07/26/2025
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La fête de sainte-Anne, célébrée chaque année le 26 juillet, revêt une importance particulière pour la population de Sainte-Marie, et ce depuis ses touts débuts.
En effet, dans les années 1700, les habitants de la Beauce proviennent pour la plupart de la côte de Beaupré et de l’île d’Orléans, et tenaient à maintenir leur culte traditionnel à la Bonne Sainte-Anne.
Étant donné leur éloignement géographique avec Sainte-Anne-de-Beaupré, il leur était souvent impossible d'effectuer un pèlerinage, ce qui impliquait de parcourir près de 100 kilomètres et de traverser le fleuve.
Ainsi, en 1778, la famille Taschereau fit construire la première chapelle Sainte-Anne, en bois, qui devint rapidement un lieu de pèlerinage plus accessible pour les Beaucerons. Puis, en 1832, elle fut remplacée par une seconde chapelle, plus grande et en pierres cette fois.
Le 26 juillet, comme c’est la coutume depuis des siècles, une procession au flambeau a lieu, les pèlerins partant à pied de l’église et suivant la rue Notre-Dame, jusqu’à la chapelle Sainte-Anne. Des chaloupes allégoriques sur la rivière font aussi partie de cette procession, de 1928 à 1936.
En 1947, ces processions en chaloupe sont remises à l'ordre du jour, à la demande de la population. Toutefois, l'événement ne se déroule pas comme prévu, comme le mentionne monsieur Rolland Bouffard dans un article de Beauce Magazine en 2019:
" Une brise tempétueuse du sud-ouest désorganise le cortège en poussant les barques vers les broussailles de la rive. Les plates-formes, à cause de leur superstructure, deviennent presque incontrôlables. La plus imposante chaloupe, qui porte Son Excellence Monseigneur Georges-Léon Pelletier, évêque de Trois-Rivières et probablement un trop grand nombre de dignitaires, perd quelques-uns de ses flotteurs et s’enfonce à mi-chemin de son parcours, sous les yeux des spectateurs angoissés. Il n’y a pas de panique et on évite une tragédie possible en rescapant les passagers, qui en sont quittes pour un bain forcé. Même un des marguilliers qui étrenne un habit neuf ne peut échapper à la baignade… ! La cérémonie, quoiqu’un peu retardée, peut se clôturer normalement au reposoir de la chapelle."
La photo ci-dessous montre la chaloupe allégorique de l'hôtel Sainte-Marie, le 26 juillet 1947; une galerie photo est aussi disponible ici:
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📸Société du patrimoine des Beaucerons, Collection PR083 Honorius Provost et Alphone Labbé