Paroisse Saint-Remacle à Marche

Paroisse Saint-Remacle à Marche Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Paroisse Saint-Remacle à Marche, Organisation religieuse, Rue Jean de Bohême, 9, Marche-en-Famenne.

07/09/2026
06/09/2026

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FEUILLE DE LA PAROISSE DU 7 AU 13 SEPTEMBRE

Avec le mois de septembre reviennent les jours plus courts. Une raison supplémentaire pour prendre un peu plus de temps ...
05/09/2026

Avec le mois de septembre reviennent les jours plus courts. Une raison supplémentaire pour prendre un peu plus de temps à la méditation. C'est ce que je vous propose aujourd'hui.

Avec la première semaine de septembre revient la Saint Remacle (le 3) : fête pour plusieurs paroisses de nos régions d'Ardenne, dont celle de Marche. Bonne fête aux Marchois !

Avec le début septembre revient l'annuel grand pèlerinage diocésains à Lourdes. Ils étaient plus de 950 à prendre la direction de la cité mariale. Bon pèlerinage à eux, en communion avec nous !

Et ce dimanche, nous sommes au 23ème de l'année A, avec un appel à la réconciliation et une invitation à discerner Jésus, chaque fois que nous nous réunissons en son nom. Bonne découverte !

Bernard

23ème dimanche A 6 septembre



Ce 23ème dimanche dans l’année A nous invite à discerner ce que Jésus dit à ses amis, et à travers eux le message qu’il adresse à chacun de nous : "Là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis là, au milieu d'eux..." Oui, le Seigneur est présent au milieu de nous et il nous invite à nous accueillir fraternellement.
Si depuis le premier jour, nous sommes les enfants de cette grande famille qu'est l'Église, enfants attentifs les uns aux autres, enfants responsables les uns des autres, les paroles fortes de ce dimanche nous convient à chercher les chemins de la réconciliation lorsqu’un mal a été commis.
Cette parole, elle résonne en notre temps qui a un urgent besoin de réconciliation. Et pour reprendre les mots qui débutent la lecture du livre d’Ézéchiel : « Fils d’homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël ». Oui, que cette invitation nous donne d’être des veilleurs, des hommes éveillés, des hommes qui veillent sur eux-mêmes, sur le monde.

Dans la nuit se lèvera une lumière, l’espérance habite la terre : la terre où germera le salut de Dieu ! Dans la nuit se lèvera une lumière, notre Dieu réveille son peuple.

Peuple de frères, peuple du partage, porte l'Évangile et la paix de Dieu. (bis)

La tendresse fleurira sur nos frontières, l’espérance habite la terre : la terre où germera le salut de Dieu ! La tendresse fleurira sur nos frontières, notre Dieu se donne à son peuple.

Prière pénitentielle

- Dieu notre Père, créateur du ciel et de la terre, tu nous appelles à nous aimer les uns les autres. Pour nos manques d’amour, prends pitié de nous !

- Jésus, Fils bien-aimé du Père, tu as donné ta vie pour que nous vivions en frères. Pour nos manques de solidarité, prends pitié de nous !

- Esprit Saint, source de paix, tu nous rassembles dans l'unité d'une même famille, l'Eglise. Pour nos manques de fraternité, prends pitié de nous !

Prière d’ouverture

Dieu de miséricorde, sans te lasser tu offres ton pardon à l'homme pécheur et tu accueilles ceux qui reviennent vers toi. Donne-nous d'avoir les mêmes dispositions envers nos frères et de pardonner comme tu pardonnes. Nous serons ainsi de vivants témoins de ton règne d'amour, dès aujourd'hui et pour les siècles des siècles

Lecture du livre d'Ézékiel (33, 7-9)

La parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël. Lorsque tu entendras une parole de ma bouche, tu les avertiras de ma part. Si je dis au méchant : ‘Tu vas mourir’, et que tu ne l’avertisses pas, si tu ne lui dis pas d’abandonner sa conduite mauvaise, lui, le méchant, mourra de son péché, mais à toi, je demanderai compte de son sang. Au contraire, si tu avertis le méchant d’abandonner sa conduite, et qu’il ne s’en détourne pas, lui mourra de son péché, mais toi, tu auras sauvé ta vie. »

Ézéchiel était prêtre à Jérusalem au sixième siècle av. J.-C. Il a été emmené à Babylone, par les armées de Nabuchodonosor, dès la première vague de déportations en 597. C’est là-bas, au bord des rives du fleuve, qu’il apprend les malheurs qui s’abattent sur la ville sainte. En 587, tout est fini, la ville est rasée, le Temple a été dévasté.
Mais devant ces récits de catastrophes successives, Ézéchiel ne baisse pas les bras. Inlassablement, tout au long de ses vingt années de ministère, il s’est battu sur deux fronts : premièrement, il fallait bien s’installer pour survivre ; ensuite, il fallait maintenir intacte l’espérance du retour. Ces deux objectifs sont ceux du prophète tout au long de son livre, et ce sont les deux axes de sa prédication. Dieu a fixé le but de sa nouvelle mission de prophète : « Je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël »
On sait combien les hommes de la Bible aiment les images. Celle du guetteur est très suggestive. Dans les versets qui précèdent notre texte d’aujourd’hui, Ézéchiel l’a longuement développée. Il imagine une ville en danger ; les ennemis sont aux portes ; le guetteur est sur le rempart et il accomplit son office, il sonne du cor pour avertir ses concitoyens du danger.
C’est très exactement comme cela qu’Ézéchiel comprend sa mission : il se doit de transmettre à ses frères exilés les avertissements de Dieu et les appels à la conversion. Mais « Nul n’est prophète en son pays ! », on le sait bien. Cela veut dire que bien souvent malheureusement, les auditeurs, ceux que le prophète voulait sauver, n’écoutent pas. Ézéchiel a donc bien souvent l’impression de prêcher dans le désert. Pourtant, si cette mission est exigeante, il s’y est montré fidèle.

Un guetteur, voilà une belle définition pour tout prophète, chargé de lire dans l’histoire les signes de l’espérance. Le rapprochement avec l’évangile d’aujourd’hui est très éclairant. Nous voyons Jésus charger ses disciples d’une mission analogue. Au nom de l’amour fraternel, justement, il leur recommande de veiller les uns sur les autres, au point d’être capable de rappeler à l’ordre celui qui fait fausse route, le cas échéant. « Tu n’auras aucune pensée de haine, mais tu n’hésiteras pas à faire des réprimandes... », disait déjà le livre du Lévitique. Réprimander à bon escient, voilà un art bien difficile ! Et pourtant cela aussi, c’est de l’amour. C’est vouloir le bien de l’autre, et c’est, s’il le faut, savoir l’arrêter au bord du gouffre. La critique positive par amour fait grandir. La rude tâche d’Ézéchiel était de cet ordre : quand on place une sentinelle au poste de garde, c’est bien pour sauver la ville.

Aujourd’hui, ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du
Seigneur !

Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit.
Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (18, 15-20)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »


Vous me direz : en ce 23ème dimanche, ce n’est pas un texte simple qui est proposé à notre méditation. Puisqu'il apparaît complexe, peut-être est-ce une raison pour qu'il soit intéressant à approfondir ? Essayons de voir en quoi cet évangile rejoint l'objectif que nous nous fixons : comment cette Parole demeure une Bonne Nouvelle pour nous aujourd'hui ?

Il y a d’abord une phrase que nous connaissons presque par cœur : "Lorsque deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux". Cette invitation est précédée d'une autre : " Si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. "
Lorsque deux ou trois se réunissent pour approfondir la Parole, comme le font tant de chrétiens, Jésus nous dit qu'il est bien présent avec nous. Et nous osons croire que le priant qui ouvre son évangile est aussi en communion avec Jésus. Tout comme il est présent à tous ceux qui se retrouvent en communauté pour le célébrer ensemble.
Même invisible, Jésus est bien présent à chacun de nous. Tout rassemblement de chrétiens, quel qu'il soit, nous invite à tourner notre regard vers lui : vers la Parole qu’il nous livre - de plus en plus de réunions commencent par un temps où nous nous mettons à l'écoute de la Parole du jour", mais notre regard peut se tourner aussi vers le pain rompu, qui nous redit sa vie donnée par amour. Lui, au milieu de nous, il est notre référence.

Dans ce texte, il est donc question de communion, me semble-t-il. De cette communion que nous sommes invités à chercher, de cette communion que nous sommes invités à bâtir. Et lorsque des divisions, des oppositions, du mal s'insinue dans cette recherche de communion, que nous nous ouvrions au pardon.
Nous avons tous peine à pardonner. Surtout si nous restons profondément blessés par ce qui fut vécu avec l’autre. Pourtant que rapportent violences, haines, propos durs ou qui rejettent. De la violence en retour, de la haine, du bonheur brisé.
Oui, pour vivre en communauté fraternelle et avoir le cœur en paix, parfois il nous faut risquer le pardon. C’est vrai pour toute relation, qu’elle soit familiale ou fraternelle. C’est aussi vrai pour nos communautés de vie : les divers milieux que nous intégrons par notre travail, nos loisirs, nos moments gratuits.
Et pour nous en convaincre, rappelons-nous Jésus qui nous laisse un exemple fort. Sur la croix, pour ceux qui le condamnent et le crucifient, il prie : ‘Père, pardonne-leur.’ Lui est allé jusqu’au bout du don… par-delà le don… jusqu’au pardon.
Me reviennent alors à la mémoire ces mots de St Augustin qui écrivait :

Une fois pour toute t'est donné ce court précepte :
"Aime et fais ce que tu veux :
Si tu te tais, tais-toi par amour ;
si tu parles, parle avec amour ;
si tu corriges, corrige avec amour ;
si tu pardonnes, pardonne par amour.
Aie au fond du cœur la racine de l'amour,
de cette racine, rien de mauvais ne peut sortir".

Seigneur, tu nous aimes sans limite malgré
nos infidélités et nos trahisons.
Tu veux que nous soyons responsables les uns des autres.
Je voudrais aujourd’hui te demander pardon :
Trop souvent j’utilise de la javel pure
pour enlever les taches sur du linge de couleur.
Mes jugements péremptoires, mes condamnations sans appels
rendent les autres encore plus agressifs.
À cause de cela, ils se sentent encore plus exclus.

Aide-moi à redécouvrir les bienfaits de la bonté, de la patience, de la douceur, celle qui respecte les personnes
et qui leur donne envie de devenir meilleures.

Par le don de ta vie, Tu m’as purifié de tout mal.
Moi qui ai toujours tendance à dénoncer le mal chez les autres, aide-moi à voir aussi celui qui est en moi.
Montre-moi ta miséricorde et fais de moi un témoin de ton amour sans limite.

Profession de foi

- Je crois en toi, Dieu Père, source de toute vie et de toute tendresse, origine de tout amour vrai. L'homme ne t'est pas indifférent, le plus pauvre se sent aimé. A ta suite, Tu nous veux responsables de ta création.

- Je crois en toi, Jésus-Christ, notre Dieu et notre frère, premier-né d'une race nouvelle, passé de la mort à la vie. Heureux sommes-nous, car en Toi nous voyons le visage de Dieu, et le visage de chaque homme devient le tien. Tu as les paroles qui nous font vivre.

- Je crois en toi, Esprit de Dieu, feu de Dieu dans les hommes qui aiment, force qui ouvre grandes les portes de l'Eglise. Heureux sommes-nous, à cause de Toi. Dieu, ne nous laisse pas orphelins. Tu nous pétris de l'intérieur, irriguant notre sécheresse, réchauffant notre froideur, Toi, l'avant-goût d'un bonheur qui n'en finit pas.

Intentions

Nous te confions ton Eglise. Que, sans cesse, elle témoigne de ta patience et de ta miséricorde pour les hommes. Qu’ainsi, elle offre à chacun la possibilité de renaître au-delà de l’échec.

Nous te prions pour tous ceux qui ont peine à pardonner et que la rancune coupe de proches ou d’amis.

Nous te prions pour tous ceux que la haine accable : les peuples qui désespèrent de ne pas être considérés, les personnes rejetées par leur famille, leur entourage.

Nous te confions notre communauté. Nous te confions tous ces jeunes qui recherchent un avenir plus épanouissant et toutes ces personnes qui, chez nous, apportent un plus à leur frère dans le besoin.

Nous n’oublions pas non plus les malades que nous connaissons, … les familles éprouvées par un deuil récent, …
Notre Père

Prière pour la paix

Seigneur Jésus, venu nous appeler à aimer comme toi tu nous aimes, tu rassembles ton peuple dans la communion de l'Esprit et tu veilles sur chacun de nous. Par la grâce de ta paix, accorde-nous de vivre en frères et de prendre soin les uns des autres. Fais de nous des artisans de ta paix, aujourd’hui, demain et pour les siècles des siècles. Amen !



Un manquement à Dieu et aux autres.

D’après Véronique Margron

Dans ce passage de Matthieu, il est question de conflit au sein de la communauté. Pour comprendre, il importe alors de faire le lien avec la parabole qui précède : celle de la brebis perdue, avec cet étrange berger qui prend le risque de perdre les 99 pour celle qui s’est perdue.
Un frère de la communauté a péché. Jésus propose de le rencontrer seul à seul. Ne pas attendre ou en parler à d’autres, mais aller le trouver directement et lui dire sa blessure, sa peine. Mais parfois, ça ne marche pas du tout. En ce cas Jésus propose de faire appel à des témoins. Une fois encore, dans notre récit, rien n’y fait. Alors seulement, dans un troisième temps, solliciter la communauté. Recourir à l’ecclésia est la dernière chance de trouver une issue. La communauté en sa diversité. Elle, dont notre Évangile déclare quelques versets plus loin qu’il suffit de deux ou trois qui sont assemblés au nom du Christ et s’accordent, pour qu’il soit là et écoute.
Mais là encore, si le cœur est toujours fermé, endurci, il convient de traiter cet homme comme un païen, un péager. Il ne devient pas un ennemi, mais il n’est plus mon frère dans la communauté, celui avec qui je partage le désir de vivre ensemble du Christ. Manière d’être réaliste, de refuser tout angélisme qui sévit parfois dans nos Églises, au nom d’une miséricorde bien mal comprise.
Matthieu qui écrit n’était-il pas collecteur d’impôt, péager ? Et Jésus, ne va-t-il pas dîner à la table des publicains ? Spécialement celle de Zachée à qui il fera cette déclaration bouleversante : « Aujourd’hui, le salut est entré dans cette maison. » Le salut est aussi pour eux. Pourquoi ? Ces publicains-là ouvrent leur cœur. Ils ne sont pas enfermés, mais risquent leur confiance. Avec Jésus, c’est sur la confiance que tout se joue. Et Dieu peut intervenir pour qui s’ouvre humblement à Lui.

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Si, par malheur, ton frère a commis une faute, va le voir seul à seul. Ne crie pas au scandale, n'ameute pas l'opinion, ne parle pas de ta démarche, surtout ne t'en vante pas, comme si tu étais, toi, l'exemple qu'il faut suivre. Ne prends pas l'habitude d'aussitôt recourir à la hiérarchie, rejette la délation, la dénonciation, même si l'on t'explique que c'est pour la bonne cause. Ne parle pas de ton frère, parle plutôt à ton frère. Engage le dialogue. Parle d'égal à égal. Respecte sa liberté. La réconciliation : une longue patience.

S'il ne t'écoute pas, prends encore avec toi l'une ou l'autre personne, viens en communauté, viens chez lui en Église. Ne fais donc pas appel à quelqu'un qui pourrait décider de tout ce qui est bon, de tout ce qui est mauvais, qui manierait la crosse comme d'autres le bâton. N'essaie pas d'imposer à coup d'autorité l'ordre et la vérité. Ce sont des méthodes humaines et nous sommes en Église, communauté de frères. La réconciliation : un geste communautaire.

Mais s'il refuse encore et s'il s'obstine dans son contre-témoignage, alors vous serez clairs. Il y a de ces gestes et de ces attitudes qui sont une nég*tion de l'évangile même. Il y a des pactes avec la finance et l'argent pour gagner du terrain ; et pour se faire valoir, au nom même de Dieu. Il y a des tentations de jouer au puissant pour imposer ses vues. De construire une Église où Jésus-Christ lui-même ne serait pas à l'aise. Et il irait ailleurs. Il faut oser parler. Il faut le dire clairement. La réconciliation est une affaire de frères.

Louis Dubois.



Comme nous sommes dans les premiers jours du mois de septembre, comme à Marche-en-Famenne, dans bien des paroisses de Wallonie est fêté saint Remacle. Mais qui était ce saint ?

Saint Éloi, ministre du roi Dagobert cherchait un moine pour implanter la vie monastique dans le Limousin. Il se tourna vers l'abbaye de Luxeuil. Là, lui fut présenté le moine Remacle. Dagobert ouvrit sa bourse et lui donna des terres. Il fonda l'abbaye de Solignac, près de Limoges.
Toujours à la demande de saint Éloi, devenu évêque de Noyon-Tournai, il fut demandé pour venir en Ardennes. Selon les mots de la légende, l’évêque lui donna comme mission de convertir ‘les rudes ardennais’. Ils avaient tué, paraît-il, deux de leurs évêques. Aidé du roi Sigebert et de saint Éloi, Remacle fonde une abbaye à Corbion près de Bouillon et, ensuite deux autres à Stavelot et Malmédy. Leur prospérité dura dix siècles, et les habitants finirent par être de bons chrétiens, toujours selon cette même légende.
De nos jours, Il existe également à Cugnon (Bertrix) une grotte nommée grotte de Saint-Remacle où ce dernier vécut en ermite.
Nous comprenons aisément pourquoi il porte une église dans sa main. Il fut fondateur de plus d’une abbaye. Mais, d’où vient qu’il est représenté avec un loup à ses pieds ?
Pour construire son abbaye, saint Remacle avait besoin d’un âne. Celui-ci l’aidait en transportant les pierres dans deux grands paniers. Mais un jour, un loup mangea l’âne. Saint Remacle captura le loup et lui fit porter les paniers, en l’obligeant à terminer avec lui le chantier de l’abbaye.

Saint Remacle est fêté le 3 septembre. Et voici la prière qui lui est consacrée :
« Dieu éternel et tout-puissant, qui as conduit saint Remacle à la vie monastique et à l'apostolat au cœur de nos forêts d'Ardenne, accorde-nous, par son intercession, la grâce de vivre en paix dans notre foi.
Saint Remacle, toi qui as bâti des foyers de prière et de lumière, protège notre région, aide-nous à garder un cœur simple et généreux, et guide nos pas sur le chemin du bien. »

02/09/2026


Evangile aujourd'hui
23ème Dimanche

30/08/2026

Comme j’ai été ‘Prince-Président des Menteurs’ en 2025, il a bien fallu que je me présente à nouveau en 2026.

Les amis,

Je me demande pourquoi le Ministre-président wallon, le président du Parlement wallon et je ne sais encore qui, ont prié la Flandre pour venir parader aux Fêtes de Wallonie.
Vous le savez bien ! À écouter certains prétentieux du nord du pays, ils nous prennent pour un peu fou, ou bien pour une bande de fainéants et de profiteurs.
Ainsi, j’ai eu l’idée d’écrire une belle lettre – si ! si ! – au Ministre-président Diependaele. L’homme m’a promis qu’elle paraîtrait, ces jours-ci, sur tous les journaux de là-bas. J’attends de voir !

Amis bien-aimés,

Il y a fort longtemps, quand il est venu ici à Namur, c’était du temps de la guerre des Gaules, Jules César a osé dire que vous n’étiez qu’une ‘bande de Ménapiens’. Nous-autres, lès Wallons, nous sommes beaucoup mieux élevés que le Grande Jules. Oui ! Si nous vous appelons quelquefois ‘Flaminds dès Gades’, c’est parce que nous aimons les bêtes.
Il y a peu, j’ai appris – et cela m’a fait grand plaisir – que les petits ouvriers flamands, qui venaient travailler chez nous dans les campagnes ou à l’usine, n'avaient pas craint de répondre à leurs maîtres : « Mijn g*t » (mon cul). Comme je parle toujours bien comme il faut, ‘mijn g*t’ veut dire le trou de … que j’ai à l’embouchure de mes pays bas d’où s’extrait tout ce qui doit sortir de mes boyaux. Vous m’avez compris, je suppose !
Maintenant, Amis du Nord du pays, laissez-moi vous donner quelques bons conseils … comme toujours !
Sur l’autoroute qui vient de Bruxelles, ne roulez pas trop rapidement. Vous atteindrez bien trop vite les Ardennes, sans voir Namur-Bouge et Namur-Champion. C’est un compliment qui nous est adressé ! Pour votre information, Namur ne se situe pas en Ardenne, comme les Bruxellois le pensent une fois avoir quitté la capitale. Namur est la Capitale de la Wallonie, où la Sambre vient embrasser la Meuse. Et si l’on vous parle de ‘Grognon’, ne croyez pas que nous le sommes. Non ! Il n’y a plus amicaux que nous les Namurois !
Un deuxième bon conseil ! Ne faites pas comme les Hollandais. Il n’est pas nécessaire d’emporter avec vous des ‘Tupperware’ qui débordent de nourriture. À Namur, il y a tout pour bien boire et bien manger : des avisances, des œufs cuits durs, de la salade aux crêtons, des abats, et toutes sortes de bières pour rafraîchir votre gosier. Voyez-vous ! Ici, nous aimons dire : « Quand le tonneau est plein, nous le vidons. Et quand nous l’avons vidé, nous sommes pleins ! » Mais avec modération, comme on dit en français.
Alors, si l’on parle de nous comme des personnes à rapprocher d’un escargot ou d’un limaçon, c’est une belle reconnaissance ! Comme ces bêtes, nous réfléchissons, réfléchissons encore … avant d’attaquer l’ouvrage. Et la besogne est toujours faite remarquablement. Si les mauvaises langues disent de nous que nous n’avons pas inventé la boîte à vitesse, c’est pour ne pas faire imploser le flash des gendarmes ! D’ailleurs chez nous, ces instruments ne servent à rien. Il n’y a que vous les Flamands qui remplissez la cagnotte du gouvernement. Pour cela, un grand merci !
Vous l’aurez compris, mes Amis, comme dans les tableaux de vos maîtres flamands Pieter Breugel ou bien Jérôme Bosch, préparer des fêtes, nous savons le faire comme pas deux. Et pour les conduire jusqu’aux petites heures, nous sommes des maîtres. Bien recevoir est notre règle. Alors nous vous attendons avec plaisir. Jusqu’à la petite dicauce.

Et comme de bien entendu, j’ai signé la lettre.

Je ne sais si vous pensez comme moi, mais j’ai bien fait de leur écrire, n’est-ce pas ! Je suis sûr qu’ils seront grandement heureux de lire un si beau message. À moins qu’ils ne soient qu’une bande de ‘Ménapiens’ !

Après le 'Pour vous qui suis-je ?' et la réponse de foi de Pierre, nous voyons Jésus poursuivre en annonçant que se prof...
29/08/2026

Après le 'Pour vous qui suis-je ?' et la réponse de foi de Pierre, nous voyons Jésus poursuivre en annonçant que se profile la croix, dans sa montée vers Jérusalem. Là, Pierre se rebiffe. En bon Juif, il ne peut accepter, comme dira saint Paul, un Messie crucifié. Et Jésus le remet à sa place : 'Tes pensées ne sont pas celle de Dieu, mais celle des hommes." N'est-ce pas parfois notre cas ?

En ces temps de rentrées, après l'école, la pastorale aussi se met en route. Bonne rentrée à tous ! Et bon pèlerinage à tous les Namurois qui, le jeudi 3, prendront le TGV pour Lourdes.

Bernard

22ème dimanche A 30 août



Avec les textes de ce 23ème dimanche, nous abordons une nouvelle étape dans l’évangile selon saint Matthieu.
À ceux qui font le pari de te suivre, tu livres parfois des paroles dures : « Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ! »

Nous n’aimons pas entendre de tels propos qui dérangent. Pourtant, tu nous invites à marcher résolument derrière toi, même si le monde se montre hostile ou si les événements nous font douter de toi.

Au cœur de ce monde, le souffle de l'Esprit fait retentir le cri de la Bonne nouvelle ! Au cœur de ce monde, le souffle de l'Esprit met à l’œuvre aujourd'hui des énergies nouvelles !

Voyez ! Les pauvres sont heureux : ils sont premiers dans le Royaume !
Voyez ! Les artisans de paix : ils démolissent leurs frontières !
Voyez ! Les hommes au cœur pur : ils trouvent Dieu en toute chose !

Voyez ! Les affamés de Dieu : ils font régner toute justice !
Voyez ! Les amoureux de Dieu : ils sont amis de tous les hommes !
Voyez ! Ceux qui ont foi en Dieu : ils font que dansent les montagnes !

Voyez ! Le peuple est dans la joie : l'amour l'emporte sur la haine !
Voyez ! Les faibles sont choisis : les orgueilleux n'ont plus de trône !
Voyez ! Les doux qui sont vainqueurs : ils ont la force des colombes !

Prière pénitentielle

Ouvre mes yeux, Seigneur, aux merveilles de ton amour. Je suis l'aveugle sur le chemin guéris-moi, je veux te voir. Prends pitié de nous ! Prends pitié, Seigneur, prends pitié ! (3x) Ô Seigneur prends pitié !

Ouvre mes mains, Seigneur, qui se ferment pour tout garder. Le pauvre a faim devant ma maison, apprends-moi à partager. Prends pitié de nous ! Prends pitié, ô Christ, prends pitié ! (3x) Ô Christ prends pitié !

Fais que je marche, Seigneur, aussi dur que soit le chemin. Je veux te suivre jusqu'à la croix, viens me prendre par la main. Prends pitié de nous ! Prends pitié, Seigneur, prends pitié ! (3x) Ô Seigneur prends pitié !

Au plus haut du ciel, la gloire de Dieu ! Sur toute la terre, aux hommes la paix !

Prière d'ouverture

Dieu vivant, depuis toujours, tu appelles des hommes à te servir et à parler en ton nom comme le prophète Jérémie ou comme l'apôtre Pierre... Comme à eux, ta Parole nous est livrée pour nous interpeller. Donne-nous de nous engager résolument à la suite de ton Fils Jésus, lui qui nous a sauvés par sa mort et sa résurrection, et qui est vivant avec toi et le Saint-Esprit pour les siècles des siècles.

Il est rare qu’un prophète nous livre ainsi ses états d’âme. C’est pourtant le cas ici avec une ‘confession’ de Jérémie. Le prophète nous dévoile ce qu’est sa mission de prophète, demandée par le Seigneur.

Lecture du livre de Jérémie  20,7-9.

Seigneur, tu m’as séduit, et j’ai été séduit ; tu m’as saisi, et tu as réussi. À longueur de journée, je suis exposé à la raillerie, tout le monde se moque de moi. Chaque fois que j’ai à dire la parole, je dois crier, je dois proclamer : « Violence et dévastation ! » À longueur de journée, la parole du Seigneur attire sur moi l’insulte et la moquerie. Je me disais : « Je ne penserai plus à lui, je ne parlerai plus en son nom. » Mais elle était comme un feu brûlant dans mon cœur, elle était enfermée dans mes os. Je m’épuisais à la maîtriser, sans y réussir.

Jérémie nous décrit ici l’expérience spirituelle de persécution et de déchirement intérieur qu'il a vécue toute sa vie. Et il n'est pas le seul. De nombreux autres prophètes et, plus t**d, Jésus lui-même, ont affronté de telles situations.
Jérémie a exercé son ministère pendant les quarante années qui ont précédé le désastre de Jérusalem en 587 av. J.-C. et la déportation à Babylone. Quarante années de décadence spirituelle, et son ministère, précisément, consistait à prédire la catastrophe : pas pour le plaisir de jouer les oiseaux de mauvais augure, évidemment, mais au contraire dans l’espoir d’obtenir in extremis la conversion du roi et du peuple.

Dans le texte d’aujourd’hui, par exemple, il nous livre le débat intérieur qui se joue au plus profond de lui. Écartelé entre l’appel de Dieu qui le pousse à parler, et la sagesse humaine qui le pousse à se taire : « Je me disais : Je ne penserai plus à lui, je ne parlerai plus en son nom. Mais elle était comme un feu brûlant dans mon cœur, elle était enfermée dans mes os. Je m’épuisais à la maîtriser, sans y réussir. » Mais abandonner la partie serait abandonner ses concitoyens à leur triste sort et tromper la confiance de Dieu.
On voit bien pourquoi ce texte nous est proposé ce dimanche. Après avoir entendu, la semaine dernière, l’évangile de la confession de Pierre à Césarée. Quand Jésus avait demandé à ses disciples « Pour vous, qui suis-je ? » Pierre avait su répondre que Jésus était bien le Messie. À partir de ce moment, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup être tué, et le troisième jour ressusciter. »
Les confessions de Jérémie, empreintes de douleur, sont en même temps un aveu de la passion dévorante qui le brûle et, finalement, illumine sa vie : « Seigneur, tu m’as séduit, et j’ai été séduit ; tu m’as saisi, et tu as réussi. » Il se plaint, oui, mais il ne donnerait pas sa place à un autre. Tout au long de son histoire, il a cherché à rester fidèle à sa mission et cela lui valut par moments de terribles persécutions.
Ce fut le cas de tous les prophètes, les uns après les autres. Et bien sûr, bien sûr, les premiers chrétiens ont relu la vie de Jésus de la même manière. Comme Jérémie, Jésus a finalement été réduit au silence. Mais rien ne peut faire taire la Parole de Dieu : le Christ est ressuscité ; et désormais nous savons qu’un jour viendra où les hommes écouteront la Parole et y trouveront enfin leur lumière. Qui accepte de perdre sa vie la sauvera, la sienne et celle des autres.

Le pasteur Dietrich Bonhoeffer, pasteur protestant et théologien, résistant en Allemagne, au pouvoir totalitaire n**i, avait écrit de sa prison : « Le silence face au mal est en soit le mal. Dieu ne nous considérera pas comme innocent. Ne pas parler, c'est parler, d’une certaine manière. Ne pas agir, c'est agir. », sous-entendu quand on pose un acte de résistance.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi !

Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube : mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair, terre aride, altérée, sans eau.

Je t’ai contemplé au sanctuaire, j’ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie : tu seras la louange de mes lèvres !

Toute ma vie je vais te bénir, lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin je serai rassasié ; la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.

Oui, tu es venu à mon secours : je crie de joie à l’ombre de tes ailes.
Mon âme s’attache à toi, ta main droite me soutient.

Évangile de Jésus Christ selon St Matthieu  16,21-27

En ce temps-là, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas. » Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »
Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ? Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. »

Prière d’Évangile

Quand Jésus annonce aux disciples qu’il lui faudra souffrir et mourir,
Pierre se rebiffe avec toute la vivacité de son tempérament.
Non, il ne peut envisager le destin dramatique
d’un Messie promis à l’épreuve du martyre !
D’un ton étonnamment sévère, Jésus lui reproche de préférer
les pensées des hommes à celles de Dieu et de dresser un obstacle
sur la route de son maître en faisant mine de le précéder au lieu de le suivre.
Garde-nous, Seigneur, de nous mettre
en travers de ton projet d’amour et de réconciliation.
Donne-nous la force de prendre notre croix, à la suite de ton Fils !
Profession de foi Je crois, je crois, je crois.

Je crois en Dieu le Père, source d’amour et de vie. Je crois en Jésus-Christ, Dieu fait homme, notre frère. Je crois en l’Esprit Saint, qui parle par les prophètes. Je crois en l’Église, peuple de témoins et d’apôtres.

Je crois en Dieu le Père, qui aime sa création. Je crois en Jésus le Christ, premier-né des temps nouveaux. Je crois en l’Esprit Saint, qui renouvelle la face de la terre. Je crois en l’Église, messagère d’espérance et de paix.

Je crois en Dieu le Père, l’ami des petits et des pauvres. Je crois en Jésus le Christ, venu pour servir et donner sa vie. Je crois en l’Esprit Saint, maître de prière et de sagesse. Je crois en l’Église, née de la Bonne Nouvelle du pardon.

Je crois en Dieu le Père, qui accueille l’enfant prodigue. Je crois en Jésus le Christ, crucifié et vainqueur de la mort. Je crois en l’Esprit Saint, brise légère ou souffle puissant. Je crois en l’Église, porte du Royaume éternel.

Intentions

Nous te confions ton Église dont la parole, parfois, se doit d’aller à contre – courant et de déranger. Qu’elle reste fidèle dans sa volonté d’accompagner les hommes sur les chemins de la vérité et de la compassion.

Nous te prions pour tous ceux qui prennent peur face à un avenir incertain ou aux difficultés de l’existence. Tous ceux qui désespèrent de ce monde, trop dur pour eux.

Nous te prions pour tous ceux que la souffrance accable et dont la croix est bien lourde à porter : les personnes qui seules, ceux qui sont blessés parce que non considérés, les malades que nous connaissons.

Nous te confions notre communauté, appelée à être attentive aux plus petits, aux plus rejetés, aux plus souffrants. Nous te confions aussi les familles éprouvées par un deuil récent, …

Notre Père

Prière pour la paix

Seigneur Jésus, au soir de la dernière Cène, tu as dit à tes amis réunis : ‘Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix’ Oui, Seigneur, donne-nous aujourd’hui la paix. Donne-la aussi à tous ceux que nous aimons et en particulier, ceux qui souffrent et qui peinent. Toi qui fus un artisan de paix, fais de nous des semeurs de paix et d’amour, aujourd’hui, demain et chaque jour.

Tu es là présent, livré pour nous. Toi le tout petit, le serviteur. Toi, le Tout Puissant, humblement tu t'abaisses. Tu fais ta demeure en nous Seigneur.



Quand il reprend la parole, Jésus a l’air surpris de la réponse de Pierre qu’il n’attendait pas. Pour rappel à la question « Qui suis-je ? », l’apôtre avait répondu : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ». Jésus pensait-il qu’il serait assimilé au « fils de l’humain », au juge de l’humanité, comme le décrivait l’Ancien testament ? Toujours est-il qu’il déclare Simon heureux, car sa réponse ne peut venir que de Dieu (…). C’est sur cette révélation de Jésus, comme Christ, qu’il leur révèle le chemin qui sera le sien : Jérusalem, la souffrance, le rejet par les autorités religieuses, l’assassinat… puis la vie. Ce ne sera donc pas la voie d’un messie triomphant. Le chemin que Jésus évoque ici est celui des justes persécutés, mais fidèles que les Psaumes évoquent, celui du « serviteur du Seigneur » dont parle le prophète Isaïe. Jésus voit ainsi son itinéraire de messie, de libérateur : non en luttant par la force, et en imposant son pouvoir par la violence ; mais en faisant barrage à la violence pour ne pas la relayer, la relancer, lui donner davantage de force.
La réaction de Pierre – qui vient de proclamer Jésus messie, fils de Dieu – est énergique : Jésus n’a pas le droit de parler ainsi ! Ce qu’il dit ne lui arrivera jamais ! Dans sa pitié, Dieu l’en gardera. La réponse de Jésus est tout aussi énergique : ce n’est plus « mon Père qui est aux cieux » qui inspire ces paroles, mais l’adversaire de Dieu, « satan ». Ici, Simon n’est plus le Pierre sur lequel reposera la communauté des disciples de Jésus. C’est la pierre sur laquelle on achoppe et qui fait tomber. Lui qui a le pouvoir de lier et de délier, le voilà donc averti : qu’il soit le premier à se mettre à l’école des pensées de Dieu.
Jésus élargit ensuite le propos à l’adresse du groupe des disciples. Se défier de ses penchants spontanés n’est pas seulement l’affaire de Pierre. Tout disciple y est appelé. Radicalement. En effet, qui veut être disciple de Jésus commencera par renoncer à son désir propre et à sa façon de voir son avenir. L’évangéliste l’évoque avec cette expression « marcher derrière » Jésus. Il lui faudra trouver sa façon bien à lui de « prendre sa croix », c’est-à-dire de faire barrage au mal, à la violence et à l’injustice, dans les circonstances de son propre parcours de vie. De la sorte, au lieu de chercher à sauver sa vie, en croyant qu’il en fera une réussite par l’imitation du maître, le disciple renoncera à cette illusion pour lutter aux côtés de Jésus – avec les ressources de l’amour mais d’une façon qui n’appartient qu’à lui – contre ce qui rend les hommes esclaves et les empêche de vivre.



Qui d’entre nous n’a pas été déçu et découragé ? À cause de celui sur lequel on comptait et qui se dérobe. Ou à cause de ceux que nous pensions des amis, mais qui ne sont pas là lorsque nous sommes dans l’épreuve. Et puis, il y a le silence de Dieu qui semble dire qu’il n’entend pas notre appel, notre prière. La vie est parfois lourde à porter.

Puis, nous en connaissons des croix. Le monde les fuit de mille manières. Un peu comme Pierre. Mais pour celui qui aime, la croix est interpellation et, en réponse, source de solidarité. Elle peut faire naître un amour parfois plus grand et plus fort encore. C’est, me semble-t-il, ce que Jésus veut nous dire aujourd’hui, en nous montrant l’exemple lorsqu’il monte à Jérusalem, en restant solidaire de ses frères le plus marqués, les plus blessés par la vie… ceux qui portent de bien lourds fardeaux.

Dans l’évangile, Jésus nous invite à ne pas être obstacle sur la route de nos frères. Ce qui peut signifier : porter sa croix en solidarité avec d’autres qui, parfois, ont de lourds fardeaux à assumer. Comment ? Pas nécessairement de manière extraordinaire. Une simple présence, un mot, un geste d’amitié, … peuvent déjà aider à naître ou renaître à un peu de paix, de sérénité ou d’espérance.

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Pierre avait dit à Jésus : Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant...

II avait exprimé une belle profession de foi. Mais avait-il compris ce qu'il disait ? II en restait à ses idées de triomphalisme terrestre et il veut te les imposer, Seigneur... ce que nous faisons si facilement, nous aussi, parfois !
II t'aime, oui ! Et parce qu'il t'aime, il veut t'éviter toute souffrance ; il veut ton bonheur, mais selon ses idées à lui, sans chercher à comprendre pourquoi tu leur parles de souffrir...

Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes...

Tu aurais souvent l'occasion de nous redire cela à nous aussi, Seigneur ! Car, comme Pierre, nous avons notre opinion sur Dieu. Nous rêvons d'un Dieu "à notre service", un Dieu qui nous obéisse "au doigt et à l'oeil" quand nous prions.
Facilement nous renversons les rôles : nous prenons la place de Dieu. Vraiment, nous avons besoin de nous mettre à ton école, Jésus !

Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même...

C'est très clair !... Et tu nous enseignes d'abord par ton exemple : tu n'es pas venu pour être servi, mais pour servir... et donner ta vie. Tu nous traces le chemin. Il n'y a pas d'autre route pour parvenir à la Vie, au vrai bonheur, à la vraie "réussite" de sa vie.

Seigneur Jésus, depuis que tu as rejoint le Père, au terme de ta vie terrestre, tu demeures avec nous et tu nous entraînes dans ton amour. Tu nous restes bien présent, même si nous pouvons ressentir douloureusement ton absence et ton silence.
Que nos yeux cessent d'être centrés sur nous-mêmes ! Qu'ils restent fixés sur notre Père et sur nos frères et sœurs de la terre.

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En ce dernier dimanche d’août, un peu partout nous sommes en période de reprises. Les élèves et leurs enseignants sont déjà rentrés depuis une semaine. Beaucoup ont aussi repris le chemin du travail. Et dans nos diverses communautés, secteurs ou unités pastorales, c’est également le moment de se remettre en route.
Dans cet esprit, je vous propose cette prière de rentrée :


Seigneur, cette année pastorale qui commence, c'est avec confiance que nous te l'offrons !
Donne-nous le courage et la force, tout au long de ces mois, de découvrir ta Présence au cœur de nos vies.
Que nos cœurs viennent à ta rencontre à travers nos activités personnelles et pastorales ; mais aussi à travers l’enfant qui te découvre, le jeune qui te cherche, la personne qui souffre et dans chaque regard que nous croisons.
Donne-nous la joie de te servir par le service gratuit de nos frères, la joie de te savoir présent au milieu de nous et en chacun de nous.
Que nos mains s’ouvrent pour cueillir ta Lumière et la transmettre joyeusement à nos voisins, afin que chaque jour, elle s’étale un peu plus loin et qu’ainsi se répandent ton amour autour de nous.
Donne-nous l’audace de témoigner, sans nous décourager, par nos actes et nos paroles, combien Tu es avec nous au quotidien, mais également sur tous les chemins du monde.
Que chacun apporte tout son être à la vie et qu’il soit un signe d'espérance, de foi et de charité en notre aujourd’hui.

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