Tancrémont

Tancrémont Sanctuaire du Vieux Bon Dieu - un Christ du 9e siècle, vénéré à Tancrémont depuis 1830

Horaire des messes : www.egliseinfo.be/horaires/Tancremont%20toutecelebration

L’origine du « Vieux Bon Dieu » est assez obscure. Les archives de la paroisse de Theux toute proche, mentionnent plusieurs fois la présence d’une ­vieil­le croix dans l’église des saints Alexandre et Hermes dont l’édification remonte au 9e siècle. Les marques décelables au dos et au pied de la croix de Tancrémont lais

sent supposer qu’elle est bien la croix glorieuse qui a surplombé le chœur de cette église pendant de nombreux siècles. Les archives attestent que, ne correspondant plus au goût de l’époque, elle fut reléguée dans une chapelle latérale au 18e siècle. C’est probablement à la Révolution française qu’elle a été enterrée dans un champ et protégée par une grosse pierre. Ce que l’on sait avec certitude, c’est qu’un paysan l’a découverte vers 1835 dans un bon état de conservation, dû à un environnement sec. La croix a été placée au bord de la route, suivant une ancienne habitude de la région. En 1895, l’afflux des pélerins incita le baron del Marmol à bâtir une chapelle plus importante et plus facile d’accès, près de la route. En 1930, le Baron del Marmol fait construire un monastère à côté de la chapelle, où s’installent les pères Bénédictins. En 1957, les Bénédictins quittent Tancrémont pour s’installer à Chevetogne. La chapelle et l’apostolat de Tancrémont sont repris par les Prémontrés de l’abbaye d’Averbode (Brabant Flamand).

06/09/2026

15e Dimanche après la Pentecôte. Textes de la messe : h...

La compassion du Christ, source et modèle de la charité fraternelle(sermon de la messe en latin)Les textes de la liturgi...
06/09/2026

La compassion du Christ, source et modèle de la charité fraternelle
(sermon de la messe en latin)

Les textes de la liturgie de ce jour s’articulent d’une manière admirable autour du mystère de la compassion. Dans l’Évangile, nous contemplons le Cœur du Sauveur qui se laisse émouvoir jusqu’aux entrailles devant la détresse d’une mère en deuil à Naïm. Dans l’Épître, saint Paul tire les conséquences pratiques de cet amour divin pour notre vie quotidienne, en nous ordonnant de porter les fardeaux les uns des autres. C'est ce lien indissociable entre la miséricorde du Christ et notre devoir de charité fraternelle que l'Église nous invite à méditer aujourd’hui.

En approchant des portes de Naïm, le Seigneur croise un cortège de mort. Face à cette v***e qui perd son fils unique, Jésus ne reste pas un spectateur distant. Il est saisi d’une compassion profonde, une émotion divine et sacrée qui déploie la toute-puissance de sa grâce. En disant à cette femme de ne plus pleurer et en ordonnant au jeune homme de se lever, le Christ montre que sa miséricorde n'est pas un simple sentiment affectif, mais une force victorieuse qui terrasse la mort et restaure la vie.

Ce miracle accompli aux portes de la cité préfigure notre propre Rédemption. Nous étions nous-mêmes spirituellement morts, emportés par le poids de nos péchés, et c’est la compassion purement gratuite de Notre-Seigneur qui est venue nous toucher à travers les sacrements pour nous rendre la vie de l’âme.

Cette compassion dont nous sommes les bénéficiaires devient la règle suprême de notre vie de baptisés. Saint Paul nous rappelle que si nous vivons par l’Esprit Saint, nous devons marcher sous Sa conduite. Et le premier fruit d'une vie selon l'Esprit consiste à bannir la vaine gloire, les rivalités et les jalousies, pour apprendre à porter les fardeaux les uns des autres.

Ces fardeaux sont multiples. Ce sont les épreuves matérielles, les souffrances physiques et les deuils qui frappent nos familles. Mais ce sont aussi les pesanteurs psychologiques, les limites de caractère et les faiblesses spirituelles de nos proches. La véritable compassion ne consiste pas à fermer les yeux sur le mal ou à approuver le péché, ce qui serait une fausse charité. Elle consiste à détester la faute tout en aimant immensément le pécheur, en l'aidant à se relever avec un esprit de douceur et d’humilité, conscients de notre propre fragilité.

L’Apôtre nous avertit solennellement : ce que l’homme aura semé, il le récoltera. Celui qui sème pour sa propre chair, dans l'égoïsme, le repli sur soi et la dureté de cœur, récoltera la corruption. Mais celui qui sème pour l’Esprit, en s'engageant concrètement au service de ses frères, récoltera la vie éternelle. Pendant que nous en avons le temps, nous sommes appelés à multiplier les actes de miséricorde, tant corporels que spirituels, en prêtant une attention particulière à ceux qui souffrent, aux affligés et aux mourants.

En recevant dans quelques instants la Très Sainte Eucharistie, le Sacrement par excellence du Cœur compatissant de Jésus, demandons la grâce d’une profonde conversion. Que la communion au Corps et au Sang du Christ transforme nos cœurs de pierre, afin que nous sachions pardonner, soutenir et réconforter. Par l'intercession de la Très Sainte Vierge Marie, Mère de Miséricorde, devenons les instruments vivants de cette compassion divine qui console les hommes et les ramène à la Vie.

La résurrection du fils de la v***e de Naïm, anonyme (19e siècle)

06/09/2026

23e Dimanche du Temps Ordinaire – A. Textes de la messe ...

L’amour de la vérité et la confiance en la Providence(homélie de la messe en français)Les textes de ce dimanche s’articu...
06/09/2026

L’amour de la vérité et la confiance en la Providence
(homélie de la messe en français)

Les textes de ce dimanche s’articulent autour d'un fil conducteur exigeant et consolant : la responsabilité spirituelle que nous avons les uns envers les autres. Du prophète Ézéchiel, constitué guetteur pour avertir le méchant, jusqu'à l'Évangile où le Christ nous trace le chemin de la correction fraternelle et de la prière commune, la Parole de Dieu nous rappelle que nous sommes gardiens de nos frères. Lier le devoir de dire la vérité à la promesse de la présence du Christ au milieu de nous exige une vertu fondamentale : une confiance absolue en la divine Providence.

En nous établissant comme guetteurs, le Seigneur ne nous invite pas à juger le monde avec arrogance, mais à accomplir un devoir de charité sainte qui découle directement de notre baptême. Le silence face au mal n'est ni de la tolérance ni de la paix ; c'est une lâcheté qui rend complice de la perte des âmes. La foi authentique est une adhésion totale à la vérité révélée, fortifiée par le don de la sainte crainte de Dieu. Cette crainte salutaire nous arrache à la peur du regard des hommes pour nous ancrer dans la seule obéissance à la Volonté divine. Avertir celui qui s'égare n'est pas opposer la rigueur à la miséricorde, mais offrir la seule vraie miséricorde qui dénonce le péché pour guérir l’homme.

Dans l'Évangile, Jésus élève cette charge au rang d'un exercice spirituel d'une délicatesse extrême : la correction fraternelle. Le Maître exige de nous la discrétion, le respect de la personne et la pureté d'intention. Corriger son frère doit se faire seul à seul, avec la douceur de la charité surnaturelle, loin du commérage ou du scandale. Cette démarche ne cherche aucun intérêt personnel ni aucune victoire d'amour-propre ; elle recherche uniquement le salut de l'âme et la gloire de Dieu. Accorder sa confiance au Seigneur dans la correction fraternelle, c'est accepter de renoncer au résultat immédiat. La conversion du cœur n'appartient pas à la force de nos arguments, mais à l'action invisible de l'Esprit Saint. Notre rôle est d'obéir avec amour ; Dieu se charge de faire porter du fruit.

Enfin, le Christ couronne cette exigence par une promesse d'une puissance infinie : sa présence réelle dès lors que nous sommes réunis en son Nom, et l'infaillibilité de la prière communautaire. Nous ne sommes pas des combattants isolés face à la montée de l'indifférence. Dans l'Église, la prière des fidèles s’unit à celle du Sauveur. C'est ici que s'épanouit la confiance en la Providence divine, ce gouvernement sage par lequel Dieu conduit sa création vers sa perfection. Rien de ce qui est fait avec foi et charité n'est perdu. Même lorsque nos avertissements semblent vains, la grâce continue d'agir dans le secret des cœurs.

Ne cédons ni au découragement ni au cynisme. Le chrétien ne désespère jamais du salut d'une âme pour laquelle le Christ a versé son Sang. Quittons cette Messe en demandant la grâce d'un abandon total entre les mains du Père. Par l'intercession de la Très Sainte Vierge Marie, que l'Eucharistie fortifie notre foi, afin que nous soyons des guetteurs lucides, des frères aimants et des témoins inébranlables de la Vérité.

Grande joie et gratitude à l'abbaye d'AverbodeCe samedi 5 septembre, notre communauté a célébré le jubilé d'or de profes...
05/09/2026

Grande joie et gratitude à l'abbaye d'Averbode
Ce samedi 5 septembre, notre communauté a célébré le jubilé d'or de profession religieuse du père Erik Schaefer et du père abbé Marc Fierens.
Erik Schaefer (originaire de Berchem), Marc Fierens (de Rotselaar) et Luc Vankrunkelsven (de Diest) ont commencé leur noviciat à l'abbaye le 28 août 1974. Deux ans plus t**d, le 28 août 1976, ils ont émis leur première profession et ont prononcé leurs vœux solennels le 28 août 1979.
Le frère Luc Vankrunkelsven est décédé le 15 septembre 2023 à Chapecó (Brésil) des suites d'une longue maladie.
Après sa formation à l'abbaye, Erik Schaefer a été ordonné prêtre le 30 août 1981. Il a ensuite effectué deux ans de service civil en tant que collaborateur au Centre pour enfants de travailleurs étrangers à Anvers-Kiel. De 1983 à 1985, il a été vicaires dans la paroisse de Berchem-Groenenhoek. En 1986, il a été nommé vicaire à Klein-Vorst (Meerlaar-Laakdal). À partir de 1995, il en est devenu l'administrateur paroissial, puis le curé de 2000 à 2009, année de son retour à l'abbaye. Depuis lors, il est collaborateur pastoral à la maison de repos et de soins Huyze Honighdries à Averbode. En 2011, il a été nommé aumônier des forains et bateliers (monde itinérant) pour le Brabant flamand. Depuis 2020, il est prêtre coopérateur dans la zone pastorale de Montaigu (Scherpenheuvel), chargé plus particulièrement de Zichem et Schoonderbuken. Depuis de nombreuses années, il apporte également son aide à l'accueil des pèlerins à Montaigu (Scherpenheuvel).
Marc Fierens a effectué son service militaire au cours de sa formation à l'abbaye et a été ordonné prêtre le 22 août 1982. Entre-temps, il avait entrepris des études supérieures de philosophie et de théologie à la KU Leuven. Il a exercé plusieurs fonctions au sein de l'abbaye : cérémoniaire (1982-2004), maître des novices et des profès (1987-2002), chantre (1987-2009), professeur de philosophie (1988-2018), cellérier (2002-2009) et procureur (2010-2018). Le 8 février 2018, il a été élu abbé.
En ce jour, nous avons également célébré :
Père Jean Ophoff : 60 ans de profession
Son Excellence Frans Daneels : 60 ans de sacerdoce
Père Quirinus Kerkhofs : 60 ans de sacerdoce

Deo gratias ! Ad multos annos !

05/09/2026

23e Dimanche du Temps Ordinaire – A. Textes de la messe ...

05/09/2026
04/09/2026

St. Remacle, évêque Textes propre pour le diocèse de Liège.

4 septembre – S. Remacle, ÉvêqueAquitain d’origine, Remacle devint, au début du 7e siècle, moine à Luxueil. Saint Éloi f...
04/09/2026

4 septembre – S. Remacle, Évêque

Aquitain d’origine, Remacle devint, au début du 7e siècle, moine à Luxueil. Saint Éloi fit appel à lui, pour être le premier abbé de Solignac, près de Limoges. Il occupait cette charge depuis dix ans, lorsque le roi Sigebert III l’envoya fonder à Cugnon, sur les bords de la Semois, une nouvelle colonie monastique.

Peu de temps après, vers 650, Remacle s’enfonça dans la profonde forêt des Ardennes, où il établit le double monastère de Stavelot-Malmédy. Devenu évêque-abbé, il remplaça saint Amand comme évêque de Maastricht, quand celui-ci allait évangéliser les contrées les plus déshéritées.

Ce grand fondateur de centres religieux, cet apôtre infatigable, avait bien mérité le repos, lorsqu’il rendit son âme au Seigneur. Il mourut, dans son abbaye de Stavelot, aux environs de l’an 675.

© KIK-IRPA

3 septembre – S. Grégoire le Grand, Pape, Docteur de l’ÉgliseSaint Grégoire, surnommé “le Grand” à cause de l’influence ...
03/09/2026

3 septembre – S. Grégoire le Grand, Pape, Docteur de l’Église

Saint Grégoire, surnommé “le Grand” à cause de l’influence qu’il exerça dans l’Église, fut d’abord Préfet de la ville de Rome. Devenu moine, vers 575, il fut légat pontifical à la cour de Constantinople, puis dirigea l’abbaye bénédictine de Saint-André à Rome. Élu pape en 590, il gouverna la chrétienté pendant près de quinze années.

Son activité s’exerça en de nombreux domaines. Il modifia et unifia les cérémonies de la messe (on lui attribue une influence décisive sur les règles du chant liturgique, que l’on nomme chant “grégorien”) et favorisa la fondation des nombreuses abbayes. Il s’occupa de la mise en valeur des propriétés de l’Église pour subvenir à la misère sociale de son temps. Par ses entreprises missionnaires – notamment l’envoie de moines en Angleterre sous la direction de saint Augustin de Cantorbéry – par toute son activité diplomatique, il fit beaucoup pour l’extension de l’Église. Il mourut en 604.

Saint Grégoire est l’un des quatre “Grands Docteurs” de l’Église d’Occident. (Ambroise, Augustin, Jérôme, Grégoire le Grand)

S. Grégoire, Defendente Ferrari (1490-1540),

Adresse

Route De Tancrémont 77
Pepinster
4860

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