Unité Pastorale Notre-Dame au Cœur d'Or - Beauraing

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8 septembreFÊTE DE LA NATIVITÉ DE LA VIERGE MARIESelon la tradition orientale, une église fut érigée à côté de la « Mais...
08/09/2026

8 septembre
FÊTE DE LA NATIVITÉ DE LA VIERGE MARIE
Selon la tradition orientale, une église fut érigée à côté de la « Maison d’Anne » à Jérusalem. Dédiée à Sainte Anne, elle fut consacrée un 8 septembre. La date fut donc retenue pour célébrer la Nativité de la Vierge.

D’abord commémorée à Jérusalem et à Constantinople, la fête est fixée au VIIe siècle à Rome par le pape Serge Ier. Ce dernier inscrivit également la fête de l’Immaculée Conception, célébrée le 8 décembre (9 mois avant la Nativité), dans le calendrier liturgique.

Cette année encore, la belle kermesse de Dion a permis à une belle petite assemblée de se retrouver dans l'église du vil...
06/09/2026

Cette année encore, la belle kermesse de Dion a permis à une belle petite assemblée de se retrouver dans l'église du village pour la traditionnelle MESSE EN WALLON.
Un beau moment de communion marqué par la prière, le chant, quelques rires, et beaucoup de joie de se retrouver ! 🤩😍
Merci à toutes celles et ceux qui se sont rassemblés pour ce bel événement, et encore un énorme bravo à la Jeunesse Dionaise pour la très belle réussite de cette Kermesse de Dion 2026 !!! 👏👏💪🥳

23ième dimanche du Temps Ordinaire.EVANGILE – selon saint Matthieu.En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :« Si ton...
06/09/2026

23ième dimanche du Temps Ordinaire.

EVANGILE – selon saint Matthieu.

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Si ton frère a commis un péché contre toi,
va lui faire des reproches seul à seul.
S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.
S’il ne t’écoute pas,
prends en plus avec toi une ou deux personnes
afin que toute l’affaire soit réglée
sur la parole de deux ou trois témoins.
S’il refuse de les écouter,
dis-le à l’assemblée de l’Église ;
s’il refuse encore d’écouter l’Église,
considère-le comme un païen et un publicain.
Amen, je vous le dis :
tout ce que vous aurez lié sur la terre
sera lié dans le ciel,
et tout ce que vous aurez délié sur la terre
sera délié dans le ciel.
Et pareillement, amen, je vous le dis,
si deux d’entre vous sur la terre
se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit,
ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.
En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom,
je suis là, au milieu d’eux. »

_______________________________________________________________________

LE DEVOIR DE VIGILANCE ENTRE FRERES

Dans la deuxième lecture de ce dimanche, Saint Paul nous disait : « N’ayez de dette envers personne, sauf celle de l’amour mutuel… l’accomplissement parfait de la Loi, c’est l’amour. » Tout le chapitre 18 de l’évangile de Matthieu, dont nous lisons un extrait ici traite sous différents angles de l’accomplissement de cet amour dans les relations à l’intérieur de la communauté chrétienne. Il aborde en particulier deux thèmes : la priorité donnée aux petits et aux faibles, et le pardon mutuel. Pour introduire ses recommandations, juste avant ce passage, Jésus a raconté la parabole de la brebis perdue ; c’était une image facilement compréhensible pour ses auditeurs qui étaient nourris de la Bible : les images de berger et de troupeau étaient évidemment familières dans le paysage et on avait pris l’habitude de parler d’Israël comme le troupeau de Dieu ; sur terre, les chefs de la communauté étaient donc comparés à des bergers délégués par le berger suprême qui est Dieu bien sûr. La conclusion de la parabole, tout le monde l’avait deviné, c’était : « Votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. » (Mt 18,14). C’est bien normal pour un berger.

Et ce sera désormais la consigne de vigilance que Jésus confie à ses disciples : ne laissez pas vos frères s’égarer. Ce devoir de vigilance concerne d’abord et avant tout les responsables de la communauté, les bergers. Déjà Ezékiel disait : « Quel malheur pour les bergers d’Israël qui sont bergers pour eux-mêmes ! …Vous n’avez pas rendu des forces à la brebis chétive, soigné celle qui était malade, pansé celle qui était blessée. Vous n’avez pas ramené la brebis égarée, cherché celle qui était perdue…Elles se sont dispersées, faute de berger, pour devenir la proie de toutes les bêtes sauvages. Mon troupeau s’égare sur toutes les montagnes et toutes les collines élevées ; mes brebis sont dispersées dans tout le pays, personne ne les cherche, personne ne part à leur recherche. » (Ez 34,2… 6).

Mais le devoir de vigilance mutuelle existe aussi à l’intérieur même du troupeau ; ce ne sont pas seulement les bergers qui ont la responsabilité de la bonne santé et de la bonne marche du troupeau : les brebis sont responsables les unes des autres ; je cite encore Ezékiel : « C’est pourquoi, ainsi parle le SEIGNEUR Dieu : Voici que moi-même je jugerai entre la brebis grasse et la brebis maigre. Parce que vous avez bousculé du flanc et de l’épaule toutes celles qui étaient malades, et que vous leur avez donné des coups de corne jusqu’à les disperser hors du pâturage, je viendrai au secours de mes brebis et elles ne seront plus une proie. » Ezékiel annonçait alors que Dieu lui-même allait reprendre en main son troupeau par l’intermédiaire de son Messie : « Je susciterai à leur tête un seul berger ; lui les fera paître : ce sera mon serviteur David. Lui les fera paître, il sera leur berger. » (Ez 34,20-23).

LES MAITRES-MOTS : DELICATESSE ET DISCRETION

Jésus s’est présenté comme ce berger annoncé par le Seigneur, ce bon berger qui connaît ses brebis et que ses brebis connaissent (Jn 10) ; il donne ici ses consignes pour la vie du troupeau, en particulier en ce qui concerne le soutien fraternel et l’aide de la communauté pour qu’aucun des frères « ne soit perdu ».

« Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Eglise ; s’il refuse encore d’écouter l’Eglise, considère-le comme un païen et un publicain. » Pour avoir le courage de reprendre celui qui « file un mauvais coton » comme on dit, il faut beaucoup d’amour ; un amour dont normalement, une communauté chrétienne doit pouvoir faire preuve. Car on sait bien que le véritable amour est exigeant : quand on aime réellement quelqu’un, on ne le laisse pas faire n’importe quoi ; il y va de « l’assistance à personne en danger ». Répéter inlassablement que Dieu est Amour ne pousse pas au laxisme que certains redoutent : car si Dieu est Amour, nous n’oublions pas que nous sommes appelés à lui ressembler, ce qui est terriblement exigeant !

Sur le chapitre de la relation des Chrétiens entre eux, lorsque l’un s’égare, Jésus indique la voie à suivre : d’abord chercher personnellement le dialogue avant d’en parler à d’autres, pour éviter, sans doute, d’aggraver les blessures de la brebis. Et tout faire pour qu’elle puisse rejoindre le troupeau.

Mais comment interpréter la phrase : « Si ton frère refuse d’écouter l’Eglise, considère-le comme un païen et un publicain » ? A la lumière de tout ce que l’on sait par ailleurs au sujet de Jésus et de l’accueil qu’il a toujours réservé aux publicains et aux pécheurs, il ne peut pas s’agir d’un rejet définitif mais du respect de la liberté de chacun… en attendant que Zachée (ou le publicain Matthieu) se convertisse. Ce qui ressort de la progression que recommande le Christ, c’est la nécessité absolue du respect que l’on doit à quiconque, et en particulier, à celui que l’on dit pécheur. Toutes les démarches pour renouer avec le frère, que ce soit la rencontre individuelle, l’appel à témoins, ou le recours à la communauté, doivent être marquées de cette délicatesse et de cette discrétion.

Telles sont les règles de base de la vie dans l’Eglise ; leur respect est semence de vie éternelle : « Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. » Le Royaume du Dieu de tendresse et de fidélité se bâtit dans la tendresse et la fidélité.

Commentaire : Marie-Noëlle Thabut.

23ième dimanche du Temps Ordinaire.DEUXIEME LECTURE – Lettre de saint Paul aux RomainsFrères,n’ayez de dette envers pers...
06/09/2026

23ième dimanche du Temps Ordinaire.

DEUXIEME LECTURE – Lettre de saint Paul aux Romains

Frères,
n’ayez de dette envers personne,
sauf celle de l’amour mutuel,
car celui qui aime les autres
a pleinement accompli la Loi.
La Loi dit :
Tu ne commettras pas d’adultère,
tu ne commettras pas de meurtre,
tu ne commettras pas de vol,
tu ne convoiteras pas.
Ces commandements et tous les autres
se résument dans cette parole :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
L’amour ne fait rien de mal au prochain.
Donc le plein accomplissement de la Loi,
c’est l’amour.

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LE FIN MOT DE LA LOI, C’EST L’AMOUR

Pour comprendre cette lecture d’aujourd’hui sans la réduire, il faut la replacer dans son contexte. Depuis le chapitre 12 de sa lettre aux Romains, Paul donne des conseils aux Chrétiens sur la question la plus difficile peut-être à toutes les époques : comment vivre concrètement en Chrétiens dans un monde qui ne l’est pas ? Vivre en chrétien, c’est, comme il l’a dit plus haut, faire de toute notre vie quotidienne un véritable hommage à Dieu, un « sacrifice saint », une chose sacrée ; c’était notre lecture de dimanche dernier, et il avait ajouté : « Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour discerner quelle est la volonté de Dieu. » (Rm 12,2). C’était logique : un Chrétien cherche en permanence à « discerner quelle est la volonté de Dieu ».

Aujourd’hui, nous sommes au chapitre 13 de cette même lettre ; Paul entre dans le concret de la vie sociale, le rapport avec les autorités. Quand on lit l’ensemble du chapitre, on constate presque avec étonnement les précisions qu’il donne sur les obligations des citoyens : le respect des tribunaux, le paiement de l’impôt et des taxes, la soumission à toutes les autorités. Pour résumer, on pourrait dire : un bon Chrétien se doit d’être un bon citoyen. D’entrée de jeu, il affirme : « Que chacun soit soumis aux autorités supérieures ». Soyons francs, cette consigne a dû en surprendre plus d’un.

Dans le monde juif de l’Ancien Testament, de tels propos n’auraient surpris personne, car le pouvoir politique était entre les mains des autorités religieuses ; la loi civile ne se distinguait pas de la Loi de Dieu. C’est dans cette optique-là que Jésus avait pu dire à la foule et à ses disciples : « Les scribes et les Pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. » (Mt 23,1-2).

Mais on ne pouvait pas en dire autant du monde romain ; les autorités en question étaient les empereurs romains et toute la hiérarchie de leurs gouverneurs, magistrats et soldats dont la volonté de Dieu était évidemment le moindre souci ! Et si Paul avait pu écrire : « Ne prenez pas pour modèle le monde présent », c’est bien parce que l’idéal de la société romaine était, sur certains points, aux antipodes de l’idéal chrétien. Alors, obéir à une autorité baignant dans le paganisme était-il possible ? C’est la question qui a été posée à Paul certainement, et qui est à l’origine de notre texte.

IL NE SUFFIT PAS D’ETRE EN REGLE, IL FAUT AIMER VRAIMENT

Paul répond en deux points :

Premièrement, ne prenez pas prétexte de votre appartenance chrétienne pour fuir vos responsabilités de citoyens ; son argument est le suivant : « Il n’y a d’autorité qu’en dépendance de Dieu, et celles qui existent sont établies sous la dépendance de Dieu. » (On trouve cela au début de ce chapitre : Rm 13,1). On entend résonner ici la phrase de Jésus à Pilate : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l’avais reçu d’en haut. » (Jn 19,11). Autre argument, les lois civiles poursuivent le bien elles aussi ; dans tous les pays du monde, la loi est normalement au service de la justice et de la défense des faibles. Paul dit : « L’autorité civile est au service de Dieu pour t’inciter au bien. » (Rm 13,4). Visiblement, Paul ne traite pas ici du problème des lois iniques. D’autre part, il faut se souvenir que les Juifs (et avec eux les premiers Chrétiens, puisque les Romains ne faisaient pas encore la différence) étaient dispensés des lois romaines qui choquaient leur conscience : par exemple brûler de l’encens devant la statue de l’empereur, ou bien faire le service militaire. Donc premier point, obéissez sans hésiter aux lois romaines qui vous sont imposées (puisque vous êtes exemptés de celles qui sont contraires à notre religion).

Deuxième point, il ne suffit pas d’être un bon citoyen et d’être parfaitement en règle avec l’autorité civile pour être un bon Juif ou un bon Chrétien ; quand vous êtes en règle avec la loi civile, nous dit Paul, vous n’êtes pas allés jusqu’au bout de la charité ; c’est le sens de la première phrase de notre lecture d’aujourd’hui : « N’ayez de dette envers personne, sauf celle de l’amour mutuel » : « N’ayez de dette envers personne », c’est-à-dire soyez en règle avec tous ; « sauf celle de l’amour mutuel », c’est-à-dire « quand vous serez en règle avec tous » il faudra aller encore plus loin. Car, déjà dans l’Ancien Testament, on avait compris que le fin mot de la Loi donnée par Dieu, c’est d’aimer nos frères. Pour le dire autrement, on avait compris qu’il ne suffit pas de dire : je n’ai pas tué, pas volé, pas commis l’adultère… on savait bien qu’il faut encore aller plus loin ; je cite Paul : « La Loi dit : ‘Tu ne commettras pas d’adultère, tu ne commettras pas de meurtre, tu ne commettras pas de vol, tu ne convoiteras pas.’ Ces commandements et tous les autres se résument dans cette parole : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ » Cela veut bien dire que pour être en règle avec la Loi de Moïse, il ne suffisait pas de ne pas faire de mal, il fallait surtout aimer. Cela exige une conversion profonde, on le sait bien. C’est pourquoi Paul a dit un peu plus haut : « Ne prenez pas pour modèle le monde présent mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait. » Et là, nous aurons peut-être des surprises : c’est l’histoire de celui que Matthieu appelle le jeune homme riche. Il avait demandé à Jésus : « Que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » Et Jésus avait répondu « Si tu veux entrer dans la vie, garde les commandements. » Là-dessus, le jeune homme était parfaitement en règle ; alors Jésus l’avait appelé à aller plus loin et à le suivre au service des hommes : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres… puis viens, suis-moi. » (Mt 19,16-22).

Une chose est sûre, la décision de suivre le Christ peut nous mener très loin !

Commentaire : Marie-Noëlle Thabut.

23ième dimanche du Temps Ordinaire.PREMIERE LECTURE – livre du prophète EzékielLa parole du SEIGNEUR me fut adressée :« ...
06/09/2026

23ième dimanche du Temps Ordinaire.

PREMIERE LECTURE – livre du prophète Ezékiel

La parole du SEIGNEUR me fut adressée :
« Fils d’homme, je fais de toi un guetteur
pour la maison d’Israël.
Lorsque tu entendras une parole de ma bouche,
tu les avertiras de ma part.
Si je dis au méchant :
‘Tu vas mourir’,
et que tu ne l’avertisses pas,
si tu ne lui dis pas d’abandonner sa conduite mauvaise,
lui, le méchant, mourra de son péché,
mais à toi, je demanderai compte de son sang.
Au contraire, si tu avertis le méchant
d’abandonner sa conduite,
et qu’il ne s’en détourne pas,
lui mourra de son péché,
mais toi, tu auras sauvé ta vie. »

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LE PROPHETE COMME UN GUETTEUR

Ezékiel était prêtre à Jérusalem au sixième siècle av.J.C. ; il a été emmené à Babylone, par les armées de Nabuchodonosor, dès la première vague de déportations en 597 av. J.C. C’est là-bas, au bord des rives du fleuve Kebar, dans un village appelé Tel-Aviv, qu’il apprend les malheurs qui s’abattent sur la ville sainte ; en 587, tout est fini, la ville est rasée, le Temple a été dévasté.

Mais devant ces récits de catastrophes successives, Ezékiel ne baisse pas les bras ; dès son arrivée là-bas et pendant les vingt premières années de l’Exil, (dix ans avant la destruction de Jérusalem et du Temple, et dix ans à peu près ensuite), il consacrera toutes ses forces à maintenir l’espérance de son peuple. C’est d’ailleurs en souvenir de lui que la capitale de l’Israël moderne porte le nom de Tel-Aviv (qui veut dire « colline du printemps ») ; manière d’honorer l’un de ceux à qui Israël doit sa survie.

Inlassablement, durant ses vingt années de ministère, Ezékiel s’est battu sur deux fronts : premièrement, il fallait bien s’installer pour survivre ; deuxièmement, il fallait maintenir intacte l’espérance du retour. Ces deux objectifs sont ceux d’Ezékiel tout au long de son livre, et ce sont les deux axes de sa prédication. Dieu a fixé le but de sa nouvelle mission de prophète : « Je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël »

On sait combien les hommes de la Bible aiment les images : celle du guetteur est très suggestive ; dans les versets qui précèdent notre texte d’aujourd’hui, Ezékiel l’a longuement développée : il imagine une ville en danger ; les ennemis sont aux portes ; le guetteur est sur le rempart et il accomplit son office, il sonne du cor ; certains entendant le cor se mettent à l’abri, ils survivront à l’assaut ; d’autres font semblant de ne pas entendre le son du cor, ils ne se protègent pas et perdent la vie. Il se peut aussi malheureusement que le guetteur n’accomplisse pas son office : il ne sonne pas du cor pour avertir ses concitoyens du danger ; il sera le responsable de leur mort.

C’est très exactement comme cela qu’Ezékiel comprend sa mission : il se doit de transmettre à ses frères exilés les avertissements de Dieu et les appels à la conversion ; s’il manque à sa mission, il sera responsable de leur malheur. Lourde responsabilité que celle du prophète : ses avertissements relèvent de « l’assistance à personne en danger ».

Mais « Nul n’est prophète en son pays ! », on le sait bien ; cela veut dire que bien souvent, malheureusement, les auditeurs, ceux que le prophète voulait sauver, n’écoutent pas : Dieu l’a prévenu :

« Te voilà pour eux comme un chant passionné, à la sonorité agréable, avec une belle musique. Ils écoutent tes paroles, mais personne ne les met en pratique. » (Ez 33,32). Bien souvent, le prophète a connu le découragement : les gens semblent intéressés par la Parole de Dieu, ils se disent les uns aux autres ‘Viens, on va écouter ce que raconte Ezékiel, il parle si bien de la part de Dieu…’ Mais cette parole, si elle est belle à entendre, est bien exigeante à mettre en pratique ! Cela aussi, Dieu lui avait dit : « Ils écoutent tes paroles sans les mettre en pratique ; car leur bouche est pleine des passions qu’ils veulent assouvir, et leur cœur s’attache au profit. » (Ez 33,31).

GUETTEUR DE L’AUBE

Ezékiel a donc bien souvent l’impression de prêcher dans le désert, comme on dit. Dans ces moments de découragement, il se rappelle sa mission de guetteur : il faut continuer sans jamais se décourager ; car le guetteur n’a pas le droit de faillir à sa mission. Alors, malgré les échecs répétés, Ezékiel a continué : cette mission exigeante, il s’y est montré fidèle, et doublement.

Guetteur, il l’a été : guetteur à l’écoute de la Parole de son Dieu et aussi guetteur de l’aube qui ne manquerait pas de se lever pour son peuple. Poète, visionnaire, courageux, il a affronté toutes les résistances de ses contemporains découragés pour annoncer, dans une langue superbe et combien imagée, le seul message qu’ils devaient entendre pour trouver la force de survivre en attendant le retour : « Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël. » (Ez 37,12).

Un guetteur, voilà une belle définition pour tout prophète, chargé de lire dans l’histoire les signes de l’espérance. Car Dieu ne désespère jamais de son peuple : « Par ma vie – oracle du SEIGNEUR Dieu – je ne prends pas plaisir à la mort du méchant, mais bien plutôt à ce qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive. Retournez-vous ! Détournez-vous de votre conduite mauvaise. Pourquoi vouloir mourir, maison d’Israël ? » (c’est encore une phrase d’Ezékiel, dans ce même chapitre 33,11).

A noter que cette phrase « Pourquoi vouloir mourir, maison d’Israël ? » est prononcée alors que tout espoir semble irrémédiablement perdu, et le peuple d’Israël définitivement mort : nous sommes à mi-chemin du ministère d’Ezékiel, au moment précis où l’effroyable nouvelle retentit aux oreilles des exilés : là-bas, au pays, Jérusalem vient de tomber. Plus que jamais, le guetteur se doit de prévenir ses frères : oui, la catastrophe est là, mais le relèvement est encore possible, à condition de s’en remettre à Dieu.

Le rapprochement avec l’évangile d’aujourd’hui est très éclairant : car nous voyons Jésus charger ses disciples d’une mission analogue ; au nom de l’amour fraternel, justement, il leur recommande de veiller les uns sur les autres, au point d’être capable de rappeler à l’ordre celui qui fait fausse route, le cas échéant.

« Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur, mais tu devras réprimander ton compatriote, et tu ne toléreras pas la faute qui est en lui. » disait déjà le livre du Lévitique (Lv 19,17) ; réprimander à bon escient, voilà un art bien difficile ! Et pourtant cela aussi, c’est de l’amour. C’est vouloir le bien de l’autre, c’est, s’il le faut, savoir l’arrêter au bord du gouffre. La critique positive par amour fait grandir. La rude tâche d’Ezékiel était de cet ordre : quand on place une sentinelle au poste de garde, c’est bien pour sauver la ville.

Commentaire : Marie-Noëlle Thabut.

01/09/2026

Après un été torride , que cette rentrée nous trouve attentifs à cette ressource vitale pour tous : L'EAU
Voici l'intention du pape pour septembre🙏

Une très belle fête de rentrée hier à Winenne 🤩😍❤️:- Tout d'abord, la "Messe des cartables" a réuni de nombreuses famill...
31/08/2026

Une très belle fête de rentrée hier à Winenne 🤩😍❤️:
- Tout d'abord, la "Messe des cartables" a réuni de nombreuses familles pour une célébration pleine de vie. Nous avons demandé au Seigneur de bénir toutes les activités que nous auront à vivre tout au long de cette nouvelle année scolaire. 🙏🙏
- Ensuite, le traditionnel apéro - pain saucisse, ouvert à toutes et tous, a rassemblé d'autres personnes encore pour un moment de partage convivial et chaleureux. Pour la troisième année de suite, ce bel événement fut le fruit de la collaboration entre différentes forces vive du village : le club des Panards Winennois, la Jeunesse Winennoise, la Paroisse, quelques précieuses paires de bras... sans oublier quelques "tout jeunes" du village, qui ont assuré une animation musicale épatante ! 🥳💪👏

Maredsous , c'est tout à la fois l'abbaye🙏, le fromage 🧀, la bière 🍻, et Padre Guilherme Et bien on a tout testé 😜et c'é...
29/08/2026

Maredsous , c'est tout à la fois l'abbaye🙏, le fromage 🧀, la bière 🍻, et Padre Guilherme
Et bien on a tout testé 😜et c'était top 👌❤️‍🔥

On partage tout à fait cette belle intention. Belle année scolaire à tous , du plus petit au plus grand🤗
24/08/2026

On partage tout à fait cette belle intention.
Belle année scolaire à tous , du plus petit au plus grand🤗

🎒🖊️📐 𝐁𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞́𝐞 𝐚̀ 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐚̀ 𝐭𝐨𝐮𝐬 !

En ce début d’année scolaire, nous souhaitons une très belle rentrée à tous les 𝐞́𝐜𝐨𝐥𝐢𝐞𝐫𝐬 et 𝐞́𝐜𝐨𝐥𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬, aux 𝐞́𝐭𝐮𝐝𝐢𝐚𝐧𝐭𝐞𝐬 et 𝐞́𝐭𝐮𝐝𝐢𝐚𝐧𝐭𝐬, ainsi qu’à tous les 𝐞𝐧𝐬𝐞𝐢𝐠𝐧𝐚𝐧𝐭𝐬, 𝐞́𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐞𝐭 𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐬𝐜𝐨𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬.
Une pensée toute particulière également pour 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞𝐬 qui les accompagnent chaque jour sur le chemin de l’apprentissage et de la vie.
💛🙏 𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐭𝐨𝐮𝐬 𝐚̀ 𝐍𝐨𝐭𝐫𝐞-𝐃𝐚𝐦𝐞 𝐚𝐮 𝐂œ𝐮𝐫 𝐝’𝐎𝐫.

⚘️🕯️ 𝐍𝐨𝐭𝐫𝐞-𝐃𝐚𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐁𝐞𝐚𝐮𝐫𝐚𝐢𝐧𝐠, 𝐯𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞𝐳 𝐬𝐮𝐫 𝐭𝐨𝐮𝐬 𝐧𝐨𝐬 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬, 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐜𝐞𝐮𝐱 𝐪𝐮𝐢 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞𝐧𝐭.
𝐁𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞́𝐞 𝐞𝐭 𝐛𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐚𝐧𝐧𝐞́𝐞 𝐬𝐜𝐨𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐭𝐨𝐮𝐬 ! 🎒📚

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