06/15/2026
MÉDITATION DU 15 JUIN 2026
Lecture : Joël 3.1 et Actes 2.17
* Veuillez noter que la numérotation du verset de Joël diffère d’une version à l’autre.
Ce verset de Joël est connu pour avoir été cité par Pierre. Une difficulté de traduction doit d’abord être abordée. Joël dit « Après cela » [la Septante conserve « Après cela »] et Pierre le cite en changeant par « Dans les derniers jours ».
Pierre cite Joël consciemment [Actes 2.16] mais il est aussi conscient que c’est Dieu qui parle : « Dans les derniers jours, DIT DIEU… ». L’apôtre a cette conviction que la modification qu’il apporte au texte de Joël est inspirée par Dieu.
Pierre savait que « Après cela » de Joël était maintenant arrivé. Il n’a pas tordu le texte de Joël. Il lui a donné l’interprétation apostolique.
Le lecteur moderne situe instinctivement les « derniers jours » à la toute fin de l’histoire de l’humanité. Mais cette interprétation ne reçoit pas l’appui des Écritures.
Les apôtres affirmaient qu’ils vivaient déjà dans les derniers jours. Pierre situe les derniers jours dans ce qui s’est passé à la Pentecôte [Actes 2.17]. Paul parle des derniers jours comme de la période dans laquelle il se trouvait [2 Timothée 3.1] puisqu’au verset 5, il ajoute « Éloigne-toi de ces hommes-là ». Timothée ne pouvait pas s’éloigner des hommes qui vivront à la toute fin de l’histoire de l’humanité. Il faut qu’ils aient été des contemporains.
Le Fils a parlé [verbe au passé] dans les derniers jours [Hébreux 1.2]. Et il est évident que l’apôtre Pierre utilise l’expression dans sa 2e épître avec le même sens qu’il lui avait donné à la Pentecôte [2 Pierre 3.3].
Paul affirme que, de son temps, la fin des siècles était arrivée [1 Corinthiens 10.11, cf. Hébreux 9.26].
Si l’interprétation désignant l’expression pour la fin de l’humanité doit être rejetée, deux interprétations défendues par des théologiens solides demeurent possible.
Pour certains théologiens, l’expression désignerait les derniers jours de l’ancienne alliance, à partir de la venue de Jésus-Christ jusqu’à la destruction du temple en 70, soit une génération après la Pentecôte. D’autres théologiens interprètent l’expression comme couvrant toute la période de la 1ère venue de Jésus-Christ jusqu’à son retour.
Nous ne trancherons pas le débat. Il suffit de dire que les théologiens des deux interprétations affirment leur accord sur le fait que les derniers jours ne renvoient pas aux dernières dates du calendrier de notre ère. De plus, ils affirment que l’effusion de l’Esprit est l’expérience de tous les chrétiens jusqu’à la fin de l’histoire de l’humanité sans que ce soit nécessairement accompagné des signes miraculeux qui ont marqué l’inauguration de l’Église.
Certains théologiens, dont G. K. Beale, font le rapprochement avec la gloire de Dieu qui a rempli le temple lors de son inauguration [1 Rois 8.10-11] et les langues de feu qui ont accompagné l’inauguration de l’Église, nouveau temple de Dieu. La présence de Dieu au temple de Jérusalem n’exigeait pas la permanence des manifestations qui ont marqué l’inauguration. De la même façon, les langues de feu à la Pentecôte peuvent très bien n’avoir été réservées que pour ce jour significatif.
Là où tous les théologiens s’entendent, c’est sur la certitude des promesses de Dieu incluant le retour glorieux de Jésus-Christ. Et durant notre séjour actuel, l’Esprit nous est donné.
Père céleste, nous constatons que c’est toi qui as fixé les temps, les saisons, les étapes de la réalisation de ton plan. Nous voulons te louer pour l’effusion du St-Esprit qui est beaucoup plus qu’une visite. Tu habites en chacun de nous définitivement par ton Esprit. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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