ECAR Saint Michel Itaosy

ECAR Saint Michel Itaosy Center spirituel

17/08/2026

17 Août - ste Jeanne Delanoue (1666-1736)
Religieuse et fondatrice de la Congrégation
« Sainte Anne de la Providence »

Jeanne Delanoue nait à Saumur, sur les bords de la Loire, le 18 juin 1666, dernière d'une famille de douze enfants. Ses parents tiennent un modeste magasin de mercerie, près du sanctuaire de Notre-Dame-des-Ardilliers. Elle perd son père alors qu'elle n'a que six ans. Malgré son jeune âge, elle aide sa mère à tenir le magasin pour faire vivre toute la famille.
Sa mère meurt quand elle atteint l'âge de 27 ans. Elle reçoit alors, de la part d'une vieille et fidèle pèlerine de Notre-Dame-des-Ardilliers, une invitation à se consacrer aux pauvres, si nombreux.
Malgré ses responsabilités accrues, elle va répondre à cet appel qu'elle sent venir de Dieu.
Elle s'occupe d'eux chaque jour, plus que de ses clients. Et bientôt jusqu'à ce qu'elle soit toute à eux « à plein temps ». Peu à peu, du reste, les pauvres ne l'attendent plus chez eux, mais ils se rendent chez elle.
En 1700, une enfant est accueillie à la maison, bientôt suivie de malades, de vieillards et d'indigents...

Pour tant de monde à loger, il n'y a que des grottes de tufeau. On les aménage au mieux. Mais il faut chercher de l'aide. Au bout de quatre années, en 1704, quelques jeunes filles se sont trouvées disposées à aider Jeanne et même à revêtir l'habit religieux si elle le leur demande. Ainsi naît la Congrégation de « sainte Anne de la Providence ». C'est sous cette appellation que sont approuvées les Constitutions en 1709.

La ténacité de Jeanne Delanoue, secondée par de si beaux dévouements, fonde le premier hospice de Saumur en 1715 ; il avait été demandé par le roi Louis XIV en... 1672 !

Sa charité déborde bien vite hors des limites de sa ville de Saumur et de son diocèse. Du reste, elle compte déjà quarante auxiliaires, toutes à ses ordres, et décidées à suivre son exemple de dévouement, de prière et de mortification.

À sa mort, le 17 août 1736, Jeanne Delanoue laisse une douzaine de communautés, hospices et petites écoles aussi.

Tout le monde a pu admirer son zèle, son action dans les nombreuses visites reçues ou faites, mais seuls ses intimes connaissent sa mortification, sa vie de prière et d'union à Dieu. C'est de là que procède cette charité inlassable, attirée vers tous ceux qui souffrent, mais surtout s'ils sont pauvres. Et Dieu sait qu'ils ne manquent pas, en ces tristes années de famine, de disette et de froid ; années de guerre aussi.

Les “sœurs de Jeanne Delanoue”, comme on les nomme tout simplement aujourd'hui, sont implantées en France, à Madagascar et à Sumatra depuis 1979. Elles s’efforcent de s’inspirer du message de leur fondatrice :
"Les pauvres et le Seigneur, c’est tout un"

Jeanne Delanoue a été béatifiée le 5 novembre 1947, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) et canonisée le 31 octobre 1982 par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Vita soa aman- tsara ny fifidianana ny Filohan'ny filan- kevitra teto amin'ny Distrika Misionera Itaosy Lany tamin'izany...
17/08/2026

Vita soa aman- tsara ny fifidianana ny Filohan'ny filan- kevitra teto amin'ny Distrika Misionera Itaosy
Lany tamin'izany
🙏 Filoha 1:RAMANANTSOA Alain (Itaosy)
🙏Filoha 2: RAKOTONDRASOA Claudia (Itaosy)
🙏Filoha 3 : RAKOTOVAO Bethin ( Anosikely)
Mahefà be @ asan'ny Tompo
sary

14/08/2026

Misaona ny Fiangonana Katolika noho ny fodiamandrin’i 𝐑𝐏 𝐀𝐍𝐃𝐑𝐈𝐀𝐍𝐓𝐒𝐈𝐅𝐀 𝐃é𝐬𝐢𝐫é 𝐒𝐨𝐥𝐨 (Baigny Dezy), teo amin’ny faha-89 taonany.

Niara-dalana tamin’i Don Gilles tamin’ny fanandratana ny Ankalazao ny Tompo izy, ka nandray anjara tamin’ny tantaran’ny hira fiderana nanomboka tamin’ny taona 1972, tao amin'ny Antsa Faravohitra.

Niditra tao amin’ny Fikambanan’ny Frères des Écoles Chrétiennes (COFEC) izy, ka nanolotra ny tenany ho amin’ny fanompoana an’Andriamanitra sy ny Fiangonana. Taorian’ny fiofanana sy ny fandalinana nataony dia nandray ny maha-Pretra azy izy, ary tamin’ny taona 1986 no nanamasinana azy ho Pretra tao amin’ny Fikambanan’i La Sallette.

Nandalina mozika tao amin’ny "Conservatoire de Musique" tany Frantsa izy, ka nahazo fahalalana sy traikefa lalina teo amin’ny sehatry ny mozika. Nampiasainy ho amin’ny fanompoana an’Andriamanitra sy ny Fiangonana izany talenta izany, indrindra tamin’ny fandraisana anjara lehibe teo amin’ny fampandrosoana sy fanandratana ny Hiran’ny Ankalazao ny Tompo.
Maro ireo hira noforoniny sy nentiny nampaherezana ny mpino, ka lasa lova ara-panahy sarobidy ho an’ireo taranaka nifandimby. Tamin’ny alalan’ny feony sy ny talentany no nanampiany olona maro hidera, hivavaka ary hanandratra ny anaran’Andriamanitra.

Anisan’ireo hira navelany ho lova sarobidy ho an’ny Fiangonana sy ireo mpino ny :
-Tiako ny hiaraka Aminao Jesoa
-Tsara ny mankalaza Anao
- Zavatra iray loha
-Ry Fanahy ô, nomena anay
- Ry Vahoaka voafidy
-Efa natsangan’Andriamanitra
- Eny tanteraka
Sy ny maro tsy ho voatanisa

Mandria am-piadanana ao amin’ny Tompo, Mompera. Ny feonao mety hangina, fa ny lova navelanao ao amin’ny hira sy ny finoana kosa hitoetra mandrakariva.
Misaotra Anao, Ray ô, nanome anay azy sy ny talentany ho fanomezana ho an’ny Fiangonana.

©Arthur Léonide Andriamampionona

14/08/2026

14 Août - St Maximilien-Marie Kolbe (1894-1941)
Prêtre o.f.m. conventuel et martyr
Fondateur de la : « Mission de l'Immaculée »

Aujourd’hui, 14 août, veille de la Solennité de l’Assomption, nous célébrons la fête de Saint Maximilien-Marie Kolbe, ce franciscain conventuel polonais, mort à Auschwitz en donnant sa vie pour sauver celle d’un père de famille. Saint Maximilien a bâti une vie religieuse à la suite du Christ selon le modèle de Saint François. Il a dit oui au Seigneur dès sa plus tendre enfance et jusqu’à sa mort. Celle-ci, cruelle, est un signe de force et de cohérence d’une vie donnée, sans limite et jusqu’au bout.

Maximilien Kolbe (de son prénom de baptême : Rajmund) naît le 8 janvier 1894 à Zduńska Wola, pas très loin de Łódź, en Pologne, de Jules et Marie Dąbrowska. C’est une vision qui scelle son destin. Agacée par le caractère turbulent de son fils, sa mère lui aurait demandé un jour ce qu'il deviendrait plus t**d. Profondément remué par cette question, il entre dans une église et Maximilien s'adresse directement à la Vierge Marie. C'est alors qu'elle lui serait apparue et en guise de réponse, lui proposa deux couronnes : une blanche pour la pureté et une rouge pour le martyre. Il accepta les deux et s'engagea à devenir chaque jour meilleur. Adolescent, il se sentit fasciné par l'idéal de saint François d'Assise et entra en 1907 au petit séminaire des Franciscains conventuels (dits Cordeliers) de Léopoli. Il prononce ses premiers vœux, puis ses vœux définitifs à la Toussaint 1914.
Il fut ensuite envoyé à Rome, au Collège International de l'ordre, pour y faire ses études ecclésiastiques. Il obtient un doctorat en philosophie en 1915.

Le soir du 16 octobre 1917, il fonde avec quelques compagnons la « Mission de l'Immaculée », qui a pour but la conversion et la sanctification de tous les hommes par l'offrande inconditionnelle à la Vierge Marie. Ordonné prêtre le 28 avril 1918, et ayant obtenu son doctorat en théologie en 1919, il part en Pologne pour commencer à Cracovie un travail d'organisation et d'animation du mouvement de la « Mission de l'Immaculée ».
Comme moyen de liaison entre les différents adhérents du mouvement, il fonde la r***e « Le Chevalier de l'Immaculée ».
En 1927, encouragé par la progression importante du nombre de collaborateurs consacrés et de membres de la Mission de l'Immaculée, il transfère le centre d'édition à Niepokalanów, ou « Cité de l'Immaculée », près de Varsovie, qui accueillera plus de 700 religieux. Ceux-ci se consacreront à évangéliser le monde grâce à l’utilisation des moyens de communication sociale.

En 1930, il part avec quatre autres frères pour le Japon, où il fonde « Mugenzai No Sono », ou « Jardin de l'Immaculée », dans la banlieue de Nagasaki et y imprime une r***e mariale.

Le 1er septembre 1939, la seconde guerre mondiale éclate. Niepokalanów est bombardée et saccagée. Les religieux doivent l’abandonner. Les bâtiments sont utilisés comme lieu de premier accueil pour les réfugiés et les militaires.

Le 17 février 1941, le père Kolbe est arrêté par la Gestapo et incarcéré dans la prison Pawiak de Varsovie. Le 28 mai de la même année, il est déporté au camp d’extermination d’Auschwitz, où on lui assigna le numéro 16670.

Fin juillet, un prisonnier s'échappa. En guise de représailles, le commandant Fritsch décide de choisir dix compagnons du même bloc et les condamne injustement à mourir de faim et de soif dans le « souterrain de la mort ».

À la stupeur de tous les prisonniers et des n***s eux-mêmes, le père Maximilien sort des rangs et s'offre pour remplacer l'un des condamnés, le jeune sergent polonais François Gajowniczek. De cette manière inattendue et héroïque, le père Maximilien descend avec les neuf autres prisonniers dans le « souterrain de la mort » où, les uns après les autres, les prisonniers meurent, consolés, assistés et bénis par un saint.

Le 14 août 1941, le père Kolbe quitte sa demeure terrestre, pour la rencontre avec Dieu, suite à une injection d’acide phénique. Le jour suivant, le 15 août, son corps fut brûlé dans le four crématoire et ses cendres dispersées au vent.

Deux miracles lui sont attribués : la guérison d’Angela Testoni, atteinte de la tuberculose, en juillet 1948, et celle de Francis Ranier, atteint de calcification artérielle, en août 1950.

Maximilien-Marie Kolbe a été béatifié le 17 octobre 1971, par saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) et canonisé, le 10 octobre 1982, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

13/08/2026
13/08/2026
04/08/2026
04/08/2026

4 août - saint Jean Marie Vianney
Saint curé d’Ars (1786-1859)

Né le 8 mai 1786 à Dardilly, près de Lyon, dans une famille de cultivateurs, Jean-Marie Vianney connaît une enfance marquée par la ferveur et l’amour de ses parents. Le contexte de la Révolution française va cependant fortement influencer sa jeunesse : il fera sa première confession au pied de la grande horloge, dans la salle commune de la maison natale, et non pas dans l’église du village, et il recevra l’absolution d’un prêtre clandestin.

Deux ans plus t**d, il fait sa première communion dans une grange, lors d’une messe clandestine, célébrée par un prêtre réfractaire. A 17 ans, il choisit de répondre à l’appel de Dieu : « Je voudrais gagner des âmes au Bon Dieu », dira-t-il à sa mère, Marie Béluze. Mais son père s’oppose pendant deux ans à ce projet, car les bras manquent à la maison paternelle.

Il commence à 20 ans à se préparer au sacerdoce auprès de l’abbé Balley, Curé d’Écully. Les difficultés vont le grandir : il navigue de découragement en espérance, va en pèlerinage à la Louvesc, au tombeau de saint François Régis.

Il est obligé de devenir déserteur lorsqu’il est appelé à entrer dans l’armée pour aller combattre pendant la guerre en Espagne. Mais l’Abbé Balley saura l’aider pendant ces années d’épreuves. Ordonné prêtre en 1815, il est d’abord vicaire à Écully.

En 1818, il est envoyé à Ars. Là, il réveille la foi de ses paroissiens par ses prédications mais surtout par sa prière et sa manière de vivre. Il se sent pauvre devant la mission à accomplir, mais il se laisse saisir par la miséricorde de Dieu. Il restaure et embellit son église, fonde un orphelinat : « La Providence » et prend soin des plus pauvres.

Très rapidement, sa réputation de confesseur lui attire de nombreux pèlerins venant chercher auprès de lui le pardon de Dieu et la paix du cœur.

Assailli par bien des épreuves et des combats, il garde son cœur enraciné dans l’amour de Dieu et de ses frères ; son unique souci est le salut des âmes. Ses catéchismes et ses homélies parlent surtout de la bonté et de la miséricorde de Dieu.

Prêtre se consumant d’amour devant le Saint-Sacrement, tout donné à Dieu, à ses paroissiens et aux pèlerins, il meurt le 4 août 1859, après s’être livré jusqu’au bout de l’Amour.

Sa pauvreté n’était pas feinte. Il savait qu’il mourrait un jour comme « prisonnier du confessionnal ».

Le doute
Il avait par trois fois tenté de s’enfuir de sa paroisse, se croyant indigne de la mission de Curé, et pensant qu’il était plus un écran à la bonté de Dieu qu’un vecteur de cet Amour. La dernière fois, ce fut moins de six ans avant sa mort. Il fut rattrapé au milieu de la nuit par ses paroissiens qui avaient fait sonner le tocsin. Il regagna alors son église et se mit à confesser, dès une heure du matin. Il dira le lendemain : « j’ai fait l’enfant ». Lors de ses obsèques, la foule comptait plus de mille personnes, dont l’évêque et tous les prêtres du diocèse, venu entourer celui qui était déjà leur modèle.

Patron de tous les curés
Béatifié le 8 janvier 1905, il est déclaré la même année, “patron des prêtres de France”. Canonisé en 1925 par Pie XI (la même année que sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus), il sera proclamé en 1929 “patron de tous les Curés de l’univers”. Le pape Jean-Paul II est venu à Ars en 1986.

Aujourd’hui Ars accueille 550000 pèlerins par an et le Sanctuaire propose différentes activités. Un séminaire a été ouvert en 1986, qui forme les futurs prêtres à l’école de "Monsieur Vianney". Car, Là où les saints passent, Dieu passe avec eux !

En 2010, une Année Sacerdotale fut déclarée par le pape Benoît XVI pour toute l’Église, sous l’égide du Saint Curé.

Le pape François a écrit une Lettre aux prêtres, à l’occasion des 160 ans de la mort de Saint Jean Marie Vianney, le 4 août 2019, Mémoire liturgique du saint Curé d’Ars.

Le saint curé d'Ars manifesta toujours une très haute considération du don reçu. Il affirmait: « Oh! Quelle grande chose que le sacerdoce! On ne le comprendra bien qu'une fois au Ciel... si on le comprenait sur la terre, on mourrait, non d'effroi mais d'amour! » (Abbé Monnin, Esprit du Curé d'Ars, p. 113). En outre, dans son enfance, il avait confié à sa mère: « Si j'étais prêtre, je voudrais conquérir beaucoup d'âmes » (Abbé Monnin, Procès de l'ordinaire, p. 1064).

A l'exemple du Bon Pasteur, il a donné la vie au cours des décennies de son service sacerdotal. Son existence fut une catéchèse vivante, qui trouvait une efficacité toute particulière lorsque les personnes le voyaient célébrer la Messe, s'arrêter en adoration devant le tabernacle ou passer de longues heures dans le confessionnal.

Au centre de toute sa vie, il y avait donc l'Eucharistie, qu'il célébrait et adorait avec dévotion et respect. Une autre caractéristique fondamentale de cette extraordinaire figure sacerdotale, était le ministère assidu des confessions. Il reconnaissait dans la pratique du sacrement de la pénitence l'accomplissement logique et naturel de l'apostolat sacerdotal, en obéissance au mandat du Christ : « Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis, ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (cf. Jn 20, 23).

A bien y regarder, ce qui a rendu saint le curé d'Ars a été son humble fidélité à la mission à laquelle Dieu l'avait appelé; cela a été son abandon constant, empli de confiance, entre les mains de la Providence divine. Il a réussi à toucher le cœur des personnes non en vertu de ses dons humains, ni en s'appuyant exclusivement sur un effort, même louable, de la volonté, il a conquis les âmes, même les plus réfractaires, en leur communiquant ce qu'il vivait de manière intime, à savoir son amitié avec le Christ. [...]

Les Pères du Concile œcuménique Vatican II avaient bien présents à l'esprit cette "soif de vérité" qui brûle dans le cœur de tout homme, lorsqu'ils affirmèrent que c'est aux prêtres, "comme éducateurs de la foi", qu'il revient de former "une authentique communauté chrétienne" capable de "frayer la route à tous les hommes vers le Christ" et d'exercer "une véritable maternité" à leur égard, en indiquant ou en facilitant à celui qui ne croit pas "un chemin vers le Christ et son Église" et "pour réveiller les fidèles, les nourrir, leur donner des forces pour le combat spirituel" (cf. Presbyterorum ordinis, n. 6).

L'enseignement que continue de nous transmettre le saint curé d'Ars à cet égard est que, à la base de cet engagement pastoral, le prêtre doit placer une union personnelle intime avec le Christ, qu'il faut cultiver et accroître jour après jour. C'est seulement s'il est amoureux du Christ que le prêtre pourra enseigner à tous cette union, cette amitié intime avec le divin Maître, qu'il pourra toucher les cœurs des personnes et les ouvrir à l'amour miséricordieux du Seigneur. C'est seulement ainsi, par conséquent, qu'il pourra transmettre enthousiasme et vitalité spirituelle aux communautés que le Seigneur lui confie.

ORAISON
Dieu de puissance et de bonté, Tu as fait de saint Jean-Marie Vianney, un prêtre admirable, passionnément dévoué à son ministère ; accorde-nous, par sa prière et à son exemple, d’avoir pour nos frères une charité qui les gagne au Christ, et d’obtenir avec eux l’éternelle gloire.

🙏 Prions pour tous les prêtres du monde et tout particulièrement pour les curés ! 🙏

22/07/2026

22 juillet - Sainte Marie-Madeleine
Disciple du Seigneur (Ier siècle)

Par la volonté du pape François, la mémoire obligatoire de Marie Madeleine, a été élevée au rang de Fête, le 22 juillet 2016, pour relever l’importance de cette fidèle disciple du Christ. La décision, voulue par le pape François, a été annoncée le 3 juin 2016 dans un décret de la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des sacrements :

"« L’Église, que ce soit en Occident ou en Orient, a toujours réservé la plus grande considération à sainte Marie-Madeleine, premier témoin et évangéliste de la Résurrection du Seigneur, et ainsi elle a été célébrée, quoiqu’en des manières différentes.
De nos jours, où l’Église est appelée à réfléchir de manière plus profonde sur la dignité de la femme, sur la nouvelle évangélisation et sur la grandeur du mystère de la miséricorde divine, il a semblé que ce serait une bonne chose aussi que l’exemple de sainte Marie-Madeleine soit proposé aux fidèles d’une manière plus convenable. En effet, cette femme, connue comme celle qui a aimé le Christ et qui a été beaucoup Aimée par le Christ, elle qui est appelée par saint Grégoire le Grand « témoin de la miséricorde divine » et par saint Thomas d’Aquin « l’apôtre des apôtres », peut être reconnue par les fidèles de ce temps comme un modèle de service des femmes dans l’Église.
C’est pourquoi le Souverain Pontife François a décidé que la célébration de sainte Marie-Madeleine, à partir de maintenant, soit inscrite dans le calendrier romain général avec le degré de fête au lieu de mémoire, comme elle l’est actuellement. Ce nouveau degré ne comporte aucune variation quant au jour de la célébration elle-même et aux textes du Missel et de la Liturgie des Heures à utiliser (…) Nonobstant toute chose contraire. » (De la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, le 3 juin 2016, solennité du Sacré-Cœur de Jésus. » )

Marie de Magdala tient un rôle particulier dans les Saintes Écritures : Elle est la première à rencontrer le Christ ressuscité, elle est la première à lui rendre témoignage devant les Apôtres. Ce rôle a été souligné par saint Jean Paul II dans sa lettre Mulieris dignitatem.

"Si tu veux connaître une personne, demande-lui non pas ce qu'elle pense, mais ce qu'elle aime". Cette phrase bien connue, attribuée à saint Augustin, nous permet de nous rendre compte que nous savons l’essentiel de Marie Madeleine : peut-être ne connaissons-nous pas beaucoup de détails de sa biographie, si ce n'est que Jésus avait chassé d'elle sept démons (cf. Lc 8,2), mais nous découvrons ce qui est fondamental dans les jours cruciaux de la vie du Seigneur : elle ne s'est séparée de Lui ni sur la Croix ni au tombeau, et c'est pourquoi Dieu l'a unie à Lui pour toujours dans l'heureux événement de la Résurrection.

Marie Madeleine est le premier témoin de cette double attitude : le Christ et Le faire connaître. C’est l’ qui caractérise la vie de Marie-Madeleine : Un amour passionné. Cette femme des Evangiles a passionnément aimé le Christ pendant sa vie, l’a vu mourir sur la croix, l’a cherché lorsqu’Il gisait dans le tombeau et fut la première à l’adorer, ressuscité d’entre les morts. De même, c’est l’amour qui doit caractériser notre vie de chrétiens, car l’unique programme valide pour l’Église est de chercher le Christ pour l’aimer et pour le donner aux autres.
Marie-Madeleine,rappelle (...) la nécessité de donner la première place à Dieu. Il s’agit de centrer notre vie sur le Christ et sur son Évangile, sur la Volonté de Dieu, en nous dépouillant de nos projets pour pouvoir dire avec saint Paul : ‘Ce n’est plus moi qui vis mais le Christ qui vit en moi’ (Ga 2, 20)

L’évangéliste Luc, au chapitre 8 parle de Marie-Madeleine dont le nom dérive de Magdala, le village de pêcheurs dont elle est originaire, sur la rive occidentale du lac Tibériade : «Jésus faisait route à travers villes et villages ; Il proclamait et annonçait la bonne nouvelle du Règne de Dieu. Les Douze étaient avec lui, et aussi des femmes qui avaient été guéries d’esprits mauvais et de maladies, et les aidaient avec leurs biens. Parmi elles il y avait Marie, appelée Madeleine, dont étaient sortis sept démons ».

Comme l’enseigne l’exégèse biblique, l’expression «sept démons» pouvait indiquer un mal physique ou moral très grave, qui avait frappé la femme, et Jésus l’en avait libérée. Mais la tradition, persistante jusqu’aujourd’hui, a fait malheureusement de Marie Madeleine une prostituée ; ceci, pour le seul fait que dans le chapitre précédent, le 7ème de l’Evangile de Luc, on raconte l’histoire de la conversion d’une pécheresse «anonyme connue dans cette ville», qui avait répandu du parfum sur les pieds de Jésus, hôte dans la maison d’un notable pharisien, les avait baignés de ses larmes et les avait essuyés avec ses cheveux». Ainsi sans aucun lien textuel réel, Marie de Magdala a été identifiée avec cette prostituée anonyme.
Mais c’est un autre équivoque, explique le cardinal Ravasi, l’onction avec l’huile parfumée est un geste qui a été accompli aussi par Marie, la sœur de Marthe et Lazare, dans une autre circonstance, à laquelle se réfère l’évangéliste Jean. Et ainsi, Marie de Magdala, sera identifiée par certaines traditions populaires justement avec cette Marie de Béthanie, après avoir été confondue avec la prostituée de Galilée.

Marie Madeleine apparaît encore dans les Evangiles au moment le plus terrible et dramatique de la vie de Jésus, quand elle l’accompagne au Calvaire et ensemble avec d’autres femmes elle reste à l’observer à distance. Elle est également présente quand Joseph d’Arimathie dépose le corps de Jésus dans le sépulcre, qui est fermé par une pierre. Et c’est elle qui, après le shabbat, le matin du premier jour de la semaine, retourne au sépulcre et découvre que la pierre a été enlevée et court avertir Pierre et Jean, qui, à leur tour courent au tombeau et découvrent l’absence du corps du Seigneur. Pendant que les disciples retournent à la maison, Marie Madeleine reste près du tombeau, et pleure. C’est ici que commence un parcours qui, de l’incrédulité s’ouvre progressivement à la foi. C'est le passage biblique proclamé aujourd'hui (Jn 20, 1 ; 11-18)

Comme nous l'avons vu, Marie Madeleine est la première, parmi les femmes qui avaient suivi Jésus, à le proclamer comme celui qui a vaincu la mort, la première apôtre à annoncer le glorieux message central de Pâques. Quand le Fils de Dieu entre dans l’histoire, cette femme est parmi ceux qui l’ont le plus aimé, en le démontrant. Quand arriva le moment du calvaire, Marie Madeleine était, ensemble avec Marie la Très Sainte et avec Jean, sous la Croix. Elle n’a pas fui par peur comme l’ont fait les disciples, elle ne l’a pas renié par peur comme le fit le premier pape, mais elle est restée toujours présente, depuis le moment de sa conversion, jusqu’au Saint Sépulcre.

ORAISON
Seigneur notre Dieu, c'est à Marie Madeleine que ton Fils bien-aimé a confié la première annonce de la joie pascale ; accorde-nous, à sa prière et à son exemple, la grâce d'annoncer le Christ ressuscité et de Le contempler un jour dans ta gloire. Lui qui règne.

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