Paroisse Saint-François à Mons-Est

Paroisse Saint-François à Mons-Est Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Paroisse Saint-François à Mons-Est, Église catholique, Rue de France, 41, Mons.

Cette page est destinée aux paroissiens de Ciply, Harmignies, Harveng, Havré, Havré-Ghislage, Maisières, Mesvin, Nimy, Nouvelles, Obourg Saint-Denis, Saint-Symphorien, Spiennes et Villers-Saint-Ghislain.

12/09/2026

Méditation 24ème dimanche du T.O. (13 sept. 2026)
L’amour et le pardon sans mesure !
Tout commence par une question de Pierre qui veut une règle précise sur le pardon. Il faut savoir qu’à l’époque, les lois rabbiniques suggéraient que le pardon fraternel devait être accordé jusqu’à trois fois au maximum. La proposition de Pierre va déjà bien au-delà de la règle en cours : plus du double de ce qui était normalement suggéré. Mais Jésus, comme toujours, change la perspective. Pas sept, mais soixante-dix fois sept. C'est-à-dire, toujours, sans limite...
Il ne s'agit pas de faire une retouche, d'être meilleur ou plus généreux, mais de changer complètement la mentalité. Il faut prendre un chemin nouveau (metanoia). Jésus nous appelle à la radicalité (de l’amour). Radicale, comme le pardon de Dieu.
C'est le clou du message : nous devons toujours pardonner parce que Dieu nous pardonne toujours. Le pardon de Dieu est le motif et le modèle du style de fraternité qui doit régner dans la communauté chrétienne.
La parabole se veut limpide : ce fameux débiteur est condamné parce qu'il garde le pardon pour lui-même et ne se laisse pas transformer par l'amour qu'il a reçu librement. Il n’en mesure pas la portée dans sa vie ! Le texte de la parabole souligne fortement la disproportion entre les « deux dettes".
Le premier serviteur doit négocier un montant égal à dix mille talents. Le montant de la dette est délibérément exagéré : la valeur d'un talent variait entre vingt-six et trente-six kilogrammes d'or, c'est-à-dire le salaire d'un ouvrier pour six mille jours de travail, équivalent à dix-sept ans de salaire. Ainsi, dix mille talents équivalent à cent soixante-quatre mille trois cent quatre-vingt-quatre ans de travail ! C'est la somme que le roi pardonne à son serviteur, allant bien au-delà de la demande de report du paiement de la dette qui lui avait été faite.
Le contraste que Matthieu souligne concerne la somme que le second serviteur doit au premier : cent deniers, soit environ trois mois de travail. Rien à voir avec l'amnistie précédente, pourtant le premier serviteur ne veut pas écouter les raisons et fait enfermer son collègue en prison.
C'est le centre de la parabole : le pardon sans limite du roi semble n'avoir rien apporté de nouveau dans la vie du serviteur « sans cœur ».
Traduction : combien de fois le Père a pardonné et pardonne encore mes erreurs, mes nombreuses chutes, mes errements…alors que je reste sec et insensible, incapable de pardonner à autrui ?
Combien la vie serait plus belle et différente dans nos familles, nos communautés chrétiennes et le monde, si chaque baptisé pouvait expérimenter la puissance re-créatrice du pardon !
Barnabé IKANA

10/09/2026
05/09/2026

Méditation 23èeme dimanche du Temps Ordinaire - année A
Ça te regarde ?

Comme disait l’autre : L’amour est aveugle. Mais le mariage rend la vue ! Pas facile de vivre ensemble ! La Bible en sait quelque chose.
On pourrait faire un jeu des familles avec la série des frères qui se disputent, se jalousent, se font des coups tordus. Parfois, cela va même jusqu’au meurtre et ça commence dès la Genèse…
C’est vrai en famille, c’est vrai en société, c’est vrai aussi dans l’Église qui a pourtant la mission de vivre la communion.
Les livres ne manquent pas sur le sujet : Comment résoudre les conflits - Gérer l’agressivité - Cinquante règles pour gérer les personnalités difficiles… (Toujours bon à savoir)

Jésus y va lui aussi de ses conseils qui ont dû vite trouver application dans les premières communautés chrétiennes.
Si ton frère vient à pécher contre toi, va le trouver et reprends-le, seul à seul.
Voici un bon conseil que nous ferions bien d’appliquer surtout en ces temps des réseaux sociaux où tout est mis sur la place publique et à la vue du monde entier !
Est-ce qu’il faut réagir uniquement quand les fautes des autres me concernent personnellement ou quand de façon plus générale, elles portent atteinte à d’autres qu’à moi ? C’est une question.
Nous tenons tous au respect de notre liberté, de notre intimité, mais jusqu’où ce respect doit-il aller ? Combien de fois ne disons-nous pas : Ça ne regarde que moi ! Ou Ça ne me regarde pas ! Je ne me mêle pas des affaires des autres.
Pourtant la loi de Dieu est claire, nous devons nous aimer et donc nous aider à ne faire du tort à personne, à aller dans la bonne direction : celle de l’amour et de l’entraide fraternelle
La loi civile elle-même réagit en ce sens lorsqu’elle condamne quelqu’un pour non-assistance à personne en danger.
J’ai le souvenir d’une affiche montrant le visage tuméfié d’un enfant battu abandonné par son entourage. Il était écrit en dessous : Merci de vous occuper de ce qui ne vous regarde pas !
Pour Jésus, il ne peut jamais y avoir de non-dit, de cachoteries, de faux-semblant : Tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera proclamé sur les toits.
Mais le but n’est jamais de faire scandale, d’alimenter la presse-people mais d’aimer, de sauver, de sauvegarder les bonnes relations fraternelles entre les personnes.
C’est pourquoi Jésus précise avec soin quelles sont les étapes qui permettent de réussir à maintenir cette cohésion d’un groupe quel qu’il soit.

D’abord, la discrétion : Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le, seul à seul. ». Jésus demande que la rencontre se fasse discrètement et dans un climat fraternel où il n’est pas question de se montrer supérieur à l’autre et de lui faire comme on dit : la morale ! Humilier une personne est le pire mal que l’on puisse lui faire.
Quand on amène la femme adultère devant Jésus, Jésus se baisse et se tait. Il se met plus bas que la femme et puis, il dégaine : Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre et il se baisse de nouveau pour ne même pas regarder les accusateurs…on connaît la suite : Alors, femme, où sont-ils ? Personne ne t’a condamnée ? – Personne, Seigneur – Moi non plus je ne te condamne pas. Va, désormais ne pèche plus.
Voilà ! C’est aussi simple que ça ! Respect – Discrétion – Amour – ouverture à un avenir nouveau.
C’est aussi simple que ça, mais pour que ce soit aussi simple que ça, il faut avoir en soi de fameuses dispositions de cœur tout empreintes d’amour et de vérité.
C’est pourquoi ces rencontres ne peuvent aboutir que si elles ont été mûries dans la prière afin que l’Esprit Saint en soit l’acteur principal. C’est lui qui inspirera la bonne attitude et mettra sur les lèvres les mots justes et salutaires.

Jésus dit « seul à seul » pour donner à la personne la possibilité de s’expliquer, de se défendre en toute liberté. Très souvent en effet, ce qui peut apparaître comme une faute à un observateur extérieur, ne l’est pas dans l’intention de celui qui l’a commise. Une explication franche suffit à dissiper le malentendu, le mal perçu.

Une autre étape peut s’avérer nécessaire
Si ton frère ne t'écoute pas, dit Jésus, prends encore avec toi une ou deux personnes.
Il faut déjà que le litige soit important, et qu’il touche la vie de la communauté soit directement, soit par voie de conséquence ou encore que la vie du frère ou de la sœur soit en danger d’une manière ou d’une autre.
Mais ici encore il ne s’agit pas d’abaisser la personne, mais bien de la tirer vers le haut.
C’est ce que Jésus fait à propos de Judas à la dernière Cène en disant : En vérité je vous le dis : l’un de vous me livrera. Jésus donne la possibilité à Judas de sortir des ténèbres où il s’est enfermé. Sans le nommer, il le met en garde et lui offre une porte de sortie.

Enfin, s’il s’avérait que la personne refuse toute médiation : Dites-le alors à la communauté.
Quand la faute est importante, et qu’elle peut entraîner des conséquences graves, il faut en référer à la communauté, à l’Eglise. C’est une question de vérité. Jésus donne le bon conseil de ne pas étouffer ce qui ne va pas, de ne pas s’installer dans le déni. Il y a en effet des conduites qui ne peuvent rester dans le silence sans qu’on réagisse.

Et s'il refuse d'écouter l'Église qu'il soit pour toi comme le païen et le publicain.
Au premier abord on pourrait croire ici à un rejet pur et simple du fautif, mais ce serait commettre une grave erreur de jugement, et de compréhension.
Cette mise à l’écart n’est là que pour protéger la communauté des conséquences des fautes, et éviter de confondre le mal avec le bien.
Il n’y a aucun rejet du frère ou de la sœur. N’oublions pas que le Christ est venu pour tous les hommes, pour les pécheurs que nous sommes et qu’il nous envoie vers les païens pour les appeler aussi au salut.

Il faut donc garder la personne dans son cœur, respecter sa décision prise en toute liberté et prier pour qu’à partir de sa nouvelle situation, elle puisse connaître elle aussi le bonheur d’une vie heureuse, car le Seigneur ne cesse jamais d’accompagner toute personne sur sa route et il ne peut nous entendre douter que nous soyons et resterons toujours le gardien de nos frères.

Michel Diricq

Samedi 5 septembre à 18 heures: Messe en patois
04/09/2026

Samedi 5 septembre à 18 heures: Messe en patois

Rencontres d’informations et d’inscriptions à la catéchèse pour 2026-2027 : samedi 29 août à l’église d’Harmignies, de 1...
23/08/2026

Rencontres d’informations et d’inscriptions à la catéchèse pour 2026-2027 :
samedi 29 août à l’église d’Harmignies, de 16h à 17h et
mercredi 9 septembre au centre pastoral à Obourg, de 16h à 18h.

23/08/2026

Méditation 21ème dimanche du T.O. (23 août 2026)
« Alors, Simon-Pierre prit la parole … »
Au fil dés é vangilés, Piérré prénd facilémént la parolé … ét
én séns divérs. Ici, il s’agit d’uné vé ritablé inspiration
commé Jé sus lé réconnaî t. Il y a éntré Jé sus ét Piérré uné
confiancé ré ciproqué qui conduit Piérré a diré avéc
énthousiasmé : Tu es le Christ, célui qué lés géns
atténdént, célui qué lé Pé ré énvoié.
Et pourtant cétté mé mé confiancé va poussér Piérré, justé
apré s, a uné tout autré dé claration. Lorsqué Jé sus annoncé
qu’il séra un méssié réjété ét crucifié ét qué c’ést én
donnant sa vié qu’il séra lé Fils du Dieu vivant, Piérré sé
mét a ré primandér Jé sus ét lui dé claré : Non, cela ne
t’arrivera pas ! Et la , Jé sus lui dit qu’il parlé commé Satan :
tes vues ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes.
Lé chémin dé confiancé dé Piérré ést lént, long, sinuéux,
mais d’un bout a l’autré il ést marqué par l’amour dé
Jé sus. Et c’ést sur l’amour qué Jé sus l’intérrogé présqu’au
bout du chémin : Simon fils de Jean, m’aimes-tu ? Et la
ré ponsé dé Piérré séra franché mais rémplié d’humilité :
tu sais bien que je t’aime.
C’ést qué, la au bord du lac, Jé sus posé cétté quéstion a un
Piérré qui a travérsé uné rudé é préuvé. Au momént ou
Jé sus annoncé : cette nuit même vous allez tous tomber à
cause de moi, Piérré dira dévant tous ét sans hé sitér :
Même s’il faut que je meure avec toi, non je ne te renierai
pas. Et alors qué Jé sus ést arré té ét va biénto t mourir én
croix, lé mé mé Piérré dé claré : je ne connais pas cet
homme.
Voila la foi dé célui dont Jé sus fait lé roc dé son Eglisé,
célui a qui il confié dé liér ét dé dé liér. La foi n’ést pas un
bloc dé cértitudés sans faillés, éllé ést toujours lé chémin
sinuéux ét difficilé d’uné confiancé aimanté qui accépté dé
rébondir au-déla dés é préuvés ét mé mé dés trahisons. Et
la sourcé dé cétté confiancé, c’ést la confiancé qué Jé sus
mét én nous ét qu’il rénouvéllé mé mé quand nous
sommés tombé s.
C’ést la vé rité dé l’Evangilé qué dé nous pré séntér un roc
qui tiré sa forcé dé l’amour qu’il réçoit. Un roc qui connaî t
ét réconnait sa fragilité . Piérré sait qué son assurancé lui
viént du régard qué posé sur lui Jé sus. C’ést pourquoi il
pourra diré a un méndiant paralysé : de l’or ou de l’argent,
je n’en n’ai pas mais ce que j’ai je te le donne. Au nom de
Jésus … marche. Piérré péut dé liér cét hommé parcé qu’il a
lui-mé mé é té dé lié .
Paul Scolas

15/08/2026

Méditation 20ème dimanche du T.O. - année A (16 août 2026).
Ce n’est pas moi, c’est toi !

Quelqu’un disait : Jésus, dans sa vie, il n’a fait que tourner autour d’un lac ! Il voulait montrer la modestie des déplacements de Jésus sur la terre à côté des voyages de saint Paul et de Jean-Paul II !
Façon de nous rappeler en subliminal que la patronne des missions est sainte Thérèse de Lisieux qui n’a jamais quitté son couvent !
Pourtant, Jésus, nous dit l’évangile de ce jour, quitte les rives du Lac de Tibériade et se retire dans la région de Tyr et de Sidon, (c’est-à-dire : le Liban actuel !). Il fait un saut de puce, mais il est en territoire païen chez les descendants des Cananéens mis à la porte par les juifs quand ceux-ci firent la conquête des lieux. Bienvenue quand même !

Question : Pourquoi Jésus se retire-t-il là-bas ? Mystère ! Personne n’est dans sa tête.
Mais il est quand même curieux de constater que chaque fois que Jésus sort de son trou, ça annonce toujours une rencontre à forte connotation de salut. Il a fallu que Jésus aille en Samarie pour qu’une Samaritaine, retournée comme une crêpe, fasse sa réclame auprès de ses compatriotes et que d’ennemis des juifs qu’ils étaient, ils finissent par accueillir avec grand enthousiasme un Rabbin juif à leur table.
Ici, c’est pareil. Jésus est en Canaan et voici qu’une cananéenne arrive toute bouleversée par la maladie de sa fille tourmentée par un démon. Que c’est beau le cœur d’une maman ! Capable de toutes les folies pour sauver son enfant.
Elle crie devant tout le monde et adresse à Jésus deux titres de la foi juive : Seigneur, fils de David.
Et Jésus ne lui répond pas !
Elle fait tellement de tapage que les disciples supplient Jésus de la renvoyer car elle devient ingérable. Oui, c’est une habitude chez les disciples de renvoyer les gens pour avoir la paix. En fait, tout les dérange !

Mais Jésus qui ne répond pas, ça, c’est bizarre ! On dirait qu’il s’est levé du mauvais pied, et qu’il n’est pas à prendre avec des pincettes ! Ça peut arriver aux meilleurs !…
En plus il dit à la femme : Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. Pour dire ça, il aurait mieux fait de se taire. Ce n’était pas le lieu ni le moment d’en rajouter. Décidément, ce n’est pas son jour !

Une porte vient de se fermer définitivement.

Mais, c’est mal connaître la résistance d’une maman blessée dans sa maternité. Jésus va l’apprendre à ses dépens et s’il ne le sait pas encore, il va l’apprendre : Ce que femme veut, Dieu le veut !

En effet, au grand dam des disciples, la Cananéenne se met à tomber comme un sac aux pieds de Jésus qui ne sait plus avancer : Seigneur, viens à mon secours !

Jésus ne cède pas. Il n’est pas du genre comme les disciples à se débarrasser de quelqu’un pour avoir « la paix ».
Il répond à la femme : Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens.

N’importe qui serait parti, furieux, après un tel affront, raciste en plus !
Pas la Cananéenne !
À chaque réponse de Jésus, elle avance ses pions mais avec tellement d’humilité.
On dirait qu’elle sort de l’Institut Supérieur de la Diplomatie. En diplomatie, on sait ce que les mots veulent dire et ce qu’ils cachent quand on les entend en subliminal !

Finaude, la Cananéenne a perçu la perche que Jésus vient de lui tendre. D’abord, Jésus n’avait pas répondu. Ensuite, il avait marqué sa différence : priorité aux juifs. Et, quand la femme était tombée à ses pieds en réclamant son secours, Jésus avait répondu en prenant une image : il n’est pas bon de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. Jésus n’avait pas dit : aux chiens !
« Les chiens », c’est ainsi que les juifs et les païens s’injuriaient réciproquement en se lançant à la figure tous les noms d’oiseaux du capitaine Haddock.
Mais Jésus a dit : aux petits chiens et ça, ça n’a pas échappé à la Cananéenne.
C’est comme si Jésus venait de lui dire :
Tu sais, la mission que j’ai reçue de mon Père, elle me conduit d’abord vers les juifs préparés de longue date par les prophètes pour qu’ils soient la lumière des nations païennes et leur révèle que les païens, eux aussi, sont les bien-aimées de Dieu.
Mais, voilà : les autorités juives ne cessent de me rejeter et de me tendre des pièges, c’est pourquoi, je suis venu ici dans ta région en terre païenne pour trouver un peu de repos et de consolation. Et qu’est-ce que je constate, avec une joie immense, c’est que vous, les païens, comme ils disent, vous venez à moi, vous me faites confiance et vous me demandez ce que j’ai le plus envie de leur donner : l’amour de mon Père !
Tu viens de m’appeler : Seigneur et Fils de David.
Et, avec tellement d’humilité, tu as repris au bond ma petite histoire de pain, d’enfants et de petits chiens… Mais justement, Seigneur, m’as-tu dis : les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres…
Tu as parfaitement compris que les païens font partie eux aussi de la maison de mon Père à cause de leur foi bien sûr. C’est la foi qui fait les fils et les filles de Dieu.
Pas la nationalité, ni l’hérédité…
C’est pourquoi, ma chère maman, j’ai craqué. Tu m’as touché, tu m’as converti, tu m’as fait faire un bond dans la connaissance que j’avais de la volonté de mon Père. Tu as senti mon cœur vibrer de tendresse et de compassion pour toi… et quand j’ai vu le démon sortir de ta fille, j’ai eu la confirmation que j’avais bien accompli la volonté de mon Père. Avec lui, c’est toujours ainsi. C’est comme ça qu’il fait avancer les affaires : il attend que des gens de foi, comme toi, se lèvent pour défendre les pauvres avec des entrailles maternelles.
Eh bien ! Chers frères et sœurs, retenez bien ceci : les réponses aux questions que les défis d’aujourd’hui nous posent, nous ne pourrons jamais les trouver en regardant en arrière. Elles doivent nécessairement venir de l’avenir, car c’est à nous qu’il appartient de faire naître un monde nouveau, de faire avancer le Royaume de Dieu en inventant la fraternité, en osant la foi. En osant dire en toute vérité à Dieu : Notre Père.
C’est bien ta foi, ô Femme de Canaan, qui a guéri ta fille.
Ce n’est pas moi, c’est toi qui l’as sauvée !
Michel Diricq.

14/08/2026

Méditation 15 août
L’Assomption - En quoi est-ce une Bonne Nouvelle pour nous ?
Et d’abord, l’évangile y fait-il référence ? En fait, pas directement. C’est une fête qui est née dans l’esprit des chrétiens, à partir de leur méditation sur la fin de la vie terrestre de Marie. En effet, contrairement à son fils Jésus, dont nous affirmons qu’il est à la fois vrai Homme et vrai Dieu, Marie est pleinement et uniquement femme. D’un côté, donc, pas question qu’elle échappe à la mort. Mais de l’autre, elle ne pouvait pas mourir de façon banale, puisqu’elle est la seule créature humaine qui ait parfaitement obéi à Dieu, en qui le péché n’a laissé nulle trace. Elle ne pouvait donc être soumise au régime d’une mort angoissée et souffrante qui est le corollaire de notre méfiance envers Dieu.
C’est pourquoi la Sainte Vierge n’a pas connu la mort comme cette séparation de l’âme et du corps qui nous attend tous au jour où nous mourrons. Pour parler d’une façon un peu triviale, on pourrait dire que Marie était tellement bien dans sa peau, qu’elle n’a pas dû la quitter ! Parfaitement fidèle à Dieu et elle-même, Marie a parfaitement assumé ce que Dieu lui demandait ; c’est pourquoi, à son tour, Dieu a assumé Marie corps et âme au ciel. Et le fait d’assumer, eh bien, ça s’appelle l’Assomption. Puisque la Vierge Marie a reçu le Verbe éternel en son sein, quand elle est devenue enceinte de Jésus, Dieu, à son tour, a accueilli Marie en son sein pour qu’elle goûte tout de suite et en plénitude la Vie éternelle auprès de lui. C’est pourquoi la fête et le dogme de l’Assomption (que Pie XII a proclamés solennellement en 1950) sont une vraie Bonne Nouvelle pour nous. Marie nous ouvre le chemin du Ciel en nous montrant la fin à laquelle nous sommes appelés, et que nous devons espérer de tout cœur : le bonheur éternel auprès de Dieu, enfin parfaitement bien dans notre peau. Corps et âme, devant Dieu et avec les saints qui, eux aussi, ont assumé le projet de Dieu pour eux.
“Dieu ne veut que notre bonheur”
Assumer le projet de Dieu pour moi, ça ne veut pas dire que je comprenne tous les jours ce que Dieu veut pour moi. Après tout, Marie a posé beaucoup de questions, à l’ange, à Jésus, en protestant qu’elle ne comprenait pas. Mais elle a eu cette confiance fondamentale que Dieu ne veut que notre bonheur. Et parce que son cœur était immaculé, c’est-à-dire sans aucune résistance à Dieu, alors, elle était ouverte à entrer au Ciel tout de suite. N’est-il pas frappant, au fond, de voir ces images baroques de l’Assomption où une femme bien en chair monte au ciel, portée par les anges, ravie, souriante, en extase, alors même que nos photos de mode montrent des jeunes femmes maigrichonnes, tristes, enfermées en elles-mêmes, et comme tiraillées par mille démons invisibles ? Marie, avec la lune sous ses pieds et couronnée d’étoiles, est la femme réconciliée avec la majesté de la Création divine. En harmonie parfaite avec elle-même, avec les autres, avec la Création, avec Dieu.
Que la fête de l’Assomption nous aide à croire que nous sommes appelés à entrer au Ciel à la suite de Marie, avec notre âme et notre corps, enfin réconciliés avec nous-mêmes et avec Dieu, et toute sa création ! Au cœur de l’été, l’Assomption de Marie est une vraie Bonne Nouvelle.

Méditation du P. Nicolas Steeves, jésuite

10/08/2026

15 août : fête de l'Assomption de la Vierge Marie.

Vendredi 14,
19h : messe à Nimy église et
Nouvelles.
Samedi 15,
9h : messe à Havré, suivie
de la procession à N.D. de
Bon Vouloir
11h : messe à St-Symphorien.

Adresse

Rue De France, 41
Mons
7034

Heures d'ouverture

Lundi 09:30 - 12:00
Mercredi 15:30 - 18:00

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Paroisse Saint-François à Mons-Est publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter Le Lieu De Culte

Envoyer un message à Paroisse Saint-François à Mons-Est:

Raccourcis

Partager