29/05/2026
À la veille du 29 mai 1892, huit heures après le coucher du soleil, Bahá’u’lláh, le fondateur de la Foi bahá’íe, s’éteignit dans le Manoir de Bahjí. Sa mission était de réveiller spirituellement l’humanité et d’unir tous les peuples du monde.
Neuf jours plus t**d, son testament fut descellé. Il désignait ‘Abdu’l-Bahá comme son successeur et chef de la Foi bahá’íe — la première fois dans l’histoire que le fondateur d’une religion mondiale indiquait explicitement qui les gens devaient suivre après sa mort. Cette désignation d’un successeur constitue la disposition centrale de ce que les bahá’ís appellent « l’Alliance de Bahá’u’lláh ». Elle a permis à la Foi bahá’íe de demeurer unie autour d’une seule autorité centrale pendant plus d’un siècle.
Aujourd’hui encore, cette Alliance éclaire le sens profond de la capacité humaine à se rassembler autour d’une vision collective du progrès, telle que guidée par la Maison universelle de justice. Elle invite chaque être humain, aux côtés des nombreux protagonistes de la société qui embrassent la vision de l’unité dans la diversité, à dépasser une aspiration pieuse à l’amour du prochain pour explorer de nouvelles perspectives de transformation sociale.
Dans chaque réalité locale — au sein des institutions, des communautés et des espaces de participation citoyenne — se trouve la possibilité d’activer notre pouvoir créateur et façonneur, à la lumière des valeurs d’authenticité, de responsabilité morale et des principes de consultation orientés vers le bien-être commun.
Le principe de l’unicité de l’humanité nous appelle — leaders, jeunes filles, jeunes garçons, femmes et hommes, dans un esprit de soutien mutuel et de complémentarité — dans toutes les dimensions matérielles, spirituelles et sociales de l’existence, à oser nous réinventer ensemble afin de contribuer à l’émergence d’un horizon nouveau, à l’aube d’une ère de justice, de coopération et de paix durable.