23/05/2026
Commémoration du 182ᵉ anniversaire de la Déclaration du Báb
Les 23 et 24 mai, en RDC comme dans le monde entier, les communautés bahá’íes célébreront un jour saint commémorant ce que les bahá’ís appellent « la Déclaration du Báb ».
Cet événement rappelle la nuit de mai 1844, il y a 182 ans, où Siyyid ‘Ali-Muhammad — connu sous le nom de « le Báb » — rencontra un jeune chercheur de vérité, Mulla Husayn, dans la ville de Chiraz, en Iran. Au cours de leur entretien, le Báb révéla qu’il était le Promis annoncé dans les Écrits saints islamiques et bibliques. Bien que cette rencontre n’ait duré qu’une seule nuit, elle est commémorée comme l’inauguration d’une nouvelle ère pour l’humanité.
Le titre « Báb », qui signifie « la Porte », désigne son rôle de héraut de la foi bahá’íe. Son ministère, bien que bref, eut une profonde influence en Iran. Le nombre de ses disciples augmenta rapidement et atteignit environ 100 000 au moment de sa mort. Comme toute nouvelle religion, son message suscita une forte opposition : entre 10 000 et 20 000 de ses disciples furent tués, victimes du fanatisme religieux encouragé par le clergé de l’époque. Le Báb lui-même fut exécuté en 1850 sur ordre du gouvernement persan.
Malgré les persécutions, la Déclaration du Báb eut un effet durable sur les cœurs et les esprits. Elle prépara ses disciples à accueillir l’aube d’un nouveau jour pour l’humanité, fondé sur la justice et l’unité, et à œuvrer pour sa réalisation.
Au centre de ses enseignements figurait l’annonce d’un autre messager de Dieu : Bahá’u’lláh — « la Gloire de Dieu » — prophète fondateur de la foi bahá’íe. En exhortant ses disciples à se libérer des préjugés et des vices, le Báb les rendit capables d’accepter les enseignements novateurs de Bahá’u’lláh, tels que l’égalité des femmes et des hommes, l’harmonie entre science et religion, et l’élimination des extrêmes de richesse et de pauvreté.
Aujourd’hui, les restes sacrés du Báb reposent sur le mont Carmel, à Haïfa (Israël), au cœur du centre spirituel et administratif de la foi bahá’íe. Son mausolée, entouré de jardins soigneusement entretenus, est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO et accueille tous ceux qui souhaitent prier ou méditer.
Comme partout dans le monde, les bahá’ís de la RDC célébreront la brève mais éclatante révélation du Báb, marquant le commencement d’une ère nouvelle pour l’humanité. Les commémorations refléteront la diversité culturelle des communautés locales.
Aujourd’hui, quelques chiffres publiés par la communauté internationale bahá’íe témoignent de la diversité culturelle et de l’ampleur de la présence des communautés bahá’íes à travers le monde. Engagées dans des processus de transformation sociale, elles cherchent à contribuer au progrès de leurs sociétés en favorisant une participation collective ouverte et inclusive, inspirée par le principe de l’unicité de l’humanité. Ce principe oriente l’exploration de perspectives nouvelles et l’apprentissage de modes de vie, de relations et d’organisation sociale qui honorent la dignité de chaque être humain et favorisent son épanouissement, tout en contribuant au bien-être collectif. À travers cette expérience mondiale d’apprentissage, des individus, des communautés et des institutions s’efforcent de faire émerger les fondements d’une civilisation toujours plus unie, juste et prospère.
• les baha’is sont présents dans plus de 100 000 localités.
• Représentant environ 2 100 groupes ethniques, tribaux et raciaux.
• Organisés au sein de 188 Assemblées spirituelles nationales.