06/15/2026
L’ÉGLISE CATHOLIQUE N’EST PAS COMME LA POLITIQUE
« Aujourd’hui, j’appartiens à tel parti ; demain ce parti ne me plaît plus, alors je change de parti ». La foi chrétienne ne se vit pas de cette manière. La foi de l’Église est la foi reçue des Apôtres et transmise fidèlement à travers les siècles.
De nos jours, certains chrétiens quittent l’Église catholique pour rejoindre d’autres communautés chrétiennes. Cette situation invite à une réflexion sérieuse : quelle valeur accordons-nous aux engagements pris lors du baptême ? Connaissons-nous vraiment le trésor spirituel que nous avons reçu ?
L’Église catholique dans laquelle nous avons été baptisés plonge ses racines dans la mission confiée par Jésus aux Apôtres. Elle demeure depuis plus de deux mille ans, malgré les épreuves, les persécutions et les faiblesses humaines.
1. Pourquoi abandonner un si grand trésor ?
Jésus a fondé son Église sur l’Apôtre Pierre (Mt 16,13-19) et lui a promis sa présence jusqu’à la fin des temps : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28,20).
Cette Église nous a transmis :
— La Parole de Dieu ;
— La Tradition apostolique ;
— Les sacrements ;
— L’Eucharistie, source et sommet de la vie chrétienne ;
— Le témoignage de millions de saints et de martyrs.
L’Esprit Saint agit également dans les autres communautés chrétiennes, et l’Église catholique reconnaît les richesses spirituelles présentes chez elles. Cependant, pourquoi quitter la plénitude des moyens de salut reçus dans l’Église où Dieu nous a appelés ?
2. Les leçons de l’histoire
L’histoire de l’Église montre que de nombreuses crises ont surgi au fil des siècles.
A. L’arianisme (IVe siècle)
Vers l’an 356, Arius enseigna que le Christ n’était pas Dieu. Cette erreur se répandit largement et entraîna de nombreux chrétiens, prêtres et évêques. Pourtant, cette hérésie finit par disparaître.
B. Les Cathares et les Vaudois (XIIe siècle)
Ces mouvements prônaient un retour à une plus grande pureté évangélique et critiquaient fortement l’Église. Leur influence diminua progressivement jusqu’à disparaître presque totalement.
C. La Réforme protestante (XVIe siècle)
Luther et Calvin dénoncèrent certains abus réels présents dans l’Église. Toutefois, en cherchant à réformer, ils provoquèrent une rupture qui entraîna la division de la chrétienté.
Aujourd’hui, catholiques et protestants reconnaissent que cette division est contraire au désir du Christ : « Un seul troupeau, un seul pasteur » (Jn 10,16).
C’est pourquoi l’Esprit Saint suscite dans toutes les Églises chrétiennes le désir de l’unité, à travers le mouvement œcuménique.
3. Garder la foi des Apôtres
Dès les premiers temps du christianisme, des prédicateurs ont annoncé des doctrines différentes de l’Évangile reçu des Apôtres.
Saint Paul écrit : « Je vous exhorte à être unis dans un même esprit et une même pensée » (1 Co 1,10). Et encore : « Même si un ange venu du ciel vous annonçait un autre Évangile, qu’il soit anathème » (Ga 1,8).
La foi chrétienne n’est pas une interprétation personnelle de Jésus. Nous croyons en Jésus-Christ :
— tel que les Apôtres l’ont connu ;
— tel qu’ils l’ont annoncé ;
— tel que l’Église l’a fidèlement transmis.
Cette transmission continue est appelée la Tradition apostolique. Saint Pierre met également en garde contre les faux enseignants qui sèment la confusion et la division (2 P 2,1-3).
4. Faut-il quitter l’Église lorsqu’elle traverse des difficultés ?
L’Église est sainte parce qu’elle est le Corps du Christ, mais elle est aussi composée de pécheurs qui ont constamment besoin de conversion.
Lorsque nous constatons des faiblesses, des scandales ou des infidélités, la solution n’est pas de quitter l’Église pour en créer une autre.
La véritable réforme consiste à :
— prier pour l’Église ;
— travailler à sa purification ;
— contribuer à sa conversion ;
— demeurer fidèles au Christ.
Comme dans une famille, les difficultés ne justifient pas l’abandon. Elles appellent au dialogue, à la patience et à l’amour.
Si la tentation de partir se présente, rappelons-nous la question de Jésus : « Et vous aussi, voulez-vous partir ? » (Jn 6,67)
5. L’attitude chrétienne face aux autres confessions
L’Église invite ses fidèles à vivre un véritable esprit œcuménique :
A. Connaître et respecter les autres chrétiens
Mieux connaître nos frères d’autres confessions permet de mieux les comprendre, les respecter et les aimer.
B. Être fidèle à son baptême
La meilleure contribution à l’unité est une conversion personnelle constante au Christ et à l’Évangile.
C. Prier pour l’unité
Demandons à l’Esprit Saint de conduire tous les disciples du Christ vers la pleine unité voulue par Jésus.
En résumé, l’Église catholique n’est pas une association que l’on change selon ses préférences du moment. Elle est la famille spirituelle fondée par le Christ et bâtie sur le témoignage des Apôtres. Malgré les faiblesses humaines qui peuvent l’affecter, elle demeure porteuse du trésor de la foi, des sacrements et de la Tradition apostolique.
Lorsque surviennent les épreuves ou les doutes, gardons dans notre cœur cette question du Seigneur : « Vous aussi, voulez-vous partir ? » (Jn 6,67). Et répondons avec saint Pierre : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. » (Jn 6,68)