Archidiocèse de Parakou

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Quelques photos du 72e Pélerinage marial  national à Dassa
24/08/2026

Quelques photos du 72e Pélerinage marial national à Dassa

Dassa-Zoumè : près de 200 000 pèlerins réunis à Arigbo autour du Christ, avec MarieDu 21 au 23 août 2026, la Grotte mari...
24/08/2026

Dassa-Zoumè : près de 200 000 pèlerins réunis à Arigbo autour du Christ, avec Marie

Du 21 au 23 août 2026, la Grotte mariale Notre-Dame de la Paix et de l’Unité d’Arigbo, à Dassa-Zoumè, a accueilli le 72ᵉ pèlerinage national marial. Près de 200 000 pèlerins, selon les estimations du Recteur du sanctuaire, ont convergé vers ce haut lieu de foi pour trois jours de prière, d’écoute de la Parole de Dieu, de célébrations et de fraternité ecclésiale. La Messe de clôture, présidée par S. Ém. le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, a constitué le point culminant de ce grand rassemblement marial.

Arigbo, cœur battant de l’Église-famille du Bénin

Pendant trois jours, Dassa-Zoumè est devenue le point de convergence des fils et filles de l’Église catholique du Bénin. Venus des différents diocèses du pays, les pèlerins ont marché vers la Grotte Notre-Dame d’Arigbo, dans un même élan de foi et de confiance en Dieu.

Ce 72ᵉ pèlerinage national, organisé dans le prolongement de la solennité de l’Assomption, a été placé sous le regard maternel de la Vierge Marie, vénérée à Arigbo comme Notre-Dame de la Paix et de l’Unité. Dans la prière, le chapelet, les enseignements et les célébrations eucharistiques, les pèlerins ont été invités à redécouvrir la centralité du Christ et à renouveler leur engagement chrétien.

La forte mobilisation enregistrée témoigne de l’attachement du peuple béninois à ce rendez-vous spirituel devenu, au fil des années, l’un des grands temps forts de la vie de l’Église au Bénin.

Une impressionnante communion ecclésiale

La Messe solennelle de clôture, célébrée le dimanche 23 août, a donné une expression particulièrement forte à cette communion. Elle a été présidée par S. Ém. le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, entouré de l’ensemble des évêques du Bénin.

À leurs côtés, un grand nombre de prêtres et de religieux ont concélébré l’Eucharistie, donnant à cette célébration les dimensions d’une véritable manifestation de l’unité de l’Église-famille de Dieu au Bénin.

La présence remarquée de nombreuses consacrées, fidèles laïcs ainsi que des autorités politiques de haut rang, de responsables civils et administratifs et de têtes couronnées a également marqué cette célébration. Dans un contexte national où la paix, l’unité, la cohésion sociale et la fraternité demeurent des enjeux essentiels, cette présence a donné un relief particulier au message spirituel porté par le pèlerinage.

« Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant »

Prenant appui sur l’Évangile de saint Matthieu proposé pour cette Messe de clôture, le Cardinal Nzapalainga a placé la profession de foi de Pierre au cœur de son homélie : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16,16).

Pour le Cardinal, cette parole constitue le sommet du cheminement des disciples et le fondement de toute vie chrétienne. Il a invité les pèlerins à dépasser les images partielles ou déformées de Jésus pour accueillir pleinement le mystère de Celui qui est à la fois le Christ, Messie, Roi et Pasteur, et le Fils unique du Dieu vivant.

La question posée par Jésus à ses disciples — « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » — demeure ainsi une question actuelle adressée à chaque baptisé. Le pèlerinage ne saurait être uniquement un déplacement géographique ou une expérience émotionnelle : il doit conduire à une rencontre renouvelée avec le Christ et à une profession de foi vécue dans la vie quotidienne.

Le Cardinal a également rappelé que la foi de Pierre n’est pas d’abord le fruit d’une capacité humaine, mais un don reçu du Père. Cette foi conduit ensuite à la mission : Pierre devient la pierre visible sur laquelle le Christ bâtit son Église, laquelle demeure fondée sur l’unique pierre véritable qu’est Jésus-Christ.

Une Église qui demeure debout

Dans un monde marqué par les crises, les bouleversements et les incertitudes, la parole du Christ — « la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle » — a résonné avec une force particulière.

Le Cardinal a rappelé que, depuis deux mille ans, l’Église a traversé persécutions, crises, bouleversements historiques et oppositions de toutes sortes. Des empires ont disparu, des idéologies se sont effondrées, mais l’Église demeure parce que son fondement n’est pas humain : il est Jésus-Christ, le Ressuscité, vainqueur de la mort.

Cette conviction constitue aussi un appel à la confiance et à l’espérance pour les chrétiens du Bénin : demeurer fermes dans la foi, enracinés dans le Christ et engagés pour la paix et la fraternité.

« Avec Marie, aimons les pauvres »

L’un des accents forts du pèlerinage a été l’appel à faire de la foi une charité concrète. Le Cardinal a rappelé que le véritable fruit du pèlerinage ne se mesure pas seulement au nombre de participants, ni à l’intensité des célébrations, mais « à la profondeur de notre foi et à la qualité de notre charité ».

L’enseignement reçu au cours du pèlerinage autour de l’amour des pauvres a ainsi trouvé son prolongement dans l’appel à porter une attention particulière aux personnes vulnérables : jeunes en situation de désespoir, familles divisées, personnes âgées abandonnées, malades oubliés, personnes déplacées par les violences, veuves et orphelins.

« Avec Marie, aimons les pauvres » : telle est l’une des invitations fortes que les pèlerins sont appelés à rapporter dans leurs communautés. Le pèlerinage devient ainsi un chemin de conversion qui doit se traduire par davantage de compassion, de solidarité et de proximité avec les personnes blessées par la vie.

D’Arigbo, un appel à la paix et à l’unité

La vocation particulière du sanctuaire d’Arigbo, placé sous le patronage de Notre-Dame de la Paix et de l’Unité, a naturellement donné une tonalité particulière à la prière finale.

Dans sa litanie mariale, le Cardinal a évoqué les différents sanctuaires et lieux mariaux du Bénin, comme autant de visages d’une même foi et d’une même espérance. De Kandi à Allada, de Bembéréké à Porto-Novo, de Lokossa à Djougou, de Natitingou à Abomey, de Parakou à Dassa-Zoumè, Marie a été invoquée comme Mère qui accompagne, console, réconcilie, protège et conduit vers le Christ.

À Notre-Dame de Dompargo, dans le diocèse de Djougou, le Cardinal a demandé que Marie guide les fidèles « sur les pas du Christ ». À Arigbo, il l’a suppliée d’obtenir « la paix et l’unité dans nos pays ».

L’aboutissement d’un grand pèlerinage à travers le Bénin

Le pèlerinage de Dassa-Zoumè revêtait cette année une signification supplémentaire. Il venait en effet couronner le vaste périple entrepris par le Cardinal Nzapalainga depuis son arrivée au Bénin, le 11 août 2026.

Dès sa descente d’avion à l’aéroport international de Cotonou, le Cardinal a entrepris un véritable pèlerinage à travers l’Église du Bénin, parcourant presque tous les diocèses du pays. Du nord au sud, de l’est à l’ouest, il est allé à la rencontre des communautés chrétiennes dans un esprit de visite fraternelle et d’amitié entre Églises sœurs.

Ce long parcours a été marqué par des rencontres avec les évêques, les prêtres, les consacrés et les fidèles, mais aussi par des moments de communion avec les autorités civiles, politiques, administratives et traditionnelles. Il a permis de tisser davantage les liens fraternels entre les Églises particulières du Bénin et l’Église de Bangui dont le Cardinal Nzapalainga est l’Archevêque Métropolitain.

Ainsi, la rencontre de Dassa-Zoumè apparaît comme le couronnement naturel de ce pèlerinage fraternel : après avoir parcouru les routes du Bénin et rencontré son peuple, le Cardinal a rejoint avec lui la maison de Marie pour célébrer le Christ, écouter sa Parole et rendre grâce.

Repartir d’Arigbo transformés

Au terme de ces trois jours, les près de 200 000 pèlerins sont invités à reprendre la route de leurs diocèses, paroisses, familles et communautés avec une foi renouvelée.

Le pèlerinage s’achève, mais la mission commence. La véritable grâce d’Arigbo devra désormais se traduire dans les relations familiales, dans la vie sociale, dans les engagements professionnels, dans la solidarité envers les plus pauvres et dans le témoignage quotidien de l’Évangile.

Le message du Cardinal résonne alors comme une feuille de route : confesser Jésus comme le Christ, le Fils du Dieu vivant ; demeurer enracinés dans l’Église ; vivre la foi dans la charité ; aimer les pauvres ; travailler à la paix et à l’unité.

En quittant la Grotte d’Arigbo, les pèlerins peuvent reprendre à leur compte la prière du psalmiste : « De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce : tu as entendu les paroles de ma bouche » (Ps 137,1).

Et, dans la confiance, avec Marie, reprendre la route en chantant : « Mi kpa wè, ô ô Maria… »

Arigbo 2026 s’achève donc comme une grande célébration de foi, de communion et d’espérance. Une Église rassemblée autour du Christ, avec Marie, repart sur les chemins du Bénin pour devenir davantage artisan de paix, de fraternité et de charité.

+ Mgr Bernard de Clairvaux TOHA, O.S.F.S.
Évêque de Djougou
Président de la Commission Épiscopale Mission et Pèlerinage

23 août - 21e Dimanche du Temps Ordinaire de l'année liturgique A Un moment solennel nous est raconté par l’évangile du ...
23/08/2026

23 août - 21e Dimanche du Temps Ordinaire de l'année liturgique A

Un moment solennel nous est raconté par l’évangile du jour (Mt 16, 13-20)), lorsque Jésus pose la question fondamentale à ses amis, «Qui suis-je ?»
Simon, pêcheur de profession et originaire de Capharnaüm, se détache du groupe et déclare courageusement : «Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant !»

Depuis sa première rencontre avec le Maître au bord du lac (Mt 4), les péripéties n’ont pas manqué: il a assisté aux miracles et entendu les discours du Maître, il a vécu l’étrange scène au milieu de la tempête nocturne (Mt 14), son cœur s’est peu à peu transformé pour s’ouvrir à l’imprévu de l’Esprit.
Jésus recueille ce fruit désormais mûr, la foi de son apôtre qui sera le socle de son Église.

On imagine l’enthousiasme du Christ, que laisse entrevoir une promesse si solennelle : «Je te donnerai les clés du royaume des Cieux…» Ce Royaume des âmes qu’Il est venu instaurer, ce Royaume qui appartient à son Père et qui est le sens de toute son existence terrestre, Il le dépose totalement entre les mains tremblantes de son disciple.

Un successeur de saint Pierre, le pape François, nous montre dans cette scène la profondeur du lien qui unit Pierre à Jésus :
« Aujourd’hui, dans la prière revenait dans mon cœur le regard de Jésus sur Pierre. Et dans l’Évangile, j’ai trouvé trois regards différents de Jésus sur Pierre. Le premier regard, se trouve au début de l’évangile de Jean, quand André va trouver son frère Pierre et lui dit : “Nous avons trouvé le Messie”. Et il le conduit à Jésus, qui fixe son regard sur lui et dit : “Tu es Simon, fils de Jonas. Tu seras appelé Pierre”. C’est le premier regard, le regard de la mission qui plus t**d, à Césarée de Philippe, explique la mission : “Tu es Pierre et sur cette pierre j’édifierai mon Église”: cela sera ta mission. Entre temps, Pierre s’était enthousiasmé pour Jésus : il suivait Jésus. […] Et que ressent l’âme de Pierre lors de ce premier regard ? De l’enthousiasme…»[Pape François, homélie du 22 mai 2015.]

Viendront ensuite d’autres regards du Christ : celui de la Compassion, devant la faiblesse de Pierre lors de la Passion ; celui de la Miséricorde, qui guérira ses blessures et le confirmera dans la charge pastorale, après la Résurrection... Ainsi l’Évangile nous présente le mystère de Pierre, dans l’alternance de misères et de grandeurs. Son cœur passe des hauteurs où l’emmène le Christ – la Transfiguration va bientôt avoir lieu (Mt 17) – aux profondeurs du péché : la semaine prochaine, Jésus lui dira sans ménagement : «Passe derrière moi, Satan !».
Toute sa vie est une illustration de cette sentence du Christ : «Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé» (Mt 23,12) [...]

L'Evangile rapporte aujourd'hui que Simon, sous l’inspiration discrète de l’Esprit, professe sa foi en la divinité de Jésus : « Tu es le Christ,
le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas :
ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela,
mais mon Père qui est aux cieux. »
Une perspective Trinitaire s’ouvre alors, et nous découvrons que Pierre fait l’objet d’un amour spécial du Père, qui passe par le Cœur de Jésus. [...]

Au-delà des conséquences juridiques des «clés du Royaume» que reçoit saint Pierre, nous voyons que Jésus veut explicitement fonder son Église sur une structure visible et organisée. Il a choisi les Douze et s’est dédié à leur formation. Il met saint Pierre à leur tête et déclare solennellement son rôle de «lier et délier». Bien des scènes de l’Évangile confirment cette volonté de Jésus : comme chrétiens du troisième millénaire, nous recevons donc de son Cœur une Église très incarnée, structurée autour des Douze et de Pierre, dont les évêques et le pape sont les successeurs pour aujourd’hui.

Mais le mystère qui vient de s’ouvrir autour de Pierre, comme un abîme d’Amour de la Trinité pour l’Église, ne pourrait être complet sans son couronnement qu’est la Croix. L’évangile de la semaine prochaine nous montrera comment Jésus essaie d’y introduire ses disciples, sans succès ; mais les deux scènes de la confession de Pierre et de sa réprobation par Jésus, que nous séparons par commodité liturgique, doivent être considérées ensemble, comme le fait le pape François :
«Jésus est frappé par la foi de Pierre, Il reconnaît qu’elle est le fruit d’une grâce, d’une grâce spéciale de Dieu le Père. Et Il révèle alors ouvertement aux disciples que ce qui l’attend à Jérusalem, c’est-à-dire que “le Fils de l’homme doit beaucoup souffrir… être tué et, après trois jours, ressusciter” (v. 31).»[Pape François, Angélus du 13 septembre 2015.]

Ainsi l’Église, dans sa réalité humaine, est issue de la volonté explicite du Christ ; l’Église est née mystiquement du cœur transpercé du Sauveur, d’où jaillissent le sang et l’eau.

Lorsque nous parlons, ou laissons parler de l’Église, avons-nous conscience que dans son aspect institutionnel elle n’est pas une simple construction humaine ? Sommes-nous convaincus qu’elle est, par ailleurs, une réalité mystique unissant tous les hommes re-nés du baptême et sauvés par la Croix ?

Au pied du mont Hermon, dans cette ville déroutante qu’est Césarée, les disciples sont ainsi plongés dans les profondeurs du Mystère de Jésus et de sa mission.

Cette scène qui pourrait sembler anodine nous présente en réalité tous les grands mystères de la foi : - la Trinité d’Amour, à l’œuvre dans l’âme de Pierre et qui s’exprime par le Cœur du Christ ;
- l’Église du Verbe incarné qui se structure dans sa hiérarchie ;
- la Croix comme lieu de la Rédemption et de naissance de l’Église, réalité mystique…

Pierre, par sa profession de foi, s’est trouvé soudain à l’intersection de ces rayons de Lumière divine et il reçut l’Église comme mission personnelle. C’est ce qui arrive à tout prêtre, dont le sacerdoce concentre tous ces mystères.

Pour conclure, nous pouvons reprendre cette prière anonyme qui joue sur le terme «clé»:

«Nous vivons, Seigneur, dans un monde fermé à double tour, verrouillé par des milliers et des millions de clés. Chacun a les siennes : celles de la maison et celles de la voiture, celles du bureau et celles de son coffre. Et comme si ce n’était rien que tout cet attirail, nous cherchons sans cesse une autre clé : clé de la réussite ou clé du bonheur, clé du pouvoir ou clé des songes…

Toi, Seigneur, qui as ouvert les yeux des aveugles et les oreilles des sourds, donne-nous aujourd’hui la seule Clé qui nous manque :
celle qui ne verrouille pas, mais libère ;
celle qui ne renferme pas nos trésors périssables, mais livre passage à ton Amour ;
celle que Tu as confiée aux mains fragiles de ton Église pour ouvrir à tous les hommes les portes du Royaume. »

👉extraits d'une Lectio divina en intégralité ici : https://lectio-divina-rc.fr/text/dimanche21_meditation/

23 août - Sainte Rose de Lima Tertiaire dominicaine - (1586-1617)Isabel Flores de Oliva est née dans la ville de Lima au...
23/08/2026

23 août - Sainte Rose de Lima
Tertiaire dominicaine - (1586-1617)

Isabel Flores de Oliva est née dans la ville de Lima au Pérou, le 20 avril 1586. Sa mère penchée sur son berceau admirant cette jolie petite fille lui donna le surnom de "Rose".

Dans la société coloniale de son temps, les classes sociales étaient clairement séparées : des familles aisées, d’autres formées de petits propriétaires, mais la grande majorité étaient des paysans traités comme des esclaves. La famille de Rosa appartenait à la classe des petits propriétaires. Ses parents s’efforcèrent de lui donner une éducation humaine sérieuse et de lui fournir en même temps une formation solide dans la foi.
Lima se distingue par une communauté pionnière en évangélisation : l’ordre Dominicain. Au couvent St Dominique, les laïcs peuvent participer à la liturgie, se rassembler pour méditer la Parole de Dieu et collaborer temporairement aux postes missionnaires ou « doctrines ».

Sainte Rose de Lima adolescente vit un dilemme intérieur : d’une part elle se sent appelée à la vie religieuse contemplative et, d’autre part, elle perçoit l’appel impérieux d’accomplir sa vocation à l’intérieur de sa famille, en travaillant pour le Royaume de Dieu dans le monde.

En 1606, à l'âge de 20 ans, elle trouve le chemin : elle veut être pauvre pour une fraternité universelle en rentrant dans le mouvement laïc de l’Ordre des Prêcheurs. Comme Dominicaine laïque elle dispense alors plusieurs cours aux enfants, y compris des cours de musique (guitare, harpe, cithare) mais travaille aussi chez elle comme jardinière ou comme couturière afin de contribuer à la subsistance de sa famille menacée économiquement. Dans ce foyer la vie est simple, mais le nécessaire ne manque jamais.

Elle participe à l’Eucharistie au couvent Saint Dominique. Au fond de sa maison, elle construit une maisonnette afin de mieux vivre l’Evangile dans la prière ; là elle entre en communion avec Dieu, avec les hommes et avec la nature. Seul Dieu la rétribue, et elle se forge comme une femme « contemplative dans le secret ». Cela va la conduire à une série de mortifications. Dans ses écrits, elle explique que la mortification est nécessaire pour être comblé par l’Esprit de Dieu, pour vivre orienté par l’Esprit Saint, et pour renouveler la face de la terre à partir de l'offrande de soi-même à Dieu. Face à ses prochains, elle est une femme sympathique : elle excuse les torts des autres, pardonne les insultes, s’efforce de convertir les pécheurs et de les ramener sur le bon chemin, assiste les malades.... Elle s’efforce de vivre dans la miséricorde et la compassion.

Rose de Lima ressent une profonde vénération pour Sainte Catherine de Sienne, avec laquelle on observe une affinité surprenante. Amoureuse de la solitude, elle consacra une grande partie de son temps à la contemplation, désirant aussi introduire les autres dans les arcanes de la « prière secrète », désir auquel elle a consacré des livres spirituels. Elle encourage les prêtres à attirer tout le monde à l’amour de la prière.
Elle se réfugie souvent au petit ermitage qu’elle a construit dans le jardin de ses parents, et ouvrira son âme à l’œuvre missionnaire de l’Eglise avec un zèle ardent pour le salut des pécheurs et des « Indiens », pour qui elle souhaitait donner sa vie et se soumettait volontiers à toutes sortes d‘austérités et de souff¬rances, pour les gagner au Christ.

Pendant quinze ans, elle souffrira une grande aridité spirituelle qui sera pour elle comme un creuset purifiant. Elle se distinguera aussi par ses œuvres de miséricorde. Santa Rosa de Lima brûle d’amour envers Jésus Eucharistie et dans une piété profonde pour sa Mère, dont elle propage le rosaire avec un zèle infatigable, estimant que chaque chrétien « doit prêcher le rosaire par la parole après l’avoir gravé dans le cœur ».

Elle décède à l’âge de trente et un an à Lima le 24 août 1617. Son corps est vénéré à la Basilique dominicaine de Saint Dominique à Lima.

Rose de Lima a été béatifiée en 1668 par Clément IX (Giulio Rospigliosi, 1667-1669) et canonisée, le 12 avril 1671, par Clément X (Emilio Altieri, 1670-1676).
Toute l’Amérique Méridionale et les Philippines la vénèrent comme sainte patronne.

Elle est fêtée le 30 août jusqu'en 1970, puis fêtée le 23 août, sauf au Pérou où la date initiale est conservée. . Tous les ans, à l'occasion de la solennité de sainte Rose de Lima, le 30 août (jour férié au Pérou), sa statue est portée en procession de la cathédrale de Lima jusqu'au sanctuaire qui lui est dédié, c'est-à-dire jusqu'à la basilique Notre-Dame du Rosaire du monastère Saint-Dominique, où son corps repose désormais aux côtés de ceux de saints Martin de Porrès et Jean Macias.

📷 sainte Rose de Lima selon le peintre espagnol Claudio Coello (1642–1693) - Museo de la Trinidad à Madrid (España)

Vivez en direct la *Messe pontificale* à l'occasion de la 72ᵉ édition du pèlerinage marial à la grotte Notre-Dame d'Arig...
23/08/2026

Vivez en direct la *Messe pontificale* à l'occasion de la 72ᵉ édition du pèlerinage marial à la grotte Notre-Dame d'Arigbo de DASSA-ZOUME ce dimanche 23 août à partir de *09h30* sur votre chaîne de télévision catholique Lumen Christi TV. Cette célébration sera présidée par le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui (Centrafrique).

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Oraison et bénédictionDieu qui as voulu que la Mère de ton Fils soit notre Mère et notre Reine, fais que, soutenus par s...
22/08/2026

Oraison et bénédiction
Dieu qui as voulu que la Mère de ton Fils soit notre Mère et notre Reine, fais que, soutenus par son intercession, nous obtenions dans le ciel la gloire promise à tes enfants.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'il nous garde de tout mal, et nous conduise à la vie éternelle. Amen.

21 août - Bx Ladislas FindyszPrêtre et martyr († 1964)Ladysłas Findysz  fils de Stanislas Findysz et de Apolline Rachwał...
21/08/2026

21 août - Bx Ladislas Findysz
Prêtre et martyr († 1964)

Ladysłas Findysz fils de Stanislas Findysz et de Apolline Rachwał, paysans de vieille tradition catholique, naît à Krościenko Niżne près de Krosno en Pologne le 13 décembre 1907.

En 1919 il termine l’école élémentaire tenue par les Sœurs féliciennes (CSSF) à Krościenko Niżne puis entre au lycée d’État. Jeune lycéen, il devient membre de la Congrégation mariale. En mai 1927, il subit avec succès les examens du baccalauréat et prend part à la retraite spirituelle organisée pour les bacheliers.

En automne 1927, il entre au Grand Séminaire à Przemyśl et commence les études de philosophie et de théologie. Sa formation au sacerdoce s’effectue sous la direction du Recteur, le bienheureux abbé Jean Balicki. Son ordination sacerdotale, reçue le 19 juin 1932 en la cathédrale de Przemyśl des mains de l’évêque du diocèse Monseigneur Anatole Nowak, est comme le couronnement de cette période de formation.

Après un mois de vacances, le 1er août 1932, l’abbé Findysz assume la fonction de second vicaire dans la paroisse de Borysław (aujourd’hui en Ukraine). Nommé vicaire de la paroisse de Drohobycz (aujourd’hui en Ukraine) le 17 septembre 1935, il est transféré à la paroisse de Strzyżów dont il est nommé administrateur le 22 septembre 1939. Par la suite, il reçoit sa nomination de vicaire à Jasło le 10 octobre 1940 et, le 8 juillet 1941, celle d’administrateur de la paroisse de Nowy Żmigród. Au bout d’un an, le 13 août 1942, il est nommé curé de cette même paroisse.

Dans l’après-guerre, sous le régime communiste, son activité pastorale est rendue difficile. L’abbé Findysz poursuit l'œuvre de régénérescence spirituelle et morale de sa paroisse et s'emploie à protéger les fidèles, en particuliers les jeunes, de l’athéisme communiste massivement et systématiquement professé ; il vient aussi en aide, aux besoins matériels, des habitants de la paroisse, indépendamment de leur nationalité ou de leur confession ; il secourt de nombreuses familles d’origine Łemki (des gréco catholiques) sévèrement persécutées par les autorités communistes et menacées d’être expulsées sans ménagement de leurs lieux de résidence.

Le travail pastoral de l’abbé Findysz s’avère des plus gênants pour les autorités communistes.
Jusqu’en 1946, il est surveillé par les services secrets.
En 1952, les autorités académiques lui interdisent d’enseigner le catéchisme au lycée. Il ne peut non plus se consacrer à l'ensemble du territoire de sa paroisse puisque les Autorités du secteur repoussent par deux fois au moins (en 1952 et 1954) sa demande de permis de séjour dans la zone frontalière où est située une fraction de sa paroisse.

les Autorités ecclésiastiques quant à elles, le considèrent comme un curé plein de zèle : il est honoré de l’Expositorio Canonicali en 1946, du Rochet et de la Mantelleta en 1957, année où il est nommé vice doyen et enfin, en 1962, doyen du Doyenné de Nowy Żmigród .

En 1963 débute pour lui l’activité pastorale liée aux «Œuvres conciliaires de bonté» (pour la promotion spirituelle du Concile Vatican II)

Par l’envoi de lettres pressantes aux paroissiens menant une vie religieuse et morale désordonnée, il exhorte et encourage à revenir à la vie chrétienne.
Les Autorités communistes répondent à cette démarche par une grande sévérité et l’accusent de contraindre les fidèles à pratiquer et à assister aux rites religieux.

Le 25 novembre 1963, il est arrêté et incarcéré à la prison du château de Rzeszów. Au terme de son procès il est condamné à deux ans et six mois de réclusion. La motivation de l’enquête, de l’inculpation et de la condamnation était fondée sur le Décret relatif à la protection de la liberté de conscience et de religion du 5 août 1949, en réalité un simple instrument dans les mains des autorités communistes pour limiter et éliminer la foi et l’Eglise catholique de la vie publique et privée en Pologne.
L’abbé Findysz fut ainsi publiquement discrédité, calomnié et condamné au travers de campagnes de presse. Il est incarcéré dans la même prison du Château de Rzeszów où il est soumis à des mauvais traitements et des humiliations physiques, psychiques et spirituelles. Puis il est transféré à la Prison Centrale, à Cracovie, le 25 janvier 1964.

Peu avant d’être arrêté (en septembre 1963), l'abbé Findysz, subit une lourde intervention chirurgicale pour l’ablation de la glande tyroïde à l’hôpital de Gorlice. Son état de santé demeure incertain en raison de possibles complications. Il passe sa convalescence sous traitement et sous surveillance médicale dans l’attente d’une seconde intervention, prévue initialement pour le mois de décembre de la même année, dans le but, cette fois, de résorber une tumeur de l'œsophage et à l'estomac. Par manque de traitements et de médecins spécialistes mais surtout en raison de l’impossibilité de pratiquer l’intervention chirurgicale à l'œsophage et à l’estomac sa santé décline. Concrètement, il est condamné à une mort à petit feu. La maladie progresse de manière continue comme l’attestent les examens pratiqués dans les différents hôpitaux des prisons de Rzeszów et de Cracovie. Au vu du compte rendu des premiers examens (du 9 décembre 1963), le médecin de la prison avait déjà constaté la progression d'une possible tumeur à l'œsophage.

Dès l’annonce de sa condamnation à la détention carcérale, tant son avocat que la Curie épiscopale de Przemysl présentent des recours devant la procure et le tribunal de Rzeszów afin de suspendre l’application de la sentence en raison de la santé précaire du l'abbé Findysz dont la vie est directement menacée. Les requêtes, plusieurs fois rejetées, ne sont finalement accueillies par le Tribunal Suprême de Varsovie qu’à la fin du mois de février 1964. Il est libéré sous condition dans un état d’extrême épuisement.

Au matin du 21 août 1964, après avoir reçu les derniers Sacrements, il décède au presbytère de Nowy Żmigród et est enterré le 24 août dans le cimetière paroissial de cette même localité.

Le 27 juin 2000, l’Évêque de Rzeszów, Monseigneur Kazimierz Górny, suite aux nombreuses demandes des fidèles, ouvre une enquête canonique en vue de la béatification du Ladislas Findysz.

Durant l’étape romaine de la cause de béatification, les Théologiens Consulteurs puis les Cardinaux, Archevêques et Évêques, Membres de la Congrégation, ont reconnu que l’abbé Ladislas Findysz, a été arrêté et condamné par les autorités communistes en raison de l’annonce de l’Évangile et que son incarcération comme les souffrances physiques, psychiques et spirituelles qui lui furent infligées ont causé sa mort. Pour toutes ces raisons, il convenait de reconnaître l’abbé Findysz martyre de la foi.

L'abbé Ladislas Findysz a été béatifié le 19 juin 2005, à Varsovie, par le cardinal Józef Glemp, primat de Pologne, qui représentait le pape Benoît XVI.

21 août - Saint Pie XJoseph SartoPape (257e) - MémoireGiuseppe Sarto, tel était son nom, naît à Riese (Trévise, Italie) ...
21/08/2026

21 août - Saint Pie X
Joseph Sarto
Pape (257e) - Mémoire

Giuseppe Sarto, tel était son nom, naît à Riese (Trévise, Italie) le 2 juin 1835 et baptisé à la paroisse Saint-Matthieu le lendemain. Après deux ans dans la petite école de Riese, il poursuit ses études primaires à Castelfranco de Vénitie. Il reçoit sa première communion à Riese, aux Pâques 1847 (6 avril).
Il entre au séminaire de Padoue, le 13 novembre 1850, où il reste neuf ans. Tonsuré à la cathédrale d'Asolo, le 20 septembre 1851, il reçoit les deux premiers ordres mineurs en novembre 1856 et les deux autres le 6 juin 1857.

Il est ordonné sous-diacre le 19 septembre 1857 et diacre le 27 février 1858.

Il reçoit l'ordination sacerdotale dans la cathédrale de Castelfranco le 18 septembre 1858 ; célèbre sa première messe, le lendemain, à Riese et, le 29 novembre 1858, prend son poste de vicaire à Tombolo.

Nommé curé de Salzano, le 21 mai 1867, don Giuseppe Sarto quitte sa paroisse le 16 septembre 1875 pour devenir chanoine de Trévise.

Directeur du séminaire et chancelier épiscopal (28 novembre 1875). Primicier de la cathédrale le 12 juin 1879, il est, à la mort de l'évêque, élu par le chapitre vicaire capitulaire (27 novembre 1879).

Nommé à l'évêché de Mantoue en septembre 1884, il est sacré à Rome, dans l'église Saint-Apollinaire, le 23 novembre 1884, et entre à Mantoue le 18 avril 1885.

Créé cardinal du titre de Saint-Bernard des Thermes au Consistoire secret du 12 juin 1893, il est trois jours après promu patriarche de Venise où il ne peut entrer que le 24 novembre 1894 puisque le gouvernement italien n'a donné son exequatur que le 5 septembre 1894.

Élu pape le 4 août 1903, il prend le nom de Pie X, il est couronné le 9 août 1903.

Pie X passa de la terre au ciel durant la nuit entre le 20 et 21 août 1914 ; sa dépouille est déposée dans les Grottes vaticanes le 23 août 1914.

Pie X a été béatifié le 03 juin 1951 par le vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) et proclamé saint, le 29 mai 1954, par le même Pape.

Le pontificat de saint Pie X a laissé une marque indélébile dans l’histoire de l’Eglise et fut caractérisé par un effort important de réforme, résumé dans la devise Instaurare omnia in Christo, «Renouveler toute chose dans le Christ». En effet, ses interventions bouleversèrent les divers milieux ecclésiaux. Dès le début, il se consacra à la réorganisation de la Curie Romaine; puis il lança les travaux de rédaction du Code de Droit canonique, promulgué par son successeur Benoît XV. Il promut ensuite la révision des études et de l’«iter» de formation des futurs prêtres, en fondant également divers séminaires régionaux, équipés de bibliothèques de qualité, et de professeurs bien préparés. Un autre domaine important fut celui de la formation doctrinale du Peuple de Dieu. Depuis les années où il était curé, il avait rédigé lui-même un catéchisme et au cours de son épiscopat à Mantoue, il avait travaillé afin que l’on parvienne à un catéchisme unique, sinon universel, tout au moins italien. En authentique pasteur, il avait compris que la situation de l’époque, notamment en raison du phénomène de l’émigration, rendait nécessaire un catéchisme auquel chaque fidèle puisse se référer indépendamment du lieu et des circonstances de vie. En tant que Souverain Pontife, il prépara un texte de doctrine chrétienne pour le diocèse de Rome, qui fut diffusé par la suite dans toute l’Italie et le monde. Ce catéchisme appelée «de Pie X» a été pour de nombreuses personnes un guide sûr pour apprendre les vérités de la foi en raison de son langage simple, clair et précis et de sa présentation concrète.

Il consacra une grande attention à la réforme de la Liturgie, en particulier de la musique sacrée, pour conduire les fidèles à une vie de prière plus profonde et à une participation plus pleine aux sacrements. Dans le Motu proprio Parmi les sollicitudes (1903), première année de son pontificat, il affirma que le véritable esprit chrétien a sa source première et indispensable dans la participation active aux sacro-saints mystères et à la prière publique et solennelle de l’Eglise (cf. AAS 36 [1903], 531). C’est pourquoi, il recommanda de s’approcher souvent des Sacrements, encourageant la pratique quotidienne de la communion, bien préparés, et anticipant de manière opportune la première communion des enfants vers l’âge de sept ans, «lorsque l’enfant commence à raisonner» (cf. S. Congr. de Sacramentis, Decretum Quam singulari: AAS 2 [1910], 582).

« Saint Pie X nous enseigne à tous qu’à la base de notre action apostolique, dans les différents domaines dans lesquels nous œuvrons, doit toujours se trouver une intime union personnelle avec le Christ, à cultiver et à accroître jour après jour. Ceci est le noyau de tout son enseignement, de tout son engagement pastoral. Ce n’est que si nous aimons le Seigneur, que nous serons capables de conduire les hommes à Dieu et de les ouvrir à son amour miséricordieux et ouvrir ainsi le monde à la miséricorde de Dieu. » (Benoît XVI - Audience Générale du 18 août 2010)

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