14/09/2026
Versets et petites méditations bibliques pour l'édification.
Actes des Apôtres 8:13, 18-20, 22
[13] Simon crut lui aussi ; et, après avoir été baptisé, il ne quittait plus Philippe ; il restait émerveillé en voyant les signes et les grandes œuvres puissantes qui s'accomplissaient. [18] Simon, voyant que l'Esprit était donné par l'imposition des mains des apôtres, leur offrit de l'argent en disant : [19] « Donnez-moi aussi ce pouvoir, afin que celui à qui j'imposerai les mains reçoive le Saint-Esprit. » [20] Mais Pierre lui dit : « Que ton argent périsse avec toi, puisque tu as cru pouvoir acquérir le don de Dieu avec de l'argent. » [22] Repens-toi donc de ta méchanceté et prie le Seigneur pour qu'il te pardonne, si c'est possible, la pensée de ton cœur. » Bonjour. Le contexte est celui de l'évangélisation de la Samarie par Philippe le diacre — « promu » évangéliste — où il annonce l'Évangile ; la Samarie était prête à accueillir ce message de vie (peut-être Jésus, quelques années auparavant, et le Saint-Esprit ensuite, l'avaient-ils préparée). Philippe prêche en accompagnant sa prédication de signes et de prodiges, amenant pratiquement toute la Samarie à croire en la grâce. Parmi eux se trouvait un certain Simon le magicien, considéré par les habitants comme « la puissance de Dieu », mais qui était en réalité un « agent » de la tromperie et du démon. Lui aussi, cependant, croit à l'Évangile et se fait baptiser par immersion dans l'eau ; mais il ne se repent pas et, comme le dit le texte grec, il ne reçoit pas « une intelligence nouvelle ». Il suit toutefois Philippe, puis les apôtres Jean et Pierre, venus baptiser dans le Saint-Esprit ceux qui avaient cru. On peut croire sans être transformé car, outre un cœur renouvelé, il faut avoir une intelligence nouvelle : celle du Christ. Il formule alors cette requête effroyable : il demande à Pierre de pouvoir, lui aussi, baptiser dans l'Esprit Saint en échange d'argent. Les intentions de ce magicien n'avaient pas changé ; il voulait tirer profit du don de Dieu. Il convient donc de veiller à nos pensées, car nous pouvons pécher par la pensée même sans commettre d'acte répréhensible. Jésus lui-même affirme que celui qui regarde une femme avec convoitise commet un péché. Combien de fois avons-nous de mauvaises pensées — péchant ainsi par l'esprit — sans même y prêter attention, en nous disant : « Je n'ai fait qu'y penser, je n'ai pas agi » ? Pourtant, la différence est minime. Demandons pardon au Seigneur pour toutes nos pensées coupables (jugements, critiques, envies, rancœurs, antipathies, pensées impures, manque de considération, refus de pardonner, et bien d'autres encore). Nous mènerons alors une vie meilleure et plairons davantage à Celui qui nous a créés et sauvés — si nous sommes en Christ — en nous éloignant de ces « églises » qui prônent la « simonie moderne », ce qu'on appelle l'« évangile de la prospérité », où des « ministres » réclament de l'argent en échange de « bénédictions spirituelles ». Que Dieu nous bénisse.
C. G.