Mot biblique du jour

Mot biblique du jour Un texte sans contexte est un prétexte. Mot biblique du jour vous permet de comprendre chaque jour

05/14/2024

Tuesday, May 14, 2024: Matthias

Today’s biblical word is a name: Matthias. On May 14 of each year, the Church celebrates the feast of the Apostle Saint Matthias. What does the Bible tell us about this pillar of the Church?
1. Matthias was a disciple of the Lord. To replace Judas and thus complete the number of twelve Apostles representing the twelve tribes of Israel, the Christian community presented to the Apostles two candidates, Joseph called Barsabbas, also known as Justus, and Matthias. These two men were disciples of Christ. They accompanied Jesus from his baptism in the Jordan until his ascension into heaven (Cf. Acts 1:21-22). As a disciple, Matthias was in the school of Christ. He listened to him, he loved him and he allowed himself to be transformed by Jesus. Nothing could shake him out of his convictions. He followed Jesus from start to finish.
2. Matthias was presented by the community and chosen by God. As much as it is true that it is God who calls everyone to serve Him, it is also important to emphasize the role of human mediation for the realization of God's plan. The community presented two candidates according to their human appreciation, but it was God who made the choice, answering the prayer of his people. The Church is God’s institution in the hands of imperfect people. Even though he was a disciple of Jesus, Matthias was not a perfect man. He was chosen, not because he was already perfect, but because God wanted to perfect him through the mission He entrusted to him. God calls us where we are and as we are, sometimes through others. We just need to pay attention to the signs of the times and discover his voice.
3. Matthias was an Apostle. When the lot fell on Matthias, he was added to the eleven Apostles (Acts 1,26). An apostle, from the Greek word “apostolos,” is an envoy, the one who is sent. Numbered among the pillars of the Church founded by Jesus, Matthias was an envoy, a missionary, charged with announcing the Good News of salvation. To him apply the words of Jesus to the other Apostles: It was not you who chose me, it was I who chose you and appointed you to go and bear fruit that will remain (John 15:16).
Like Matthias, all Christians, by virtue of baptism, are disciples of the Lord, presented by the Church and chosen by God, then consecrated and sent by Jesus to proclaim the Good News of salvation. Let us all embrace our different vocations with joy and confidence in the grace of the Lord who does not call the perfect, but rather the imperfect in order to perfect them. With God’s grace, we will bear fruit like Matthias.

Have a blessed day !
Fr. Laurent Okitakatshi

05/14/2024

Mardi, 14 mai 2024 : Matthias

Le mot biblique d’aujourd’hui est un nom : Matthias. Le 14 mai de chaque année, l’Église célèbre la fête de l’Apôtre Saint Matthias. Que nous dit la Bible sur ce pilier de l’Église?
1. Matthias était un disciple du Seigneur. Pour remplacer Judas et ainsi compléter le chiffre de douze Apôtres représentant les douze tribus d’Israël, la communauté chrétienne présenta aux Apôtres deux candidats, Joseph appelé Barsabbas, et Matthias. Ces deux hommes étaient parmi les disciples du Christ. Ils ont accompagné Jésus depuis son baptême au Jourdain jusqu’à son ascension au ciel (Cf. Actes 1,21-22). Comme disciple, Matthias était à l’école du Christ. Il l’a écouté, il l’a aimé et il s’est laissé transformer par Jésus. Rien ne l’a secoué dans ses convictions. Il a suivi Jésus du début jusqu’à la fin.
2. Matthias était présenté par la communauté et choisi par Dieu. Autant il est vrai que c’est Dieu qui appelle tout homme à le servir, autant il est important de souligner le rôle de la médiation humaine pour la réalisation du projet de Dieu. La communauté a présenté deux candidats selon leur appréciation humaine, mais c’est Dieu qui a fait le choix, répondant à la prière de son peuple. L’Église est une œuvre de Dieu entre les mains des personnes imparfaites. Même s’il était un disciple de Jésus, Matthias n’était pas un homme parfait. Il a été choisi, non pas parce qu’il était déjà parfait, mais parce que Dieu voulait le parfaire par la mission qu’il lui confiait.
3. Matthias était un Apôtre. Quand le sort tomba sur Matthias, il fut associé par suffrage aux onze Apôtres (Actes 1,26). Un apôtre, du grec "apostolos", est un envoyé. Associé aux piliers de l’Église fondée par Jésus, Matthias était un envoyé, chargé d’annoncer la Bonne Nouvelle du salut. A lui s’appliquent ces paroles de Jésus aux autres Apôtres :"Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure" (Jean 15,16).
Comme Matthias, tous les chrétiens, en vertu du baptême, sont les disciples du Seigneur, présentés par l’Église et choisis par Dieu, puis consacrés et envoyés par Jésus proclamer la Bonne Nouvelle du salut. Puisse chacun embrasser sa vocation avec joie et confiance en la grâce du Seigneur qui n’appelle pas les parfaits, mais plutôt les imparfaits en vue de les parfaire. Avec la grâce de Dieu, nous porterons des fruits comme Matthias.

Bonne journée !
A. Laurent Okitakatshi

05/13/2024

Monday, May 13, 2024: Conqueror

In today’s Gospel reading, Jesus declares to his disciples: “In the world you will have trouble,
but take courage, I have conquered the world.” (John 16:33) We have become so familiar with these words that we may overlook their gravity. To speak in this way, Jesus must be more than human. There is a great deal of presumption and pride in these words, should we take them as emanating from a mere human being. We can imagine Napoleon speaking thus when he had crushed the nations beneath his feet, and shaped the map of Europe to his will. We can imagine Julius Caesar speaking thus when he achieved a quick victory in his short war against Pharnaces II of Pontus at the Battle of Zela. We can imagine Alexander speaking thus when he had rifled the palaces of Persia, and led her monarchs captive. But who is this man speaking so boldly in the Gospel? It is a simple Galilean, an itinerant preacher in a peasant's garment. He is about to be betrayed, denied, and abandoned by His own followers. He is contemplating his cross and his imminent humiliation. And yet He says, "I have conquered the world."
Yes, Jesus and he alone can claim victory over the world. This Galilean, this itinerant preacher is the Son of God. He is God. He alone can attribute to himself the divine name: I AM, YHWH(cf. Ex. 3:14). He alone can speak of victory over the world in the present tense, because he is the Eternal Presence, the I AM, the one who was, who is, and who will always be. Unlike Alexander, Caesar, and Napoleon who won victories by killing life, Jesus conquers by dying so that all may have life, and have it to the full. Through his death and resurrection, Jesus takes away the sin of the world and thereby conquers the powers of evil oppressing it. He makes it clear to his disciples that the victory he wins is theirs as well. The world did its worst to him, and yet he emerged victorious. Life can do its worst to Jesus’ disciples, and like their Master, they can emerge victorious, too. The power of the cross gives them courage to conquer the world with love and compassion. The Holy Spirit makes the victory of Christ powerfully alive in believers, so that they know it to be absolutely true and effective. By virtue of this Spirit-animated faith, the disciples should have courage and confidence to meet whatever situations they might encounter in their mission to conquer the world with love and peace. Despite all that is going on in the world today, despite the challenges of your life now, Jesus’ words remain true in every circumstance: “take courage, I have overcome the world.”

Have a blessed day under the protection of our Lady of Fatima

Fr. Laurent Okitakatshi

05/13/2024

Lundi 13 mai 2024: Vainqueur

Dans l'Évangile d'aujourd'hui, Jésus déclare à ses disciples: «Dans le monde, vous avez à souffrir, mais prenez courage. Moi, je suis vainqueur du monde. » (Jean 16,33) Ces mots de Jésus sont d’une gravité inédite. Pour parler ainsi, Jésus doit être plus qu'humain ; car personne ne supporterait autant de présomption et d'orgueil de la part d’un simple être humain. On peut imaginer Napoléon parler ainsi quand il avait écrasé les nations sous ses pieds, et façonné la carte de l'Europe à sa volonté. On peut imaginer Jules César parler ainsi quand il a remporté une victoire rapide dans sa courte guerre contre Pharnace II de Pontus à la bataille de Zela. On peut imaginer Alexandre parler ainsi quand il avait fouillé les palais de la P***e et conduit ses monarques captifs. Mais qui est cet homme qui parle avec autant d’audace ? C'est un Galiléen, un prédicateur itinérant. Il est sur le point d'être trahi, nié et abandonné par ses propres disciples. Il contemple sa croix et son humiliation est imminente. Et pourtant, Il dit: "Moi, je suis vainqueur du monde".
Oui, Jésus et lui seul peut revendiquer la victoire sur le monde. Ce Galiléen, ce prédicateur itinérant est le Fils de Dieu, il est Dieu. Lui seul peut s'attribuer le nom divin: JE SUIS, YHWH (cf. Ex. 3,14). Lui seul peut parler de victoire sur le monde au présent, car il est la Présence Éternelle, le JE SUIS, celui qui était, qui est et qui sera toujours. Contrairement à Alexandre, César et Napoléon qui ont remporté des victoires en tuant la vie, Jésus conquiert en mourant pour que tous aient la vie, et qu’ils l’aient en abondance. Par sa mort et sa résurrection, Jésus enlève le péché du monde et conquiert ainsi les pouvoirs du mal qui l'oppriment. Il montre clairement à ses disciples que la victoire qu'il remporte est aussi la leur. Le monde lui a fait subir le pire, mais il en est sorti vainqueur. La vie peut faire subir le pire aux disciples de Jésus, mais comme leur Maître, ils peuvent sortir vainqueurs. Par la croix de Jésus, les chrétiens continuent de conquérir le monde par l’amour. Le Saint-Esprit rend la victoire du Christ puissamment vivante chez les croyants et ils en expérimentent les effets. En vertu de cette foi animée par l'Esprit Saint, les disciples devraient avoir le courage et la confiance de faire face à toutes les situations qu'ils pourraient rencontrer dans leur mission de conquérir le monde par l’amour et la paix. Quelle que soit la situation du monde actuel, quelles que soient les difficultés que chacun de nous traverse en ce moment, les paroles de Jésus sont vraies et pleines de consolation en toutes circonstances: "prenez courage, je suis vainqueur du monde."

Bonne journée !
A. Laurent Okitakatshi

05/11/2024

Saturday, May 11, 2024 : Apollos

Today’s first reading shifts attention from Paul to a man named Apollos. Here is what St. Luke tells us about this new character: “A Jew named Apollos, a native of Alexandria, an eloquent speaker, arrived in Ephesus. He was an authority on the Scriptures. He had been instructed in the Way of the Lord and, with ardent spirit, spoke and taught accurately about Jesus, although he knew only the baptism of John. He began to speak boldly in the synagogue; but when Priscilla and Aquila heard him, they took him aside and explained to him the Way of God more accurately.” (Acts 18:24-26) From this portrayal of Apollos, I wish to draw two lessons:
1. Apollos came from Alexandria where there were about one million Jews. Alexandria was a city of scholars. It was especially the place where scholars believed in allegorical interpretation of the Hebrew Scripture, an interpretation that sought to reveal the hidden meaning contained in the biblical stories. Because of this, Apollos would be exceedingly useful in convincing the Jews, for he would be able to find Christ all over the Hebrew Scripture and to prove that he is the promised Messiah. Like Paul, Apollos’ knowledge and eloquence were gifts that God used to bring countless people to friendship with Jesus. Whatever gifts we have, let us use them for God’s glory and the good others.
2. Apollos was humble. Although he was an effective speaker who taught accurately about Jesus, Apollos needed to listen to Aquila and Priscilla in order to understand even more accurately the Way of God. By the words of this couple, Apollos stopped knowing about Jesus and started knowing Jesus. He who knew only the baptism of John, came to receive the fulness of the Holy Spirit, and his power as a preacher must have been increased a hundredfold. In the church, we are not competitors. We are all members of the same Body with various gifts to be used for the common purpose: Evangelization. We need to be humble and rely on one another like Priscilla, Aquila, Paul, and Apollos, for the sake of the Gospel. Moreover, Apollos shows us that Christianity is not an idea, but a relation with a person, Jesus. Pope Benedict XVI once said, “Being Christian is not the result of an ethical choice or a lofty idea, but the encounter with an event, a person, which gives life a new horizon and a decisive direction.” May our friendship with Jesus give our life a new horizon and a decisive direction today and always.

Have a blessed day!
Fr. Laurent Okitakatshi

05/11/2024

Samedi, 11 mai 2024:Apollos

Après une longue focalisation sur l’Apôtre Paul, la première lecture d’aujourd’hui nous fait découvrir un autre personnage appelé Apollos. Voici ce que nous dit St. Luc sur lui : « Or, un juif nommé Apollos, originaire d’Alexandrie, venait d’arriver à Ephèse. C’était un homme éloquent, versé dans les Écritures. Il avait été instruit du Chemin du Seigneur ; dans la ferveur de l’Esprit, il parlait et enseignait avec précision ce qui concerne Jésus, mais comme baptême, il ne connaissait que celui de Jean le Baptiste. Il se mit donc à parler avec assurance à la synagogue. Quand Priscille et Aquilla l’entendirent, ils le prirent à part et lui exposèrent avec plus de précision le Chemin de Dieu. » (Actes 18,24-26). Je voudrais retenir deux points de ce portrait d’Apollos que nous fait St. Luc.
1. Apollos venait d'Alexandrie où il y avait environ un million de Juifs. Alexandrie était une ville académique pleine de savants. C'était surtout l'endroit où les savants croyaient en l'interprétation allégorique de la Bible hébraïque, une interprétation qui cherchait à révéler le sens caché contenu dans les récits bibliques. Bien rodé dans cet exercice intellectuel, Apollos serait extrêmement utile pour convaincre les Juifs, car il pourrait trouver le Christ partout dans l’Ancien Testament et prouver qu'il est le Messie promis. Comme le cas avec Paul, la connaissance et l'éloquence d'Apollos étaient des dons que Dieu a utilisés pour amener d'innombrables personnes à l'amitié avec Jésus. A chacun de nous, Dieu a donné certains dons. Comme Apollos, mettons-les au service des autres pour la gloire de Dieu.
2. Apollos était humble. Bien qu'il ait été un orateur acclamé, enseignant avec passion et précision les vérités sur Jésus, Apollos avait besoin d'écouter Aquilla et Priscille afin de comprendre encore davantage le Chemin de Dieu. Grâce à ce couple, Apollos a cessé de connaître Jésus comme sujet académique pour le connaitre désormais comme un ami. Il a fait l’expérience de la rencontre personnelle avec Jésus et a reçu la plénitude de l’Esprit pour rendre sa mission plus efficace. Comme chrétiens, nous ne sommes pas en compétition. Nous avons reçu des dons différents pour servir une seule et même cause : l'évangélisation. Pour la cause de l’Évangile, nous devons être humbles et compter les uns sur les autres comme Priscille, Aquilla, Paul et Apollos. De plus, Apollos nous montre que le christianisme n'est pas simplement une idée ou une philosophie, mais une relation avec une personne, Jésus de Nazareth. Selon les mots du Pape Benoît XVI: "Être chrétien n'est pas le résultat d'un choix éthique ou d'une idée noble, mais la rencontre avec un événement, une personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et une direction décisive." Que notre amitié avec Jésus donne à notre vie un nouvel horizon et une direction décisive aujourd'hui et toujours.

Bonne journée !
A.Laurent Okitakatshi

05/08/2024

Wednesday, May 8, 2024: Athens

Today’s first reading (Acts 17:15, 22-18:1) brings us to Athens. Named after the Greek goddess Athena, the city of Athens was the principal city of Greek culture and the capital of southern Greece. The city was framed by scenic beauty and organized around stately buildings, statuary, temples, shrines, and schools. Renowned for its philosophy and academics, Athens was allowed to govern itself free from Rome’s taxes. Athenians were known for their love of all things religious, especially the “latest fads” in philosophy or religion. They would gather at the Areopagus (the marketplace of ideas) to debate and challenge new ideas (cf. Jeff. Cavins, Acts). This is the place where we encounter Paul today as he interacts with Greek philosophers and preaches the Gospel to them. If you have some free time today, please consider reading Paul’s entire speech. It’s outstandingly beautiful. For our reflection, I propose to highlight three things from Paul’s encounter with the Athenians.
1. Paul knew how to observe and meet people where they were. He observed that the Athenians worshipped many gods and he acknowledged their love of religion. This Socratic method helped Paul demonstrate before the Athenians that God is not the made but the Maker in whom we live and move and have our being.
2. Paul was not afraid to proclaim the truth of Gospel. By proclaiming the resurrection of Christ as the culmination of the history of salvation, Paul was turning the Greek world upside down. Later, he will write to the Corinthians, “we proclaim Christ crucified, a stumbling block to the Jews and foolishness to the Gentiles” (1 Cor 1:23). For Paul this truth was nonnegotiable: Jesus is Lord, the Greek gods and the Roman emperor are not.
3. Paul seems to have failed. The proclamation of a crucified Messiah coupled with the idea of the resurrection from the dead was complete madness in the ears of the Greek philosophers. They deserted the Areopagus, scoffing at Paul’s nonsensical religion. In human terms, Paul failed in his ministry at Athens. But from God’s perspective, he planted the seed of God’s Kingdom in the hearts of his listeners who would respond according to God’s grace.
Today, let us think about our world and the messages it holds dear. How do people react when the Christian message opposes cultural and socio-political norms that are contrary to God’s will? Or, to be more specific, how does Jesus’ message turn your world upside down? The Athenian atmosphere is in many ways similar to the spirit of our world today. What can you learn from Paul’s approach as you present the truths of the Gospel?

Have a blessed day!
Fr. Laurent Okitakatshi

05/08/2024

Mercredi, 8 mai 2024: Athènes

La première lecture d'aujourd'hui (Actes 17:15, 22-18: 1) nous amène à Athènes. Du nom de la déesse grecque Athéna, Athènes était la principale ville de la culture grecque et la capitale du sud de la Grèce. La ville était encadrée d’une beauté pittoresque et organisée autour de bâtiments majestueux, de statues, de temples, de sanctuaires et d'écoles. Réputée pour sa philosophie et ses écoles, Athènes fut autorisée à se gouverner elle-même à l'abri des impôts de Rome. Les Athéniens étaient connus pour leur amour de la philosophie et de la religion. Ils se réunissaient à l'Aréopage (le marché des idées) pour débattre et défier de nouvelles idées. C'est là que nous rencontrons St. Paul aujourd'hui. Il s’adresse aux philosophes grecs réunis à l’Aréopage et leur prêche l'Évangile. Si vous avez un peu de temps libre aujourd'hui, pensez à lire l'intégralité du discours de Paul. C'est incroyablement beau et édifiant. Pour notre réflexion, je propose de souligner trois choses de la rencontre de Paul avec les Athéniens.
1. Paul savait comment observer et rencontrer les gens là où ils étaient. Il a observé que les Athéniens adoraient de nombreux dieux et il a reconnu leur amour de la religion. Par une méthode socratique, il a réussi à démontrer aux Athéniens que Dieu n'est pas l’œuvre de nos mains et de notre imagination, mais plutôt le Créateur, Celui en qui nous avons la vie, le mouvement et l’être.
2. Paul n'a pas eu peur de proclamer la vérité de l'Évangile. En proclamant la résurrection du Christ comme le point culminant de l'histoire du salut, Paul bouleversa les esprits grecs. Plus t**d, il écrira aux Corinthiens: «Nous proclamons le Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens» (1 Co 1,23). Pour Paul, cette vérité était non négociable: Jésus est Seigneur, les dieux grecs et l'empereur romain ne le sont pas.
3. Paul semble avoir échoué. La proclamation d'un Messie crucifié accompagnée de l'idée de la résurrection d'entre les morts résonnait comme de la pure folie aux oreilles des philosophes grecs. Sans plus attendre, ils ont déserté l'aréopage, se moquant de la religion absurde de Paul. Du point de vue humain, Paul a échoué dans son ministère à Athènes. Mais du point de vue de Dieu, l’apôtre des gentils a planté la semence du Royaume de Dieu dans les cœurs de ses auditeurs. La croissance de cette semence était l’œuvre de Dieu, pas celle de Paul.
A lire le discours de Paul aux athéniens, l’on s’aperçoit que notre monde actuel est similaire à la société athénienne à bien des égards. Beaucoup de dieux demandent notre allégeance et notre adoration aujourd’hui : la science, la politique, le pouvoir, l’avoir, les plaisirs, etc. Quand le message chrétien authentique rencontre nos cultures et nos réalités socio-politiques, les réactions sont parfois similaires à celles de l’Aréopage. Comme chrétiens, acceptons-nous d’être secoués par la vérité de l’Évangile ? Sommes-nous prêts à affronter les réalités du monde actuel avec la vérité de l’Évangile et la bravoure de Paul ?

Bonne journée !
A. Laurent Okitakatshi

05/07/2024

Tuesday, May 7, 2024: Jailer

After Lydia’s conversion yesterday, today’s first reading tells us about the conversion of a jailer and his family. Who was this jailer? In the Roman Empire, a jailer (from the Greek ‘desmophylax’) was a person entrusted with the task of guarding the prisoners. And in the Roman law, if prisoners managed to escape from prison, the jailer was to suffer the fate reserved for the escaped prisoners. The jailer mentioned in today's reading has no name. What we know about him comes from what St. Luke tells us. When Paul and Silas were arrested and severely beaten by order of the magistrates of the city of Philippi, they were handed over to the jailer, who was to keep them in prison. He put them in the innermost cell and secured their feet to a stake. In the middle of the night, Paul’s and Silas’ prayer and songs of praise caused an earthquake that shook the foundations of the prison and opened all the doors. Awakened from sleep and afraid that the prisoners had escaped, the jailer was ready to kill himself. But Paul called out to him and reassured him that they were all there. This caused the conversion of the jailer who asked to be baptized, he and all his household. He took Paul and Silas home to wash their wounds and offer them food.
What does the story of the conversion of the Philippian jailer teach us?
The jailer locked up Paul and Silas, but he did not lock up God’s saving power. Actually, the real prisoners were not Paul and Silas, but rather the jailer and his authorities. The opening of the prison gate in the middle of the night also symbolizes the opening of salvation for the jailer and his family who lived in the night of sin and spiritual death.
The jailer did not hesitate to take the opportunity to convert. What mattered to him that night was neither his job, nor the fear of his authorities, but friendship with the God of Paul and Silas. And like Lydia, he helped the people of his household to find salvation. Consequently, he whose job was to lock the prison, and whose heart was locked in sin, became the one who opened the doors of his heart and his house to welcome Jesus and all those who announced him.
Like the jailer, let’s seize the opportunity today to convert, to change a bad habit in our life. So instead of locking others in the prison of hatred, jealousy, destructive gossip, injustice, judgment, and condescension, let us open the doors of our hearts and offer them the love of Christ.

Have a blessed day!
Fr. Laurent Okitakatshi

05/07/2024

Mardi, 07 mai 2024: Géôlier

Après la conversion de Lydie hier, aujourd’hui la première lecture nous fait l’histoire de la conversion d’un geôlier avec tous les gens de sa maison. Qui était ce geôlier ? Plutôt qu’un nom propre, le geôlier (du grec ‘desmophylax’) était le nom d’une fonction dans l’empire romain. La fonction du geôlier consistait à garder les prisonniers. Et dans la loi romaine, si les prisonniers parvenaient à s’échapper de la prison, le geôlier (le gardien) devait subir le sort réservé aux prisonniers évadés. Le geôlier dont il est question dans la lecture d’aujourd’hui n’a pas de nom. Ce que nous savons de lui vient ce que nous raconte St. Luc. Quand Paul et Silas étaient arrêtés, puis roués de coups sur l’ordre des magistrats de la ville de Philippes, ils furent confiés au geôlier qui devait les garder en prison. Il les mit tout au fond de la prison, avec les pieds coincés dans les blocs de bois et ferma la porte. La prière et les chants de louange de Paul et Silas au milieu de la nuit causèrent un tremblement qui fit sauter les verrous de la porte de prison. Réveillé de son sommeil et croyant que les détenus s’étaient évadés, le geôlier était prêt à se donner la mort. Mais Paul l’interpella et le rassura qu’ils étaient tous là. Cela causa la conversion du geôlier qui demanda d’être baptisé, lui et toute sa maison. Il emmena Paul et Silas chez lui pour laver leurs plaies et leur offrir de la nourriture. Que nous enseigne l’histoire de la conversion du geôlier de Philippes ?

Gardien de la prison, le geôlier avait enfermé les gardiens de la foi qui libère. Les vrais prisonniers n’étaient pas Paul et Silas, mais plutôt le geôlier et ses autorités. L’ouverture de la porte de la prison au milieu la nuit symbolise aussi l’ouverture du salut pour le geôlier et sa famille qui vivaient dans la nuit du péché et de la mort spirituelle.
Le geôlier n’a pas hésité de saisir l’opportunité pour se convertir. Ce qui comptait pour lui cette nuit-là, n’était ni son boulot, ni la peur de ses autorités, ni quoi que ce soit, mais l’amitié avec le Dieu de Paul et de Silas. Et comme Lydie, il a aidé les gens de sa maison à trouver le Christ. Celui qui fermait la prison et dont le cœur était enfermé dans le péché, était devenu celui qui ouvre les portes de son cœur et de sa maison pour accueillir Jésus ainsi que tous ceux qui l’annoncent.
Comme le geôlier, saisissons aujourd’hui l’opportunité de nous convertir, de changer une mauvaise habitude de notre vie. Aussi, au lieu d’enfermer les autres dans la prison de la haine, de la jalousie, de la critique destructrice, de l’injustice et de la condescendance, ouvrons-leur plutôt les portes de l’amour de Jésus qui nous a appelés tous des ténèbres à son admirable lumière.

Bonne journée !
A. Laurent Okitakatshi

05/04/2024

Saturday, May 04, 2024: World

In today’s Gospel, Jesus says to his disciples: “If the world hates you, realize that it hated me first. If you belonged to the world, the world would love its own; but because you do not belong to the world, and I have chosen you out of the world, the world hates you (John 15:18-19). What does Jesus mean by “world”?
The Gospel of John uses the expression “the world” in a variety of senses. “The world” can mean creation (cf. John 1:3, 10), and in light of Genesis 1, the world is essentially good. God loves the world He created. St. John tells us that because God loves this world so much that He sent his only Son to save it (John 3:16-17). Now, the very fact that the world needs to be saved points to a deeper spiritual sense in which John uses the term “the world.” Negatively, “the world” designates human beings and their relationships as they reject and rebel against God by sin. Anything that is contrary to God’s will belongs to the world. The notion of “world” serves to unmask the demonic universe of refusal and rejection of Jesus. And yet, this is the space the followers of Jesus had to inhabit. A world where Caesar is worshipped as “Lord;” a society where people exploit one another to climb the social ladder; a culture in which creatures are worshipped as gods; a world where sexual promiscuity is an expression of freedom .
Aware of all this, Jesus cautions all his followers: “you are not of this world.” It is a choice we make by becoming Christians. We choose to be either with Jesus or with the world that rejects him. We are either for his Kingdom of light and truth or for the kingdom of darkness and deception. Living in a world where “tolerance,” “middle ground,” and “acceptance” are among the slogans of a so-called open society, we, Christians, are reminded today that we are not of the world. Rather, we are the light of the world. Belonging to Christ, we can no longer compromise to the point of calling good evil and evil good (Is. 5:20). Jesus always met people where they were without leaving them where they were or losing his identity in the sins of those he encountered. In the same way, let us meet people in the world and bring them to Jesus. Let us be in the world without losing our Christian identity.

Have a blessed weekend!
Fr. Laurent Okitakatshi

05/04/2024

Samedi 04 mai 2024: Monde

Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus dit à ses disciples: «Si le monde a de la haine envers vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n'appartenez pas au monde, parce que je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous »(Jean 15: 18-19). De quel monde parle Jésus ?
L'Évangile de St. Jean emploie l'expression «le monde» dans divers sens. «Le monde» peut signifier la création (cf. Jean 1,3. 10), et à la lumière de Genèse 1, le monde est essentiellement bon. Et c'est parce que Dieu a tellement aimé ce monde qu'Il a envoyé son Fils unique pour le sauver (Jean 3,16-17). Maintenant, le fait même que le monde doit être sauvé indique un sens spirituel plus profond dans lequel St. Jean utilise le terme «monde». Négativement, «le monde» désigne les êtres humains et leur espace de vie lorsqu'ils rejettent et se rebellent contre Dieu par le péché. Tout ce qui est contraire à la volonté de Dieu appartient au monde. La notion même du «monde» sert à démasquer l'univers démoniaque du refus et du rejet de Jésus. Pourtant, c'est l'espace que les disciples de Jésus doivent habiter. Un monde où César est adoré en tant que «Seigneur» ; un monde où les uns exploitent les autres pour gravir les échelons sociaux ; un monde où les créatures sont adorées comme des dieux et où la promiscuité sexuelle est l’expression de liberté.
Conscient de tout cela, Jésus met en garde tous ses disciples: «vous n'êtes pas de ce monde». C'est un choix que nous faisons en devenant chrétiens. Nous choisissons d’être soit avec Jésus, soit avec le monde qui le rejette. Nous sommes soit pour son royaume de lumière et de vérité, soit pour le royaume des ténèbres et de la tromperie. Comme disciples du Seigneur, nous sommes appelés à être la lumière du monde. Souvent, par peur du monde, nous cachons la lumière du Christ reçue lors de notre Baptême. Par peur de perdre des amis, un emploi, un mariage, ou même une certaine popularité, nous cachons notre identité chrétienne et nous nous comportons comme ceux qui sont du monde. Comme les premiers disciples de Jésus, soyons fiers d’être la minorité qui n’a pas peur de vivre dans le monde en vrais disciples du Christ.

Bonne journée !
A. Laurent Okitakatshi

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