23/05/2026
🥲 « C'est avec une profonde tristesse que nous vous informons d'une décision lourde de sens : l'Assemblée générale du international Lumen Vitae a acté l'arrêt de l'activité académique de l'institution au 30 juin 2027 », annonce Martens Dominique, responsable de Lumen Vitae, ce samedi 23 mai peu après minuit sur sa page Facebook.
Il poursuit : « Après cela, Lumen Vitae mourra doucement. Cette décision, mûrement réfléchie, met un terme à des décennies d'engagement au service de la formation pastorale et catéchétique, en particulier au service des Églises les plus pauvres à travers le monde. Une page se tourne — une page riche, exigeante, et profondément humaine. Si le grain de blé.... »
La fermeture est elle liée à un souci financier ? « Chaque année, nous devions refuser des étudiants. Mais la Compagnie de Jésus n'avait plus les hommes ni les fonds suffisants pour nous soutenir encore », répond Dominique Martens. Pour les mêmes raisons, les jésuites avaient déjà fermé leur célèbre IET Institut d’Etudes Théologiques à Bruxelles il y a quelques années. Lumen Vitae avait trouvé refuge l’UNamur, université du réseau jésuite mais ce fut pas suffisant.
Depuis soixante ans, le Centre international Lumen Vitae forme des acteurs pastoraux (laïcs, prêtres, religieux et religieuses) venus du monde entier. À travers des cours interactifs et de nombreux séminaires, cet institut permet d'acquérir des compétences solides dans les domaines de la catéchèse et de la pastorale.
Inspiré par la pédagogie jésuite, ce parcours qualifiant offre un espace privilégié pour relire ses expériences de terrain à la lumière de la théologie, des Écritures et des sciences humaines.
Reconnu pour son dynamisme et son interculturalité, Lumen Vitae propose une expérience unique où l'approfondissement de la foi s'enrichit d'une vie communautaire intense. C’est un laboratoire d'échange et de recherche sur les pratiques ecclésiales contemporaines, attentif à leur contexte historique et culturel.
Lumen Vitae compte environ 50 étudiants par an, venant souvent d'une douzaine de pays différents (notamment d'Afrique, d'Haïti ou du Proche-Orient). Économiquement, c’est bien trop peu pour tout financer.
Gratitude pour toutes ces années de formation et ces milliers de prêtres, religieux et religieuses formés.
Cette fermeture illustre une fois de plus que les flux pastoraux se sont inversés depuis les années coloniales. En 2026, la terre de mission, c’est la Belgique.