Fraternité Nouvelle Âmes Nouvelles

Fraternité Nouvelle Âmes Nouvelles Groupe de prière

04/08/2026
Cela se passe ce week-end du côté de Québec City,  nous y serons et toi ??
03/10/2026

Cela se passe ce week-end du côté de Québec City, nous y serons et toi ??

11/25/2025
11/25/2025

Nous vous invitons à notre journée d'évangélisation ce SAMEDI 06 DÉCENBRE 2025 à l'Église Marie-Reine situé au 1180 rue Bowen Sud à Sherbrooke de 10h à 15h.

Venons NOMBREUX et partageons la bonne nouvelle :)

11/25/2025

CE DIMANCHE SERA LE PREMIER DIMANCHE
DU TEMPS DE L’AVENT !
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Je vais me permettre de vous proposer ici
une présentation de ce temps liturgique
pour l’Église Catholique et les chrétiens
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En commençant cette présentation, je voudrais dire simplement d’où elles vient : d’un désir de vous aider à mieux comprendre, et surtout de mieux vivre, le temps de l’Avent tel que l’Église nous le donne chaque année.

L’Avent n’est pas seulement une préparation extérieure à Noël ; c’est un temps profondément théologique, où la liturgie nous enseigne la manière chrétienne d’attendre Dieu.

C’est aussi un temps spirituel où l’Église apprend à se tenir en vérité devant le Seigneur qui vient, dans l’espérance, la vigilance et la douceur.

En avançant dans cette réflexion, je vais essayer de vous faire comprendre combien l’Avent est inséparable de la figure de la Vierge Marie.

Elle est la croyante parfaite, la femme de l’attente accomplie, celle qui a porté dans son cœur puis dans sa chair l’espérance du monde entier.

Ses titres, tels que la tradition les a façonnés, ne sont pas de simples ornementations pieuses : ils expriment la profondeur de sa mission dans l’histoire du salut et éclairent, par ricochet, la mission de l’Église tout entière.

Chaque invocation mariale (qu’elle provienne des litanies, de la liturgie ou de la prière des fidèles) porte une part de lumière sur ce que signifie attendre le Christ avec foi.

Les clarifications doctrinales récentes concernant certains titres attribués à la Mère du Seigneur qui a été si mal reçue par certains parmi nous, nous rappellent que la piété doit toujours s’enraciner dans la vérité de la foi enseignée…

Loin de restreindre la dévotion des fidèles, l’Église nous invitent à la purifier, pour qu’elle demeure un chemin sûr vers le Christ.

La juste compréhension du rôle de Marie dans le mystère de la Rédemption n’affaiblit en rien notre amour pour elle, heureusement (!) ; elle le fortifie en le rendant plus conforme à la foi Christocentrique de l’Église.

Et c’est précisément dans ce même esprit que l’Avent nous est donné : comme une école de vérité intérieure, où l’on apprend à accueillir la venue du Sauveur sans confusion, sans précipitation, mais avec cette rectitude de cœur qui est l’empreinte propre de la foi.

Ainsi, ce petit travail que je vais vous présenter ici voudrait vous offrir un double éclairage, uni dans une même démarche : entrer plus profondément dans
—> le mystère théologique et spirituel de l’Avent,
—> et contempler plus clairement la place singulière de Marie dans cette attente.

Vous y trouverez, je l’espère (si Dieu le permet…) , un soutien
—> pour prier,
—> pour mieux saisir la cohérence de la tradition de l’Église,
—> et pour avancer dans l’espérance.

L’Avent n’est pas un décor liturgique : c’est un mouvement intérieur !

Il nous apprend que le Seigneur vient toujours, qu’Il se laisse attendre, qu’Il se laisse désirer. Et il nous rappelle que Marie, humblement, silencieusement, nous montre comment accueillir sa venue dans une foi vivante.

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PREMIER POINT :
LE MYSTÈRE DE L’AVENT :
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1. L’Avent : la pédagogie divine de l’attente
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L’attente est un acte spirituel.

Elle est même, pourrait-on dire, l’attitude la plus fondamentale de la foi : attendre ce que Dieu promet, espérer ce que Dieu prépare, désirer ce que Dieu veut donner.

L’Avent est le temps où l’Église, comme une mère, éduque le cœur de ses enfants à cette attente intérieure…

Loin d’être passivité, l’attente chrétienne est mouvement du cœur. Elle s’exprime par la célèbre et traditionnelle prière : « Cieux, répandez votre rosée ! » (Rorate caeli desuper)
C’est un cri d’espérance, un appel du peuple croyant vers la miséricorde de Dieu.

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2. La dimension eschatologique :
Un appel à veiller dans l’espérance
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La liturgie, au commencement de l’Avent, nous fait entendre les paroles du Christ annonçant sa venue glorieuse.

C’est un appel à la vigilance : non pas une vigilance inquiète, mais une vigilance habitée par la joie.

La première oraison du premier dimanche le proclame : « Donne à tes fidèles de veiller dans la prière »…

Veiller, c’est garder la flamme allumée : le Seigneur vient, et son Église veut être trouvée debout.

La grande hymnographie latine nous donne même les mots de cette attente : « Conditor alme siderum » (hymne du bréviaire), s’adresse au Christ comme au Créateur des astres, implorant sa lumière dans un monde assombri.

Elle traduit la gravité joyeuse de ce temps : le monde attend sa rédemption, et l’Église se tient comme une sentinelle…

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3. La dimension historique :
avec l’accomplissement des prophéties
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L’Avent embrasse toute l’histoire du salut. L’Église relit Isaïe, ce grand voyant messianique qui annonce l’Emmanuel.

Les oracles de paix, de lumière et de justice de ce prophète composent la trame de la liturgie : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ».

Dans la bouche de l’Église, ces paroles ne sont pas seulement un souvenir : elles sont déjà une véritable proclamation. Le Christ annoncé par les prophètes est venu ; il vient encore ; il viendra dans la gloire.

L’Avent est le temps où l’on contemple cette triple venue.

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4. La dimension spirituelle :
avec un appel à purifier son cœur
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Le chrétien ne peut entrer dans l’Avent sans une certaine purification intérieure.

La liturgie n’impose pas un carême, mais elle éveille la conscience…

Les oraisons parlent souvent de « rectitude de vie », de « vigilance », de « conversion du cœur »… Les mots sont explicites.

Saint Jean-Baptiste traverse chaque messe de l’Avent comme une flamme ardente avec cette demande : « Préparez les chemins du Seigneur ! »

Son appel, aujourd'hui encore, structure le temps liturgique :
—> purifier les intentions,
—> simplifier ce qui est compliqué,
—> renoncer à ce qui disperse,
—> réapprendre la pauvreté d’esprit.

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DEUXIÈME POINT :
MARIE, FIGURE DE L’ATTENTE PARFAITE
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1. La Vierge Marie,
comme prototype de l’Église en Avent
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Si l’Église propose Marie comme figure essentielle de ce temps, c’est parce qu’elle est l’attente accomplie.

Tout l’Avent est comme tissé autour de son « fiat ».

Elle est la « fille de Sion », celle en qui les promesses d’Israël deviennent chair.

Sa présence n’est pas seulement dévotionnelle : elle est théologique !

L’antienne « Alma Redemptóris Mater », chantée du début de l’Avent à la Chandeleur, exprime cette place unique : « Mère du Rédempteur, porte du Ciel toujours ouverte… »

Elle est la porte par laquelle le Sauveur entre dans le monde ; ainsi, elle nous apprend comment accueillir.

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2. Le rôle de Marie dans la Rédemption :
une lumière doctrinale
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Les clarifications doctrinales récentes invitent à contempler Marie sans confondre son rôle avec celui du Christ.

Elle n’est pas source du salut : elle en est la première bénéficiaire et la première coopératrice, par sa foi, son obéissance et son amour.

Ce rôle singulier se contemple particulièrement pendant l’Avent :
—> En elle, l’attente d’Israël trouve son terme.
—> En elle, l’Église apprend la disponibilité parfaite.
—> Par elle, la grâce entre dans le monde.

Marie n’est pas un supplément affectif au mystère : elle en est, selon le dessein de Dieu, un élément constitutif.

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3. Le cœur de Marie :
comme école de l’espérance
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Le silence intérieur de Marie, si présent dans les Évangiles, est le climat véritable de l’Avent.

Elle n’agite rien, ne force rien, ne s’impatiente jamais.

Son attente est puissante parce que son cœur est totalement ouvert à Dieu…

Le célèbre cantique du peuple chrétien, « Vierge Sainte, Dieu t’a choisie », résume admirablement cette disposition : « Pour donner au monde un Sauveur… »

Ce chant populaire exprime simplement la théologie profonde : Dieu accomplit ses promesses à travers la liberté d’une femme.

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TROISIÈME POINT
LES DIRECTIVES LITURGIQUES DE L’AVENT
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1. Le violet : une couleur de vigilance humble
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La liturgie adopte le violet, non pas pour signifier la tristesse, mais la sobriété vigilante.

C’est la couleur des veilleurs, ceux qui ne veulent pas s’endormir dans un monde distrait.

La couleur prépare le cœur. Elle annonce l’humilité dans laquelle le Seigneur veut être reçu…

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2. L’absence du Gloria : une joie retenue
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L’omission volontaire du « Gloria in excelsis Deo » n’est pas une privation, mais une forme d’éducation spirituelle.

On retient pour un temps le chant des anges, afin que la nuit de Noël en soit transfigurée.

Quand, après quatre semaines, éclate ce Gloria des bergers, c’est comme une lumière qui surgit dans la nuit.

La liturgie crée de cette manière un espace intérieur où notre joie peut devenir plus profonde.

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3. La sobriété musicale et florale
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L’Église demande une modération dans les ornements et dans l’usage des instruments… Ce n’est pas pour éteindre la joie, mais pour l’orienter : le cœur doit d’abord apprendre la simplicité, afin de s’ouvrir à la joie véritable.

Cette retenue est l’équivalent spirituel du silence de Marie : une place laissée à Dieu.

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QUATRIÈME POINT :
LES TRADITIONS POPULAIRES :
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1. La couronne de l’Avent : un parcours lumineux
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La couronne n’est pas un rite liturgique ! Cette coutume peut cependant ouvrir l’âme à la prière.

Chaque bougie allumée est comme un pas vers la Lumière.

Les familles y trouvent un cadre pour prier ensemble et pour attendre dans la paix.

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2. La crèche : contemplation familière du mystère
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Cet élément traditionnel qui est la crèche prolonge l’Évangile dans le langage simple de la vie familiale.

Elle enseigne que Dieu aime entrer dans la pauvreté et dans la simplicité.

L’Enfant Jésus n’est déposé qu’à Noël (!): geste humble et profond, rappelant que la promesse n’est pas encore accomplie…

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CINQUIÈME POINT
L’AVENT : UNE MYSTIQUE DE L’ESPÉRANCE
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L’Avent n’est pas un effort, c’est une ouverture !

Ce temps n’est pas marqué par la pénitence austère du Carême, mais par une joie retenue, comme celle d’une mère qui attend un enfant : Tout est déjà commencé, mais rien n’est encore accompli.

La grande antienne « O », chantée le 23 décembre – « O Emmanuel, Rex et Legifer noster » –, concentre ce mystère : « Ô Emmanuel, Dieu-avec-nous… viens nous sauver, Seigneur notre Dieu ! »

C’est le cri du monde entier, c’est la prière de l’Église, c’est le sens de l’Avent : « un appel passionné à Celui qui vient ».

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QUE RETENIR DE TOUT CELA ?
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Toutes les prescriptions, toutes les traditions, tous les chants, toute la sobriété, toute la lumière, convergent vers une seule vérité : « Le Seigneur vient ! »

L’Avent nous apprend à « l’attendre », à « l’aimer », à « préparer sa venue ».

Il nous enseigne la lenteur de l’espérance, la patience du désir, la profondeur de la foi.

Il nous met à l’école de Marie, la première croyante, la première veillante, la première aimante.

Et dans ce chemin paisible où la liturgie nous conduit, nous pouvons redire avec toute l’Église :
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« Viens, Seigneur Jésus ! »

« Le Seigneur est proche » (Ph 4,5).
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