Paroisse Saint-Remacle à Marche

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08/06/2026
Le dimanche après la Trinité, certains appelaient celui-ci le dimanche de la Fête-Dieu. Souvenir, souvenir ... avec ses ...
06/06/2026

Le dimanche après la Trinité, certains appelaient celui-ci le dimanche de la Fête-Dieu. Souvenir, souvenir ... avec ses processions. Je ne vous dis pas parfois les 'pasquéyes'. Ensuite, on l'a appelée le Saint Sacrement. Aujourd'hui, pour parler du cœur de la fête, on l'appelle le dimanche du Corps et du Sang du Christ, 15 jours après la Pentecôte et 5 avant le Christ-Roi. Toute une série de dimanches pour nous faire réfléchir à ce qui fait le cœur de notre foi. Le retour aux dimanches ordinaires sera pour la semaine prochaine.

Bonne méditation et bonne semaine !
Fête du Corps et du sang du Seigneur A



Après l’Ascension, la Pentecôte et la Trinité, nous fêtons le Corps et le Sang du Christ, appelée aussi fête du Saint Sacrement.
Nous rappelons les paroles et les gestes du Christ au soir de la dernière Cène parce qu’ils sont au cœur de notre Foi et donnent sens à notre rassemblement de chaque dimanche.
Et si le Christ communie à nous aujourd’hui, entre autres dans la Parole qu’il nous partage, il nous invite à communier à Lui par notre confiance et notre reconnaissance.

Pain rompu pour un monde nouveau, Gloire à toi, Jésus Christ !
Pain de Dieu, viens ouvrir nos tombeaux, Fais-nous vivre de l'Esprit !

1. Tu as donné ton corps pour la vie du monde. Tu as offert ta mort pour la paix du monde.

2. Tu as rompu le pain qui restaure l'homme, à tous ceux qui ont faim s'ouvre ton Royaume.

3. Ton corps est un levain de vie éternelle. Tu sèmes dans nos mains ta Bonne Nouvelle.

Prière pénitentielle

- Seigneur Jésus, tu nous as aimés jusqu’au bout. Béni sois-tu ! Aujourd’hui encore, remplis de charité le cœur de tes disciples… et prends pitié de nous.

- O Christ, tu es venu servir tes frères. Béni sois-tu ! Aujourd’hui encore, apprends-nous à servir comme tu as servi par amour… et prends pitié de nous.

- Seigneur, tu intercèdes pour nous auprès du Père. Béni sois-tu ! Aujourd’hui encore, fais-nous vivre de ta vie donnée… et prends pitié de nous.

Prière d'ouverture

Dieu notre Père, dans le désert tu as nourri ton peuple de ta Parole et du pain qui a refait ses forces. Ton Fils Jésus nous a donné la vie par son Corps rompu et son Sang versé. Nous te prions encore donne à ton Église de pouvoir toujours se rassembler pour te rendre grâce et prendre part au repas de l'eucharistie, jusqu'au jour où tu nous accueilleras à la table de ton Royaume, toi qui es vivant avec ton Fils et l'Esprit Saint maintenant et pour les siècles des siècles.

La première lecture de ce dimanche est tirée du livre du Deutéronome, un des cinq livres du début de la Bible, le Pentateuque. Il nous parle de la sollicitude de Dieu pour son Peuple, à qui il a partagé le pain au désert.

Lecture du livre du Deutéronome 8, 2-3 ; 14-16

Moïse disait au peuple d'Israël : « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant quarante années dans le désert, le Seigneur ton Dieu te l'a imposée pour te faire connaître la pauvreté ; il voulait t'éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur : est-ce que tu allais garder ses commandements, oui ou non ? Il t'a fait connaître la pauvreté, il t'a fait sentir la faim, et il t'a donné à manger la manne (cette nourriture que ni toi ni tes pères n'aviez connue), pour te faire découvrir que l'homme ne vit pas seulement de pain mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. N'oublie pas le Seigneur ton Dieu qui t'a fait sortir du pays d'Égypte, de la maison d'esclavage. C'est lui qui t'a fait traverser ce désert, vaste et terrifiant, pays des serpents brûlants et des scorpions, pays de la sécheresse et de la soif. C'est lui qui, pour toi, a fait jaillir l'eau de la roche la plus dure. C'est lui qui dans le désert t'a donné la manne (cette nourriture inconnue de tes pères). »

D’après Marie-Noëlle Thabut

Moïse rappelle d’abord toutes les épreuves de cette longue traversée et de la vie au désert : « la pauvreté... la faim... le désert lui-même vaste et terrifiant, pays des serpents brûlants et des scorpions, pays de la sécheresse et de la soif».
Dieu avait promis d'être auprès de son peuple et c'est ce qu'il a accompli au long des jours, permettant ainsi à son peuple de surmonter toutes ces difficultés : « Il t'a donné à manger la manne, cette nourriture que ni toi ni tes pères n'aviez connue ». Mais le plus curieux, ici, c'est que Moïse présente ces épreuves comme un temps d'apprentissage imposé par Dieu : ‘Le Seigneur ton Dieu te les a imposées pour te faire connaître la pauvreté ; il voulait t'éprouver et savoir ce que tu as dans le coeur... »
Mais pourquoi tout cet apprentissage ? Pour le bénéfice de qui ? Dieu a-t-il besoin de nos remerciements ? Serait-il comme ces bienfaiteurs qui attendent une reconnaissance éternelle ? Non, bien sûr ! Penser une chose pareille, ce serait encore une fois nous fabriquer un dieu à notre image. En réalité, si Dieu veut que nous reconnaissions notre dépendance à son égard, c'est qu'elle est vitale pour nous. (…) Visiblement, c'est là l'enjeu.
La reconnaissance de notre pauvreté fondamentale est le préalable à toute rencontre de Dieu en vérité : quand nous nous abandonnons à son action, alors il peut nous combler. Si nous cessons de croire que nous avons des forces par nous-mêmes, alors nous découvrons des forces insoupçonnées, qui sont les siennes.
L'Esprit Saint nous a été donné pour cela. Et la fête du Corps et du Sang du Christ nous rappelle que Jésus nous propose tout simplement d'habiter en nous.

C’est toi, Seigneur, qui as fait sortir du pays d’Égypte
les enfants d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.
Tu les as conduits à travers le désert
pour les éprouver et leur apprendre la pauvreté.
Jour après jour, tu leur offrais la manne,
ce don du ciel qui leur fit découvrir
que l’homme ne vit pas seulement de pain
mais de chacune de tes paroles de vie.
En Jésus, ton Fils tu nous donnes aujourd’hui
la vraie nourriture qui sauve le monde.
C’est le corps du Christ : nous l’accueillons dans la foi
en même temps que nous l’édifions parmi les hommes.
Apprends-nous, Seigneur, à puiser dans le mémorial de la Cène, le goût et la force de partager avec les plus démunis
les fruits de la terre et de notre travail commun.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6, 51-58

Après avoir nourri la foule avec cinq pains et deux poissons, Jésus disait aux foules des Juifs : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »


Prendre chair de notre chair, tu l'as fait, ô Jésus, Fils de Dieu.
Devenir l'un de nous, tu l'as fait.
Mener parmi nous la vie la plus commune,
tu l'as fait, ô Jésus, Fils de Dieu.
Mourir sur une croix pour nous, tu l'as fait.
Ressusciter pour nous, ton Père l’a provoqué, ô Jésus, Fils de Dieu.
Et cela ne t'a pas suffi, tu as fait davantage
Tu es devenu, ô Jésus, nourriture et breuvage,
Pain de Dieu et Pain des hommes,
Vin de Dieu et Vin de notre joie.


Au-delà du texte que nous venons d’entendre, qui fait directement suite à la multiplication des pains en saint Jean, réfléchissons quelque peu sur un sacrement, l’eucharistie, que beaucoup de nos contemporains laissent de côté, comme pratique du dimanche.

Mais qu’est-ce que l’eucharistie, en vérité ? Au risque de paraître simpliste, loin des grands débats théologiques ou mystiques – qui ont leur place, mais pas dans ce trop bref moment – j’ai envie de revenir à l’abc…

N’est-ce pas d’abord venir retrouver Celui en qui nous croyons ? L’eucharistie est un rassemblement où des hommes et des femmes se retrouvent parce qu’ils mettent leur foi dans le Seigneur, parce qu’ils ont envie de le célébrer, de lui dire leur merci – eucharistie signifie action de grâces – lui dire leur action de grâces parce qu’ils se découvrent aimés.

L’eucharistie nous rappelle donc une présence… celle de Jésus, proche de cette communauté, de sa vie et de sa mission. C’est un moment où le Seigneur a quelque chose à nous dire… Tel est le sens de la parole qui nous est partagée. Il nous adresse une Bonne Nouvelle. C’est aussi un temps de mémoire. Nous rappelons et revivons ce que Jésus a fait au soir de la dernière Cène. Ainsi il nous redit qu’il n’y a de plus grand amour que de donner sa vie…

Comprenons qu’il n’y a pas qu’une seule communion, celle où nous tendons la main pour l’accueillir, lui qui s’offre pour nous : il y a une communion à sa Parole pour qu’elle nous éclaire, nous inspire, nous guide dans nos choix… Il y a une communion à lui dans le Pain et le Vin de la Vie… Il y a une communion les uns avec les autres rassemblés… Et puis, il ne peut y avoir inévitablement qu’une communion plus large qui dépasse les murs de cette église, une communion aux autres.

Ce moment n’est donc pas une parenthèse, en dehors de la vie… Pour le dire autrement : comment célébrer le Seigneur et communier à lui, comment entrer dans l’intimité de sa vie sans, comme lui, nous laisser interpeller par notre monde, par les hommes, leurs joies ou leurs souffrances, leurs projets et leurs échecs ?

Nous sommes, à chaque eucharistie, conviés à communier au Christ, pour mieux encore et comme lui, communier à la vie des hommes ; pour mieux encore et comme lui, faire de notre vie une vie donnée à son Père et à nos frères.

Profession de foi

Nous croyons que Dieu est notre Père. Il nous a créés à son image par son Fils et par l'Esprit-Saint. Tout vient de lui et nous sommes faits pour lui. Sa tendresse nous appelle à être témoins de son amour.
Nous croyons que Jésus-Christ est le Fils de Dieu. Pour nous les hommes et pour notre salut, il s'est fait homme, il est mort sur la croix. Dieu l'a ressuscité, il est vivant auprès du Père, c'est par Lui que nous recevons l'Esprit-Saint. Il est présent au milieu de nous et nous conduit au Père.

Nous croyons en l'Esprit-Saint, le don de Dieu. Il demeure en chacun d'entre nous qui croyons en Jésus vivant. Il nous enseigne, nous fortifie et nous guide. Il met en nous l'amour de tous les hommes et nous aide à prier le Père. Il est souffle de vie, aime et rassemble l'Église de Dieu et nous envoie proclamer la Bonne Nouvelle.

Intentions

Vois, Seigneur, ton Peuple qui se rassemble pour se souvenir de Jésus, qui nous a laissé les signes de son Corps et de son sang, partagés par amour. Nous te disons merci pour le Don de sa vie. Donne-nous de toujours communier à Lui et, à son image, de communier à nos frères. Nous te le demandons !

Nous te confions, Seigneur, ceux qui n’ont pu nous rejoindre, retenus par d’autres obligations, en particulier ceux à qui sera reportée la communion, tout à l’heure.

Seigneur, tant de réalités méritent notre attention pour faire rayonner ton Évangile chez nous. Nous te le demandons : que se lève chez nous et dans les villages de notre secteur, des générosités nouvelles.

Chacun, en venant ici aujourd’hui, porte en lui bien des personnes aimées, des malades, des souffrants, …
Dans notre silence, Seigneur, nous te prions avec eux et pour eux !
C'était la Fête-Dieu. Jésus nous avait dit : "Celui qui mange ma chair, celui qui boit mon sang, a la vie éternelle." Mais voilà qui était, pour nous, trop terre à terre : chair et sang, manger, boire. Vraiment pas digne de Dieu. Un Dieu qu'on ne pouvait ramener à notre niveau, au manger et au boire. II était tellement loin, tellement grand, tellement haut. II avait aussi dit : "Je suis le pain vivant." Alors nous corrigerions. Nous en ferions un pain qui soit digne de lui. Loin du pain de ménage qui nous est familier. Fait pour être exposé. Ce serait notre façon de faire fête à Dieu.

Oui mais voilà, Jésus passait à la pratique du manger et du boire. Déjà dès les débuts, il changeait l'eau en vin pour le plus grand bonheur des convives de Cana. II s'invitait aussi à la table d'un Zachée si peu recommandable. Et un jour, il avait multiplié les pains pour nourrir toute une foule qui était affamée. Juste avant de mourir, il prit un dernier repas avec tous ses disciples. Quand il apparaîtrait, plus t**d, sur le rivage, on le verrait rôtir des poissons pour les siens. Et quand il évoquait le Royaume de Dieu, il parlait d'un festin. Dieu faisait fête à l'homme.

Ainsi donc, à sa suite, il nous faudrait partir. À la rencontre des hommes et des femmes d'aujourd'hui. Vivre avec eux leurs peines, leurs travaux et leurs joies. Mettre la main à la pâte. Nous asseoir à la table des pécheurs comme des justes, surtout des plus petits. Lutter pour que partout on ait de quoi manger. Quand on se réunirait, ce serait autour d'une table et Jésus serait là. II nous dirait : "Lorsque vous donnez à manger à un de ces petits, c'est à moi que vous le faites." Et ce serait la fête de Dieu avec les hommes. Ce serait la Fête-Dieu.

Louis Dubois

Après avoir nourri la foule...

Ils t'avaient longuement écouté, subjugués qu’ils étaient par l'enseignement nouveau que tu leur donnais et par l'autorité qui émanait de toi... Ils en avaient oublié la nourriture corporelle. Alors, dans ce coin désert, tu leur avais procuré aussi de quoi manger... C’était comme autrefois avec la manne offerte par Dieu aux Hébreux dans le Sinaï... Mais comme autrefois également, ils ne comprennent pas le signe que tu leur fais. Le lendemain, ils reviennent parce qu'ils ont mangé des pains à satiété. Patiemment, tu essayes de leur faire saisir que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

Je suis le pain vivant, descendu du ciel...

Tu es Pain par ton enseignement. Tu es descendu du ciel pour nous partager cette nourriture. Ainsi, nous révéler l'amour de Dieu, son projet sur nous et nous indiquer le chemin vers Lui. Ta Parole nous éclaire et nous guide. Tu es Pain par tout ton être. Ton Corps ressuscité devient la nourriture dont nous avons besoin dans notre marche vers le Père des cieux : « Le pain que je donnerai, c'est ma chair ». Ton Sang versé devient la vraie boisson, la source de vie éternelle, il est "transfusion" de vie divine.

Les juifs discutaient entre eux...

Mais on peut comprendre leur réaction. Ton langage est choquant, scandaleux pour des oreilles juives. Mais tu insistes : « Si vous ne mangez pas ma chair, si vous ne buvez pas mon sang, vous n'aurez pas la vie en vous ! »
Tes paroles nous dépassent aussi, Seigneur. Aide nous à te redire comme l’apôtre Pierre : « Tu as les Paroles de la vie éternelle. Augmente notre foi. »

Celui qui me mange vivra par moi...

Merci, Seigneur, pour cette nourriture si largement multipliée. Elle nous permet d'agir en enfants de Dieu, elle nous aide à vivre en frères et en sœurs entre nous. Donne nous toujours de ce Pain et nous vivrons de Toi.


Jésus rompt le pain. Il ne s'agit plus seulement de multiplier les pains mais de manifester une présence. « Mon corps ». Jésus est présent et il promet d'être présent chaque fois que sera rompu le pain. Ce qui se réalisera dès le soir de Pâques autour de la table de l'auberge d'Emmaüs. Et d'eucharistie en eucharistie.

Jésus est présent pour que nous vivions de sa vie qui éclate au matin de Pâques. La coupe passe. « Mon sang, ma vie ». Le vin nouveau est fait pour donner vigueur. Jésus nous donne sa vie pour que nous la partagions à notre tour.

La main qui reçoit le corps du Christ est prête à donner du pain à l'affamé. Les lèvres qui boivent à la coupe sont libres pour embrasser le malade. Le Corps et le Sang sont le saint sacrement du repas du Christ, qui invite à d’autres partages.

Toi, Seigneur et moi

Quand je pense au nombre d’eucharisties auxquelles j’ai participé, ou que j’ai célébrées, j’en ai le vertige. Faites un peu le compte rapide, vous aussi…
Quand je pense à la faim et à la soif dans le monde, quand je vois la faim spirituelle, aussi j’ai aussi le vertige.
Aujourd’hui, nous nous arrêtons purement et simplement à la nourriture donnée. Osons-nous croire à ce mystère d’amour où Dieu ne cesse de se donner à son peuple, à ses enfants ? Oui, Dieu est un Père qui nourrit, et il nous chérit comme une mère chérit son enfant. Il donne la nourriture pour la croissance, ou tout simplement pour notre bien-être quotidien.
Par-là, Dieu vit dans l’intimité de notre cœur. Si je me laisse faire, il vivra en moi de plus en plus, et ma vie s’en trouvera transformée. Il nous libère de bien des lourdeurs, de déceptions vécues, de notre péché. Dieu se donne gratuitement, mais dans le but de nous libérer intérieurement.
Pour saint Jean Chrysostome, le sacrement du Christ et le sacrement du frère sont indissociables… La liturgie célébrée avec dignité et dans la reconnaissance festive du don reçu ouvre, chacune et chacun, à la présence de ses frères et sœurs, y compris à la solidarité qui délivre de la faim et de la soif dans le monde.

La semaine prochaine nous retrouverons le temps ordinaire. Ce sera le 11ème dimanche, où nous verrons Jésus faire le choix de ses apôtres, afin qu’ils prennent le relais dans la mission. Car comme il le dira : « la moisson est abondante et les ouvriers sont peu nombreux ».

06/06/2026

https://www.doyennedemarche.be/wp-content/uploads/2020/11/FpMarche.pdf
La feuille de la paroisse du 8 au 14Juin

03/06/2026


Evangile aujourd'hui de cette semaine
Fête du Corps et du Sang du Christ

31/05/2026

Quel beau cadeau ! La semaine dernière, j’ai été tout surpris de recevoir un texte de Joseph Selvais. Il m’écrivait sur internet : « Je sais bien que tu as autre chose à faire que de raconter des blagues ». C’est bien vrai ! « Mais si, un jour, tu serais à court d’idée, … En fouillant dans mes vieux papiers, je viens de retrouver une vieille histoire. Tu auras plus vite l’occasion que moi de la raconter. Fais-en ce que tu veux. Mais ne le jette pas, ça peut toujours servir. » Voilà qui tombe à pic ! Je cherchais justement après un bel écrit pour un billet wallon.
Et Joseph de poursuivre : « Je ne sais si vous faites encore des dîners d’adoration, comme dans le passé. » Non, ô toi ! De nos jours, avec tous les changements, et parce que les prêtres ne sont plus qu’à quelques-uns, on fait plus volontiers un dîner de nouvel an qu’une adoration. Puis, comme il y a nombre de curés venant d’ailleurs, eux n’ont pas ces habitudes.
Comme bien d’autres personnes, les curés ont crainte, eux aussi, de se faire arrêter par les gendarmes et de devoir souffler dans le ballon. J’ai pourtant connu le temps de ces dîners qui rassemblaient les curés, une fois l’an, dans les différentes paroisses d’un même doyenné. C’est bien vrai que ce n’était pas rien ! J’ai même écrit un texte qui cause de cela dans ‘Pasquéyes di curés’.
Pour le moment, nous sommes au mois de mai : un mois de beaucoup de fêtes de familles comme les communions. Il y a également les premières fêtes au village. Aujourd’hui, des balades gourmandes on en trouve un peu partout. Sur un tour de quelques kilomètres, quelques fois les personnes s’arrêtent sept à huit fois. À toutes les pauses, il y a de quoi manger et … boire, come de bien entendu. À la fin de la journée, j’en ai vu qui s’en retournaient en mesurant la route. Comme le dit un dicton : ‘Ils allaient de travers comme un chien qui revenait de la fête.’
Le texte nous raconte une de ces fêtes-là. (Un texte avec des dictons parfois assez intraduisible à partir du wallon. Ainsi est la langue(.

Un beau dîner

Et bien, mes amis, je viens de faire un repas de choix. Je ne sais ce que vous pensez, mais pour faire un pareil dîner, je me relèverai la nuit.
Je suis sûr que le roi n’a pas mangé comme nous. On peut dire qu’on s’est régalé et s’est bien ‘engraissé les dents’. Un vrai dîner d’adoration, vous dis-je !
Oui, on peut le dire nous avons mangé comme à la fête : boire et manger en abondance. Ce n’est pas pour en avoir de nouveau, mais c’était un festin.
Est-ce que ça vous fait baver ? Lui, il préfère deux œufs qu’une pomme de terre, dit le dicton. Moi, je m’éclaterais et j’en ai vu un qui aurait cassé la ceinture de son pantalon ou du moins, la défaire d’un cran. Il n’était pas rassasié. Il sait bien quoi, l’homme : il vaut mieux un beau ventre qu’une belle manche. ‘Il faut manger pour la faim future’, disait-il. C’est toujours ce que les Prussiens n’auront pas. »
Oui, nous pouvons le dire : nous sommes rassasiés. Il n’y a rien à craindre, nous pourrons lutter contre le vent de bise. Du reste, je veux bien mettre ma tête sous le billot, il y en a ici qui ferait plus aisément un pèt qu’un saut.
Que cela ne vous empêche tout de même pas d’achever. Je sais qu’il y en a qui ne sont jamais contents. Pour eux, ils n’en ont jamais assez. On ne peut mal d’étouffer avec cela, disent-ils. Et puis, il y en a qui mangent avec de gros baisers (autant dire fort peu). Je ne casserai pas mon lien pour cela, disent-ils. Il leur faudrait une bonne guerre, voilà ! Ils verraient bien quoi. Ils ne mangeraient plus leurs lardons tous les jours.
Et puis il y a également celui qui trouve le repas jamais bon assez. Pour lui, c’est encore de la bouillie réchauffée ou comme le dit un dicton : ‘si notre chien avait cela sur sa queue, il courrait enragé’. Moi, je dirais comme le cochon qui mange son é***n : à chacun son goût !
Et c’est toujours le plus laid des cochons, le dernier au bac.

J’apprécie la manière d’écrire de Joseph. Dans l’histoire, il y a nombre d’expressions comme notre allons en est riche. Et beaucoup de ces formules sont autant d’images pour dire ce que l’on a à dire. Parfois nous disons les choses directement. Cela ne signifie pas pour autant que l’on se moque des personnes. Non ! C’est une manière de parler comme le faisaient nos ancêtres.
Un grand merci à toi, Joseph ! Et jusqu’à la petite fête.

La Trinité Aquarelle figurant la Trinité   Chaque année, le 1er dimanche après le temps pascal et la Pentecôte, qui le t...
30/05/2026

La Trinité



Aquarelle figurant la Trinité

Chaque année, le 1er dimanche après le temps pascal et la Pentecôte, qui le termine, se célèbre d’abord la fête de la Trinité : une fête synthèse de notre foi.
En posant sur nous le signe de la croix, nous rappelons que nous croyons que Dieu est Père, qu’il nous a envoyé son Fils et qu’il nous invite à vivre dans son Esprit d’Amour.
Les lectures de ce dimanche nous invitent donc à méditer sur qui est Dieu pour moi, pour nous.

Sur ce thème et s’inspirant de l’actualité, la productrice d’une émission religieuse sur France 2, nous ouvre une autre porte de sens. Elle écrit :
Cher Dieu,
Il devient de plus en plus difficile de s’afficher avec Toi, en ces temps de tourmentes intégristes. Beaucoup de violents n’ont que Ton Nom à la bouche. Ils lapident, violent, exécutent, massacrent, excluent, dominent, prétendent dire le juste et le droit, assurés qu’ils sont que dans ces actes et ces mots indignes se décline Ta volonté. Je ne te reconnais pas dans ces visages défigurés par la haine, ces propos pleins de ressentiment, ces assurances morbides de posséder la vérité – et quelle vérité ! la Tienne. (…)
Et puis, au creux de la fatigue et de la désespérance, il me semble entendre une voix, discrète et familière, qui parle de justice, de paix, de fraternité, de solidarité entre les humains. Une voix qui a pris corps, faits et gestes, quelque deux mille ans avant ce temps, pour annoncer une grande nouvelle : l’humanisation des humains est possible, la pratique et les pensées barbares ne sont pas une fatalité.

Gloire à toi, ô Dieu, notre Père, gloire à toi Jésus-Christ venu nous sauver. Gloire à toi, Esprit de lumière, Trinité Bienheureuse, honneur et gloire à toi !
Père des Cieux, Père infiniment bon, Tu combles tes enfants de tes dons. Tu nous as faits, et nous t’offrons nos cœurs, nous te bénissons, nous croyons en toi Seigneur !
Jésus Sauveur, et Fils du Dieu vivant, que s’élève vers toi notre chant. Ton cœur ouvert nous donne à contempler l’amour infini dont le Père nous a aimés.
Esprit de Dieu, Esprit de sainteté, tu nous conduis à la vérité. Descends sur nous éclairer nos chemins, sois le maître en nous, et fais de nous des témoins.

Prière pénitentielle
Dieu, notre Père, parce qu’il nous arrive de ne pas croire à cette tendresse que sans cesse tu offres à l’homme, pardonne-nous ! Seigneur, prends pitié de nous, (3x)
Dieu, notre Père, parce qu’il nous arrive de ne pas aimer à l’image de ton Fils, pardonne-nous ! Ô Christ, prends pitié de nous, (3x)
Dieu, notre Père, parce qu’il nous arrive de manquer d’espérance en l’homme et de confiance en ce monde parfois bien dur, pardonne-nous ! Seigneur, prends pitié de nous (3x).

Gloire à Dieu au plus haut des cieux, paix sur la terre aux hommes qu'Il aime ! Gloire à Dieu au plus haut des cieux, alléluia, alléluia !

Prière d’ouverture
Seigneur, tu t’es révélé aux hommes comme un Père miséricordieux. En Jésus, tu t’es fait l’un de nous et tu as été jusqu’au bout de l’amour, en le relevant de la mort et en offrant à chacun une espérance nouvelle. Que ton Esprit de Pentecôte tourne sans cesse notre regard vers Toi et nous donne de servir nos frères. Ainsi nous te rendrons grâces, Toi le Vivant et Vrai, Dieu d’Amour pour les siècles des siècles.

De tout temps, les hommes ont cherché à traduire leur foi et leur espérance en mots. L’auteur du livre de l’Exode ne fit rien d’autre quand il nous dit que Dieu est le Seigneur, un Dieu tendre et miséricordieux.


Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là, Moïse se leva de bon matin, et il gravit la montagne du Sinaï comme le Seigneur le lui avait ordonné.
Il emportait les deux tables de pierre. Le Seigneur descendit dans la nuée et vint se placer là, auprès de Moïse. Il proclama son nom qui est : LE SEIGNEUR. Il passa devant Moïse et proclama : « LE SEIGNEUR, LE SEIGNEUR, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de fidélité. »
Aussitôt Moïse s’inclina jusqu’à terre et se prosterna. Il dit : « S’il est vrai, mon Seigneur, que j’ai trouvé grâce à tes yeux, daigne marcher au milieu de nous. Oui, c’est un peuple à la nuque raide ; mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés, et tu feras de nous ton héritage.»

En lisant tout le passage du livre de l’Exode, plus largement que celui qui nous est proposé, on voit que le texte de la liturgie ne garde de Dieu que la miséricorde, l’amour, la fidélité. Elle dissimule un élément qui semble obscurcir l’image positive d’abord donnée de Dieu. Il dit comment ce Dieu plein de bonté se situe face au mal – « face à la faute, la rébellion et le péché ».
Quel est donc le contexte ? Le Seigneur a fait alliance avec Israël et celui-ci s’est engagé solennellement à lui être loyal en se conformant à ce qu’il attend de son allié humain. Moïse est ensuite monté sur le Sinaï à l’invitation de Dieu qui veut lui donner les tables de la Loi. Après 40 jours, Moïse n’est toujours pas redescendu. Se sentant perdu en plein désert, délaissé, vulnérable, le peuple se fait un taurillon d’or, image d’une divinité puissante capable de calmer son angoisse, au contraire du Seigneur qui, apparemment, l’a oublié. Israël refuse ainsi la condition essentielle de l’alliance : être fidèle en tout à son Seigneur et affronter ses angoisses dans la confiance.
Après de longues tractations, Moïse obtient que Dieu maintienne son projet d’habiter au sein du peuple. C’est dans ce contexte qu’il précise comment il réagira si Israël vient à retomber dans ses travers et à trahir la parole donnée. Si les Israélites font le mal au mépris de la vie et de la liberté que Dieu leur a données, que peut faire celui-ci ? Dieu exprime à Moïse qui il est en vérité : « Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de fidélité, qui maintient l’amour pour des milliers, pardonne faute, rébellion et péché ». Au cœur de Dieu, l’amour bienveillant, tendre et fidèle, le pousse spontanément à pardonner, à rendre une possibilité de vie à qui a pris un chemin de mort, à rendre la liberté à qui a choisi les liens de l’esclavage. Mais le pardon n’empêche pas que le mal commis continue à produire ses effets et à faire du mal à celui qui l’a commis aussi bien qu’à d’autres.


Seigneur, tu ne juges pas pour condamner, mais pour sauver.
Si, moi, je me juge indigne de toi, tu ne pourras rien
contre ma propre condamnation.
Préserve-moi, Seigneur, d'un des grands risques qui me guettent :
celui de me prendre pour Toi.
Dieu, Père, Fils et Esprit, dans l'amour fou qui vous réunit,
merci de tout donner pour que nous ayons la vie ?

Louange à Dieu, Très-Haut Seigneur, pour la beauté de ses exploits ! Par la musique et par nos voix, louange à Lui, dans les hauteurs !
Louange à Lui, puissance, honneur, pour les actions de son amour !
Au son du cor et du tambour, louange à Lui pour sa grandeur !
Tout vient de Lui, tout est pour Lui, harpes, cithares, louez-le !
Cordes et flûtes, chantez-le : que tout vivant le glorifie !



En écho à la première lecture, dans ce passage de l’évangile de saint Jean, il n’est rien dit d’autre que déjà annoncé dans le livre de l’Exode :

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 3, 16-18)

Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

C’est à la fin de son entretien avec Nicodème, au 3ème chapitre de son Évangile, que saint Jean donne le sens profond de la mission de Jésus. Il est d’abord considéré comme un don de Dieu fait aux hommes. Il leur a donné son Fils unique. Ensuite, il est venu pour que personne ne se perde, mais pour que, par lui, Jésus, chacun ait la vie éternelle. Cela nous renvoie à Pâques. Ce que Jésus a connu, en réponse à son amour pour les siens, est une promesse offerte à tous. Oui, Dieu ne veut pas la punition de l’humanité. Jésus n’est donc pas venu pour juger le monde ; mais pour le sauver.
À la fin de ce passage, l'invitation adressée à chacun est celle de la foi. Si nous découvrons vraiment qui est Jésus et son Père, tout amour, alors nous ne pourrons que grandir dans la vraie confiance… dans la foi.
“Croire en l’autre sauve”, pourrions-nous conclure. Et cela ne vaut pas seulement pour notre foi en Dieu. Celle en nos frères est tout aussi essentielle.
Jésus, comment comprendre le sens de cette fête de la Trinité ?
Le meilleur chemin, me semble-t-il, c'est celui de tes premiers disciples.
Peu à peu, ils ont vu l'importance pour toi de ta relation avec le Père.
Si étroite, si mystérieusement unique,
qu'ils étaient forcés de scruter ta parole :
"Je suis dans le Père et le Père est en moi".
Vers la fin de ta vie publique tu ne cessais de parler de l'Esprit.
Impossible de te fréquenter, Jésus,
sans essayer de vivre tantôt avec le Père,
tantôt avec toi et tantôt avec l'Esprit,
mais sans jamais vous séparer.
Vouloir en dire plus, c'est vouloir que le plus grand mystère
ne soit pas un mystère.

Puisqu’il est avec nous tant que dure cet âge, n’attendons pas la fin des jours pour le trouver. Ouvrons les yeux, cherchons sa trace et son visage. Découvrons qui est caché au cœur du monde comme un feu !

Puisqu’il est avec nous dans nos jours de faiblesse
N’espérons pas tenir debout sans l’appeler
Tendons la main, crions vers lui notre détresse
Reconnaissons sur le chemin celui qui brûle nos péchés.

Puisqu’il est avec nous comme à l’aube de Pâques
Ne manquons pas le rendez-vous du sang versé
Prenons le pain, buvons la coupe du passage
Accueillons-le qui s’est donné en nous aimant jusqu'à la fin.

Profession de foi

- Je crois en Dieu le Père tout-puissant d'amour, créateur du monde et de tout ce qui vit dans l'univers. Il ne nous laisse pas orphelins : son amour est toujours avec nous et en nous. Avec son Fils et l'Esprit-Saint, il ne fait qu'un et il nous invite à partager cette unité.

- Je crois en Jésus-Christ, le fils bien-aimé de Dieu, conçu du Saint-Esprit, né de la Vierge Marie. Il marche à nos côtés sur la route, aussi dure soit-elle ; il nous confie son commandement d'amour et il prie le Père pour que nous y restions fidèles tout au long de notre vie.

- Je crois en l'Esprit-Saint, l'Esprit de vérité, le défenseur qui sera pour toujours avec nous. Il est le souffle de Dieu en nos vies, la force de Jésus au milieu des tentations et des tribulations. Il nous aide à proclamer l'Évangile du salut avec douceur et respect.

Intentions
Nous te confions ton Église, répandue aux qautre coins du monde. Nous pensons à nos frères chrétiens les plus éprouvés au Moyen-Ortient et plus particulièrement dan sles territoires occupés, en Syrie, à Gaza, au Liban. Donne à tous de garder le cap de l’espérance !
Nous te rendons grâces, Seigneur, de nous rejoindre tels que nous sommes, même au cœur de nos doutes et de nos incertitudes. Éclaire ceux qui désespèrent aujourd’hui !
Témoigner de la Trinité n’est pas chose simple. Donne à tous ceux qui te cherchent de découvrir que tu es un Dieu de tendresse, proche des réalités que rencontrent tout homme. Nous te le demandons !
En ces temps troublés pour beaucoup, que se lèvent des responsables passionnés du sort de leurs frères, des hommes et des femmes d’espérance, qui font tout pour que règne la paix, la justice, le respect de chacun. Nous te le demandons !
Chacun en venant ici aujourd’hui, porte au coeur bien des personnes aimées, des malades, des souffrants,… Dans notre silence, Seigneur, nous prions pour eux !

Notre Père

Prière pour la paix

Béni sois-tu Seigneur Jésus, en toi, nous avons part à la communion de vie que tu partages avec le Père et l'Esprit ! Ouvre nos coeurs à ton Amour. Que ta paix habite en nous, et que notre vie fraternelle soit transparente à ta grâce. Là où tu nous envoies, fais de nous des bâtisseurs de ton Amour et des artisans de ta paix, dès maintenant et pour les siècles des siècles.
Signes par milliers, traces de ta gloire, Signes par milliers, Dieu dans notre histoire (bis)
Nous sortons du temps de Pâques, qui nous parle de résurrection. Rien que ce mot ‘Résurrection’ fait déjà problème pour une majorité de nos contemporains. Et même dans le monde chrétien, certains disent croire… mais la résurrection fait débat, pour ne pas dire problème ? Alors que dire de la Trinité.

Pourtant, ce seul mot dit le Coeur de notre foi. Nous affirmons croire en un seul, qui est Père, Fils et Esprit-Saint. Mais là encore qu’est-ce que cela dit à une majorité de nos contemporains.

Alors, inlassablement, il nous faut reprendre la route des Évangiles, afin de ne pas tomber dans certaines dérives, trop présentes encore de nos temps : dérives d’extrémistes.
C’est Jésus qui nous conduit au Père, à son vrai visage de Dieu qui est Amour, comme l’écrit saint Jean.
Regarder Jésus aimer, c’est voir comment Dieu aime. Regarder Jésus accueillir l’autre – même celui qui est profondément différent de lui, qui ne pense pas comme lui, qui ne vit pas comme lui – donne du sens, me semble-t-il, à cette foi en Dieu qui aime tout homme tel qu’il est, sans faire de distinction de race, de culture.
Voir Jésus pardonner Marie-Madeleine ou la Samaritaine, c’est croire que Dieu est miséricorde et que moi aussi je peux compter sur cette chance nouvelle qu’il m’offre.
Une scène m’a toujours très fort marqué : celle de Jésus qui pleure son ami Lazare au tombeau… Image de grande humanité d’un Jésus tout retourné par la mort de son ami, comme, par ailleurs, par la souffrance de tant qu’il croisait. Est-ce que j’ose croire que Dieu aime à ce point l’homme ? Est-ce que j’ose croire qu’il est Dieu qui souffre avec ceux qui souffrent, qu’il est Dieu qui pleure avec ceux qui pleurent ?

Et si je crois à la Trinité, c’est à cause de cela. Et de cette invitation que sans cesse Jésus nous adresse à faire de même ! À vivre de confiance : confiance en son Père, confiance en nos frères ! À vivre d’espérance dans ce monde parfois bien hostile ! Surtout à vivre d’amour dans nos relations, nos engagements, nos lieux quotidiens.

Et si l’Esprit nous a été donné, c’est pour vivre dans le même esprit que lui. Tout un programme !



Seigneur Jésus, nous t’avons vu
sur les chemins de Palestine
guérir, écouter les souffrances,
panser les blessures... aimer.
Oui, nous avons vu l’amour à l’œuvre
C’était l’œuvre du Père, disais-tu,
De notre Père des cieux.
Aujourd’hui, nous pouvons t’approcher de l’intérieur,
car l’Esprit est en nous qui délie nos chaînes
et sans cesse nous relie à toi.
Jamais, depuis les chemins de Palestine,
le fil n’a été rompu.
Car le cœur de Dieu, Père, Fils et Esprit,
bat du désir sans fin d’être relié, allié à chacun de nous.
Qui es-tu, Dieu immense et unique,
pour tant nous désirer ?




Dieu a tant aimé le monde... Dieu est amour ! écrit saint Jean. La Bible donne de nombreux noms à Dieu. Ils nous font entrevoir un aspect de ton mystère, Seigneur.
L'apôtre Jean, lui, nous emmène au cœur du sujet en écrivant ce simple mot : Dieu est amour...
Cet insondable mystère d'amour, tu viens le révéler... et nous y entraîner. Tu nous parles de ton Père : ce Père qui t'aime et qui a tout remis en tes mains (Jn 3, 35) ... ce Père que tu aimes en retour et auquel tu montres ton amour en faisant toujours ce qui lui plaît (jn 8, 29).
Envoyé par lui, tu es venu pour nous faire partager ton amour,
nous aider à aimer, nous aider à réaliser le projet du Créateur :
vivre dans l'amitié avec Celui qui nous a fait à son image et nous a donné un cœur pour aimer...
Si le péché a fait de nous un peuple à la tête dure, au cœur de pierre... Dieu, lui, ne change pas : ‘Je suis le Seigneur, tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d'amour et de fidélité’, comme le disait le livre de l’Exode.

Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique...

Il avait multiplié ses messagers, les prophètes, souvent sans résultat... Alors il prend le moyen radical : il t'envoie, toi Jésus. Il donne son Fils. Il t'abandonne entre nos mains. Depuis le nouveau-né dans les bras de Marie à ta naissance... jusqu'au condamné livré aux mains des bourreaux sur le Calvaire, tu as été le messager de l'amour de Dieu pour nous.

Tu es le bon pasteur, allant jusqu'à donner ta vie pour sauver le troupeau. Tu te fais notre serviteur ... Tu te fais le Pain donné en nourriture pour que nous ayons la vie en plénitude, pour que l'amour remplisse nos cœurs...

Merci, Seigneur, pour le don de l’Esprit qui donne la vie, la Vie divine. Alors, fais-nous devenir amour, comme toi tu es amour.

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