18/08/2026
📚𝐍𝐎𝐔𝐕𝐄𝐋𝐋𝐄𝐒 𝐃𝐄́𝐂𝐎𝐔𝐕𝐄𝐑𝐓𝐄𝐒
📅 DATE : Mardi 18 août 2026
📓 TITRE DU LIVRE : 𝐁𝐎𝐍𝐉𝐎𝐔𝐑 𝐒𝐀𝐈𝐍𝐓-𝐄𝐒𝐏𝐑𝐈𝐓
🎀 AUTEUR : *BENNY HINN*
*_CHAPITRE III_*
*_TRADITION, TRADITION_*
_SUITE_
_*VA DEVANT !*_
À la fin de la réunion, Merv Watson déclara : _*"Je veux que tous ceux d'entre vous qui veulent faire une confession publique de votre péché, s'avancent sur le devant. Nous allons prier avec vous et demander à Christ d'entrer dans vos cœurs."*_
J'ai commencé à frissonner et à trembler. Mais je me suis dit :
_*"Je ne pense pas que je devrais aller devant car je suis déjà sauvé."*_
Je savais que le Seigneur avait déjà pris ma vie en charge lundi matin à huit heures moins cinq. Et nous étions maintenant jeudi.
Mais vous avez deviné. En quelques secondes, je me suis retrouvé dans l'allée centrale, la descendant aussi vite que possible. Je ne savais vraiment pas pourquoi. Mais quelque chose en moi me disait : _*"Va devant !"*_
Ce fut donc au cours de cette réunion charismatique dans une église anglicane que ce bon petit catholique issu de famille grecque orthodoxe accepta Christ par une confession publique.
J'ai dit : _*"Jésus, je Te demande d'être le Seigneur de ma vie."*_ La Terre Sainte ne pouvait pas se comparer à ce qui se passait ici. C'est tellement mieux d'être là où Jésus se trouve maintenant, que d'être là où Il était autrefois.
Cette nuit-là, de retour à la maison, j'étais si rempli de la présence du Seigneur que je décidai de raconter à ma mère ce qui s'était passé. (Je n'avais pas le courage d'en parler à mon père).
Je murmurai, _*"Maman, je voudrais partager quelque chose avec toi, je viens d'être sauvé."*_
En l'espace d'une seconde, son visage se ferma, elle me fixa durement du regard et dit sèchement, _*"Sauvé de quoi ?"*_
_*"Fais-moi confiance"*_ lui dis-je. _*"Tu comprendras."*_
Vendredi matin et pendant toute la journée, que ce soit à l'école, au kiosque, partout où j'allais, une image n'arrêtait pas de se présenter à moi. Je me voyais en train de prêcher. C'était impensable mais je n'arrivais pas à chasser cette vision. Je voyais des foules de personnes. Et j'étais là, vêtu d'un costume, les cheveux bien coupés, en train de prêcher avec fougue.
Ce jour-là je retrouvai Bob, mon *"étrange"* ami qui avait placardé les murs du kiosque avec des versets bibliques. Je partageai en partie avec lui ce qui s'était passé au cours de la semaine et je lui dis que je m'étais même vu en train de prêcher.
_*"Bob"*_, lui ai-je dit, _*"Cela s'est passé comme ça tout au long de cette journée. Je n'arrive pas à chasser cette vision de moi en train de prêcher devant d'énormes rassemblements en plein air, dans les stades, les églises, les salles de concert. Je vois des gens à perte de vue. Je crois que je suis en train de perdre la tête, à ton avis qu'est-ce que c'est ?"*_
Il me répondit : _*"Cela ne peut être qu'une chose : Dieu te prépare à un grand ministère. Je trouve cela merveilleux."*_
*_CHASSÉ !_*
Je n'ai pas eu ce genre d'encouragements chez moi. Bien sûr, je ne pouvais vraiment pas leur dire ce que le Seigneur était en train de faire. La situation était terrible.
*_HUMILIATION ET HONTE_*
Toute ma famille commença à me harceler et à me ridiculiser. C'était horrible. Je m'attendais à cela de la part de mon père mais pas de ma mère. Pendant toute mon adolescence, ma mère m'avait témoigné beaucoup d'affection, mes frères et sœurs aussi. Mais maintenant, ils me traitaient avec mépris - comme un intrus, quelqu'un qui n'était pas des leurs.
_*"Tradition, tradition !"*_ dit la chanson dans _Fiddler on the Roof_ (le joueur de violon sur le toit). Si un Oriental rompt une tradition, il a commis un péché irrémissible. Et je doute fort que les Occidentaux puissent vraiment en comprendre la gravité, car c'est l'humiliation pour la famille. Et cela, on ne peut le lui pardonner.
La famille m'a dit : _*"Benny, tu es en train de ruiner la réputation de notre famille."*_ Ils m'ont supplié de ne pas la déshonorer. Mon père avait été maire, et il me le rappela. Le *"nom"* de la famille était en jeu.
S'il vous plaît, comprenez-moi quand je dis ceci, mais les Grecs orthodoxes et les personnes des autres *"grandes églises"* à dénomination orientale sont peut-être les gens les plus difficiles qui soient à faire accepter que être chrétien, c'est avoir une relation personnelle avec Dieu.
Lorsque je devins chrétien né de nouveau, ce fut en fait une honte pour eux. Pourquoi ? Parce qu'ils croient qu'ils sont les vrais chrétiens. Ils ont des documents historiques pour le prouver. Ils sont chrétiens depuis plus longtemps que n'importe...
Mais le problème est là, et j'ai été élevé dans cette tradition.
Leur foi est basée avant tout sur la forme, les rites et le dogme, mais très peu sur l'onction de Dieu. *Il manque la puissance !*
_Il fallait entendre du Seigneur ou prendre ce qui vient du Saint-Esprit._
Il devint évident que si je devais rester dans ma propre famille, je devais éviter toute conversation concernant Christ.
Rien cependant ne pouvait étouffer le feu de ma foi nouvellement trouvée. C'était comme une braise rougeoyante qui ne devait jamais s'arrêter de brûler.
J'ouvrais ma grosse Bible tôt le matin. Le Saint-Esprit continuait à me révéler la Parole. Mais cela ne suffisait pas. Tous les soirs où je pouvais *"m'échapper"* de la maison, j'assistais soit à une réunion à l'église, soit à une rencontre de jeunes ou à une réunion de prière. Et les jeudis soirs, je me retrouvais dans les Catacombes.
Je ne peux jamais effacer de ma mémoire le jour où j'ai prononcé le Nom de Jésus à la maison. Mon père s'approcha de moi et me gifla. Cela m'a fait mal. Non, cette fois-ci ce n'était pas la même douleur que sur les dalles rocailleuses de Jérusalem. La douleur était d'une nature différente. Mais c'était pour ma famille que j'avais ressenti la blessure. Je les aimais tant que je souffrais pour leur salut.
En fait, c'était ma faute. Papa m'avait averti, il avait dit : *"Si tu prononces le Nom de Jésus une seule fois encore, tu regretteras de l'avoir dit."* Il avait aboyé cela haineusement tout en me menaçant de me chasser de la maison.
J'ai commencé à parler du Seigneur à ma petite sœur Marie.
Mon père l'apprit et sa colère s'enflamma une fois encore. Il m'interdit de parler de choses spirituelles à ma sœur.