20/11/2025
Extrait de la troisième partie de l'enseignement sur ''le cœur de l'oint sur le pesoir de la balance'', de la série d'enseignement sur ''le mystère du vase d'or : Un coeur créé et sanctifié pour l'onction.
🔥LE CŒUR DE L'OINT ET SA GESTION DE L'ONCTION.
👉La différence entre onction et Bénédiction
👉Le caractère du cœur qui garde l'onction
👉 L'état du cœur de l'oint en dehors de l'impulsion de l'onction
👉La transformation du cœur de l'oint
C’est vrai que l’onction établit une supériorité de celui qui est oint sur ceux auprès desquels il est placé, mais le cœur de celui qui reçoit l’onction, malgré cette supériorité apparente, doit rester humble et conscient que cette onction vient de Dieu. C’est parce que l’onction est divine qu’elle l’établit au-dessus des autres, mais son humanité, elle, n’est pas supérieure à celle des autres humains sur lesquels il est placé. Car lorsque l’onction s’affaiblit en lui, il perd aussitôt cette autorité et ce leadership. En réalité, ce n’est pas lui qui est supérieur, mais l’onction qui lui confère une supériorité provisoire.
C’est ici que beaucoup commencent à développer un cœur fier. Parce qu’ils sont oints, ils banalisent les autres, méprisent leurs frères, mettent des gens à l’écart et finissent par pratiquer l’injustice sous prétexte : “Je suis oint, je suis celui qui est établi sur vous.” Pourtant, la Bible dit que celui qui est grand doit devenir petit, et que le plus grand doit être le serviteur le plus simple de tous. Une onction qui vient de Dieu mais qui ne t’amène pas à devenir serviteur révèle que ce n’est pas l’onction qui est défaillante, mais le cœur qui la porte. Le cœur n’est pas encore préparé pour porter ce que Dieu a donné.
La première chose que l’onction opère dans un homme, c’est de l’humilier et de le transformer afin qu’il devienne un serviteur simple. Comme l’a rappelé le pasteur en citant Philippiens 2 : Jésus, bien qu’égal à Dieu, ne s’est pas prévalu de cette égalité mais s’est humilié lui-même en devenant un simple serviteur. Ce qui caractérise un oint selon le cœur de Dieu, c’est la simplicité, l’humilité et la capacité de servir les autres. Celui qui est oint et qui croit qu’il doit être servi n’a pas encore conscience de Dieu en lui. Il n’a pas encore le cœur adapté pour garder l’onction. Les premières prédispositions pour conserver l’onction sont le service, l’humilité et la simplicité. Tant que tu n’es pas humble devant Celui qui t’a oint, tu ne pourras jamais servir ceux pour qui tu as été oint. L’onction n’est pas pour ta gloire, ni pour ton élévation, mais pour révéler la gloire de Dieu et élever les autres.
Dieu ne donne pas l’onction pour élever un homme sur la terre. Il y a une différence entre l’onction et la bénédiction. La bénédiction élève celui qui est oint, mais l’onction ne l’élève pas ; elle l’abaisse. L'onction élève le Dieu de l'oint, mais la bénédiction élève l'oint de Dieu. La bénédiction élève l’oint parce que Dieu bénit les humbles, et seuls les humbles sont de véritables porteurs de l’onction. Ceux qui s’humilient pour porter l’onction sont ceux que Dieu peut bénir. Dieu ne bénit jamais quelqu’un qu’il n’a pas d’abord abaissé. La bénédiction, c’est l’élévation divine pour un homme. L’onction abaisse, la bénédiction élève. Mais avant de bénir l’oint, Dieu commence toujours par l’abaisser pour un temps, puis l’élève en son temps. L’élévation vient avec la bénédiction. Un oint qui refuse de se soumettre et de s’humilier ne peut pas être béni, car la bénédiction découle du service.
Il existe une grande différence entre l’orgueil et l’onction. L’orgueil apparaît lorsque l’oint commence à s’élever lui-même, à se projeter dans une position où Dieu ne l’a pas mis, à cause de ses capacités personnelles, spirituelles ou intellectuelles. Paul dit : Dieu abaisse les orgueilleux et fait grâce aux humbles. En réalité, ceux que Dieu oint sont d’anciens orgueilleux qu’il a d’abord brisés. Et ceux qu’il bénit sont ceux qui, après avoir été abaissés et oints pour un temps, reçoivent ensuite sa grâce pour un autre temps après leurs humilités.
Dieu n’élève jamais un homme qu’il n’a pas abaissé. L’onction ne vient pas pour t’élever, mais pour te faire souffrir, car elle vient toujours avec un fardeau. Si tu n’es pas capable de porter un fardeau, tu ne peux pas manifester l’onction. Un cœur capable de s’abaisser pour un temps peut porter le fardeau de Dieu. Dans la manifestation de l’onction, ce que l’oint dispense autour de lui n’est pas seulement les capacités divines en lui, mais surtout les fardeaux que Dieu a déposés dans son cœur. Les capacités spirituelles de l'oint sont dans son esprit, mais les fardeaux de Dieu sont le symbole de l'onction dans son cœur. Lorsque Dieu te demande de libérer ces fardeaux, tu souffriras pour un temps avant d’être élevé. Celui qui est prêt à délivrer les autres pour la cause de Dieu doit d’abord souffrir. Jésus lui-même s’est humilié, s’est fait homme, et a porté à la croix les fardeaux de toute l’humanité, les fardeaux que Dieu avait déposés en lui. Personne ne peut rester oint longtemps s’il ne porte pas les fardeaux de Dieu.
Beaucoup d’oints aujourd’hui sont durs de cœur, sans miséricorde, parce qu’au moment où Dieu les a oints, ils n’ont pas demandé à devenir sensibles, humains. L’onction, lorsqu’elle agit, rend l’homme divin le temps du service. Mais quand le service prend fin, l'oint de Dieu redevient humain. Et la plupart du temps, nous ne sommes pas en train d’exercer l’onction.
L’onction accomplit sa mission lorsque l’oint exerce le ministère ; mais une fois l’exercice terminé, tu redeviens un humain. Pendant le service, tu étais divin, parce que l’onction déposait en toi une dimension divine pour servir les autres. Mais quand l’onction finit de se manifester, les caractères réels apparaissent, car la vulnérabilité du coeur de ton cœur s'expose après le service de l'onction. Si tu es de caractère orgueilleux, après l’exercice de l’onction, l’orgueil remonte. Si tu es cupide ou convoiteux, ces choses se manifestent à nouveau. Parce que sous l’onction, l'oint se trouve dans une prison temporaire dans laquelle Dieu l'as mis puisque l'onction le rend esclave sa volonté. Mais après la sortie de cette prison à un service d'onction, l'oint se retrouve libre dans son cœur de vaquer à ses convoitises, et c'est là le danger. Dieu veut que l'oint soit toujours conscient de la présence de Dieu et de l'onction en tout temps après des exercices temporaires de l'œuvre sous l'impulsion divine. L’esclave n’a que le choix d’obéir lorsqu'il est sous l'impulsion de l'onction, mais cette soumission à DIEU ne devrait pas se limiter à l'exercice temporaire de l'onction, mais elle devrait s'étendre dans tous les domaines de vie, surtout celles dans lesquelles l'oint n'exerce pas une fonction divine. Quand quelqu’un est sous l’onction, il parle bien, il est aimant, il semble de bonne nature à cause de l'inspiration divine qui l'anime.
Le fait que l'oint n'est plus sous l'impulsion de l'onction après l'exercice de sa mission, ne veux pas dire qu'il n'est plus oint, car on peut demeurer oint sans être sous l'exercice de l’onction en permanence, c'est alors que l’humanité ressurgit et les véritables caractères de l'oint se manifeste. C'est pourquoi l'oint ne devrait pas dépendre de l'impulsion de l'onction pour être agréable à Dieu dans son caractère, mais dépendre de la présence de Dieu qui est capable de l'animer à vivre comme Jésus hors de l'onction, et à le transformer à la même nature que lui tant qu'il reconnaît les faiblesses de sa vulnérabilité émotionnelle en recherchant à toujours plaire à Dieu et être un modèle parmi les hommes.
Le moment le plus vulnérable de l’oint, c’est après avoir exercé l’onction, quand il redevient un simple homme. Et si son cœur n’a pas été transformé, guéri, pesé par Dieu et trouvé humble, il devient alors un homme désordonné, rempli de blessures intérieures, difficile à soumettre à Dieu. Il se soumet au coeur de DIEU lorsqu’il exerce l’onction, mais lorsqu’il cesse d’exercer, il redevient homme et ses failles ressortent. Si l’oint comprend que les moments où il exerce l’onction sont rares par rapport à ceux où il vit comme un homme, alors il commencera à consacrer toute son humanité à Dieu. Il saura que la véritable conquête n'est pas celle qui recherche la performance de l'onction, mais plutôt celle qui recherche un coeur créé et sanctifié pour garder l'onction, et même être agréable à Dieu dans les moments où il ne sera pas sous l'impulsion temporaire de l'onction à cause d'un service. Il acceptera de ne pas uniquement valoriser les manifestations visibles de l’onction, mais de privilégier son identité intérieure, car c’est cette identité qui devient vulnérable une fois l’onction s'épuise après service.
Docteur B. Silas Gbavou
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