27/08/2026
Ce dimanche, nous avons poursuivi notre série sur les paraboles avec une question essentielle :
Quel roi sers-tu ?
Au temps des Juges, un enfant survivant nommé Yotam monte sur le mont Garizim et crie une fable : les arbres cherchent un roi. L'olivier refuse, le figuier refuse, la vigne refuse. Tous disent la même chose : pourquoi irais-je m'agiter au-dessus des autres, alors que je porte du fruit ?
Seule la ronce accepte. Pourquoi ? Parce qu'elle n'a rien à perdre, elle ne produit rien. Elle promet une ombre qu'elle n'a pas, et menace de faire sortir le feu. Trois ans plus t**d, le feu est vraiment sorti.
Il y a en chacun de nous un buisson d'épines qui sommeille. On le reconnaît à trois signes : il promet une présence qu'il ne donne pas, il menace quand on lui résiste (un silence qui dure, une porte qui claque, une phrase qui vise juste), et surtout, il est vide. On ne devient pas dur par excès de force, mais quand on n'a plus rien à donner.
Mille ans plus t**d, une foule espérait un cèdre. Jésus leur a parlé d'une graine de mout**de. La différence n'est pas la hauteur : c'est celui qui plante. La ronce prend des vies pour se protéger ; le Christ a donné la sienne pour nous abriter.
Alors cette semaine, là où Dieu vous a placés, dans votre famille, à votre travail, dans votre voisinage, ne cédez pas à la tentation de quitter le lieu où vous portez du fruit pour une place plus visible. Vous n'avez plus rien à prouver.
Acceptez les humbles commencements. Grandissez doucement, jusqu'à devenir cette branche où d'autres viendront se poser.
« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. »
Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende.