10/18/2026
Il y a des moments dans la vie où rendre grâce à Dieu va de soi : des moments de bonheur, une naissance, l’anniversaire d’une rencontre amoureuse ou d’un événement mémorable, un mariage, un baptême, les premiers pas d’un enfant, un émerveillement devant la beauté de la nature, lors d’une réussite, etc. Et il arrive aussi, durant ces moments heureux, que, souvent, on oublie de rendre grâce à Dieu…
Alors, imaginons lorsque des moments difficiles se présentent ! Est-ce vraiment possible de rendre grâce à Dieu au moment de la perte d’une amitié, d’un conjoint ou d’un enfant, au moment d’un échec, lors de l’annonce d’une maladie, au moment d’une souffrance physique ou psychologique, lors d’un accident, lors d’une déception ou d’un refus, ou lors d’une perte d’autonomie ? Loin d’être évident de rendre grâce à Dieu lors de ces événements…
Pourtant, l’apôtre Paul, au début de sa première lettre aux Thessaloniciens, nous dit sans détour : « À tout moment, nous rendons grâce à Dieu… » (1 Th 1, 2a). Alors, comment faire ? Comment se rappeler que Dieu est là, même si nous vivons des souffrances, des déceptions, des refus, des pertes de toutes sortes… et qu’il peut ressortir quelque chose à remercier de ces événements qui nous attristent et nous bouleversent ? L’apôtre Paul nous donne une piste, il précise : « Sans cesse, souvenons-nous que votre foi est active, que votre charité se donne de la peine, que votre espérance tient bon en notre Seigneur Jésus Christ, en présence de Dieu notre Père » (1 Th 1, 3).
J’ai vécu dernièrement une situation telle que décrite ci-dessus : une déception surprise tout à fait inattendue. Ma première réaction a été le déni, puis un peu plus t**d, je me suis demandé comment accepter cette situation contraignante et décourageante. Je me suis alors tourné vers la lettre de saint Paul. J’ai fait miennes les paroles de l’apôtre et celles-ci m’ont touché : « Sans cesse, souviens-toi que ta foi est active, que ta charité (premièrement envers toi-même) se donne de la peine, que ton espérance tient bon en Jésus ressuscité et en son Père tout-aimant ».
Et, bang ! Là, dans un moment de silence, j’ai compris : « Sois bon avec toi-même, mets ta foi dans la vie de Jésus ressuscité et non dans les forces qui te dépriment, t’enragent et te découragent, et espère, car ce que tu vis va t’amener ailleurs, dans un chemin de croissance que tu n’aurais pas pu intégrer autrement ! » Et ce fut bon ! Ce ne fut pas miraculeux, mais un mouvement intérieur a commencé à prendre forme… Une acceptation que cette déception pourrait se transformer en quelque chose de nouveau, d’inattendu et qui donnera ses fruits au moment opportun. C’est uniquement à ce moment-là que j’ai pu commencer à dire merci, à rendre grâce, car je n’étais plus seul avec cette déception qui semblait entraver ma vie. Jésus ressuscité et son Père tout-aimant étaient avec moi ! Et là, rendre grâce est alors devenu encore plus facile…
Ce que je croyais être une menace à ma vie, cette déception qui m’arrivait à l’improviste, est devenu une opportunité !
Oui, j’ai alors compris que Paul avait raison : il est possible de rendre grâce à Dieu en toute circonstance ! Mais dans les moments difficiles, il faut s’arrêter, faire silence, puis faire siennes les paroles de vie, celles de Jésus et des apôtres ; alors tout devient possible ! Tout peut se transformer en croissance intérieure et en bonté ! C’est alors que notre être peut rendre grâce à Dieu…
Voilà l’enseignement que l’on peut retirer du début de cette lettre de Paul aux Thessaloniciens !
Et vous, comment réagiriez-vous lors d’une situation difficile ? Oserez-vous plonger dans cette lettre de saint Paul qui est un chemin d’espérance et qui mène, petit à petit, à rendre grâce à Dieu, notre Père tout-aimant…
J.D, un paroissien de Sainte-Rose-de-Lima, Laval
2e lecture de ce dimanche : 1 Th 1, 1-5b
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