05/09/2026
Avec le mois de septembre reviennent les jours plus courts. Une raison supplémentaire pour prendre un peu plus de temps à la méditation. C'est ce que je vous propose aujourd'hui.
Avec la première semaine de septembre revient la Saint Remacle (le 3) : fête pour plusieurs paroisses de nos régions d'Ardenne, dont celle de Marche. Bonne fête aux Marchois !
Avec le début septembre revient l'annuel grand pèlerinage diocésains à Lourdes. Ils étaient plus de 950 à prendre la direction de la cité mariale. Bon pèlerinage à eux, en communion avec nous !
Et ce dimanche, nous sommes au 23ème de l'année A, avec un appel à la réconciliation et une invitation à discerner Jésus, chaque fois que nous nous réunissons en son nom. Bonne découverte !
Bernard
23ème dimanche A 6 septembre
Ce 23ème dimanche dans l’année A nous invite à discerner ce que Jésus dit à ses amis, et à travers eux le message qu’il adresse à chacun de nous : "Là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis là, au milieu d'eux..." Oui, le Seigneur est présent au milieu de nous et il nous invite à nous accueillir fraternellement.
Si depuis le premier jour, nous sommes les enfants de cette grande famille qu'est l'Église, enfants attentifs les uns aux autres, enfants responsables les uns des autres, les paroles fortes de ce dimanche nous convient à chercher les chemins de la réconciliation lorsqu’un mal a été commis.
Cette parole, elle résonne en notre temps qui a un urgent besoin de réconciliation. Et pour reprendre les mots qui débutent la lecture du livre d’Ézéchiel : « Fils d’homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël ». Oui, que cette invitation nous donne d’être des veilleurs, des hommes éveillés, des hommes qui veillent sur eux-mêmes, sur le monde.
Dans la nuit se lèvera une lumière, l’espérance habite la terre : la terre où germera le salut de Dieu ! Dans la nuit se lèvera une lumière, notre Dieu réveille son peuple.
Peuple de frères, peuple du partage, porte l'Évangile et la paix de Dieu. (bis)
La tendresse fleurira sur nos frontières, l’espérance habite la terre : la terre où germera le salut de Dieu ! La tendresse fleurira sur nos frontières, notre Dieu se donne à son peuple.
Prière pénitentielle
- Dieu notre Père, créateur du ciel et de la terre, tu nous appelles à nous aimer les uns les autres. Pour nos manques d’amour, prends pitié de nous !
- Jésus, Fils bien-aimé du Père, tu as donné ta vie pour que nous vivions en frères. Pour nos manques de solidarité, prends pitié de nous !
- Esprit Saint, source de paix, tu nous rassembles dans l'unité d'une même famille, l'Eglise. Pour nos manques de fraternité, prends pitié de nous !
Prière d’ouverture
Dieu de miséricorde, sans te lasser tu offres ton pardon à l'homme pécheur et tu accueilles ceux qui reviennent vers toi. Donne-nous d'avoir les mêmes dispositions envers nos frères et de pardonner comme tu pardonnes. Nous serons ainsi de vivants témoins de ton règne d'amour, dès aujourd'hui et pour les siècles des siècles
Lecture du livre d'Ézékiel (33, 7-9)
La parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël. Lorsque tu entendras une parole de ma bouche, tu les avertiras de ma part. Si je dis au méchant : ‘Tu vas mourir’, et que tu ne l’avertisses pas, si tu ne lui dis pas d’abandonner sa conduite mauvaise, lui, le méchant, mourra de son péché, mais à toi, je demanderai compte de son sang. Au contraire, si tu avertis le méchant d’abandonner sa conduite, et qu’il ne s’en détourne pas, lui mourra de son péché, mais toi, tu auras sauvé ta vie. »
Ézéchiel était prêtre à Jérusalem au sixième siècle av. J.-C. Il a été emmené à Babylone, par les armées de Nabuchodonosor, dès la première vague de déportations en 597. C’est là-bas, au bord des rives du fleuve, qu’il apprend les malheurs qui s’abattent sur la ville sainte. En 587, tout est fini, la ville est rasée, le Temple a été dévasté.
Mais devant ces récits de catastrophes successives, Ézéchiel ne baisse pas les bras. Inlassablement, tout au long de ses vingt années de ministère, il s’est battu sur deux fronts : premièrement, il fallait bien s’installer pour survivre ; ensuite, il fallait maintenir intacte l’espérance du retour. Ces deux objectifs sont ceux du prophète tout au long de son livre, et ce sont les deux axes de sa prédication. Dieu a fixé le but de sa nouvelle mission de prophète : « Je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël »
On sait combien les hommes de la Bible aiment les images. Celle du guetteur est très suggestive. Dans les versets qui précèdent notre texte d’aujourd’hui, Ézéchiel l’a longuement développée. Il imagine une ville en danger ; les ennemis sont aux portes ; le guetteur est sur le rempart et il accomplit son office, il sonne du cor pour avertir ses concitoyens du danger.
C’est très exactement comme cela qu’Ézéchiel comprend sa mission : il se doit de transmettre à ses frères exilés les avertissements de Dieu et les appels à la conversion. Mais « Nul n’est prophète en son pays ! », on le sait bien. Cela veut dire que bien souvent malheureusement, les auditeurs, ceux que le prophète voulait sauver, n’écoutent pas. Ézéchiel a donc bien souvent l’impression de prêcher dans le désert. Pourtant, si cette mission est exigeante, il s’y est montré fidèle.
Un guetteur, voilà une belle définition pour tout prophète, chargé de lire dans l’histoire les signes de l’espérance. Le rapprochement avec l’évangile d’aujourd’hui est très éclairant. Nous voyons Jésus charger ses disciples d’une mission analogue. Au nom de l’amour fraternel, justement, il leur recommande de veiller les uns sur les autres, au point d’être capable de rappeler à l’ordre celui qui fait fausse route, le cas échéant. « Tu n’auras aucune pensée de haine, mais tu n’hésiteras pas à faire des réprimandes... », disait déjà le livre du Lévitique. Réprimander à bon escient, voilà un art bien difficile ! Et pourtant cela aussi, c’est de l’amour. C’est vouloir le bien de l’autre, et c’est, s’il le faut, savoir l’arrêter au bord du gouffre. La critique positive par amour fait grandir. La rude tâche d’Ézéchiel était de cet ordre : quand on place une sentinelle au poste de garde, c’est bien pour sauver la ville.
Aujourd’hui, ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du
Seigneur !
Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le !
Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit.
Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (18, 15-20)
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »
Vous me direz : en ce 23ème dimanche, ce n’est pas un texte simple qui est proposé à notre méditation. Puisqu'il apparaît complexe, peut-être est-ce une raison pour qu'il soit intéressant à approfondir ? Essayons de voir en quoi cet évangile rejoint l'objectif que nous nous fixons : comment cette Parole demeure une Bonne Nouvelle pour nous aujourd'hui ?
Il y a d’abord une phrase que nous connaissons presque par cœur : "Lorsque deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux". Cette invitation est précédée d'une autre : " Si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. "
Lorsque deux ou trois se réunissent pour approfondir la Parole, comme le font tant de chrétiens, Jésus nous dit qu'il est bien présent avec nous. Et nous osons croire que le priant qui ouvre son évangile est aussi en communion avec Jésus. Tout comme il est présent à tous ceux qui se retrouvent en communauté pour le célébrer ensemble.
Même invisible, Jésus est bien présent à chacun de nous. Tout rassemblement de chrétiens, quel qu'il soit, nous invite à tourner notre regard vers lui : vers la Parole qu’il nous livre - de plus en plus de réunions commencent par un temps où nous nous mettons à l'écoute de la Parole du jour", mais notre regard peut se tourner aussi vers le pain rompu, qui nous redit sa vie donnée par amour. Lui, au milieu de nous, il est notre référence.
Dans ce texte, il est donc question de communion, me semble-t-il. De cette communion que nous sommes invités à chercher, de cette communion que nous sommes invités à bâtir. Et lorsque des divisions, des oppositions, du mal s'insinue dans cette recherche de communion, que nous nous ouvrions au pardon.
Nous avons tous peine à pardonner. Surtout si nous restons profondément blessés par ce qui fut vécu avec l’autre. Pourtant que rapportent violences, haines, propos durs ou qui rejettent. De la violence en retour, de la haine, du bonheur brisé.
Oui, pour vivre en communauté fraternelle et avoir le cœur en paix, parfois il nous faut risquer le pardon. C’est vrai pour toute relation, qu’elle soit familiale ou fraternelle. C’est aussi vrai pour nos communautés de vie : les divers milieux que nous intégrons par notre travail, nos loisirs, nos moments gratuits.
Et pour nous en convaincre, rappelons-nous Jésus qui nous laisse un exemple fort. Sur la croix, pour ceux qui le condamnent et le crucifient, il prie : ‘Père, pardonne-leur.’ Lui est allé jusqu’au bout du don… par-delà le don… jusqu’au pardon.
Me reviennent alors à la mémoire ces mots de St Augustin qui écrivait :
Une fois pour toute t'est donné ce court précepte :
"Aime et fais ce que tu veux :
Si tu te tais, tais-toi par amour ;
si tu parles, parle avec amour ;
si tu corriges, corrige avec amour ;
si tu pardonnes, pardonne par amour.
Aie au fond du cœur la racine de l'amour,
de cette racine, rien de mauvais ne peut sortir".
Seigneur, tu nous aimes sans limite malgré
nos infidélités et nos trahisons.
Tu veux que nous soyons responsables les uns des autres.
Je voudrais aujourd’hui te demander pardon :
Trop souvent j’utilise de la javel pure
pour enlever les taches sur du linge de couleur.
Mes jugements péremptoires, mes condamnations sans appels
rendent les autres encore plus agressifs.
À cause de cela, ils se sentent encore plus exclus.
Aide-moi à redécouvrir les bienfaits de la bonté, de la patience, de la douceur, celle qui respecte les personnes
et qui leur donne envie de devenir meilleures.
Par le don de ta vie, Tu m’as purifié de tout mal.
Moi qui ai toujours tendance à dénoncer le mal chez les autres, aide-moi à voir aussi celui qui est en moi.
Montre-moi ta miséricorde et fais de moi un témoin de ton amour sans limite.
Profession de foi
- Je crois en toi, Dieu Père, source de toute vie et de toute tendresse, origine de tout amour vrai. L'homme ne t'est pas indifférent, le plus pauvre se sent aimé. A ta suite, Tu nous veux responsables de ta création.
- Je crois en toi, Jésus-Christ, notre Dieu et notre frère, premier-né d'une race nouvelle, passé de la mort à la vie. Heureux sommes-nous, car en Toi nous voyons le visage de Dieu, et le visage de chaque homme devient le tien. Tu as les paroles qui nous font vivre.
- Je crois en toi, Esprit de Dieu, feu de Dieu dans les hommes qui aiment, force qui ouvre grandes les portes de l'Eglise. Heureux sommes-nous, à cause de Toi. Dieu, ne nous laisse pas orphelins. Tu nous pétris de l'intérieur, irriguant notre sécheresse, réchauffant notre froideur, Toi, l'avant-goût d'un bonheur qui n'en finit pas.
Intentions
Nous te confions ton Eglise. Que, sans cesse, elle témoigne de ta patience et de ta miséricorde pour les hommes. Qu’ainsi, elle offre à chacun la possibilité de renaître au-delà de l’échec.
Nous te prions pour tous ceux qui ont peine à pardonner et que la rancune coupe de proches ou d’amis.
Nous te prions pour tous ceux que la haine accable : les peuples qui désespèrent de ne pas être considérés, les personnes rejetées par leur famille, leur entourage.
Nous te confions notre communauté. Nous te confions tous ces jeunes qui recherchent un avenir plus épanouissant et toutes ces personnes qui, chez nous, apportent un plus à leur frère dans le besoin.
Nous n’oublions pas non plus les malades que nous connaissons, … les familles éprouvées par un deuil récent, …
Notre Père
Prière pour la paix
Seigneur Jésus, venu nous appeler à aimer comme toi tu nous aimes, tu rassembles ton peuple dans la communion de l'Esprit et tu veilles sur chacun de nous. Par la grâce de ta paix, accorde-nous de vivre en frères et de prendre soin les uns des autres. Fais de nous des artisans de ta paix, aujourd’hui, demain et pour les siècles des siècles. Amen !
Un manquement à Dieu et aux autres.
D’après Véronique Margron
Dans ce passage de Matthieu, il est question de conflit au sein de la communauté. Pour comprendre, il importe alors de faire le lien avec la parabole qui précède : celle de la brebis perdue, avec cet étrange berger qui prend le risque de perdre les 99 pour celle qui s’est perdue.
Un frère de la communauté a péché. Jésus propose de le rencontrer seul à seul. Ne pas attendre ou en parler à d’autres, mais aller le trouver directement et lui dire sa blessure, sa peine. Mais parfois, ça ne marche pas du tout. En ce cas Jésus propose de faire appel à des témoins. Une fois encore, dans notre récit, rien n’y fait. Alors seulement, dans un troisième temps, solliciter la communauté. Recourir à l’ecclésia est la dernière chance de trouver une issue. La communauté en sa diversité. Elle, dont notre Évangile déclare quelques versets plus loin qu’il suffit de deux ou trois qui sont assemblés au nom du Christ et s’accordent, pour qu’il soit là et écoute.
Mais là encore, si le cœur est toujours fermé, endurci, il convient de traiter cet homme comme un païen, un péager. Il ne devient pas un ennemi, mais il n’est plus mon frère dans la communauté, celui avec qui je partage le désir de vivre ensemble du Christ. Manière d’être réaliste, de refuser tout angélisme qui sévit parfois dans nos Églises, au nom d’une miséricorde bien mal comprise.
Matthieu qui écrit n’était-il pas collecteur d’impôt, péager ? Et Jésus, ne va-t-il pas dîner à la table des publicains ? Spécialement celle de Zachée à qui il fera cette déclaration bouleversante : « Aujourd’hui, le salut est entré dans cette maison. » Le salut est aussi pour eux. Pourquoi ? Ces publicains-là ouvrent leur cœur. Ils ne sont pas enfermés, mais risquent leur confiance. Avec Jésus, c’est sur la confiance que tout se joue. Et Dieu peut intervenir pour qui s’ouvre humblement à Lui.
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Si, par malheur, ton frère a commis une faute, va le voir seul à seul. Ne crie pas au scandale, n'ameute pas l'opinion, ne parle pas de ta démarche, surtout ne t'en vante pas, comme si tu étais, toi, l'exemple qu'il faut suivre. Ne prends pas l'habitude d'aussitôt recourir à la hiérarchie, rejette la délation, la dénonciation, même si l'on t'explique que c'est pour la bonne cause. Ne parle pas de ton frère, parle plutôt à ton frère. Engage le dialogue. Parle d'égal à égal. Respecte sa liberté. La réconciliation : une longue patience.
S'il ne t'écoute pas, prends encore avec toi l'une ou l'autre personne, viens en communauté, viens chez lui en Église. Ne fais donc pas appel à quelqu'un qui pourrait décider de tout ce qui est bon, de tout ce qui est mauvais, qui manierait la crosse comme d'autres le bâton. N'essaie pas d'imposer à coup d'autorité l'ordre et la vérité. Ce sont des méthodes humaines et nous sommes en Église, communauté de frères. La réconciliation : un geste communautaire.
Mais s'il refuse encore et s'il s'obstine dans son contre-témoignage, alors vous serez clairs. Il y a de ces gestes et de ces attitudes qui sont une nég*tion de l'évangile même. Il y a des pactes avec la finance et l'argent pour gagner du terrain ; et pour se faire valoir, au nom même de Dieu. Il y a des tentations de jouer au puissant pour imposer ses vues. De construire une Église où Jésus-Christ lui-même ne serait pas à l'aise. Et il irait ailleurs. Il faut oser parler. Il faut le dire clairement. La réconciliation est une affaire de frères.
Louis Dubois.
Comme nous sommes dans les premiers jours du mois de septembre, comme à Marche-en-Famenne, dans bien des paroisses de Wallonie est fêté saint Remacle. Mais qui était ce saint ?
Saint Éloi, ministre du roi Dagobert cherchait un moine pour implanter la vie monastique dans le Limousin. Il se tourna vers l'abbaye de Luxeuil. Là, lui fut présenté le moine Remacle. Dagobert ouvrit sa bourse et lui donna des terres. Il fonda l'abbaye de Solignac, près de Limoges.
Toujours à la demande de saint Éloi, devenu évêque de Noyon-Tournai, il fut demandé pour venir en Ardennes. Selon les mots de la légende, l’évêque lui donna comme mission de convertir ‘les rudes ardennais’. Ils avaient tué, paraît-il, deux de leurs évêques. Aidé du roi Sigebert et de saint Éloi, Remacle fonde une abbaye à Corbion près de Bouillon et, ensuite deux autres à Stavelot et Malmédy. Leur prospérité dura dix siècles, et les habitants finirent par être de bons chrétiens, toujours selon cette même légende.
De nos jours, Il existe également à Cugnon (Bertrix) une grotte nommée grotte de Saint-Remacle où ce dernier vécut en ermite.
Nous comprenons aisément pourquoi il porte une église dans sa main. Il fut fondateur de plus d’une abbaye. Mais, d’où vient qu’il est représenté avec un loup à ses pieds ?
Pour construire son abbaye, saint Remacle avait besoin d’un âne. Celui-ci l’aidait en transportant les pierres dans deux grands paniers. Mais un jour, un loup mangea l’âne. Saint Remacle captura le loup et lui fit porter les paniers, en l’obligeant à terminer avec lui le chantier de l’abbaye.
Saint Remacle est fêté le 3 septembre. Et voici la prière qui lui est consacrée :
« Dieu éternel et tout-puissant, qui as conduit saint Remacle à la vie monastique et à l'apostolat au cœur de nos forêts d'Ardenne, accorde-nous, par son intercession, la grâce de vivre en paix dans notre foi.
Saint Remacle, toi qui as bâti des foyers de prière et de lumière, protège notre région, aide-nous à garder un cœur simple et généreux, et guide nos pas sur le chemin du bien. »