Groupe As-Salam

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28/07/2026

*Quatrième axe : Pourquoi l'Islam n'a-t-il pas aboli l'esclavage par une décision tranchée ?*

Cher lecteur, nous arrivons maintenant à l'étape la plus importante, la question qui habite l'esprit de chaque jeune : si l'Islam déteste l'esclavage à ce point et cherche à en tarir les sources, pourquoi aucun verset coranique n'est-il descendu pour dire clairement « l'esclavage est interdit », mettant fin à l'affaire comme cela a été fait pour le vin et les jeux de hasard ? Et pourquoi l'Islam a-t-il maintenu l'asservissement des prisonniers de guerre ?

C'est ici que se manifeste la sagesse du Créateur, ainsi que la politique légale profonde qui considère les aboutissements des choses, et ne traite pas la réalité avec une émotion superficielle, mais avec un réalisme qui sauve l'humanité.

Voici les raisons logiques et politiques qui expliquent ce génie législatif :

*1. La progressivité législative et la protection des esclaves eux-mêmes :*

L'esclavage à cette époque n'était pas une pratique marginale, mais constituait « l'infrastructure » de l'économie mondiale.

Les esclaves représentaient la main-d'œuvre dans l'agriculture, l'industrie et les services. Si une décision soudaine avait libéré des millions d'esclaves du jour au lendemain, une double catastrophe se serait produite : d'abord économique, avec l'effondrement complet de la société ; ensuite, plus grave encore, le déracinement des esclaves eux-mêmes ! L'esclave de cette époque ne possédait ni maison, ni argent, ni métier indépendant.

Jeter soudainement des millions d'esclaves dans les rues signifiait les transformer en mendiants, en voleurs, ou les vouer à la mort par la faim.

C'est pourquoi l'Islam a traité la question par « la progressivité ». Il les a maintenus sous la tutelle de leurs maîtres qui les nourrissaient et les vêtaient, tout en leur ouvrant les portes de l'affranchissement et du contrat de rachat (mukâtaba), afin que l'esclave accède à la liberté en possédant argent, métier et capacité d'intégration dans la société comme un être humain productif et autonome.

*2. La loi de réciprocité et la dissuasion militaire :*

Comme mentionné dans le deuxième axe, l'Islam a fermé toutes les portes de l'asservissement, n'en laissant qu'une seule ouverte : celle des « prisonniers de guerres légitimes ».

Pourquoi l'Islam a-t-il maintenu cette porte ?

La réponse réside dans « le droit de la guerre mondial » de cette époque. Tous les empires (Perses, Byzantins, tribus arabes) asservissaient les prisonniers musulmans, prenant leurs femmes et leurs enfants comme butin.

Si l'Islam avait décidé unilatéralement d'abolir l'asservissement des prisonniers, libérant les captifs ennemis et les renvoyant chez eux, tandis que l'ennemi continuait d'asservir les fils et les femmes des musulmans, cela aurait constitué une faille stratégique et militaire grave !

Cette faille aurait encouragé les ennemis à s'en prendre au sang des musulmans, sachant que s'ils l'emportaient ils asserviraient les musulmans, et s'ils étaient vaincus et capturés, ils rentreraient libres et honorés.

Le maintien de l'asservissement des prisonniers fonctionnait donc comme une « arme de dissuasion réciproque », afin que l'ennemi sache qu'il serait traité par la même arme qu'il brandissait contre les musulmans.

*3. L'asservissement, un choix politique et non une obligation religieuse (le point le plus important) :*

L'un des concepts les plus méconnus est que l'Islam « n'a pas rendu obligatoire » l'asservissement des prisonniers de guerre, mais en a fait une simple « option » parmi plusieurs, laissée à l'appréciation du dirigeant des musulmans selon l'intérêt politique.

Le Coran a défini le traitement des prisonniers dans le verset : « Soit par grâce, soit contre rançon, jusqu'à ce que la guerre dépose ses fardeaux ».

Le dirigeant peut donc leur faire grâce (les libérer gratuitement), les échanger contre rançon (contre des prisonniers musulmans ou de l'argent), ou les asservir si la nécessité militaire et le principe de réciprocité l'exigent.

Ainsi, l'asservissement en Islam n'est pas un principe sacré, mais une exception imposée par les circonstances du combat.

*4. L'Islam et les conventions internationales contemporaines :*

Sur cette base, lorsque le monde a évolué et que les nations ont convenu, à l'époque moderne, de signer des traités internationaux (comme les Conventions de Genève) interdisant l'asservissement des prisonniers de guerre et abolissant totalement l'esclavage, l'Islam a été le premier à accueillir et soutenir ce consensus mondial !

Pourquoi ? Parce que ce consensus réalise « le grand objectif » que l'Islam poursuivait depuis le début : tarir les sources de l'esclavage. Et parce que la charia islamique impose le respect des engagements et des traités internationaux qui ne contredisent pas les fondements de la religion, selon le verset : « Ô vous qui croyez, respectez vos engagements ».

Et puisque l'ennemi s'est engagé à ne plus asservir les prisonniers musulmans, la justification de la réciprocité est tombée, et l'interdiction de l'esclavage aujourd'hui est devenue pleinement conforme aux finalités de la charia islamique et aux prérogatives du dirigeant.

*Conclusion et message final :*

Cher lecteur, au terme de ce parcours historique et législatif, relève la tête avec fierté de ta religion. L'Islam n'est pas venu asservir les hommes libres, mais libérer les esclaves dans un monde qui respirait l'injustice.

L'Islam a traité l'esclavage comme une maladie grave enracinée dans le corps de l'humanité : il n'a pas amputé le membre malade au risque de tuer le patient, mais lui a administré le remède à doses calculées, tarissant ses sources, élargissant ses issues, préservant la dignité de ceux qui en étaient frappés, jusqu'à ce que l'humanité en guérisse totalement.

Voilà la religion de la miséricorde, de la justice et du réalisme. Louange à Dieu pour la grâce de l'Islam, et louange à Dieu qui a fait de nous Ses seuls serviteurs, libres de tout le reste.

Dr. Ahmed Bahdar

28/07/2026

*Le troisième axe : Le progrès humain sans précédent dans le traitement des esclaves et la préservation de leur dignité*

Cher lecteur, alors que le plan génial de l'Islam pour assécher les sources de l'esclavage et élargir les issues vers l'affranchissement opérait avec discrétion et progressivité, une question de la plus haute importance se pose ici :

Comment l'Islam a-t-il traité les esclaves déjà présents dans la société durant cette période de transition ?

Les a-t-il laissés être traités comme des « objets » ou des « biens », comme c'était le cas dans les empires antérieurs ?

C'est ici que se révèle la grandeur de la législation islamique, qui ne s'est pas contentée d'instaurer des lois pour l'affranchissement, mais qui a provoqué une révolution morale et psychologique sans précédent dans l'histoire de l'humanité, transformant l'esclave d'une « machine parlante » en un « frère en humanité et en religion », à travers des étapes concrètes et remarquables :

*1. La révolution du vocabulaire et l'abolition de l'humiliation verbale*

La première chose par laquelle l'Islam a commencé fut de restaurer le psychisme brisé des esclaves, en interdisant aux maîtres l'usage des termes qui brisent la dignité et font ressentir l'infériorité. Le Prophète ﷺ a dit : « Que nul d'entre vous ne dise "mon esclave" (‘abdî) ou "mon esclave" (amatî) ; vous êtes tous des serviteurs d'Allah, et toutes vos femmes sont des servantes d'Allah. Qu'il dise plutôt "mon garçon" (ghulâmî) et "ma fille" (jâriyatî), "mon jeune homme" (fatâya) et "ma jeune fille" (fatâtî) » (rapporté par Muslim).

Cette directive prophétique, empreinte de douceur, a effacé des décennies d'humiliation et a fait de la relation entre les deux parties une relation de sollicitude plutôt qu'une relation d'asservissement écrasant.

*2. La proclamation de la fraternité humaine et de l'égalité dans le mode de vie*

L'Islam ne s'est pas arrêté au niveau des paroles : il a obligé les maîtres à traiter les esclaves sur un pied d'égalité en matière de nourriture et de vêtement, créant un précédent qu'aucune loi positive n'avait jamais connu.

Écoutez cette déclaration prophétique éternelle : « Vos serviteurs sont vos frères, Allah les a placés sous votre autorité. Celui qui a son frère sous son autorité doit le nourrir de ce qu'il mange, le vêtir de ce qu'il porte, et ne pas lui imposer une charge qui le dépasse ; et s'il le fait, qu'il l'aide » (rapporté par al-Bukhârî).

Imaginez une société où le maître et l'esclave s'asseyaient à une même table, mangeaient de la même nourriture, portaient le même tissu, et coopéraient dans l'accomplissement du travail pénible ! Les barrières de classe se sont totalement dissoutes.

*3. La protection physique rigoureuse*

Dans les civilisations anciennes, le maître détenait le droit de tuer son esclave ou de le torturer sans aucune reddition de comptes juridique.

L'Islam est alors venu établir une clôture infranchissable autour du corps de l'esclave.

Un jour, le Prophète ﷺ passa près d'Abû Mas'ûd al-Ansârî alors qu'il frappait son jeune serviteur. Le Prophète ﷺ se mit dans une grande colère et lui dit, dans son dos : « Sache, ô Abû Mas'ûd, qu'Allah a plus de pouvoir sur toi que tu n'en as sur ce garçon. » Le fouet tomba alors de la main d'Abû Mas'ûd, saisi de respect révérenciel devant le Messager d'Allah, et il dit : « Il est libre, pour le visage d'Allah. » Le Prophète ﷺ lui répondit : « Si tu ne l'avais pas fait, le Feu t'aurait certainement touché » (rapporté par Muslim).

Bien plus, l'Islam a rendu le talion (qisâs) obligatoire entre le maître et son esclave en cas de crime. Le Prophète ﷺ a dit : « Quiconque tue son esclave, nous le tuerons ; quiconque mutile son esclave, nous le mutilerons » (rapporté par Abû Dâwûd).

*4. Les droits sociaux et religieux*

L'Islam n'a pas isolé les esclaves de la société ; il les y a intégrés et leur a accordé des droits sociaux élevés :

*1. Le droit au mariage et à fonder une famille :*
Allah a ordonné à la société de les marier et de les aider à préserver leur chasteté, en disant : « Et mariez les célibataires parmi vous, ainsi que vos esclaves, hommes et femmes, qui sont vertueux » (Sourate An-Nûr, 24:32).

*2. Le droit de diriger la prière :*
L'esclavage n'empêchait pas l'esclave de se placer devant les hommes libres et les maîtres pour diriger la prière, s'il était le meilleur récitant du Livre d'Allah parmi eux. Sâlim, l'affranchi d'Abû Hudhayfa, dirigeait ainsi en prière de grands compagnons parmi les Émigrés (Muhâjirûn) et les Auxiliaires (Ansâr) à la mosquée de Qubâ.

*3. Le respect de leur engagement et de leur protection accordée :*
Si un esclave accordait une protection (amân) à un ennemi durant la guerre, toute l'armée musulmane était tenue de respecter cette protection, selon la parole du Prophète ﷺ : « Le plus humble d'entre eux peut œuvrer pour faire respecter leur pacte de protection. »

*5. L'autonomisation scientifique et le leadership*

L'Islam ne s'est pas limité à préserver leurs droits matériels ; il leur a aussi ouvert les portes de la gloire scientifique et du leadership.

Ainsi, après la génération des Compagnons, les plus grands savants et m***is de la Communauté furent parmi les affranchis (mawâlî) : l'imam Nâfi', 'Atâ' ibn Abî Rabâh — le m***i de La Mecque —, al-Hasan al-Basrî, et Tâwûs ibn Kaysân. Ceux-ci étaient des affranchis, et pourtant les califes et les princes s'inclinaient devant eux par respect pour leur science.

Sur le plan du commandement, le Prophète ﷺ nomma Usâma ibn Zayd, fils d'un affranchi, à la tête d'une armée où se trouvaient de grands notables de Quraysh comme Abû Bakr et 'Umar, afin de démontrer au monde que la compétence et la piété sont l'unique critère de l'autorité.

*En résumé :*

L'Islam a pris la main des esclaves pour les faire passer du fond de l'humiliation au sommet de la dignité humaine. Ils ne sont plus des marchandises que l'on vend et achète sans aucune valeur, mais sont devenus des frères en religion, ayant un pacte, ayant des droits, dont les corps et les sentiments sont préservés — durant une période de transition empreinte de miséricorde, qui a préparé la voie à la disparition de ce phénomène de la société islamique, avec douceur et paix.
..... à suivre avec la quatrième et dernière partie
Dr. Ahmad Bahdar

28/07/2026

*2/4*

*Deuxième axe : La stratégie géniale de l'Islam pour assécher les sources et élargir les issues*

Cher lecteur, après avoir vu comment le monde entier sombrait dans le marécage de l'asservissement, l'Islam est venu pratiquer une « grande opération chirurgicale » sur le corps de l'humanité. L'Islam n'a pas aboli l'esclavage par une décision soudaine — nous en découvrirons la raison logique dans la dernière partie — mais il a établi un plan stratégique rigoureux reposant sur deux piliers :

*1.* Assécher les sources de l'esclavage.
*2.* Élargir les issues vers l'affranchissement.

*Premier pilier : Assécher les sources et fermer les portes absurdes de l'asservissement*

L'Islam a fermé toutes les portes qui transformaient un homme libre en esclave à l'époque préislamique et chez les autres nations :

*1. Il a aboli l'asservissement du débiteur :*
Celui qui ne pouvait rembourser sa dette n'était plus réduit en esclavage, ni lui ni sa famille ; le Coran dit : « Et si [le débiteur] est dans la gêne, qu'il bénéficie d'un délai jusqu'à ce qu'il soit plus aisé » (Sourate Al-Baqara, 2:280).

*2. Il a aboli l'asservissement du nécessiteux :*
L'Islam a interdit la vente des enfants à cause de la pauvreté, et le Trésor public (bayt al-mâl) s'est chargé de subvenir aux besoins des pauvres.

*3. Il a aboli l'asservissement des criminels :*
Le voleur se voit couper la main, le meurtrier subit le talion, mais ils ne deviennent pas pour autant esclaves de leur victime.

*4. Il a interdit formellement l'enlèvement et la piraterie :*
Il en a même fait l'un des plus grands péchés majeurs. Écoutez ce hadith effroyable qui ébranle les cœurs, où le Prophète ﷺ rapporte dans un hadith qudsî : « Trois catégories de personnes seront mes adversaires le Jour de la Résurrection... et un homme qui a vendu un homme libre et en a mangé le prix » (rapporté par al-Bukhârî).

Imaginez ! Allah, Exalté soit-Il, sera l'adversaire direct de quiconque enlève un homme libre et le vend comme esclave.

Par ce coup décisif, l'Islam a fermé toutes les sources de l'esclavage, n'en laissant subsister qu'une seule : les captifs de guerres légitimes — sujet qui comporte des aspects politiques et militaires que nous aborderons plus loin.

*Second pilier : Élargir les issues et ouvrir les portes de la liberté*

Après avoir empêché l'entrée de nouveaux esclaves sauf par la voie de la guerre, l'Islam s'est tourné vers les esclaves déjà présents dans la société, leur ouvrant des dizaines de portes vers la liberté, faisant de l'affranchissement l'un des actes les plus rapprochant d'Allah :

*1. L'affranchissement volontaire et la libération d'un esclave :*
L'Islam a fait de la libération des esclaves l'un des plus hauts degrés de la foi qui sauvent du Feu. Allah dit : « Il ne s'est point engagé dans la voie difficile. Et qui te dira ce qu'est la voie difficile ? C'est délier un cou [affranchir un esclave] » (Sourate Al-Balad, 90:11-13).

Le Prophète ﷺ et les Compagnons rivalisaient dans cette voie, au point qu'Abû Bakr as-Siddîq, qu'Allah l'agrée, achetait de son propre argent des esclaves vulnérables comme Bilâl ibn Rabâh pour les affranchir pour le visage d'Allah.

*2. L'affranchissement obligatoire dans les expiations (kaffârât) :*

C'est ici que se révèle le génie législatif : l'Islam a lié les fautes et péchés des musulmans à la libération d'esclaves ! Il a fait de l'« affranchissement » l'amende que doit payer le musulman lorsqu'il commet une faute, transformant ainsi le péché du maître en liberté pour l'esclave.

Voici le recensement précis des expiations qui imposent l'affranchissement :

*a. L'expiation du meurtre par erreur :*
« Quiconque tue un croyant par erreur, qu'il affranchisse un esclave croyant » (Sourate An-Nisâ, 4:92).

*b. L'expiation du dhihâr :*
(le fait pour un homme de déclarer son épouse illicite pour lui en disant « tu m'es comme le dos de ma mère ») : « Ceux qui répudient leurs femmes par dhihâr, puis reviennent sur leur parole, doivent affranchir un esclave » (Sourate Al-Mujâdala, 58:3).

*c. L'expiation du serment :*
Si un musulman prête serment puis le rompt : « Son expiation est de nourrir dix pauvres... ou d'affranchir un esclave » (Sourate Al-Mâ'ida, 5:89).

*d. L'expiation du rapport conjugal en plein jour du Ramadan :*
Celui qui rompt son jeûne par un rapport conjugal doit d'abord affranchir un esclave.

*e. L'expiation du fait de frapper son esclave :*
Ceci compte parmi les plus grandes fiertés de l'Islam : si le maître, emporté par la colère, gifle son esclave au visage ou le frappe injustement, l'unique expiation de cette faute est de l'affranchir et de lui accorder sa liberté ! Le Prophète ﷺ a dit : « Quiconque gifle son esclave ou le frappe, son expiation est de l'affranchir » (rapporté par Muslim).

*3. L'allocation d'un budget étatique pour l'affranchissement :*

L'Islam est le seul système de l'histoire de l'humanité à avoir inscrit dans le budget de l'État — la zakât — une rubrique fixe destinée à racheter les esclaves à leurs maîtres pour les affranchir.

Allah dit, au sujet des bénéficiaires de la zakât : « ...et pour l'affranchissement des esclaves » (Sourate At-Tawba, 9:60).

*4. Le système de la mukâtaba et le droit de l'esclave à racheter sa liberté :*

Si l'esclave venait trouver son maître et lui disait : « Je veux acheter ma liberté contre une somme d'argent que je te verserai par versements échelonnés », l'Islam contraignait le maître à accepter, dès lors qu'il reconnaissait en cet esclave une bonté et une capacité à gagner sa vie — le maître n'avait pas le droit de refuser !

Allah dit : « Ceux de vos esclaves qui cherchent à se libérer par contrat, accordez-le-leur si vous reconnaissez en eux du bien » (Sourate An-Nûr, 24:33). Allah a même ordonné à toute la société d'aider financièrement cet esclave à payer les versements de sa liberté : « Et donnez-leur des biens qu'Allah vous a accordés. »

*5. La liberté de la mère d'enfant (umm walad) :*

Si une esclave donnait naissance à un enfant de son maître, elle était appelée « umm walad » (mère d'enfant), et dès cette naissance, il devenait interdit à son maître de la vendre ou de l'offrir en cadeau ; et dès sa mort, elle devenait automatiquement et pleinement libre.

*Résumé :*

L'Islam a totalement fermé le robinet de l'asservissement, et ouvert des dizaines de canaux pour faire s'écouler les esclaves déjà présents vers la liberté. C'était un plan de résorption progressive, ne laissant aucune place à la persistance de l'esclavage, sinon pour qu'il s'évanouisse avec le temps.
.... à suivre avec le troisième axe
Dr. Ahmad Bahdar

28/07/2026

*L'histoire complète de l'esclavage en Islam : entre calomnie historique et justice divine*

*Premier axe :* L'Islam a-t-il inventé l'esclavage ?
*Deuxième axe :* La stratégie géniale de l'Islam pour assécher les sources et élargir les issues.
*Troisième axe :* Le progrès humain sans précédent dans le traitement des esclaves et la préservation de leur dignité.
*Quatrième axe :* Pourquoi l'Islam n'a-t-il pas aboli l'esclavage par une décision tranchée ?

Par
Dr. Ahmad Bahdar

*Introduction nécessaire :*

Cher lecteur... nous savons que le cœur façonné pour aimer la liberté et la justice souffre lorsqu'un contradicteur vient lui dire : « Votre religion est une religion d'asservissement, et votre Prophète possédait des esclaves ! ». Nous connaissons l'ampleur du conflit intérieur que certains vivent entre leur foi en le Créateur et cette image déformée qui leur est présentée.

Rassurez-vous, et soyez pleinement tranquilles. Le problème ne réside pas dans la religion, il réside dans le « prisme » à travers lequel on regarde l'histoire. Les contradicteurs extraient une seule scène de son contexte historique, et jugent l'Islam à l'aune des conventions de Genève et des droits de l'homme du vingt-et-unième siècle !

Laissez-nous vous prendre par la main pour un voyage paisible à travers l'histoire, afin de voir comment était le monde avant l'Islam, et comment la législation islamique est intervenue par une véritable « opération chirurgicale majeure » pour sauver l'humanité de ce marécage.

*1/4*

*Premier axe : L'Islam a-t-il inventé l'esclavage ?*

Pour comprendre la grandeur de ce qu'a fait l'Islam, il faut d'abord savoir comment vivait le monde à cette époque.

L'Islam n'a pas inventé l'esclavage ; il est descendu dans un monde où l'esclavage constituait le « nerf de l'économie mondiale », exactement comme le pétrole et l'électricité aujourd'hui. Il n'existait pas une seule civilisation sur terre exempte d'asservissement ; au contraire, leurs lois légalisaient cette injustice et l'élargissaient.

*1. L'esclavage chez les Grecs et les Romains :*

Le philosophe grec Aristote affirmait explicitement : « Certains hommes sont nés libres par nature, d'autres sont nés esclaves par nature, et l'esclavage est utile et juste pour ces derniers. »

Quant à l'Empire romain, l'esclave y était considéré comme une « chose » sans âme, une simple machine parlante.

Le maître avait le droit de tuer son esclave, ou de le jeter aux bêtes féroces dans les arènes de gladiateurs pour divertir le public en le regardant se faire déchiqueter !

*2. L'esclavage dans les lois antérieures :*

L'Ancien Testament et le Nouveau Testament n'ont pas interdit l'esclavage, mais l'ont réglementé.

Dans les épîtres de l'apôtre Paul dans le Nouveau Testament, on trouve des ordres explicites demandant aux esclaves d'obéir à leurs maîtres comme ils obéiraient au Christ.

L'Église, pendant de longs siècles, n'a pas considéré l'esclavage comme un péché ; les monastères eux-mêmes possédaient des esclaves.

*3. Les sources de l'asservissement avant l'Islam :*

C'est ici que réside la plus grande catastrophe. Avant l'Islam, les portes de l'asservissement étaient grandes ouvertes, et un homme libre pouvait basculer dans l'esclavage en un instant, pour plusieurs raisons absurdes :

*1. La dette et la faillite :*
Si un homme libre contractait une dette et ne pouvait la rembourser, le créancier le prenait comme esclave, ou prenait sa femme et ses enfants comme esclaves en règlement de la dette !

*2. L'enlèvement et la piraterie :*
Des bandes de ravisseurs infestaient les routes, enlevaient des hommes libres et des enfants, et les vendaient sur les marchés d'esclaves — c'était là une source majeure d'esclaves.

*3. La pauvreté et la faim :*
Le père accablé par une pauvreté extrême avait le droit légal de vendre ses fils et ses filles sur le marché des esclaves pour se nourrir lui-même.

*4. Les délits civils :*
Le voleur ou le meurtrier pouvait être condamné à devenir esclave de sa victime.

*5. Les guerres :*
Quiconque était capturé lors d'une guerre, qu'il fût combattant ou civil, devenait automatiquement butin et esclave.

*Conclusion historique :*

*1.* L'Islam est descendu dans un environnement mondial où l'esclavage était considéré comme un système international bien établi, aux causes et sources effroyablement multiples, et où la dignité humaine était totalement bafouée.

*2.* L'esclavage n'était pas une simple « mauvaise habitude » que l'on pouvait abolir d'un mot, mais un système économique et social mondial complexe.
...... à suivre avec le deuxième axe
Dr. Ahmad Bahdar

24/05/2026

▪️▫️D'après Masrouq, 'Aicha (qu'Allah l'agrée) a dit :

« Il n'y a pas un jour de l'année que j'aime
plus jeûner que le jour de 'Arafat ».

(📚Rapporté par Ibn Abi Chayba dans son Moussannaf n°9976)

24/05/2026

Le jeûne du jour de Arafat.
👇🏿 👇🏿 👇🏿
2/2

24/05/2026

Le jeûne du jour de Arafat.
👇🏿 👇🏿 👇🏿
1/2

15/05/2026

اللهم اجعلنا من أتباعه الصادقين، ووفقنا لسنّته، واحشرنا في زمرته، واسقنا من يده الشريفة شربة هنيئة لا نظمأ بعدها أبداً.
اللهم اجعل الصلاة عليه نورًا لقلوبنا، وشفاءً لصدورنا، وبركة في أيامنا، وسببًا لرضاك عنا يا أكرم الأكرمين.

صلّى الله عليه وعلى آله وصحبه وسلم تسليمًا كثيرًا دائمًا إلى يوم الدين.

14/05/2026

اللهم صل وسلم وبارك على سيدنا وحبيبنا محمد وعلى آله وصحبه أجمعين وسلم تسليما كثيرا

آمين يارب العالمين 🤲🏿

13/05/2026

As salam anlaykoum warahmatoullahi wabarakatouh chers frères et sœurs.

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