05/21/2026
🚨💥Le Conseil central du Cœur du Québec - CSN et le syndicat des travailleurs de la santé de la Mauricie et du Centre-du-Québec (cat.2) sonnent l’alarme. Ils dénoncent ce qu’ils considèrent être des enjeux de sécurité de protection des renseignements et de la vie privée de la population générale et des travailleurs du CIUSSS MCQ.
Les représentants demandent la mise sur pause du déploiement du Dossier santé numérique (DSN) dans la région.
La présidente du Syndicat du Personnel paratechnique des Services auxiliaires et de métier (SPPSAM) du CIUSSS MCQ, Dominique Patenaude, s’inquiète que tous les types de travailleurs de l’organisation aient accès aux dossiers médicaux.
"En tant que travailleur, je n’ai pas accès seulement aux dossiers de mes usagers attitrés, j’ai accès à tous les dossiers médicaux de l'ensemble des patients en Mauricie et dans le Centre-du-Québec et des collègues de travail", explique Dominique Patenaude.
En ce moment, peu importe le titre d’emploi, par exemple, une personne qui travaille à l’hygiène et à la salubrité, qui n’est pas aux soins directs aux usagers a accès à tous les dossiers médicaux.
Pour le président du Conseil central du Coeur du Québec, Pascal Bastarache, la problématique est claire : il y a un risque de bris de confidentialité au sens de la Loi 25 sur la protection des renseignements personnels.
"On comprend le changement, mais on pense que le tout ne peut pas être fait au détriment du droit fondamental de la protection des données personnelles", avance Pascal Bastarache.
Pascal Bastarache et Dominique Patenaude affirment ne pas être contre l’implantation du DSN, mais vouloir assurer la sécurité et la responsabilité que l’employeur a là-dedans.
Est-ce que vraiment la population générale est à l’aise et a accepté que l’ensemble de leur pédigrée médical soit accessible par plus de 20 000 travailleurs sur le territoire, même si ces personnes-là n’ont absolument pas à faire dans leur dossier médical?, se questionne Pascal Bastarache. Ce n’est pas un sujet qui doit être décidé sur un coin de table. L’enjeu est bien réel.