04/02/2026
Lors de la Dernière Cène, la Passion étant imminente, l’atmosphère était toute d’amour, d’intimité, de recueillement. « Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture » (Jn 13, 3-5).
Se laisser laver les pieds par le Christ implique de reconnaître que ce n’est pas nous qui nous rendons purs, propres ou saints. Comme le disait le pape François, « Dieu nous a sauvés en nous servant. En général nous pensons que c’est à nous de servir Dieu. Non, c’est lui qui nous a servi gratuitement, parce qu’il nous a aimés en premier. Il est difficile d’aimer sans être aimés. Et il est encore plus difficile de servir si nous ne nous laissons pas servir par Dieu » .
Tel est le paradoxe chrétien : Dieu prend les devants, c’est lui qui prend l’initiative. D’où l’importance, avant d’entreprendre toute démarche apostolique, d’apprendre à accueillir ce que Dieu veut bien nous donner, à nous laisser purifier et purifier encore par sa main.
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At the Last Supper, with the Passion imminent, the atmosphere was one of love, intimacy, and recollection. “Jesus, knowing that the Father had given all things into his hands, and that he had come from God and was going to God, rose from supper, laid aside his garments, and took a towel and tied it around his waist; then he poured water into a basin and began to wash the disciples’ feet and to wipe them with the towel that was tied around him” (Jn 13:3–5).
To allow Christ to wash our feet implies recognizing that it is not we who make ourselves pure, clean, or holy. As Pope Francis said, “God saved us by serving us. We usually think that it is we who must serve God. No, it is he who has served us freely, because he loved us first. It is difficult to love without being loved. And it is even more difficult to serve if we do not allow ourselves to be served by God.”
Such is the Christian paradox: God takes the first step; he is the one who takes the initiative. Hence the importance, before undertaking any apostolic work, of learning to receive what God wishes to give us, to let ourselves be purified and purified again by his hand.