22/04/2026
Le troisième imam des Ahlul bayt (as)
L'Imam Hossain (Sayyid el-Shuhadâ «Le seigneur des martyrs») le deuxième fils d'Ali et Fätimah, est né en l'an 4 de l'Hégire; , il a été élevé par le Prophète Muhammad, qui disait de lui : « Hussein fait partie de moi et je fais partie de Hussein ». Selon de nombreux récits (notamment rapportés dans Kamil al-Ziyarat d'Ibn Qulawayh et Bihar al-Anwar ), peu après la naissance de Hussein, l'ange Gabriel est descendu non seulement pour féliciter le Prophète, mais aussi pour l'informer de la fin tragique de l'enfant• Le message de Gabriel : Il a informé le Prophète que Hussein serait tué par un groupe de membres de sa propre communauté (Ummah) sur une terre appelée Karbala. La réaction du Prophète : Le Prophète a pleuré en tenant l'enfant dans ses bras, et cette tristesse est considérée comme le premier "deuil" pour Hussein. L'une des preuves encore les plus célèbres dans les textes chiites (également présente dans des sources sunnites comme le Musnad d'Ahmad Ibn Hanbal ou le Mustadrak d'al-Hakim) est l'épisode de la terre rouge.Le récit : Gabriel a apporté au Prophète une poignée de terre provenant du futur lieu du martyre de Hussein. La consigne de Gabriel : Il a dit au Prophète : "Voici la terre de l'endroit où il sera tué."Le miracle du flacon : Le Prophète a confié cette terre à son épouse Umm Salama, lui disant : "Quand cette terre se transformera en sang frais, sache que mon fils Hussein a été tué." Ce signe s'est effectivement produit le jour de l'Achoura en l'an 61 de l'Hégire. Gabriel a détaillé les conditions du martyre pour souligner l'épreuve immense que Hussein allait endurer La soif Gabriel a mentionné que Hussein mourrait assoiffé au bord d'un fleuve dont on lui interdirait l'accès.L'isolement : Il a décrit comment Hussein serait abandonné par ceux qui l'avaient invité, restant seul avec un petit groupe de fidèles face à une multitude. L'intercession : Gabriel a aussi révélé que, malgré ces souffrances, Dieu accorderait à Hussein le privilège d'être le "Porte du Salut" et l'intercesseur principal pour les pécheurs le Jour du Jugement. …Pendant près de 50 ans, Hussein a vécu dans l'ombre, d'abord derrière son père l'Imam Ali, puis derrière son frère l'Imam Hassan. La période de l'Imam Ali : Hussein a combattu aux côtés de son père dans toutes les grandes batailles (Jamal, Siffin, Nahrawan).
• La loyauté envers Hassan : Durant les dix années d'Imamat de son frère aîné, Hussein a fait preuve d'une obéissance totale. Bien qu'il soit le "Lion de Dieu" par son courage, il a respecté le traité de paix signé par Hassan avec Mu'awiya, montrant que l'Imam agit selon les besoins de son époque.
après le martyre de son frère, l'Imam Hassan al-Modjtaba, il devint Imam par Ordre divin et selon la volonté de son frère. (56) L'Imam Hossain fut Imam pour une période de dix ans, dont la totalité, excepté les six derniers mois, coincida avec le califat de Mu'awiyah.
L'Imam Hossain vécut dans des conditions de répression et de persécution des plus pénibles. Ceci parce que les lois religieuses avaient perdu beaucoup de leur poids et de leur crédit, alors que les édits du gouvernement omeyyad avaient acquis une puissance et une autorité totales. De plus, Mu'awiyah et ses collaborateurs utilisèrent tous les moyens possibles pour écarter définitivement du pouvoir la famille du Prophète et les shiites, et supprimer ainsi le nom d'Ali et celui de sa fimille. Par-dessus tout, Mu'awiyah voulait renforcer l'assise du califat de son fils, Yazid, auquel un important groupe de musulmans était défavorable, en raison de son manque de principes et de scrupules. Afin d'écraser toute opposition, Mu'awiyah prit de nouvelles mesures plus sévères. L'Imam Hossain dut endurer toutes sortes d'humiliations de la part de Mu'awiyah et de ses collaborateurs; jusqu'à ce qu'au milieu de l'année 60, Mu'awiyah mourut et que son fils Yazid prit sa place. (57)
Prêter allégeance (bay'ah) était une vieille pratique arabe accomplie dans les occasions importantes, telles que l'intronisation d'un nouveau roi.
Ceux qui étaient gouvernés, et surtout les plus connus d'entre eux, donnaient leurs mains en signe d'allégeance, de consentement et d'obéissance à leur prince ou leur roi, leur manifestant ainsi leur approbation. Le désacord après l'allégeance était considéré comme un déshonneur pour une tribu, de même que résilier un contrat après l'avoir signé officiellement était considéré comme un crime. Suivant l'exemple du Prophète, les gens pensaient que l'allégeance, quand elle était prêtée librement et non par force, faisait autorité. Mu'awiyah demanda aux notables de prêter allégeance à Yazid mais n'imposa pas cette requête à l'Imam Hossain, (58) Il avait dit à Yazid dans ses dernières volontés, que si Hossain refusait de prêter allégeance il devait faire comme si de rien n'était, car il avait bien compris les conséquences désastreuses qu'aurait entrainées le recours à la force.
Mais à cause de son égoisme et de sa témérité, Yazid négligea le conseil de son père et, immédiatement après la mort de ce dernier, ordonna au gouverneur de Médine d'obtenir de force un serment d'allégeance de l'Imam Hossain, ou alors d'envoyer sa tête à Damas. (59)
Après que le gouvernement de Médine eût informé l'Imam Hossain de cette demande, ce dernier demanda un délai de réflexion avant de répondre et partit dans la nuit avec sa famille vers la Mecque. Il chercha refuge dans le sanctuaire de Dieu, lieu officiel de refuge et de sécurité. Cet événement advint vers la fin du mois de Radjab et le début de Sha bân de l'an 60 de l'Hégire. Pendant près de quatre mois l'Imam Hossain demeura à la Mecque, en réfugié. Cette nouvelle se répandit à travers tout le monde islamique.
D'une part, beaucoup de personnes qui étaient lasses des iniquités de Mu'awiyah et encore plus mécontentes lorsque Yazid devint calife, écrivirent à l'Imam Hossain et lui exprimèrent leur sympathie. D'autre part, un torrent de lettres commença à affluer, spécialement de l'Iraq et surtout de la ville de Koufa, invitant l'Imam à aller en Iraq et à accepter de prendre la tête de la population locale dans le but de provoquer un soulèvement et de réprimer l'injustice et l'iniquité. Une telle situation était certainement dangereuse pour Yazid.
Le séjour de l'Imam Hossain à la Mecque se prolongea jusqu'à l'époque du pélerinage, alors que des musulmans de toutes les régions du monde arrivaient par groupes pour accomplir les rites du Hadjdj. L'Imam découvrit que quelques uns des partisans de Yazid étaient entrés à la Mecque comme pélerins, avec mission de le tuer pendant les rites du Hadjdj, à l'aide d'armes cachées sous leurs robes spéciales de pélerins. (60)
L'Imam abrégea les rites du pélerinage et décida de partir. Il se dressa au milieu de la grande foule des pélerins et, en un bref discours, annoça qu'il s'apprêtait à partir pour l'Iraq. (61) Dans ce discours, il déclara également qu'il tombera en martyr et demanda aux musulmans de l'aider à atteindre le but qu'il s'était fixé et d'offrir leurs vies sur le chemin de Dieu. Le jour suivant, il partit avec sa famille et un groupe de ses compagnons pour l'Iraq.
L'Imam Hossain était déterminé à ne pas prêter serment d'allégeance à Yazid et savait très bien qu'il sera tué. Il était conscient que sa mort était inévitable en face de la puissance militaire effrayante des Omeyyads, favorisée par la corruption dans certains secteurs, le déclin spirituel, le manque de volonté dans le peuple, surtout en Iraq.
Certaines des personnes en vue de la Mecque se tinrent sur le chemin de l'Imam pour le mettre en garde des dangers que comportait son voyage.
Il répondit qu'il refusait de prêter allégeance et d'approuver un gouvernement injuste et tyrannique. iI ajouta qu'il savait que, où qu'il aille, il serait assassiné (62) et qu'il quittait la Mecque pour préserver la Maison de Dieu et éviter que son sang y soit versé
Sur le chemin de Koufa et à quelques jours de marche de la ville, il reçut Ia nouvelle que lagent de Yazid à Koufa avait exécuté le représentant de l'Imam dans la cité ainsi que l'un de ses sympathisants bien connu à Koufa.
Leurs pieds avaient été attachés et ils furent trainés dans les rues. (63) La ville et les environs avaient été placés sous stricte surveillance et d'innombrables soldats de l'ennemi attendaient Hossain. Il n'y avait pas d'autre choix pour lui que d'avancer vers la mort.
Ce fut là que l'Imam exprima sa ferme détermination à aller de l'avant et à mourir en martyr. (64)
A soixante dix kilomètres de Koufa dans un désert nommé Karbala, l'Imam et son entourage furent encerclés par l'armée de Yazid. Pendant huit jours, ils demeurèrent là, alors que l'encerclement se rétrécissait et que le nombre des ennemis augmentait. Finalement l'Imam, avec sa famille et un petit nombre de ses compagnons furent encerclés par une armée de trente mille soldats. (65)
Durant ces jours, l'Imam fortifia sa position et fit une sélection parmi ses compagnons. La nuit, il appela ses compagnons et, en une brève allocution déclara qu'il n'y avait rien à espérer sinon la mort et le martyre: il ajouta que, puisque l'ennemi n'était intéressé qu'à sa propre personne, il les libérait de toute obligation afin que, s'ils désiraient fuir dans l'obscurité de la nuit, ils puissent sauver leur vie.
Ensuite, il ordonna d'éteindre les lumières et la plupart de ses compa-gnons, qui l'avaient rejoint par interét personnel, se dispersèrent. Seuls restèrent une poignée de ceux qui aimaient la vérité - environ quarante parmi ses proches collaborateurs - et quelques uns des Banu Hâchim. (66)
De nouveau, l'Imam rassembla ceux qui restèrent et les soumit à une épreuve. Il s'adressa à eux, compagnons et proches hachimites, leur répétant que l'ennemi ne s'intéressait qu'à sa personne. Chacun pouvait tirer avantage de l'obscurité de la nuit et échapper au danger. Mais cette fois, les fidèles compagnons de l'Imam répondirent, chacun à sa manière, qu'ils ne dévieraient pas un seul instant du chemin de la vérité dont l'Imam était le guide et qu'ils ne l'abandonneraient jamais. Ils dirent qu'ils défendraient sa famille jusqu'à leur dernière goutte de sang et aussi longtemps qu'ils pourraient tenir un sabre à la main. (67)
Au neuvième jour du mois, un dernier ultimatum l'invitant à choisir entre «préter serment d'állégeance ou la guerre» fut adressé à l'Imam par l'ennemi. L'Imam demanda un délai pour prier toute la nuit et se détermina à entrer dans la bataille le jour suivant. (68) Au dixième jour de Moharram de l'an 61 (680), l'Imam s'aligna en face de l'ennemi avec son petit groupe de fidèles, de moins de quatre vingt dix personnes se composant de quarante de ses compagnons, et de trente membres de l'armée ennemie qui l'avaient rejoint pendant la nuit et le jour de la bataille ainsi que de sa famille hachimite: enfants, frères, neveux, nièces et cousins.
Ce jour-là, ils se battirent jusqu'à leur dernier souffle, et l'Imam, les jeunes háchimites et ses compagnons tombèrent tous en martyrs. Parmi ceux qui furent tués figuraient deux enfants de l'Imam Hassan, qui n'étaient agée que de treize et onze ans, ainsi qu'un enfant de cinq ans et un nourrisson, tous deux fils de l'Imam Hossain.
L'armée de l'ennemi, après la fin de la bataille, pilla le harem de l'Imam et brûla ses tentes. Elle décapita les corps des martyrs, les dévêtit et les jeta sur le sol sans les enterrer. Ensuite, elle emmena les membres du harem - des femmes et des filles sans défense - ainsi que les têtes des martyrs, à Koufa.(69) Parmi les prisonniers, il y avait trois hommes de la famille de l'Imam: un de ses fils, âgé de vingt deux ans, qui était très malade et incapable de bouger, Ali Ibn Hussain, le futur quatrième Imam, le fils de ce dernier, alors âgé de quatre ans, Mohammad Ben Ali, qui devait devenir le cinquième Imam et enfin Hassan Mothanna, le fils du deuxième Imam qui était également le beau-fils de l'Imam Hossain et gisait blessé pendant la bataille, parmi les morts. Il fut trouvé presque mourant et grâce à l'intervention d'un général ne fut pas décapité. On l'emmena plutôt avec les prisonniers à Koufa et de là à Damas pour paraitre devant Yazid.
L'événement de Karbala, la capture des femmes et des enfants de la Maison du Prophète, leur déplacement de ville en ville comme prisonniers et prisonnières et les discours prononcés par Zaynab, la fille d'Ali, ainsi que par le quatrième Imam, tous deux au nombre des prisonniers, provoquèrent la disgrâce des Omeyyads. De tels abus envers la famille du Prophète neutralisèrent la propagande soutenue par Mu'awiyah depuis des années.
L'affaire prit de telles proportions que Yazid désavoua et condamna publiquement les actions de ses agents.
L'événement de Karbala joua un rôle majeur dans le renversement du gouvernement omeyyad, bien que son effet fut retardé. Il renforça également les racines du shiisme. Comme conséquence immédiate, il y eut les révoltes et les guerres sanglantes qui se poursuivirent pendant douze années. Parmi ceux qui causèrent la mort de l'Imam, aucun ne put échapper à la vengeance punitive.
Quiconque étudie attentivement la vie de l'Imam Hossain et de Yazid et les conditions régnant à l'époque, se convaincra que l'Imam Hossain n'avait d'autre choix que de se faire martyriser. Jurer serment d'allégeance à Yazid aurait signifié une démonstration publique de mépris envers l'Islam, chose impossible pour l'Imam. Car Yazid, non seulement ne manifestait aucun respect pour l'Islam et ses commandements mais encore, foulait publiquement aux pieds, sans la moindre pudeur, ses fondements et ses lois.
Les prédécesseurs, même s'ils s'opposaient aux règles religieuses, le faisaient toujours en conservant les apparences de la religion: ils respectaient la religion au moins dans ses formes extérieures. Ils s'enorgueillissaient d'être des Compagnons du Prophète et des autres saints personnages en lesquels le peuple avait confiance. De ceci, on peut conclure du caractère erroné de l'opinion de certains interprêtes de ces événements selon qui les deux frères, Hassan et Hossain, avaient des gouts différents, l'un choisissant la voie de la paix et l'autre la voie de la guerre, de sorte que l'un des frères fit la paix avec Mu'awiyah tout en étant fort d'une armée de quarante mille hommes, alors que l'autre partit en guerre contre Yazid avec une armée de quarante hommes. Nous voyons que le même Imam Hossain qui refusa de prêter serment à Yazid pour un jour, vécut pendant dix ans sous le gouvernement de Mu'awiyah de la même manière que son frère qui endura aussi pendant dix ans le règne de Mu'awiyah, sans s'opposer à lui.
Il faut reconnaitre que si l'Imam Hassan ou l'Imam Hossain avaient combattu Mu'awiyah, ils seraient morts sans aucun bénéfice pour l'Islam.
Leur mort n'aurait eu aucun effet face à la politique extérieurement droite de Moawiyah, ce politicien «incompétent » qui souligna le fait qu'il était Compagnon du Prophète, «scribe de la révélation», et «oncle des croyants» et qui usa de tous les stratagèmes possibles pour conserver une apparence religieuse à son règne. De plus, avec son habileté de metteur en scène, pour atteindre ses fins, il les aurait fait assassiner par ses propres gens et aurait ensuite pris le deuil et cherché à venger leur sang, tout comme il avait tenté de simuler la vengeance de l'assassinat du troisième calife.
POURQUOI NOUS PLEURONS IMAM HUSSEIN (AS)
Nous pleurons Hussein parce que le Prophète Muhammad (PSL) lui-même a pleuré pour Hussein. Lorsque Gabriel lui annonça le martyre de Hussein, le Prophète le prit dans ses bras et pleura si fort que ses compagnons l'entendirent. Il dit : "Ô Gabriel, ma communauté tuera mon fils après moi ?" Gabriel répondit : "Oui".
L'Imam Ali (as) en tant que père, a également vécu cette douleur par la vision spirituelle.En passant par Karbala : Lors de son voyage vers la bataille de Siffin, Ali s'arrêta à Karbala. Il se mit à pleurer abondamment jusqu'à ce que la terre soit mouillée de ses larmes. Ses paroles : Il s'écria : "C'est ici qu'ils camperont, c'est ici que leur sang sera versé". Il désigna précisément l'endroit où Hussein et ses compagnons tomberaient en martyrs.
Fatima Zahra (as) la douleur de Fatima est éternelle et cosmique. La tristesse maternelle : Dès qu'elle apprit le sort de son fils par son père (le Prophète), elle fut saisie d'une tristesse immense. Elle demanda : "Père, quand cela arrivera-t-il ?". Le Prophète répondit : "À une époque où ni moi, ni toi, ni Ali ne serons présents".
Fatima, dans le monde spirituel, continue de pleurer son fils et qu'elle assiste à chaque assemblée de deuil (Majlis) organisée par les croyants.
La promesse du Prophète à Fatima
Le récit le plus célèbre se trouve dans Bihar al-Anwar (Volume 44). Il raconte que Fatima Zahra interrogea son père sur le sort de Hussein. Le Prophète lui décrivit le massacre de Karbala. Fatima pleura et demanda : « Ô mon père, qui pleurera mon fils et qui organisera des cérémonies de deuil pour lui ? »
Le Prophète répondit : « Ô Fatima ! Les femmes de ma communauté pleureront sur les femmes de ma famille, et les hommes de ma communauté pleureront sur les hommes de ma famille. Ce deuil sera renouvelé chaque année, génération après génération. Au Jour du Jugement, tu intercéderas pour les femmes et j'intercéderai pour les hommes. »
Certains compagnons proches, informés par le Prophète, pleuraient Hussein de son vivant ou ont manifesté un deuil immense après Karbala. Ibn Abbas : Il rapporte avoir vu le Prophète en rêve, le jour de l'Achoura, ébouriffé et couvert de poussière, tenant un flacon de sang. Il pleurait en disant qu'il venait de ramasser le sang de Hussein et de ses compagnons.
• Umm Salama : Elle resta dans un deuil profond à Médine. Lorsqu'elle vit la terre dans le flacon devenir rouge, elle poussa un cri qui alerta tout Médine : "Ils ont tué Hussein !".
• Les compagnons de Karbala : Le soir de l'Achoura, des hommes comme Habib ibn Madhahir ou Abbas (le frère de Hussein) pleuraient non pas sur leur sort, mais sur la solitude de Hussein et les souffrances futures des femmes de la famille prophétique. C’est pourquoi
pleurer sur Hussein est un moyen de purifier son cœur. • et c est un acte d'adoration ('ibadah) car il exprime l'amour pour la famille du Prophète (Mawadda), une obligation mentionnée dans le Coran (Sourate 42, verset 23). Pleurer Hussein, c'est garder vivante la mémoire de Karbala . Pleurer Hussein encore est une manière de dire : "Nous n'étions pas à Karbala en l'an 61 pour t'aider, mais nos cœurs et nos larmes témoignent que nous sommes avec toi aujourd'hui." Pleuré Hussein est un refus d’injustice Le cri des pleureurs est souvent accompagné du slogan : "Chaque jour est Achoura, chaque terre est Karbala." Les larmes sont perçues comme une protestation silencieuse mais puissante contre tous les tyrans de l'histoire et du présent. En pleurant celui qui a été massacré pour avoir refusé de prêter allégeance à un oppresseur (Yazid), ont s'engage symboliquement à ne jamais accepter l'injustice dans sa propre vie.on ne pleure pas Hussein pour une simple tristesse mes pour une reconnaissance de la vérité absolu.
!!ACHOURA !!
L'Achoura représente l'apogée de la lutte entre la vérité (le Haqq) et le faux (le Batil). Hussein, avec seulement 72 partisans, a fait face à l'armée massive du calife maudit Yazid (estimée à des dizaines de milliers d'hommes). le jour de l'Achoura, l'armée de Yazid, sous le commandement d'Oumar ibn Sa'ad et de Shimr, a commis une série d'actes qui sont considérés dans la tradition des Ahlul bayt comme le sommet de la cruauté et de l'humiliation. Dès que l'Imam Hussein est tombé, les soldats se sont rués sur son corps pour dérober ses vêtements et son épée. Ils se sont ensuite dirigés vers les tentes où se trouvaient les femmes et les enfants (la famille du Prophète).Le sac des tentes : Les soldats ont pillé tout ce qu'ils trouvaient, y compris les bijoux et les voiles des femmes des 'Ahl al-Bayt.
Les tentes ont été incendiées, forçant les femmes et les enfants, terrifiés, à s'enfuir dans le désert au milieu de la fumée. L'armée de Yazid ne s'est pas contentée de tuer les partisans de Hussein ; elle a cherché à humilier leurs restes. Le piétinement : Sur ordre d'Oumar ibn Sa'ad, dix cavaliers ont galopé sur le corps de l'Imam Hussein, brisant ses côtes et son dos avec les sabots de leurs chevaux.
• La décapitation : Les têtes de Hussein et de ses 72 compagnons ont été tranchées. Elles ont été fixées au sommet de lances pour être exhibées comme des trophées de guerre. Les survivants, principalement des femmes (dont Zaynab bint Ali) et le seul fils survivant de Hussein, l'Imam Zayn al-Abidin (qui était gravement malade), ont été faits prisonniers. L'humiliation : Ils ont été enchaînés et forcés de monter sur des chameaux sans selles.
• Le défilé : On les a forcés à passer devant les corps décapités de leurs proches laissés sans sépulture sur le sable brûlant de Karbala.
• L'exhibition : Ce convoi de prisonniers a traversé les villes de l'Irak et de la Syrie pour être exposé à la foule, jusqu'au palais de Yazid a damas
Après le massacre de Karbala en l'an 61, la répression de Yazid ibn Mu'awiya ne s'est pas arrêtée à la famille du Prophète. Elle s'est étendue aux deux villes saintes de l'Islam, Médine et La Mecque, pour écraser toute opposition restante. L'armée de Yazid encercla la ville sainte. Contrairement au caractère sacré de La Mecque, où toute violence est normalement interdite (Haram), l'armée omeyyade installa des catapultes (Manjaniq) sur les montagnes environnantes (notamment le mont Abu Qubays). Les catapultes ont projeté de gros rochers et des projectiles enflammés sur la Mosquée sacrée (Al-Masjid al-Haram). La Kaaba elle-même fut touchée par des matières inflammables. Les draperies de la Kaaba (Kiswa) prirent feu, et la structure fut gravement endommagée. Le toit s'effondra et la Pierre Noire (Hajar al-Aswad) fut fendue par la chaleur.
Après la mort de Hussein, le pouvoir omeyyade a encouragé la circulation de récits attribuant à l'Achoura une multitude de miracles historiques n'ayant aucun lien avec Karbala. Ils ont inventé des hadiths ont affirmé que le 10 Mouharram était le jour où l'arche de Noé s'est posée sur le mont Judi, le jour où Jonas est sorti du poisson, ou encore le jour où le repentir d'Adam fut accepté
Les savants des Ahlul bayt considèrent que ces récits ont été inventés ou déplacés vers cette date précise pour que les gens disent : « C'est un jour béni » au lieu de dire : « C'est le jour où le petit-fils du Prophète a été massacré par les omeyyades
Le régime de Yazid,, a instauré des coutumes festives pour marquer ce jours comme une jours de fête Dans certaines régions sous influence omeyyade, il est devenu coutume de porter ses plus beaux vêtements, de mettre du khôl ou du henné ce jour-là, transformant le deuil en une sorte d'Aïd
instrumentalisation par les Omeyyades Encore Le récit selon lequel le Prophète a trouvé les Juifs jeûnant à Médine pour célébrer le salut de Moïse dans le Sahih al-Bukhari (et Muslim) qui relate que le Prophète, en arrivant à Médine, trouva les Juifs jeûnant le jour d'Achoura car Dieu avait sauvé Moïse et son peuple ce jour-là. Le Prophète aurait alors dit : « Nous sommes plus proches de Moïse que vous », et aurait ordonné de jeûner.
Le fait : Le Prophète est arrivé à Médine durant le mois de Rabi' al-Awwal (lors de l'Hégire), et non durant le mois de Mouharram. 'il est historiquement incohérent que le Prophète ait trouvé les Juifs en train de jeûner Achoura (10 Mouharram) dès son arrivée, alors qu'il n'était pas dans ce mois-là.
Le calendrier juif : Les savants des Ahlul bayt (as) (et certains chercheurs modernes) notent que le jour du Grand Pardon juif (Yom Kippour), qui pourrait correspondre au jeûne mentionné, ne coïncide presque jamais avec le 10 Mouharram de l'année de l'Hégire.
l'idée que le Prophète de l'Islam ait pu copier une pratique religieuse d'une autre communauté pour l'imposer aux musulmans. Le Prophète reçoit ses lois par la révélation divine (Wahyi) et non en observant les coutumes locales des autres dire que le Prophète a "appris" l'importance d'Achoura des Juifs de Médine est une atteinte à son statut de guide suprême inspiré par Dieu.
ces hadiths ont été encouragés, voire inventés, sous le règne des califes omeyyades après le massacre de Karbala (61 de l'Hégire).
L'objectif politique : En promouvant Achoura comme un jour de fête et de miracle (le salut de Moïse, l'arche de Noé, etc.), le pouvoir en place cherchait à détourner l'attention du martyre de l'Imam Hussein. jeûner ce jour-là "pour la bénédiction" est l'œuvre des tueurs de Hussein.
KARBALA AUJOURDHUI
Karbala est devenue aujourd'hui le plus grand centre de zyarat au monde, dépassant souvent en nombre de visiteurs le pèlerinage annuel à La Mecque (le Hajj). Le flux de pèlerins se concentre principalement sur deux événements majeurs : Achoura et, surtout, l'Arbaïn. L'Arbaïn marque les 40 jours après le martyre de l'Imam Hussein. C'est à ce moment que les chiffres sont les plus impressionnants : Nombre Selon les statistiques officielles du département du sanctuaire d'Al-Abbas et du gouvernement irakien, le nombre de pèlerins oscille généralement entre 15 et 22 millions de personnes chaque année.
• Le record : En 2023 (1445 AH), les autorités ont enregistré plus de 22 millions de pèlerins entrant à Karbala sur une période de deux semaines.
Bien que la majorité vienne d'Irak et d'Iran, on compte des pèlerins venant de plus de 80 pays différents.
Bien que l'Arbaïn soit plus massif, le jour d'Achoura attire également des foules immenses : Environ 3 à 5 millions de personnes se rassemblent à Karbala le 10 Mouharram pour commémorer le jour exact du martyre. C'est lors de ce jour que se déroule la célèbre course de "Tuwairij", où des millions de personnes courent vers le sanctuaire en criant "Wa Hussein".
se rendre à Karbala n'est pas seulement une visite touristique, c'est un acte de renouvellement de l'allégeance (Bay'a).La marche à pied : La tradition veut que les pèlerins marchent depuis la ville de Najaf (environ 80 km) ou même depuis Bassora (plus de 400 km) pour rejoindre Karbala. L'hospitalité (Mowkeb) : Tout au long des routes, des volontaires installent des tentes (Mowkeb) pour offrir gratuitement de la nourriture, des soins médicaux, des massages et un hébergement aux pèlerins. Les chiites considèrent que servir le pèlerin de Hussein est l'un des plus grands mérites.
Labayka ya Hussein (as)
Voici l’école d’imam Hussein (as) le plus grand révolutionnaire de tout les temps
Chaque jours est achoura chaque terre est karbala
السَّلامُ عَلَىٰ الْحُسَيْنِ 🌺
وَعَلَىٰ عَلِيِّ بْنِ الْحُسَيْنِ 🌺
وَعَلَىٰ أَوْلادِ الْحُسَيْنِ 🌺
وَعَلَىٰ أصْحابِ الْحُسَيْنِ.🌺
Alqaim hoddjat