13/06/2026
Ce samedi, l'Eglise fait mémoire du Coeur immaculé de Marie. Le 19 septembre 1939, le curé de Lisogne, l'abbé Charlier, adresse cette demande à l'évêque de Namur :
"Excellence,
Comme de multiples occupations et soucis pourraient faire perdre de vue à votre Excellence la requête que je lui ai humblement soumis à Foy-Notre-Dame au sujet du rétablissement pour notre diocèse de la fête du Coeur très pur de Marie, requête à laquelle votre Excellence a bien voulu réserver un accueil favorable, et pour que, si possible, le directoire de 1940 comporte déjà la célébration à nouveau de cette fête, je soussigné, A. Charlier, curé à Lisogne, prends la respectueuse liberté de consigner par écrit l'objet de sa demande.
Dans les anciens missels et bréviaires, jusqu'en 1913 au moins, était indiqué au calendrier "ad usus Ecclesiae cathedrales et diocèses Namurcensis", aux fêtes mobiles "Domin. post Oct. Assumpt. Purissimi Cordis B.M.V duplex maj.".
Dans les nouveaux missels la même fête est indiquée "Pro aliquibus logis in honorem B. Marie Virg. : Cordis Purissimi, subl. post Octavam Corporis Christi". Le choix de cette date est des plus heureux car les fidèles ayant communié pour la fête du Sacré Coeur, pourraient être amenés à renouveler leur communion le lendemain en l'honneur du Coeur très pur de la Sainte Vierge, sans qu'il soit nécessaire d'organiser une nouvelle séance de confession pour cela.
D'autre part les pèlerinages à Beauraing étant autorisés, cette fête du Coeur très pur de Maire contribuerait beaucoup au développement du culte envers la Vierge "au coeur d'or", pur, riche, généreux.
Profondément reconnaissant envers votre Excellence qui a bien voulu prendre déjà ma requête en consédération, je la prie d'agréer l'hommage du filial respect et du fidèle attachement
de son humble serviteur,
le curé de Lisogne,
A. Charlier"