Paroisse de Bouvignes

Paroisse de Bouvignes Bienvenue sur la page de la paroisse Saint-Lambert, de Bouvignes-sur-Meuse

07/09/2026

À Londres … une découverte incroyable: le matcha !

Le matcha est un superaliment exceptionnel qui se distingue des autres thés, car on en consomme l'intégralité de la feuille broyée en poudre plutôt qu'une simple infusion. Cette méthode de consommation unique permet de libérer une concentration maximale de nutriments et d'antioxydants bénéfiques pour la santé

🍃 L'origine du matcha

Bien que le matcha soit aujourd'hui indissociable de la culture japonaise, ses origines remontent à la Chine ancienne, sous la dynastie Tang (VIIe - Xe siècle), où l'on avait pour habitude de réduire les feuilles de thé en poudre pour les consommer.

L'introduction au Japon

C'est au XIIe siècle que le moine bouddhiste zen Eisai a rapporté des graines de théier et cette méthode de préparation au Japon.

Une boisson sacrée…
Ça tombe bien !

Au fil des siècles, la consommation de matcha a été perfectionnée par les moines japonais pour favoriser la méditation, puis adoptée par les samouraïs pour gagner en endurance et en clarté mentale avant les combats. Elle est devenue le cœur de la célèbre Chanoyu (la cérémonie traditionnelle au Japon)

Une méthode de culture unique

Quelques semaines avant la récolte, les théiers (Camellia sinensis) sont couverts pour être privés de lumière. Ce procédé pousse la plante à produire un excès de chlorophylle et d'acides aminés, donnant au matcha sa couleur vert émeraude intense et son goût umami si particulier. Les feuilles sont ensuite passées à la vapeur, séchées, puis moulues très finement à la meule de pierre…

Quel plaisir de découvrir cette boisson … à la fois ancienne et nouvelle ; à titre perso je la préfère au lait d’amande mais elle se boit au lait de coco, de soja ou même un lait normal… auquel s’ajoute un arôme au choix : mangue, cerise, etc

Vite découvrez ce « thé » magique et revigorant 👍

06/09/2026

Eh oui je suis bien rentré de Londres, déjà ce vendredi soir, pour la célébration du baptême du petit Nino Ramelot, c’était hier et pour notre célébration de ce dimanche 6 septembre pour lequel je vous propose cette méditation.

Sœurs et Frères,

Il y a des paroles que nous aimons entendre… et d’autres que nous préférerions éviter !

Jésus, aujourd’hui, nous parle justement de ces paroles difficiles : celles qu’il faut parfois avoir le courage de dire à quelqu’un que nous aimons lorsqu’il s’égare.

Dans l’Évangile, Jésus ne nous demande pas de juger notre frère. Il nous demande de ne pas être indifférents.

Et c’est très différent.

L’indifférence dit :
« Ce n’est pas mon problème. »
La fraternité chrétienne dit :
« Ton problème devient aussi un peu le mien. »

Mais Jésus nous donne une méthode extraordinaire de délicatesse : d’abord aller trouver la personne seul à seul. Ne pas l’humilier, ne pas parler derrière son dos, ne pas transformer son erreur en spectacle.

Autrement dit : parler à la personne, et non parler sur la personne.

Quelle leçon pour nos familles, nos communautés, nos paroisses, nos lieux de travail… et même pour nos petits villages !

Nous savons combien une parole peut blesser. Une parole lancée trop vite peut faire des dégâts considérables. Mais nous savons aussi combien une parole juste, prononcée avec affection, peut sauver une relation.

La première lecture nous donne cette magnifique image du guetteur : celui qui veille, celui qui regarde au loin et qui avertit lorsque le danger approche.

Le chrétien est lui aussi appelé à être un guetteur.

Non pas un surveillant qui cherche les fautes des autres, mais quelqu’un qui veille sur son frère.

Et peut-être est-ce là l’un des grands défis de notre époque : nous communiquons énormément, mais nous nous parlons parfois de moins en moins vraiment.

Nous avons les téléphones, les messages, les réseaux sociaux… mais il manque parfois cette chose toute simple : s’asseoir face à quelqu’un et lui dire : « Comment vas-tu vraiment ? »

Saint Paul nous rappelle alors la règle qui résume toute la Loi :
« Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

Aimer son prochain, ce n’est donc pas toujours lui dire ce qu’il a envie d’entendre.

Parfois, aimer, c’est aussi avoir le courage de dire :
« Je crois que tu te trompes. »
« Je vois que tu souffres. »
« Attention, tu vas te faire du mal. »
« Je suis là pour toi. »

Mais il faut le faire avec humilité.

Car avant de corriger les autres, nous devons nous souvenir que nous aussi, nous avons besoin d’être corrigés, pardonnés et relevés.

Et puis Jésus termine par cette phrase extraordinaire :
« Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »

Quelle promesse !

Jésus ne dit pas : « Quand tout le monde est d’accord, je suis là. »

Il dit : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom. »

Même lorsque nous sommes différents. Même lorsque nous avons des caractères différents. Même lorsque nous ne pensons pas exactement de la même manière.

Ce qui nous rassemble n’est pas notre perfection.
Ce qui nous rassemble, c’est le Christ.

Alors, en ce dimanche, demandons au Seigneur trois grâces :

la grâce de savoir parler, lorsque le silence devient complicité ;

la grâce de savoir écouter, lorsque quelqu’un vient nous parler avec vérité ;

et surtout la grâce d’aimer, car sans amour, même la vérité peut devenir une arme.

Soyons donc dans nos familles, dans notre paroisse et dans notre communauté, non pas des juges qui condamnent, mais des guetteurs qui veillent, des frères et des sœurs qui relèvent, qui pardonnent et qui espèrent.

Car finalement, l’Évangile d’aujourd’hui nous rappelle une chose toute simple :

prendre soin de l’autre, c’est aussi prendre soin du Christ qui habite en lui.

Et lorsque deux cœurs se retrouvent, lorsque deux personnes se pardonnent, lorsque deux frères recommencent à se parler…

le Christ est déjà là, au milieu d’eux.

Amen.

02/09/2026

Les Martyrs de septembre 1792 (ou Martyrs des Carmes) désignent un groupe de 191 ecclésiastiques et laïcs catholiques assassinés à Paris par des révolutionnaires entre le 2 et le 5 septembre 1792, le saviez-vous ?

Ils ont été reconnus martyrs et béatifiés par le pape Pie XI le 17 octobre 1926.

Le contexte historique

En plein cœur de la Révolution française, après la chute de la monarchie le 10 août 1792, la France vit dans la panique d'une invasion par les armées austro-prussiennes.

Les révolutionnaires de la Commune de Paris soupçonnent les prisonniers d'ourdir un complot de l'intérieur. Une cible majeure est le clergé « réfractaire » : des prêtres et évêques qui refusent, par fidélité au pape, de prêter serment à la Constitution civile du clergé décrétée en 1790.

Arrêtés comme suspects, ils sont entassés dans plusieurs prisons improvisées de la capitale.

Le massacre

Le 2 septembre 1792, des vagues d'exécutions sommaires débutent dans Paris (faisant au total entre 1 000 et 1 500 morts civils). L'épisode le plus marquant pour l'Église se déroule à l'ancien couvent des Carmes (rue de Vaugirard), transformé en prison. Des commissaires révolutionnaires y organisent un simulacre de procès. Chaque prisonnier est sommé de prêter serment sous peine de mort. Face à leur refus obstiné, près de 115 ecclésiastiques sont massacrés en quelques heures à coups de sabre, de pique et de baïonnette dans le jardin attenant.

Profil des 191 martyrs béatifiés

Sur l'ensemble des victimes des Massacres de septembre, l'Église catholique a retenu la mémoire de 191 personnes dont la mort a été directement causée par la haine de la foi (in odium fidei) :

3 évêques : Mgr Jean-Marie du Lau d'Allemans (archevêque d'Arles), Mgr François-Joseph de la Rochefoucauld (évêque de Beauvais) et son frère Mgr Pierre-Louis de la Rochefoucauld (évêque de Saintes).
181 prêtres.
2 diacres et 1 clerc4 laïcs.

Parmi les figures célèbres figure également le Frère Salomon Leclercq, secrétaire du supérieur général des Frères des Écoles chrétiennes, qui fut le premier d'entre eux à être canonisé individuellement (en 2016).

Mémoire et commémorations

Ces martyrs sont célébrés liturgiquement le 2 septembre. Le lieu emblématique de leur mémoire reste l'église Saint-Joseph-des-Carmes et le campus actuel de l'Institut Catholique de Paris (ICP). Leurs ossements sont pieusement conservés dans la crypte de l'église, et le jardin historique porte encore la mention Hic ceciderunt (« Ici ils tombèrent »). L'année 2026 marque précisément le centenaire de la béatification de ces bienheureux.

Ceci dit la révolution se fait sous les mots liberté, égalité et fraternité… elle s’est surtout construite sur le champ de l’exclusion et le sang des martyrs.

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