09/05/2026
« BÂTIR MA COMMUNAUTÉ, MA FAMILLE! »
23ème dimanche ordinaire A – Une communauté fraternelle –
Le congé de la fête du travail que nous célébrons au début de la semaine, nous rappelle notre contribution à la construction d’un monde où il fait bon vivre, dans la fraternité.
Cependant, en vacances, à l’école, au travail ou en famille, les rapports que nous entretenons les uns avec les autres tiennent une place importante. Ainsi, dans la liturgie de ce jour, nous nous posons des questions à propos de ces rapports. La correction fraternelle, est-ce possible? Si oui, comment?
C’est cette démarche que nous proposent les textes du prophète Ézékiel et de l’évangile de Matthieu. Nous sommes invités à être responsables les uns des autres pour bâtir une vraie communauté chrétienne.
Ézékiel 33, 7-9 : « Fils d’homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël. »
Romains 13, 8-10 : « Frères, n’ayez de dette envers personne, sauf celle de l’amour mutuel, car celui qui aime a pleinement accompli la Loi. »
Matthieu 18, 15-20 : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »
Le prophète Ézékiel reçoit la mission qui consiste à avertir le peuple, à annoncer une bonne nouvelle de salut, mais aussi de dénoncer tout ce qui fait obstacle à cette bonne nouvelle. Fidèle à cette mission, conscient de sa responsabilité à l'égard de ses frères et soeurs, Ezékiel ne faillira pas, si difficile que cela soit.
Dans son adresse aux Romains, Saint Paul rappelle que nous avons une dette particulière qui n’est jamais réglée: c’est la dette de l’amour. Il insiste sur les commandements qui concernent le rapport avec le prochain. Il rappelle aussi que l’Alliance avec Dieu n’a pas qu’une dimension verticale. Elle a aussi une dimension horizontale : ‘’Donc, l’accomplissement parfait de la Loi, c’est l’amour.’’ (Romains 13, 10b)
En bâtissant son Église comme une fraternité, Jésus ne s’est pas fait d’illusion, il savait les dissensions, les misères et les mesquineries humaines que l’on rencontre dans toute communauté.
Dans l’extrait de l’évangile de ce dimanche, il s’agit successivement de l’attitude à adopter devant les égarements d’autrui et de la prière commune. Sur le premier point Jésus donne des orientations très précises en demandant à ses disciples, que nous sommes aussi, de se comporter en guetteurs (voir 1ère lecture) et en prévoyant une gradation dans l’avertissement, par recours successif à d’autres frères et sœurs et, en dernier lieu, à la communauté.
Jésus nous offre donc trois étapes de correction : d’abord l’avertissement en tête-à-tête pour ne pas faire perdre la face, puis l’appel à d’autres frères ou sœurs pour éviter des jugements trop subjectifs, et, en dernier recours le jugement de la communauté. C’est une procédure de miséricorde pour maintenir dans la communion fraternelle celui qui est sur le point de s’en exclure. Mettons-nous à l’école de JÉSUS!
Prière d’évangile
Si je n’interpelle pas le frère ou la sœur qui s’égare, je te devrai des comptes, Dieu juste et bon, car je me rends complice du mal que je ne m’efforce pas d’empêcher. Que ton Esprit soit pour moi source de discernement et de courage! Faut-il autant condamner et exclure le fautif? Je n’oublie pas que ‘’le païen et le publicain’’ font partie des pécheurs que Jésus est venu sauver. Et je sais bien, Seigneur, que je dois écouter, moi aussi, le prochain qui cherche à me détourner de ma conduite mauvaise.
BON DIMANCHE & BONNE SEMAINE! (SEMAINE DE LA DÉMARCHE DU PARDON)
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