Église Saint Michael Church

Église Saint Michael Church Saint-Michael est une église de l'Église anglicane du Canada à Québec. St Michael's is a church of the Anglican Church of Canada in Quebec City.

Saint-Michael est une église bilingue de l'Église anglicane du Canada à Québec. St Michael's is a bilingual church of the Anglican Church of Canada in Quebec City.

08/16/2026

Lay Reader Irène Brison's bilingual homily, August 16th. / Homélie bilingue d'Irène Brisson, assistante laïque, 16 août 2026.

Gen 45:1-15; Psalm 133; Rom 11:1-2a, 29-32; Mt 15:(10-20), 21-28



Today's readings make us reflect on our relationships with our family and friends, on

the universality of God's gifts, and on the benefits of faith and perseverance in prayer.



Au sujet de la première lecture, étant enfant unique, je n’ai pas connu le bonheur d’avoir des frères et des sœurs, de jouer et de me chicaner avec eux. Mais j’ai vécu la brouille définitive de ma mère et de son frère, et j’ai vu des familles dans lesquelles les enfants se détestaient les uns les autres, au point de ne plus s’adresser la parole une fois adultes. C’est dire combien je suis sensible à nos lectures de ces dernières semaines.



Several biblical stories show us that all dirty tricks are allowed between brothers and sisters. When they hate each other, it is always for the same reasons: emotional jealousy (not being the favorite child), or a story of inheritance and territorial possession. And this goes back to the dawn of time, since the first case of fratricide reported in the Bible is the murder of Abel by Cain, both sons of Adam and Eve!



La première lecture poursuit les aventures mouvementées des descendants d’Abraham Après les malhonnêtetés de Jacob envers Esaü, ce fut au tour des fils de Jacob de s’en prendre à leur frère Joseph. La semaine dernière, nous avons vu comment ils ont comploté pour le tuer mais, finalement, l'ont vendu comme esclave à la tribu des Madianites qui l’emmenèrent en Égypte. Protégé par Dieu, Joseph connut des hauts et des bas, mais s’en est toujours sorti, et accéda à de hautes fonctions auprès du pharaon.



It was in this context that his brothers had arrived in Egypt in the midst of the famine, and that Joseph had made himself known to them, after testing them. In spite of all the harm they had done him, he forgave them and protected them. It was not only a gesture of fraternal love : Joseph, thanks to dreams, knew that everything that had happened to him was God's plan and that, therefore, at the height of his power, he could only forgive his brothers.



Le psaume 133 surprend par sa brièveté (3 versets seulement), et par ses comparaisons pittoresques. C’est aussi un psaume rassembleur qui, dans sa version hébraïque originale, vante l’harmonie entre frères et le bonheur que cela nous procure, ainsi qu’à Dieu. Au sens plus large, « frères » est interprété comme l’appartenance à une communauté, religieuse ou sociale. On peut même y voir l’ensemble des peuples : c’est donc un rêve de paix et d’harmonie universelle que prône ce psaume. Faire allusion à l’onction d’Aaron, frère de Moïse, tous deux descendants de Jacob, et à la rosée qui se répand depuis le mont Hermon confirme l’importance que revêt la paix aux yeux de Dieu.



With Paul, we approach a complex reading, from which only a few verses, the most accessible, have been extracted. First of all, the first verse takes us back to the 1st reading, since Paul introduces himself as "an Israelite, of the seed of Abraham, of the tribe of Benjamin" (11:1), one of Joseph’s brother. He also reminds us that, despite the misconduct of his people who did not recognize Christ as the Messiah, God does not withdraw his love from him. Better still, the good done to some benefits others.



La traduction moderne de “repentance” peut prêter à confusion. Le mot grec utilisé par Paul (ἀμεταμέλητα) signifie plutôt « irrévocable ». Autrement dit : Dieu ne revient pas sur ses dons et ne marchande pas son amour : ce qui est donné est donné. Malgré la faiblesse humaine dont il a connaissance depuis Adam et Ève, son amour est omniprésent et universel.

The Gospel shows us Jesus in the midst of the crowd and the disciples. He has just performed miracles (the multiplication of loaves and fishes, he has walked on water, he has healed people) and once more / aroused the anger of the Pharisees who reproach his disciples for not respecting traditions. It is now on the shores of the Mediterranean, in the region of Tyre and Sidon, which corresponds to present-day Lebanon.

C’est dans ce contexte qu’intervient l’épisode de la femme cananéenne. C’est une païenne, méprisée des Israélites, qui vient supplier Jésus de guérir sa fille malade, possédée par le démon.

Par son apparente indifférence à son égard, Jésus veut montrer aux disciples que son message et ses actions ne se limitent pas aux seuls Juifs. Comment s’y prend-il ? Par la négation : comme s’il donnait raison à ses disciples, que cette femme dérangeait par ses cris, il commence par se définir uniquement comme berger d’une seule catégorie de personnes : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. » (verset 24). Mais il ne renvoie pas cette femme, comme le demandaient ses disciples. Cela permet à cette dernière d’insister, de supplier, parce qu’elle, la païenne, croit en son pouvoir de guérison. « Seigneur, viens à mon secours ! »

And here again, Jesus surprises us, comparing his people to children, and the Gentiles, including the woman, to small domestic dogs. It looks like he wants to argue with her! And the Canaanite woman answers him with such wit that Jesus can only recognize her faith and heal her daughter. The moral of this story is that Jesus is there for all those who pray to him with conviction. The message he gives to his followers is: when someone suffers, let's help them, regardless of their beliefs.

What can we learn from our readings and how can we make them our daily bread? First, to be in peace with our families and friends, our communities of work and faith.

Individuellement, nous pouvons faire le premier pas pour amorcer une réconciliation avec un membre de notre famille, ou un ami. Cela a pris 20 ans à Isaac et Esaü pour faire la paix, et à peu près le même temps à Joseph et à ses frères. Ne gâchons pas de belles années en querelles inutiles.

Nous pouvons aussi prier pour la paix dans le monde, afin que les frères ennemis cessent de s’entretuer ou de se livrer à des guerres économiques : je pense à l’Ukraine et à la Russie, qu’une histoire commune relie depuis plus de 1000 ans, et à la vingtaine de conflits armés qui sévissent en Afrique. Je pense aussi à notre Canada et à nos voisins des États-Unis, traditionnellement amis et partenaires commerciaux, et qui ne le sont plus.

Enfin, l’épisode de la femme cananéenne nous rappelle que l’exclusion n’est pas l’œuvre de Dieu. Que nous devons nous entraider, sans distinction de race, de culture et de religion.

Irène Brisson's bilingual homily, July 19th.Gen 28:10-19a; Ps 139:1-11, 22-23; Rom 8:12-25; Mt 13:24-30, 36-43. Les lect...
07/22/2026

Irène Brisson's bilingual homily, July 19th.

Gen 28:10-19a; Ps 139:1-11, 22-23; Rom 8:12-25; Mt 13:24-30, 36-43.

Les lectures d’aujourd’hui jouent sur les contrastes : le ciel et la terre, Dieu et l’homme dans l’échelle de Jacob; la lumière et les ténèbres, dans le psaume; la chair et l’esprit dans l’épitre de Paul; le bon grain et la mauvaise herbe, dans l’Évangile de Matthieu.

This kind of duality is familiar to us: heaven/ earth; day /night; sun / moon; fire and water; war / peace. Le bien / le mal. Voilà de quoi brasser quelques idées.

A short reminder for the first reading : Jacob is the son of Isaac, this Isaac so hoped for by Sarah and Abraham, and that Abraham was ready to sacrifice to God when God asked him.

Dans la lecture de la semaine dernière, Jacob avait profité de la gourmandise et de la faim de son frère Esaü pour lui subtiliser son droit d'aînesse en échange d’un plat de lentilles, une histoire bien connue des cruciverbistes d’aujourd’hui. Cela montrait qu’Esaü se préoccupait plus de son ventre et de son appétit que de sa responsabilité familiale ou, comme aurait pu le dire Paul, il se souciait plus de la chair que de l’esprit. Cela montrait également que Jacob pouvait être malhonnête pour satisfaire ses ambitions.

Au chapitre 27, alors qu’Isaac se faisait vieux et était devenu aveugle, Jacob en profita pour lui extorquer la bénédiction réservée à Esaü. C’en était trop pour ce dernier qui jura de se venger. C’est pourquoi Jacob, suivant les conseils de sa mère Rebecca, quitta Beer Shéba pour Charam. Il est donc dans une mauvaise passe : a vie est en danger, et il a déçu sa famille par sess ruses et sa malhonnêteté. Il ne se réconcilieront que 20 plus t**d, au chapitre 33...

The ladder that Jacob sees in his dream reminds us of the architecture of the Pyramids of Egypt and the ziggurats of the Mesopotamian city of Ur (the homeland of his grandfather Abraham). For the Ancients, these monuments represented the link between earth and heaven.

Mais, contrairement aux aspirations des Égyptiens et des Mésopotamiens, ce n’est pas Jacob qui monte vers Dieu, mais les anges de Dieu qui font des aller-retours vers lui. This shows that God forgave Jacob for his dishonesty toward his brother Esau, and that He renewed the promise made to Abraham : (Gen: 22:17), saying to Jacob : "All the families of the earth will be blessed in you and in your descendants" (verse 14). This promise is fundamental because of its universal scope, for we are a part of this promise.

Jacob avait de quoi être étonné et craintif. Mais il avait compris que Dieu ne l’avait pas abandonné, malgré ses mauvaises actions.



Dans le psaume 139, c’est de la louange qu’on entend : David est émerveillé par l’omniprésence de Dieu dans sa vie, et nous pouvons nous aussi nous émerveiller et dire comme lui au verset 6 : « Une science aussi merveilleuse est au-dessus de ma portée. Elle est trop élevée pour que je puisse la saisir ».



Rien n’échappe à Dieu. Il réconcilie les deux extrêmes que sont la nuit et le jour (verset 12 : « La nuit brille comme le jour, Et les ténèbres comme la lumière. »)

Ainsi guidé et aimé par Dieu, David entrevoit et souhaite ce que Jésus nous promettra : la voie de l’éternité (v. 24)

Avant de passer à la 2e lecture, j‘aimerais juste remettre en contexte le verset 22 du psaume : dans les versets 19 à 21 (exclus de la lecture), David est effet tellement indigné contre les ennemis de Dieu, qu'il s’écrie, au verset 22 : « Je les hais d'une parfaite haine; Ils sont pour moi des ennemis. »

Paul's letter to the Romans highlights the conflict between flesh and spirit, one of his favorite subjects. Especially when her writes to the Romans, including Jews and Roman pagans recently converted / and known for their taste for pleasures.

For him, the flesh is sin : it goes back to Adam and Eve, and because of that sin / Jesus gave his life for us. Chez Paul, la chair n’est pas seulement le plaisir charnel tel que nous le comprenons aujourd’hui. Cela comprend tout ce qui est matériel, superficiel dans nos vies, toutes les tentations qui nous éloignent de Dieu, par opposition à l’Esprit, cette force vitale qui nous élève et nous mène à Dieu.

Paul nous invite donc à vivre selon l’Esprit et non selon la chair, pour devenir les enfants de Dieu. Ce Dieu qu’il appelle Abba, exactement comme Jésus appelait son père.

Paul nous invite à espérer, à être dans l’attente, car, dit-il, « c'est en espérance que nous sommes sauvés. Or, l'espérance qu'on voit n'est plus espérance: ce qu'on voit, peut-on l'espérer encore? Cette phrase un peu tirée par les cheveux nous rappelle que « l’espoir fait vivre », que désirer ou espérer quelque chose est plus excitant que l’obtention de cette chose : comme consommateurs bien embrigadés par notre société moderne, nous sommes bien placés pour le savoir... POur en revenir à Paul, ce que Jésus nous a promis n’est pas encore accompli. C’est l’espérance de la vie éternelle qui rend supportable notre quotidien fait d’inquiétudes, de stress et de souffrances.

Venons-en à l’Évangile :

In the 4 Gospels, we find about about thirty narrative parables (47 if we include the images or short pictural comparisons). They are a concrete way of teaching what was already in the Bible. As Jesus is surrounded by peasants and fishermen, these parables often speak of agriculture or food, something that that the crowd can easily understand.

The parable of the wheat and the w**d shows us a sower (Jesus) / and the field in which he sows, that is, the people: his disciples, the crowd and, finally, us.

L’ivraie (ou chiendent) est une mauvaise herbe qui ressemble beaucoup au blé, mais qui n’apporte rien sur le plan alimentaire, et qui empêche le blé de pousser convenablement, donc de nourrir le monde. J’ai appris récemment que son nom grec est « zizanie » (ζιζάνιον (zizanion). Alors, quand on dit que l’on sème la zizanie quelque part, on a tout dit !

L’ivraie est semée de façon sournoise, pendant la nuit, par des émissaires de Satan, l’esprit du mal : son but, empêcher la Parole de se répandre, l’étouffer et prendre sa place. Quelle belle métaphore ! C’est la lutte perpétuelle entre le bien et le mal. À ceux qui voudraient exterminer massivement l’ivraie, un peu comme nos pesticides peuvent se répandre sur un champ, peu importe les conséquences destructrices que cela pourrait avoir, Jésus répond: laissons-les pousser ensemble jusqu’à la moisson, et on arrachera et on brûlera ensuite l’ivraie pour ne garder que le bon grain.

This parable teaches us patience: do not destroy something too quickly, at the risk of destroying everything. It also teaches us to discern good from evil, and, since it is impossible for us/ to eradicate it totally, to be aware of the existence of evil, and to know how to protect ourselves from it. With the help of the angels (such as in the first reading), God will clean the field at the hour of Judgment, and evil and its followers will be defeated and burnt, while the good grain—the righteous—will prosper in the kingdom of God.

Cette parabole met le doigt sur quelque chose d’important : le bien et le mal coexistent, qu’on le veuille ou non et ce, depuis Adam et Ève.

À lire et à écouter les nouvelles, on a l’impression que le mal a souvent le dessus. In fact, like it or not, in our modern world, the wheat and the w**d coexist. Of course, there is disinformation, but there is also information. There is good on the Internet, to improve our knowledge, to learn many things, to entertain ourselves, and there is bad, violence, hatred, fraud. We have good neighbors as well as bad neighbors, on our streets as well as on our borders.

Our social networks and the so popular artificial intelligence can be a source of fun, fraternity and knowledge, as they can turn into a nightmare and cause suicides. So, do we need to suppress or burn everything to remove evil? “No”, says Jesus: let us use our common sense, our heads, our hearts, and turn away from what is harmful, corrupt, dangerous.

Jacob était loin d’être parfait. Et pourtant, Dieu l’a aimé et lui a pardonné ses erreurs. Et nous, où en sommes-nous ? Avons-nous tendance à nous juger trop sévèrement, comme de la mauvaise herbe ? Avons-nous tendance à nous dévaloriser à cause de nos défauts, et à nous condamner en bloc, avec des phrases comme : « je ne vaux rien », « je ne suis pas à la hauteur », « je n’y arriverai pas »? Jésus nous rappelle d’y aller en douceur, à user de discernement, plutôt que de nous condamner en bloc. Même si nous ne pouvons éradiquer totalement le mal, en nous ou dans le monde, nous avons les outils pour tout démêler patiemment afin de ne pas laisser le mal dominer le bien.

Apprenons donc à bien séparer le bon grain de l’ivraie, quand c’est le bon moment.

Illustration : Chagall, le songe de Jacob

Bilingual homily by Lay Reader Irène Brisson. Snnday, June 28./ L'homélie bilingue d'Irène Brisson, assistante laïque, 2...
06/28/2026

Bilingual homily by Lay Reader Irène Brisson. Snnday, June 28./ L'homélie bilingue d'Irène Brisson, assistante laïque, 28 juin.

Gen 22:1-14; Ps 13; Rom 6:12-23; Mt 10:40-42;

Our readings today all point in the same direction: that of our personal relationship with God.

La première lecture raconte l’épreuve que Dieu a infligée à Abraham, pour tester sa foi : le fameux sacrifice de son fils Isaac.

Dieu avait permis à Abraham, qui avait 100 ans, et à Sara qui en avait 90, d’avoir un fils, Isaac. Rien n’était impossible à Dieu pour réaliser cet exploit défiant les lois de la nature et les miracles de la médecine moderne. (Selon le livre de la Genèse : Abraham avait 100 ans à la naissance d’Isaac (Genèse 21:5), Sarah avait 90 ans (Gen. 17:17).

Comme le chapitre 22 de la Genèse commence par ces mots : « Après ces choses », il faut donc relire le chapitre précédent pour se rappeler qu’Abraham avait aussi eu un fils (Ismaël) d’une servante (Agar) et qu’à la demande de Sara, et avec la permission de Dieu, Abraham les avait chassés. Dieu avait alors dit à Abraham : « C’est d’Isaac que sortira une postérité qui te sera propre » (v. 12).

Or voilà que Dieu exige d’Abraham de sacrifier ce fils si longtemps désiré. Il faut se représenter la scène qui se prépare sous nos yeux : Abraham, centenaire, emmène à la montagne son fils, deux serviteurs, et de quoi allumer un feu et égorger son fils. Il ne s’est pas révolté, il n’a pas supplié Dieu. Il a simplement obéi. Et, apparemment, Sara, qui ne se gênait pas pour dire à Abraham ce qu’elle voulait (chasser Agar et Ismaël, par exemple), n’a pas dit un mot. A-t-elle seulement été consultée ???

On peut aussi se demander à quoi joue Dieu, puisqu’il avait annoncé à Abraham qu’Isaac assurera sa postérité...

Everything / in this disturbing story / escapes our contemporary logic. If God knew that Isaac would not die at his father's hand, why would he test old Abraham so cruelly? Does he take human beings for puppets / whose strings he can pull?

For some theologians and historians, by replacing Isaac with a ram, God clearly meant the prohibition or the end of human sacrifice. But, don’t forget that, finally, He, himself, let his beloved son (his own incarnation) to die on the cross, for our sins.

For the Danish philosopher Søren Kierkegaard (Fear and Trembling, 1843), Abraham's absolute faith prevails over human feeling or attachment: he is so convinced that God will do something / that he is ready to kill his son. En effet, au verset 8, à la question d’Isaac se demandant où est l’agneau, Abraham se veut rassurant, lui répondant que Dieu y pourvoira. Pieux mensonge ou confiance absolue en Dieu ?

As you can see, this reading can be considered from various points of view.

Quoi qu’il en soit, la décision d’Abraham montre l’étendue de sa foi et de sa confiance en Dieu. Il avait ce qu’on appelait la « crainte de Dieu » : ce n’était pas de la peur, mais du respect, de la reconnaissance de la grandeur de Dieu.

Cela nous amène à réfléchir à l’ampleur de notre propre foi : quels sacrifices sommes-nous prêts à faire par amour pour Dieu ?

Psalm 13, one of the shortest of David's Psalms, seems to answer our questions when nothing is going well: the three first verses of anguish and despair, ask : "How long?" This is perhaps what Abraham secretly asked himself as he prepared for Isaac's sacrifice...

Aux versets 4 et 5, nous attendons la lumière, les éclaircissements, les réponses à nos questions, tout comme Abraham a été empêché d’égorger son fils et a su pourquoi Dieu était intervenu in extremis. Enfin, le verset 6 est un chant de louange et de reconnaissance. Le même, sans doute, qu’aurait pu chanter Abraham, lorsqu’Isaac échappa à la mort : « Je chante à l’Éternel, car il m’a fait du bien.»

In the first two readings, we were inhabited by the fear of death: that of Isaac, that of the desperate psalmist. With Paul, we have the opposite: the Christian / frees himself from sin and death by following the path traced by Christ. The sacrifice that one makes is voluntary and not imposed by God: " offer yourselves to God as those who have been brought from death to life; and offer every part of yourself to him / as an instrument of righteousness. “ (v. 13)

This gift protects us from sin and leads us to the eternal life announced in the Gospels. Although Paul does not describe it explicitly, sin is lust, immorality, everything that is inspired by Evil and, fatally, this leads to death, not to physical death, but to inner death, to the death of what is good in us... La mort intérieure, la mort de ce qu’il y a de bon en nous. Voilà le danger qui nous guette hors des chemins tracés par Jésus.

We have the choice to be slaves to sin or slaves to God, that is, we have the choice to serve sin or to serve God. In both cases, we receive something in exchange: death (le salaire du péché), or eternal life (le don gratuit de Dieu).

Je le redis : nous avons le choix...

Évangile

Dans le chapitre 9, Jésus a accompli des miracles, et lorsqu’il dit : « Je prends plaisir à la miséricorde et non aux sacrifices » (v. 13), il cite le prophète Osée, 6,6 : « Car j'aime la fidélité (ou la miséricorde, selon les traductions) et non les sacrifices, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes. Ce qui nous rappelle notre première lecture, Dieu ayant vu la fidélité d’Abraham.

In chapter 10, Jesus sends out his twelve disciples "like sheep in the midst of wolves" (v. 16) and prepares them for what awaits them: they will be loved or hated, they will be welcomed or rejected, they will risk their lives by speaking of Jesus.

Les trois derniers versets du chapitre servent de conclusion à cet envoi dans le monde et à l’accueil réservé à la parole de Dieu et à ceux qui la font connaître. Ils me font l’effet de poupées russes (matriochki) qui s’imbriquent les unes dans les autres : accepter le message des disciples, c’est accepter Jésus. Accepter Jésus, c’est accepter Dieu. Accueillir quelqu’un, quel qu’il soit, « en qualité de », dit-il (un prophète, un juste, un petit, c’est à dire quelqu’un d’ordinaire) garantit la récompense promise. D’ailleurs, dans Matt. 25:40, ne dira-t-il pas : « toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites.»

However, we must be wary / here / about the meaning of the reward : it is not a material good, a gift that we give to a child who has done well at school. It's not a reward that can be used for cash, like those points we accumulate in stores as consumers. This reward is a transformation, it is : to advance step by step towards eternal life.

Le message initial de Jésus s’adressait à ses disciples et au traitement accordé à ceux qui leur feraient bon accueil (la récompense). Comment pouvons-nous l’appliquer à notre monde du XXIe siècle ? C’est, par exemple, regarder l’autre et l’accepter comme il est, auréolé ou non de prestige.

What concrete actions can we take on a daily basis to receive and follow Jesus? Offering a glass of water or a coffee to a stranger? Holding the door for someone in a public place? Give up our seat on the bus? Helping a child or an elderly person through the street? Just asking someone who seems lost:2 are you okay?” The list goes on...

Au fond, Jésus n’a pas besoin d’actes héroïques pour éprouver notre foi. Il ne nous demandera pas, comme Dieu l’a fait à Abraham, de sacrifier ce que nous avons de plus cher au monde. Il nous demande de donner et de recevoir, d’ouvrir notre coeur et notre porte sans jugement, sans discrimination, et de devenir ses disciples.

Photos : Irène's interprétation of today's Gospel. / Comment Irène voit l'évangile d'aujourd,hui.

Les vestiges de l’hiver sont encore entassés autour de nous, mais la promesse du printemps est partout et avec elle vien...
05/07/2026

Les vestiges de l’hiver sont encore entassés autour de nous, mais la promesse du printemps est partout et avec elle vient de la nouvelle musique et des soirées plus longues. Le groupe The Aurian Haller Band se produira sur scène à l’église anglicane Saint Michael’s au cœur de Sillery le 16 mai à 20h. Construite au milieu du XIXe siècle, l’église dispose d’une excellente acoustique, un piano demi-queue et beaucoup de charme. Nous jouerons des chansons tirées de nos cinq derniers albums ainsi que quelques nouvelles compositions. Nous avons hâte de vous y retrouver.

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The vestiges of winter are still piled about us, but the promise of spring is in the air, and with it comes new music and longer evenings. The Aurian Haller Band will be performing in Saint Michael’s Anglican Church in Sillery on May 16th at 8pm. Built in the mid-19th century, the church offers great acoustics, a baby grand piano, and lots of charm. We’ll be playing songs from our last five albums and some brand-new ones as well. We look forward to seeing you there.

https://lepointdevente.com/tickets/6ad260516001

Les vestiges de l’hiver sont encore entassés autour de nous, mais la promesse du printemps est partout, et avec elle viennent la promesse de nouvelle musique et de soirées plus longues. Le groupe Aurian Haller se produira à l’église anglicane Saint Michael’s à Sillery le 16 mai. Cons...

Today's bilingual homily by Lay Reader Irène Brisson.L'homélie bilingue de ce dimanche, par Irène Brisson, assistanter l...
05/03/2026

Today's bilingual homily by Lay Reader Irène Brisson.
L'homélie bilingue de ce dimanche, par Irène Brisson, assistanter laïque.
Pr 4:10-18; Ps 31:1-5, 15-16; 1 Pet 2:2-10; Jn 14:1-14

Pour la première lecture, nous avions le choix entre la lapidation d’Étienne (Actes, 7:55-60 ) et quelques versets des proverbes. Si j’avais choisi la lapidation d’Étienne, j’aurais articulé mon homélie autour des pierres, celles qui détruisent et celles qui construisent. À la violence du meurtre d’Étienne, j’ai préféré les Proverbes.

It seems that our readings today are all going in the same direction: they direct us towards wisdom (Proverbs), trace the path to follow when we are Christians / and help us, when nothing is going well, to find our bearings.

Le Livre des proverbes est attribué au roi Salomon, dont la sagesse était légendaire. Il comprend 31 chapitres, et entre 800 et 900 proverbes. Dans l’extrait que nous avons lu, on voit l’apprentissage de la sagesse, à travers les conseils d’un père (Salomon ?) à son fils.

Si je résume :

La sagesse prolonge la vie (dans toutes les civilisations, ne dit-on pas “un vieux sage” ?) et ouvre un chemin juste et droit. Le sage évite les conflits, la violence, le mal.

Wisdom leads to light, unlike evil, which reigns in darkness. And remember / that we have the choice/ to act for good or for bad!!!

(Is there a verse that speaks to you in particular?) / (Y a-t-il un verset qui vous interpelle en particulier ?)

Like Psalms 18, 46 and 91, Psalm thirty one is a protective psalm. The Lord is our guide, our refuge; he is a rock, a fortress. He will save us in case of danger / and deliver us from our enemies. This is what Martin Luther, the father of German Reformation, set to music / in the hymn that we sang at the beginning (CP 526).

Ces psaumes, en particulier le psaume 91, ont été d’un grand secours pour ma grand-mère maternelle, qui a connu la Révolution russe et les bombardements à Paris durant la 2nde guerre mondiale.

Dans la Bible, le rocher associé à Dieu, représente la stabilité, la force inébranlable. Dans les moments les plus difficiles de notre vie, nous devons faire confiance à ce rocher protecteur. C’est d’ailleurs le verset 5 que Jésus a rappelé au moment de mourir lorsqu’il a dit : « Entre tes mains, je remets mon esprit ».

Un rocher est quelque chose d’immense, d’inébranlable (« être solide comme un roc »). Il est là où la nature – et non l’homme – a décidé qu’il serait.

Our 2nd reading will refine things: around the year 60, Peter, in his first letter, addresses the first Christians living in what we call now / Turkey. Converted, often mocked or persecuted because of their faith, they are, for Peter, "a chosen race, a royal priesthood". Their conversion makes them the people of God, and the divine word is for them /as it is for us / as vital as breast milk / is / for a newborn baby.

Pierre, ce même Pierre qui va plus t**d renier Jésus, mais auquel Jésus va pardonner (« Pierre, m’aimes -tu ? », Jean 21:15), s’est vu confier une mission d’envergure : il s’appelait Simon, mais Jésus lui a donné le nom de Pierre (en grec, Petros) et lui a dit (Matt. 16 : 18) : « Tu es Pierre, et sur cette pierre (Petra = roche) je bâtirai mon Église, et les portes de la mort ne prévaudront pas contre elle. »

Or, voilà que Pierre (Petros), à son tour parle de la pierre vivante de la pierre angulaire, de la pierre d’achoppement, et dit également à son auditoire et à ses lecteurs qu’ils sont aussi des pierres vivantes. Et cette pierre, en grec est "λίθος" ( lithos), c’est-à-dire une pierre bien taillée.

What does it mean exactly?

Verse 6 is borrowed almost verbatim from Isaiah (28:16): “Behold, I am laying a stone in Zion, a tested stone, A precious cornerstone for the foundation, firmly placed. Whoever believes / will not be in haste. ” / « Voici, j'ai mis pour fondement en Sion une pierre, Une pierre éprouvée, une pierre angulaire de prix, solidement posée ; Celui qui la prendra pour appui n'aura point hâte de fuir. »

La pierre angulaire est celle sur laquelle repose toute construction. Il s’agit de Jésus, appelé ainsi dans plusieurs autres écrits. Je pense par exemple au Psaume 118 (verset 22) : « la pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle. » (Autres citations : Éphésiens 2.11-22 ; 1 Corinthiens 3.10-11 ; Luc 20.17.) / Jésus rejeté par les hommes, mais envoyé par Dieu pour nous sauver. Cette pierre pose les fondements de la foi chrétienne, de ce qu’on appellera l’église.

The living stone is also Jesus, but/ this time / seen from the spiritual angle. Jesus became incarnate, lived and walked among humans, died and rose again. His words have crossed the centuries. It is in this sense that this living stone is different from the cornerstone. By becoming Jesus' disciples, we / in turn / become living stones and form a "spiritual house".

Ce message s’adresse également à nous, gens du XXIe siècle : nous formons un tout, une famille, et habitons dans la même demeure. Ceux qui rejettent cette pierre vivante courent au désastre, et leur faux-pas les font trébucher et tomber dans les ténèbres au lieu de rester dans la lumière du Christ.

Et c’est là que l’Évangile du jour vient couronner toute cette architecture : Jean, chap. 14: 1-14

In chapter 13, Jesus ate with his disciples, washed their feet, prepared for his future death, and told Judas of his betrayal / and Peter of his denial. Nothing very pleasant for the disciples. That is why / chapter 14 begins with these words: "Do not let your hearts be troubled."

Jésus réaffirme l’importance de croire en Dieu et de voir en lui le chemin qui mène à Dieu. Dans ce texte, les roches et les pierres taillées ont cédé la place à la maison du Seigneur. Ce n’est pas une maison avec quatre murs et un toit, ni un château quelque part en Floride, c’est un refuge pour notre esprit, pour notre âme, un endroit où chacun d’entre nous peut prier, méditer, trouver des réponses à ses questions. Et cette maison spirituelle est vaste (il y a là plusieurs demeures), donc prête à accueillir tous ceux qui le désirent.

How do we access this divine house?

Through the knowledge of the Word of God, through prayer, through the evangélical teaching of Jesus. He says : "To go where I am going, you know the way", in the same way that we know the way to come here every Sunday, to one of the extensions of the Lord's spiritual house.

Thomas et Philippe, qui veulent en savoir plus, posent des questions qui ont peut-être agacé Jésus, tant il leur a passé de messages sur son lien avec Dieu, sur la fin de sa vie terrestre, sur la notion de vie éternelle qui nous est promise. Thomas, qui cherche la vérité et qui VEUT comprendre, se demande : « il est où, le chemin dont tu parles ? ». Et Jésus lui fait cette réponse magnifique : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. » Jésus est la passerelle qui mène à Dieu, pas le Dieu colérique de l’Ancien Testament, mais son père, le Dieu d’amour. La vérité réside dans la Parole divine et, sans suivre le chemin tracé par Jésus, il n’y a pas de vie spirituelle possible.

Jésus ajoute : « Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. » He clearly explains that he is the son of God but also God incarnate and present among us. Therefore, there is a kind of osmosis between God, which was invisible to Moses and the prophets, and Jesus, made of flesh and blood, similar to humans, and going to meet them: "I am in the Father and the Father is in me".

D’où son agacement, quand Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Pour nous, à la lumière de toutes nos connaissances, c’est clair, mais c’était loin de l’être au temps de Jésus.

Nos lectures d’aujourd’hui peuvent être aisément adaptées à notre monde : nous tenir loin du mal, comme nous l’enseignent les Proverbes, voir en Dieu un refuge, en Jésus le modèle à suivre. L’instabilité politique et le dérèglement climatique nous perturbent et nous font craindre le pire.

La fragilité financière, la restructuration de nos églises peuvent aussi être des sources de stress. Dans toutes ces situations difficiles, l’Évangile peut nous rassurer et nous aider à trouver la paix intérieure et la confiance. Rappelons-nous ce qu’a dit Jésus : « Que votre cœur ne se trouble pas ».

We must remember that God is our rock, our fortress, that our minds / must not allow themselves / to be affected by the overload of information and disinformation that we experience on a daily basis, / nor by the negative scenarios that we imagine.

At a time when so many people are turning away from God / or using him to serve their own interests, we need to re-learn how to pray, to rediscover the way, the truth and the life promised by Jesus.

Il nous faut également reprendre son flambeau lorsqu’il dit : « celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. » Ces œuvres sont le bien, la justice, la compassion, l’amour du prochain.

Comme vous le constatez, c’est un gros contrat, et notre agenda est bien rempli !

Illustration demandée à l'IA pour le psaume 31

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