire, la promesse s’accomplit. Les croyants étant réunis tous ensemble, l’Esprit vient sur eux sous la forme de langues de feu et les remplit (2:3, 4). Ce baptême (cf. 1:5) est un événement d’une importance capitale. Tous ceux qui croient au Seigneur Jésus, depuis ce jour-là jusqu’à ce que l’Église soit enlevée de la terre, sont rendus participants de ce baptême.
Il était selon la pensée de Dieu que cet événement merveilleux et unique de la venue du Saint Esprit pour demeurer avec les croyants eten eux soit introduit avec gloire. Outre ce qui a pu être perçu par les sens — un son, un souffle violent et impétueux, des langues de feu — il y a eu une manifestation immédiate de la puissance et de l’activité de l’Esprit : les disciples ont commencé à s’exprimer en d’autres langues, non pas pour faire parade de dons extraordinaires, mais pour annoncer l’évangile aux Juifs de toutes nations qui se trouvaient alors à Jérusalem (2:4-11).
Lorsque le Saint Esprit était descendu sur Jésus, l’homme parfait, il était venu sous la forme d’une colombe — symbole de la pureté. Lorsqu’il descend sur les disciples, c’est sous la forme de langues de feu. Ce feu évoque le jugement du mal qui est inévitablement attaché à notre condition humaine, bien que nous soyons des rachetés.
- Dans les Actes
Le livre des Actes nous montre d’abord l’événement unique de la descente du Saint Esprit sur la terre le jour de la Pentecôte, et les premières manifestations de la puissance de cette personne divine, inaugurant la nouvelle période qui commençait. Ensuite, ce livre nous décrit, par le moyen d’exemples concrets, l’activité de l’Esprit dans les croyants et dans l’assemblée.
- La loi de l’Esprit de vie
« La loi de l’Esprit de vie dans le Christ Jésus m’a affranchi de la loi du péché et de la mort » (8:2). Le mot loi utilisé deux fois dans ce verset désigne le principe, l’action naturelle (un peu comme lorsqu’on parle des lois de la nature). La loi du péché est cette tendance indéracinable de notre nature pécheresse à produire des péchés, et par conséquent la mort. Mais Dieu a mis son Esprit en nous. Et celui-ci a aussi une action naturelle : produire le bien, ce qui glorifie Dieu. Toute la puissance divine est là. Par cette puissance, le croyant est « affranchi de la loi du péché », c’est-à-dire de la nécessité de suivre le mouvement de sa nature corrompue. Cette nature sera en lui jusqu’à son dernier souffle, mais une puissance infiniment supérieure — la loi de l’Esprit de vie — est présente en lui pour tenir le vieil homme en échec et produire le bien.
- Marcher selon la chair ou selon l’Esprit
La loi — ici la loi divine donnée par Moïse — exigeait le bien, et l’homme était incapable de l’accomplir. Elle était « faible par la chair » (8:3). Mais le résultat de l’œuvre de Christ est que « la juste exigence de la loi est accomplie » en ceux qui ne marchent pas selon la chair, mais selon l’Esprit (v. 4).
Deux manières de marcher sont placées devant nous ici. Ou bien nous laissons l’Esprit agir en nous, former nos pensées et nos désirs, et produire ses fruits bénis : nous marchons selon l’Esprit. Ou bien nous laissons la chair former nos pensées et diriger notre conduite : nous marchons selon la chair.
L’état normal du chrétien est celui où il marche selon l’Esprit. Il a saisi par la foi que Dieu a « condamné le péché dans la chair » à la croix de Christ (v. 3). Il a accepté le verdict divin sur l’homme naturel. Il sait que toutes ses bonnes résolutions — qui ne feraient que trahir de la confiance en soi — sont inutiles et ne mènent qu’à la déception (7:19-24). Dans la conscience de sa grande faiblesse, il s’appuie sur la puissance de Dieu, et il fait l’expérience de sa réalité.
Il est important de saisir que le salut que nous avons reçu ne détruit pas la racine de mal qui est en nous. Cette racine est attachée à notre corps mortel, et tant que nous sommes dans celui-ci, du mal peut être produit, si nous ne sommes pas vigilants. « La pensée de la chair est inimitié contre Dieu, car elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, car aussi elle ne le peut pas » (v. 7). Cette présence du péché en nous n’est en aucune manière un motif de condamnation pour nous : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus » (v. 1). Mais elle nous amène à soupirer : « Nous-mêmes aussi qui avons les prémices de l’Esprit… nous soupirons en nous-mêmes, attendant l’adoption, la délivrance de notre corps » (v. 23). Alors notre salut sera complet.
- Qui a le Saint Esprit ?
« Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, celui-là n’est pas de lui » (8:9). Donc, ceux qui sont « de Christ » ont son Esprit. Être « de Christ » ou « du Christ », c’est appartenir à Christ, être l’un de ses rachetés (cf. Marc 9:41 ; 1 Cor. 15:23 ; Gal. 3:29 ; 5:24). Le fait d’avoir l’Esprit est une marque de l’appartenance à Christ.
Les disciples dont il est parlé en Actes 19:1-7 étaient encore, quant à leur condition de croyants, des disciples de Jean le baptiseur. Ils n’étaient pas sur le terrain chrétien. Lorsqu’ils y ont été amenés, ils ont reçu le Saint Esprit.
L’Esprit qui est dans le croyant est appelé ici l’Esprit de Christ. Ainsi, par son Esprit, Christ est dans le croyant. C’est pourquoi le verset 10 peut utiliser l’expression : « Christ est en vous ».
- L’Esprit et la résurrection
Au verset 11 de ce chapitre 8, l’Esprit de Dieu est appelé « l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts ». Le fait qu’un tel hôte ait habité dans le corps du croyant est un motif pour que son corps mortel soit un jour vivifié par la puissance divine. « Celui qui a ressuscité le Christ d’entre les morts vivifiera vos corps mortels aussi, à cause de son Esprit qui habite en vous ».
Ce verset met aussi en évidence le lien entre Christ et les siens. Christ a été ressuscité, les siens le seront aussi.
D’autres passages des épîtres soulignent la dignité qui s’attache à nos corps par le fait que le Saint Esprit habite en eux, et la nécessité de les garder dans la sainteté (cf. 1 Cor. 6:15-20 et 1 Thess. 4:3-8).
- Par l’Esprit, faire mourir les actions du corps, et être conduits par l’Esprit
L’apôtre attire ensuite notre attention sur notre responsabilité. Il dit : « Si vous vivez selon la chair, vous mourrez » (8:13). La mort est l’aboutissement d’une vie selon la chair, c’est-à-dire dans le péché. De même, la vie, la vie éternelle, est l’aboutissement d’une marche sous la conduite du Saint Esprit. Être « conduits par l’Esprit de Dieu » est même le signe distinctif de ceux qui « sont fils de Dieu » (v. 14).
« Si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez » (v. 13). L’Esprit, avec toute sa puissance, est dans le croyant. La chair aussi est là, avec tous ses mauvais désirs, et son inimitié contre Dieu. Le croyant va-t-il se considérer « débiteur… à la chair » (v. 12), va- t-il « prendre soin de la chair pour satisfaire à ses convoitises » (cf. 13:14) ? S’il est dans un bon état, dans un état normal, il se laissera conduire par l’Esprit. Dans la conscience de sa propre faiblesse, il s’appuiera sur la puissance divine. Il laissera l’Esprit accomplir son œuvre en lui. C’est ainsi qu’il « fera mourir les actions du corps » — c’est-à-dire de la chair.
Le livre des Actes nous a montré l’aspect pratique de la vie des croyants sous cette conduite de l’Esprit. Méfions-nous de ce que peut produire notre propre chair, parfois même sous de belles apparences, et soyons attentifs à cette voix intérieure qui nous montre le chemin dans lequel nous pourrons glorifier Dieu.
- L’Esprit et notre esprit
Dans certains passages, l’Esprit lui-même et l’esprit du croyant caractérisé par sa présence et sa puissance sont souvent si intimement liés qu’il est difficile de les distinguer et de les séparer l’un de l’autre (cf. notes de la version Darby à Rom. 1:4 et 8:9). Par contre, dans d’autres passages, ils sont parfaitement distingués.
C’est le cas du verset suivant : « L’Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu » (8:16). Notre esprit saisit les déclarations des Écritures concernant notre salut par Jésus Christ, et les reçoit avec foi — par exemple le verset : « À tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu » (Jean 1:12). Nous nous appuyons sur cette déclaration, et cela remplit nos cœurs de joie. Mais de plus, l’Esprit qui demeure en nous met en nos cœurs la certitude de notre relation avec Dieu comme Père. Il rend témoignage avec notre esprit, et produit cette expression d’intimité : « Abba, Père » (v. 15).
En raison de cette action de l’Esprit en nous, il est appelé ici : « l’Esprit d’adoption ». Par lui nos cœurs peuvent s’adresser à Dieu dans la conscience qu’ils s’adressent à leur Père qui les aime.
Ceci rejoint ce que nous avons vu au chapitre 5 : « L’amour de Dieu est versé dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (v. 5).
- Dans la première épître aux Corinthiens
Alors que l’épître aux Romains nous fournit les bases de notre relation individuelle avec Dieu, la première épître aux Corinthiens nous instruit au sujet de notre relation collective avec lui. Elle nous présente la doctrine de l’assemblée de Dieu, bien qu’elle contienne aussi des enseignements relatifs à notre vie individuelle. On y trouve plusieurs mentions du Saint Esprit.
- La communication et la compréhension de la pensée de Dieu par le Saint Esprit
Sachant les Corinthiens en danger d’être contaminés par les raisonnements des hommes, des philosophes en particulier, l’apôtre leur montre qu’il y a incompatibilité entre la sagesse des hommes et celle de Dieu (chap. 1). Pour chacune de ces deux sagesses, l’autre est une folie. À ce sujet, il leur rappelle les caractères du service qu’il avait eu parmi eux. Ce service avait été marqué par la faiblesse, la crainte et le tremblement ; il n’avait rien eu du style des orateurs et des raisonneurs de ce monde. En revanche, il avait été « en démonstration de l’Esprit et de puissance », afin que leur foi « ne repose pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu » (2:4, 5).
L’apôtre présente ensuite une comparaison : « Qui des hommes connaît les choses de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? Ainsi personne ne connaît les choses de Dieu non plus, si ce n’est l’Esprit de Dieu » (v. 11). L’homme dans son état naturel, sans le secours de l’Esprit de Dieu, est incapable d’entrer dans les pensées de Dieu, elles lui sont folie (v. 14). Par contre, celui qui possède l’Esprit de Dieu, plus précisément celui qui est spirituel, les comprend. Ce que nous avons ici rejoint l’enseignement que le Seigneur avait donné à ses disciples en Jean 16:12, 13.
L’apôtre mentionne trois étapes : les pensées de Dieu étaient révélées par l’Esprit aux apôtres (v. 10), ceux-ci les communiquaient en paroles enseignées de l’Esprit (v. 13), et les croyants, du moins ceux qui étaient spirituels, pouvaient les saisir par l’Esprit (v. 14, 15).
Le terme « spirituel » se réfère à l’état pratique. Un croyant qui est conduit par les désirs et les pensées de la chair est un croyant « charnel ». Par contre, un croyant qui se laisse conduire par l’Esprit qui habite en lui est un croyant « spirituel ». Ce qualificatif s’applique de fait à un croyant habituellement « rempli » de l’Esprit. Au début du chapitre 3, les Corinthiens doivent subir le reproche d’être encore charnels. Dans cet état, ils étaient incapables de supporter une nourriture d’adulte — spirituellement parlant — et devaient être nourris de lait, comme « de petits enfants en Christ » (v. 1).
- L’habitation du Saint Esprit
Deux passages de l’épître placent devant nous les différents aspects de cette habitation.
Au chapitre 3, alors qu’il parle de la maison de Dieu qui s’édifie progressivement, l’apôtre dit : « Ne savez- vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » (v. 16). L’assemblée est considérée ici comme étant le temple dans lequel Dieu habite par son Esprit.
Au chapitre 6, l’apôtre attire très solennellement notre attention sur la nécessité de garder nos corps, qui sont des membres de Christ, dans la pureté. Et à ce sujet, il dit : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous, et que vous avez de Dieu ? » (v. 19). Dans ce verset, chaque croyant est considéré de façon individuelle comme étant le temple du Saint Esprit. D’où la conclusion : « Glorifiez donc Dieu dans votre corps » (v. 20).
L’Esprit de Dieu qui habite en nous dirige et forme nos pensées — lorsque nous sommes dans un état convenable — tandis que notre esprit est lui-même en activité. Nous ne percevons pas la voix du Saint Esprit comme une voix se distinguant clairement des pensées que fait naître notre esprit. Mais notre intelligence spirituelle et notre connaissance de la parole de Dieu doivent nous conduire à discerner si nos pensées sont formées par le Saint Esprit, ou si elles proviennent de notre moi.
Certains passages établissent clairement la différence entre l’Esprit qui demeure en nous et notre esprit (par exemple : Rom. 8:16). Mais d’autres passages nous présentent l’union entre l’Esprit et notre esprit. Il en est ainsi dans cet autre verset du chapitre 6 : « Celui qui est uni au Seigneur est un seul esprit avec lui » (v. 17) (*). Quand nous sommes dans un bon état spirituel, nos pensées sont à l’unisson de celles de l’Esprit qui demeure en nous.
- Les dons de l’Esprit dans l’assemblée
C’est le sujet du chapitre 12. L’apôtre commence par donner un critère qui permet de discerner l’origine des « manifestations spirituelles ». L’Esprit de Dieu agit toujours de façon à glorifier le « Seigneur Jésus », et à lui reconnaître sa place d’autorité (v. 3). Toute action qui conteste à Jésus sa place de Seigneur vient nécessairement de la chair ou du diable.
La suite du chapitre parle des différents « dons de grâce » accordés aux croyants. « À l’un est donnée, par l’Esprit, la parole de sagesse ; et à un autre la parole de connaissance, selon le même Esprit ; et à un autre la foi, par le même Esprit ; et à un autre des dons de grâce de guérison, par le même Esprit ; et à un autre des opérations de miracles ; et à un autre la prophétie… » (v. 8-10). Ce passage mentionne non seulement les dons qui sont nécessaires à toute époque pour l’édification des croyants, mais également les dons miraculeux qui ont caractérisé le début de l’histoire de l’Église. Quoi qu’il en soit, les dons n’ont pas pour but de mettre le serviteur en évidence, mais « à chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue de l’utilité », c’est-à-dire pour le bien de l’ensemble du corps de Christ (v. 7).
Ces versets nous indiquent le rôle des personnes divines en relation avec ces dons et leur exercice. Les dons de grâce sont les dons de l’Esprit (v. 4) ; tous les services chrétiens s’effectuent sous l’autorité du Seigneur (v. 5) et c’est Dieu qui opère tout en tous » (v. 6). Cependant, les personnes de la déité ne peuvent pas être séparées les unes des autres, et quelques versets plus loin, nous lisons : « Le seul et même Esprit opère toutes ces choses, distribuant à chacun en particulier comme il lui plaît » (v. 11).
- Un seul Esprit pour être un seul corps
L’assemblée elle-même a été constituée par la venue du Saint Esprit sur la terre le jour de la Pentecôte : « Nous avons tous été baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps » (v. 13). L’assemblée est vue comme corps, à l’image du corps humain : « Ainsi aussi est le Christ » (v. 12). L’harmonie du fonctionnement d’un corps humain en bonne santé nous donne une image du propos de Dieu quant au fonctionnement de l’assemblée, pour sa gloire et pour le bien de chaque membre en particulier.
Dans sa partie pratique, l’épître aux Romains mentionne aussi le « seul corps » et ses « plusieurs membres » et les « dons de grâce » qui s’y exercent, mais sans mentionner explicitement le Saint Esprit
- les dons vocaux sont:
Le don de la Prophétie
Le don de la diversité
Le don de l'interprétation
- les dons des révélations
Le don de la sagesse
Le do de la parole de connaissance
Les dons des disernements des esprits
- les dons des puissances
Le don de la fois
Le don de miracle
Le don de guérison
Que Dieu vous bénisse 🕊