13/11/2025
Vendre un rêve
auquel on ne croit plus…
C’est à la mode, paraît-il.
Et si ça vous choque,
c’est peut-être parce que
vous ne prenez jamais le temps
d’aligner vos paroles à vos faits,
vos slogans à vos vies,
vos discours à vos réalités…
et à celles de toutes ces soi-disant
grandes personnalités.
Ai-je dit *grandes* ?
Mais quelle grandeur,
quand on bâtit sa vie sur un mensonge ?
Quelle grandeur,
quand son gagne-pain,
c’est une façade ?
Quand sa popularité
vient d’un rêve qu’on vend…
mais auquel on ne croit plus ?
Ces artistes
qui chantent l’amour,
qui le peignent en mille couleurs éclatantes,
en vers somptueux —
et qui pourrissent, pourtant,
dans l’immoralité promiscue.
Ils ne connaissent rien
du vrai amour :
exclusif,
fidèle,
dévoué.
Et ces reines de scène,
qui affirment avoir trouvé leurs princes charmants…
alors que leur deuil est fini
depuis trop longtemps ?
Ces motivateurs
qui amassent des fortunes
avec leurs discours prétendument inspirants —
alors qu’ils sombrent,
eux mêmes,
dans le désespoir.
Et ces prédicateurs,
qui prêchent un Messie Sauveur,
venu nous délivrer de nous-mêmes,
du feu,
de l’enfer…
alors qu’ils gisent, eux aussi,
dans le péché,
et n’attendent plus
aucun sauveur.
Alors dis-moi —
La vie n’est-elle qu’ironie ?
Façade et mensonge ?
Rien n’est vrai, finalement ?
Sommes-nous tous dupes ?
Tous arnaqués ?
J’étais sur le point
de désespérer complètement…
quand j’ai rencontré :
- la vieille aveugle
qui s’appuie sur la canne de son mari
et marche en toute confiance ;
- le regard confiant de mon fils, Deuel,
me murmurant en silence
que je suis la seule personne
sur qui il peut compter ;
- le cœur en or d’Arielle,
qui pardonne sans compter,
sans effort,
sans rancune ;
- le sacrifice de ma mère,
qui donne encore,
et toujours,
sans rien attendre ;
- l’amour de la petite Kelly si belle , si naïve et si vraie
- ces vieux amis
qui s’accrochent l’un à l’autre
sans compter les années ;
- ce vieux pasteur
qui croit encore
que l’homme peut changer
par la grâce de Dieu ;
- ce prédicateur inconnu,
suppliant les pécheurs sans les juger,
parlant d’un enfer réel,
Et d'amour infini de Dieu ;
- et ce saint d’autrefois —
encore attristé par ses fautes,
grandissant en piété
sans même le savoir,
sans jamais s’en vanter.
Alors, j’ai cru.
Oui, j’ai cru
que tout n’était pas faux.
Que certains — trop peu —
vendent un rêve
auquel ils croient encore.
Et plus qu’un rêve,
ils appellent.
Ils supplient.
Ils invitent.
À danser
autour d’un petit feu
qui réchauffe nos cœurs glacés
Ses étincelles ne sont pas encore des flammes…
Mais un jour,
elles le deviendront. 🔥
Signé Pasteur NIKIZA J-A