Située au 986 Montée Lapierre (près de la rte 132), à Contrecœur, cette petite maison de ferme a été construite en 1943, sur des fondations plus anciennes (probablement du XIXe siècle). Il était marié à Eunice Tremblay et le couple avait six enfants, deux filles (Catherine et Rosanne) et quatre garçons (Gilles, Denis, Albert et Yves). Le 3 avril 1963, l’aîné des garçons, Gilles (24 ans) s’est suic
idé en se pendant dans l’escalier menant au deuxième étage. Malgré ce drame, la famille Fortin n’a jamais rapporté le moindre fait paranormal, jusqu’à ce que Rosanne, la fille aînée, vende la maison en 1977. Les nouveaux propriétaires, Jean-Michel et Françoise Arsenault — et leurs deux enfants, Stéphanie et Gabrielle — y ont emménagé en septembre 1977. Dès les premiers mois, ils ont rapporté qu’ils entendaient, la nuit, des bruits de pas dans l’escalier menant à la mansarde (là où s’est suicidé Gilles Fortin). Au début, le couple a attribué ces manifestations à des « bruits normaux », refusant d’y voir quelque phénomène paranormal. Les Arsenault ont commencé à se poser des questions lorsque les enfants ont dit apercevoir, la nuit, dans l’entrebâillement de la porte de leur chambre (aménagées dans la mansarde), la silhouette d’un homme grand et mince (Gilles Fortin mesurait plus de 6 pieds et était extrêmement svelte). Les Arsenault auraient alors contacté un médium qui aurait tenu un « rituel de purification »… mais apparemment sans succès. Les apparitions de cet homme « grand et mince » ont perduré jusqu’en 1981, année où les Arsenault ont quitté les lieux. La maison — et les bâtiments agricoles attenants à la résidence — est demeurée vacante jusqu'à l’été de 1982. Ce sont les Gauthier (Carmen, André et leurs deux fils, Alexandre et Benoît) qui y ont emménagé. Ils ont habité l’endroit jusqu’en 1996. Durant ces quatorze années d’occupation, nous ignorons s’ils ont vécu quoi que ce soit de paranormal. Après le départ des Gauthier, les Vézina ont emménagé en octobre 1996. D’après un article paru dans un journal local, ils auraient commencé à vivre des phénomènes étranges deux ou trois ans après leur arrivée. Il y a d’abord eu des bruits dans l’escalier, l’apparition d’odeurs nauséabondes et la présence, même en hiver, de mouches et d’autres insectes. La fille des Vézina, Julie (âgée de 6 ans au début des manifestations) a commencé à voir un « monsieur » qui, la nuit, apparaissait au pied de son lit. Au fil du temps, les Vézina ont appris à vivre avec ces manifestations. Malheureusement, en 2010, Julie a été diagnostiquée d’un cancer des ganglions (maladie d’Hodgkin). Elle est décédée au printemps de 2011, dans sa chambre située dans la mansarde. Les Vézina ont vendu la maison peu après le décès de leur fille. En 2012, la maison a été rachetée par Yvon et Ginette Rocher, parents de deux jeunes garçons. Les Rocher, des agriculteurs maraîchers — originaires de la Beauce —, n’ont habité les lieux qu’une année. Ils ont confié à des aides de ferme qu’ils leurs arrivaient de voir des « spectres noirs » dans la maison et d’être réveillés par des bruits de pas, comme si quelqu’un arpentait les pièces de la maison. Ils disaient aussi sentir une odeur de pourriture dont ils n’arrivaient pas à localiser la source. Certains matins, ils se réveillaient aussi pour découvrir leur maison envahie par des dizaines de mouches. Les Rocher ont abandonné brusquement leur maison, laissant sur place certaines de leurs possessions. La maison est abandonnée depuis…
Il y a quelques jours, nous nous sommes rendus sur place et avons pris quelques photographies.