06/15/2026
Hier, à la célébration de la Parole, j'ai trouvé que le commentaire était très touchant pour notre vie. J'ai pensé vous le partager. Il faisait suite aux textes suivants: *Exode 19, 2-6a *Psaume 99 *Romains 5, 6-11 *Matthieu 9, 36--- 10, 8
Bonne lecture et bonne réflexion!
Jésus est un Dieu d’amour, un Dieu miséricordieux, c’est-à-dire qu’il se penche sur la misère des hommes.
Et il ne peut s’empêcher d’être ému de compassion lorsqu’il voit des personnes épuisées, désorientées comme des agneaux sans pasteur.
Le peuple d’Israël comprenait très bien le rôle d’un pasteur et ce qui s’ensuit quand le troupeau se retrouve seul et sans pasteur.
Et que se passe-t-il aujourd’hui dans notre monde? Que voyons-nous? Des gens désorientés, perdus qui cherchent le sens de la vie plus que jamais.
Et Jésus voit tout cela……et il nous propose de prier fortement pour trouver d’autres bergers qui, comme lui, ont le même désir de prendre soin de ses brebis et pour annoncer le Royaume de Dieu.
Et c’est exactement ce qu’il a dit à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson » (Mt 9, 37-38).
Est-ce qu’on prie… est-ce qu’on crie vers le Seigneur, est-ce qu’on lui demande son aide, Lui le Dieu qui peut tout?
Et est-ce qu’on se rend personnellement disponible?
Est-ce qu’on ose dire à Jésus : « prends-moi, je veux te servir, pour la vie »
Malheureusement quand on prie pour les vocations ou encore pour que le Seigneur envoie des ouvriers, on pense surtout aux autres.
Pourtant… pourtant… l’appel de Dieu s’adresse à chacun, chacune d’entre nous.
Dieu a besoin de nous… de toi… de moi…. pour accomplir son rêve de fraternité et d’amour. Il nous invite à œuvrer à sa mission, ça urge!!
Le Seigneur nous appelle là où on est : Abraham lui, a été invité à sortir de sa maison et de son clan, Moïse, de la solitude de son désert, Pierre, à laisser ses filets… Et nous….qu’est-ce qu’on est prêt à laisser pour suivre Jésus?
Les gens appelés par Jésus ne sont pas des gens parfaits, des héros, des saints. Ce sont des gens ordinaires, comme vous et moi, et Jésus les prend, nous prend, tels que nous sommes.
Le Seigneur compte sur chacun de nous aujourd’hui, maintenant, sans attendre des temps meilleurs, où on se sentirait mieux préparé, disposé, ce qui n’arrivera jamais. On doit dire oui, maintenant, quand le Christ nous le demande et Dieu a son plan pour faire de chacun de nous, des apôtres efficaces et fidèles pour annoncer la Bonne Nouvelle du salut. Et il nous donne son Esprit-Saint pour nous aider dans notre tâche.
Et n’oublions pas que l’Église a aussi une mère : Marie. Elle nous aidera à vivre notre mission d’apôtres, en sachant témoigner par notre vie de la joie de l’Évangile.
Dieu ne choisit pas les gens capables mais il nous rend capables.
Quand Jésus appelle ses disciples, il leur donne le (pouvoir) d’expulser les esprits mauvais…. de guérir toute maladie et toute infirmité.
Et bien l’appel de l’évangile s’applique tout aussi bien à nous aujourd’hui.
-Ressusciter les morts? Ça peut vouloir dire les aider à retrouver un sens à leur existence… à retrouver la joie de vivre…
-Purifier les lépreux? C’est permettre à ceux et celles qui sont exclus de la société de regagner leur dignité. À ceux qui sont mis de côté à cause de la religion, l’appartenance politique, à faire partie pleinement de la communauté humaine.
-Chasser les démons? C’est aider ceux qui sont sous la domination des esclavages de notre système économique-telle que la mode, la nourriture, la drogue, les violences de toutes sortes… les aider à s’en sortir.
Lorsque le Christ a envoyé les apôtres, il leur a dit : » Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes et n’entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël » (Mt 10, 5-6). Cela ne signifiait certainement pas que seuls les Juifs pouvaient recevoir la Bonne Nouvelle. D’ailleurs plus t**d, Jésus prêchera en Samarie et les païens recevront la foi.
Mais, en premier lieu, le Christ nous appelle à proclamer l’Évangile aux personnes qui nous sont les plus proches : notre famille, nos amis, nos collègues de travail… Dieu désire que les personnes qui nous accompagnent dans notre vie puissent connaître la joie du message chrétien.
N’est-ce pas notre désir à nous aussi?
J’aimerais revenir sur une parole que le Seigneur a dite dans la 1ère lecture… Il a dit :« je vous ai portés comme sur les ailes d’un aigle et vous ai amenés jusqu’à moi »… J’ai fait une petite recherche là-dessus :
Les aigles ont une manière toute particulière d’apprendre à leurs petits à voler. Lorsque les petits sont prêts à se lancer pour la première fois, les parents aigles sortent en portant les aiglons posés sur leurs ailes. Lorsque les petits se lancent, les parents continuent à planer en dessinant de larges cercles; lorsque les aiglons sont fatigués, ils peuvent se poser et se reposer sur les ailes des parents; ils recommenceront la tentative autant de fois qu’il faudra, jusqu’à ce qu’ils soient capables de « voler de leurs propres ailes », comme on dit.
Manière de dire que si Dieu porte son peuple, ce n’est pas pour en faire son esclave, c’est pour lui apprendre à voler de ses propres ailes. Dieu est vraiment le Dieu patient et bienveillant, celui qui veille sur tous ses enfants, celui qui libère et qui éduque à la liberté. Voilà notre Dieu-Père merveilleux!!
Il nous a faits, et nous sommes à lui, nous, son peuple, son troupeau.
Alors acclamons le Seigneur, terre entière, servons le Seigneur dans l’allégresse, venons à lui avec des chants de joie! Comme dit le psaume.
Et appliquons-nous donc à être des bons ouvriers, des meilleurs ouvriers possibles, et faisons tout dans la foi, avec beaucoup d’amour pour la gloire de Dieu et le Salut du monde.
Nous avons reçu gratuitement, alors donnons gratuitement! Amen!