Chapelle Saint Vincent de Paul - Marillac

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🌿Communauté Catholique Francophone à Fort-Dauphin
📍Située à Marillac (Lazaristes)
⛪️ Messes le dimanche à 11h
Sur cette page :
đź•™ Les horaires
đź“„ Du contenu spirituel

13/06/2026

Dimanche 11 Temps Ordinaire
Programme liberateur
Beaucoup de chrétiens pensent vivre leur foi de manière responsable parce qu’ils se soucient de respecter certaines pratiques religieuses et s’efforcent d’ajuster leur comportement à des lois morales et à des normes ecclésiastiques. De même, de nombreuses communautés chrétiennes pensent accomplir fidèlement leur mission parce qu’elles s’efforcent d’offrir des services de catéchèse et d’éducation à la foi, et s’efforcent de célébrer dignement le culte chrétien. Est-ce là tout ce que Jésus voulait mettre en oeuvre en envoyant ses disciples dans le monde? Est-ce là la vie qu’il voulait insuffler au coeur de l’histoire?
Nous avons besoin d’écouter à nouveau les paroles de Jésus pour redécouvrir la véritable mission des croyants au sein de cette société. C’est ainsi que l’évangéliste Matthieu rapporte son mandat: «Allez et proclamez que le royaume des cieux est proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement».
Notre première tâche aujourd’hui est également de proclamer que Dieu est proche de nous, déterminé à sauver le bonheur de l’humanité. Mais cette annonce d’un Dieu sauveur ne se fait pas seulement par des discours et des paroles suggestives. Elle ne se garantit pas seulement par la catéchèse ou les cours de religion. Jésus nous rappelle la manière de proclamer Dieu: travailler gratuitement pour insuffler une nouvelle vie aux hommes.
«Guérir les malades», c’est-à-dire libérer les personnes de tout ce qui leur vole la vie et les fait souffrir. Guérir l’âme et le corps de ceux qui se sentent détruits par la douleur et angoissés par la dureté impitoyable de la vie quotidienne.
«Ressusciter les morts», c’est-à-dire libérer les personnes de ce qui bloque leur vie et tue leur espérance. Réveiller l’amour de la vie, la confiance en Dieu, la volonté de lutter et le désir de liberté chez tant d’hommes et de femmes chez qui la vie s’éteint peu à peu.
«Purifier les lépreux», c’est-à-dire purifier cette société de tant de mensonges, d’hypocrisie et de conventionnalisme. Aider les gens à vivre avec plus de vérité, de simplicité et d’honnêteté.
«Chasser les démons», c’est-à-dire libérer les personnes de tant d’idoles qui nous asservissent, nous possèdent et pervertissent notre vie commune. Là où l’on libère les personnes, là on annonce Dieu.
José Antonio Pagola
Traducteur: Carlos Orduna

06/06/2026

Saint Corps et Saint Sang du Christ (Saint Jean 6, 51-59)
Le Nouveau Dimanche
Le dimanche n’est plus ce qu’il était il y a quelques années. En peu de temps, il s’est transformé en «week-end», qui commence dès le vendredi après-midi et pendant lequel la plupart des gens peuvent vivre différemment, en échappant aux obligations professionnelles, aux horaires imposés et à la routine quotidienne.
Nous ne vivons pas tous le week-end de la même manière. Pour certains, c’est une véritable chance: ils ont l’initiative, les possibilités et les amis pour profiter de ces jours. Pour d’autres, c’est un moment cruel, car ils ressentent plus fortement leur solitude, leur maladie ou leur vieillesse; le dimanche ne fait qu’éveiller en eux la tristesse et la nostalgie. D’autres redoutent le dimanche, ne savent pas quoi en faire, s’ennuient ; s’il n’y avait pas le football, ce serait insupportable.
Les théologiens et les liturgistes se demandent aujourd’hui comment sera le dimanche chrétien à l’avenir. Se réduira-t-il à une célébration de la messe isolée et sans aucun lien avec le week-end des gens? Au contraire, «ne serait-il pas possible, se demande Xabier Basurko, d’intégrer de manière dynamique les valeurs humaines du week-end dans la mystique du dimanche?» Le liturgiste basque nous donne quelques pistes.
Le dimanche chrétien peut être l’âme du week-end, aider les croyants à mieux vivre leur liberté d’enfants de Dieu, sans contraintes ni fins utilitaires. L’Eucharistie pourrait aider à retrouver le calme et à raviver l’élan intérieur. Le week-end, nous pouvons être un peu plus «nous-mêmes».
D’autre part, on pourrait retrouver le samedi comme fête de la création ; ainsi, le dimanche pourrait se poursuivre avec la célébration du salut. C’est ce que pensent certains liturgistes. La foi aiderait alors à vivre le week-end comme une célébration du Créateur et une rencontre avec la nature, non pas à travers le travail, mais à travers la jouissance et la contemplation.
Enfin, la célébration de l’«assemblée eucharistique» peut donner un sens plus profond à cette autre dimension du week-end, qui est la communication chaleureuse et gratifiante avec les amis et la famille, ou la rencontre avec d’autres personnes et d’autres peuples. Le week-end peut être une expérience de rencontre et de communion entre frères. Le dimanche chrétien deviendra-t-il le «levain et le sel» du week-end dans la culture actuelle? En tout état de cause, nous pouvons nous poser la question suivante: savons-nous, en tant que chrétiens, tirer de l’Eucharistie dominicale l’élan et la joie nécessaires pour vivre le nouveau dimanche?
José Antonio Pagola
Traducteur: Carlos Orduna

Première Communion – Dimanche de la Sainte TrinitéEn ce dimanche de la Sainte Trinité, notre chapelle francophone a eu l...
01/06/2026

Première Communion – Dimanche de la Sainte Trinité

En ce dimanche de la Sainte Trinité, notre chapelle francophone a eu la joie d’accompagner 20 enfants qui ont reçu pour la première fois le Corps du Christ dans l’Eucharistie.

Ce fut un moment de grâce, de foi et de joie pour les enfants, leurs familles et toute notre communauté chrétienne. Nous rendons grâce à Dieu pour ces jeunes qui ont ouvert leur cœur à Jésus et nous remercions les catéchistes, les parents ainsi que tous ceux qui les ont accompagnés sur ce chemin de préparation.

Que le Seigneur les garde fidèles à son amour et que cette première rencontre eucharistique nourrisse toute leur vie chrétienne.

« Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui. » (Jn 6, 56)

Félicitations à nos 20 premiers communiants et que Dieu les bénisse abondamment !

31/05/2026

Dimanche de la TRINITE
DIEU EST À TOUS

Peu de phrases ont été autant citées que celle que l’Évangile de Jean met dans la bouche de Jésus. Les auteurs y voient un résumé de l’essentiel de la foi, telle qu’elle était vécue par de nombreux chrétiens au début du IIe siècle: «Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique».
Dieu aime le monde entier, pas seulement les communautés chrétiennes auxquelles le message de Jésus est parvenu. Il aime toute l’humanité, pas seulement l’Église. Dieu n’est pas la propriété des chrétiens. Il ne doit être accaparé par aucune religion. Il ne tient dans aucune cathédrale, mosquée ou synagogue.
Dieu habite en chaque être humain, accompagnant chaque personne dans ses joies et ses malheurs. Il n’abandonne personne, car il a ses propres chemins pour rencontrer chacun, sans que nous ayons nécessairement à suivre ceux que nous lui traçons. Jésus le voyait chaque matin «faire lever son soleil sur les bons et les mauvais».
Dieu ne sait pas, ne veut pas et ne peut rien faire d’autre qu’aimer, car au plus profond de son être, il est amour. C’est pourquoi l’Évangile dit qu’il a envoyé son Fils, non pour «condamner le monde», mais pour que «le monde soit sauvé par lui». Il aime le corps autant que l’âme, et le sexe autant que l’intelligence. Son seul désir est de voir dès maintenant et pour toujours l’humanité entière j***r de sa création.
Ce Dieu souffre dans la chair des affamés et des humiliés de la terre; il est dans les opprimés qui défendent leur dignité, et dans ceux qui luttent contre l’oppression en encourageant leurs efforts. Il est toujours en nous pour «chercher et sauver» ce que nous détruisons et gâchons.
Dieu est ainsi. Notre plus grande erreur serait de l’oublier. Plus encore. De nous enfermer dans nos préjugés, nos condamnations et notre médiocrité religieuse, empêchant les gens de cultiver cette foi première et essentielle. À quoi servent les discours des théologiens, des moralistes, des prédicateurs et des catéchistes s’ils ne suscitent pas la louange du Créateur, s’ils ne font pas grandir dans le monde l’amitié et l’amour, s’ils ne rendent pas la vie plus belle et plus lumineuse, en rappelant que le monde est enveloppé de toutes parts par l’amour de Dieu?

José Antonio Pagola
Traducteur: Carlos Orduna

23/05/2026

DIMANCHE DE LA PENTECOTE
INVOCATION À L’ESPRIT
Viens, Esprit Saint. Réveille notre foi faible, petite et vacillante. Apprends-nous à vivre en nous confiant à l’amour insondable de Dieu, notre Père, envers tous ses fils et toutes ses filles, qu’ils soient dans ton Église ou hors d’elle. Si cette foi s’éteint dans nos coeurs, elle mourra bientôt aussi dans nos communautés et nos églises.

Viens, Esprit Saint. Fais que Jésus occupe le coeur de ton Église. Que rien ni personne ne le supplante ni ne l’obscurcisse. Ne vis pas parmi nous sans nous attirer vers son Évangile et sans nous entraîner à le suivre. Ne nous laisse pas fuir sa Parole, ni nous détourner de son commandement d’amour. Que sa mémoire ne se perde pas dans le monde.

Viens, Esprit Saint. Ouvre nos oreilles pour que nous entendions tes appels, ceux qui nous parviennent aujourd’hui, à travers les questions, les souffrances, les conflits et les contradictions des hommes et des femmes de notre temps. Rends-nous ouverts à ta puissance pour engendrer la foi nouvelle dont cette société nouvelle a besoin. Dans ton Église, fais-nous vivre plus attentifs à ce qui naît qu’à ce qui meurt, le coeur soutenu par l’espérance et non miné par la nostalgie.

Viens, Esprit Saint. Purifie le coeur de ton Église. Mets la vérité parmi nous. Apprends-nous à reconnaître nos péchés et nos limites. Rappelle-nous que nous sommes comme tous les autres : fragiles, médiocres et pécheurs. Libère-nous de notre arrogance et de notre fausse sécurité. Fais-nous apprendre à marcher parmi les hommes avec plus de vérité et d’humilité.

Viens, Esprit Saint. Apprends-nous à regarder d’un oeil nouveau la vie, le monde et, surtout, les personnes. Apprends-nous à regarder comme Jésus regardait ceux qui souffrent, ceux qui pleurent, ceux qui tombent, ceux qui vivent seuls et oubliés. Si notre regard change, le coeur et le visage de ton Église changeront aussi. Nous, disciples de Jésus, nous rayonnerons davantage sa proximité, sa compréhension et sa solidarité envers les plus démunis. Nous ressemblerons davantage à notre Maître et Seigneur.

Viens, Esprit Saint. Fais de nous une Église aux portes ouvertes, au coeur compatissant et à l’espérance contagieuse. Que rien ni personne ne nous détourne du projet de Jésus : rendre le monde plus juste et plus digne, plus aimable et plus heureux, en ouvrant des chemins vers le royaume de Dieu.

José Antonio Pagola
Traducteur: Carlos Orduna

25/04/2026

Quatrième dimanche de Pâques : Le bon Pasteur
TROUVER LA BONNE PORTE
L’Évangile de Jean présente Jésus à travers des images originales et belles. Il veut que ses lecteurs découvrent que lui seul peut répondre pleinement aux besoins les plus fondamentaux de l’être humain. Jésus est «le pain de vie» : celui qui se nourrit de lui n’aura pas faim. Il est «la lumière du monde» : celui qui le suit ne marchera pas dans les ténèbres. Il est «le bon berger» : celui qui écoute sa voix trouvera la vie.

Parmi ces images, il en est une, humble et presque oubliée, qui recèle pourtant un contenu profond. «Je suis la porte». Tel est Jésus. Une porte ouverte. Ceux qui le suivent franchissent un seuil qui mène à un monde nouveau : une nouvelle façon de comprendre et de vivre la vie.

L’évangéliste l’explique en trois traits: «Quiconque entre par moi sera sauvé». La vie offre de nombreuses issues. Toutes ne mènent pas au succès ni ne garantissent une vie pleine. Quiconque, d’une manière ou d’une autre, se met en phase avec Jésus et cherche à le suivre, franchit la bonne porte. Il ne gâchera pas sa vie. Il la sauvera.

L’évangéliste ajoute quelque chose d’autre. Celui qui entre par Jésus «pourra entrer et sortir». Il est libre de ses mouvements. Il entre dans un espace où il peut être libre, car il ne se laisse guider que par l’Esprit de Jésus. Ce n’est pas le pays de l’anarchie ou de la débauche. Il «entre et sort» en passant toujours par cette «porte» qu’est Jésus, et il avance en suivant ses pas.

L’évangéliste ajoute encore un détail : celui qui entre par cette porte qu’est Jésus «trouvera des pâturages», il n’aura ni faim ni soif. Il trouvera une nourriture solide et abondante pour vivre.

Le Christ est la «porte» par laquelle nous devons entrer aujourd’hui aussi, nous chrétiens, si nous voulons raviver notre identité. Un christianisme formé de baptisés qui ont une relation avec un Jésus mal connu, vaguement rappelé, affirmé de temps en temps de manière abstraite, un Jésus muet qui ne dit rien de particulier au monde d’aujourd’hui, un Jésus qui ne touche pas les coeurs… est un christianisme sans avenir.

Seul le Christ peut nous conduire à un nouveau niveau de vie chrétienne, mieux fondée, motivée et nourrie par l’Évangile. Chacun de nous peut contribuer à ce que, dans l’Église des prochaines années, Jésus soit ressenti et vécu de manière plus vivante et plus passionnée. Nous pouvons rendre l’Église plus proche de Jésus.

José Antonio Pagola
Traducteur: Carlos Orduna

11/04/2026

Deuxième dimanche de Pâques Jn 20, 19-31 (dimanche de la Miséricorde )
VIVRE DE SA PRÉSENCE
Le récit de Jean ne pourrait être plus suggestif et interpellant. Ce n’est que lorsqu’ils voient Jésus ressuscité parmi eux que le groupe de disciples se transforme. Ils retrouvent la paix, leurs peurs disparaissent, ils sont remplis d’une joie inconnue, ils sentent le souffle de Jésus sur eux et ouvrent les portes parce qu’ils se sentent envoyés pour vivre la même mission que celle que Jésus a reçue du Père.

La crise actuelle de l’Église, ses peurs et son manque de vigueur spirituelle ont leur origine à un niveau profond. Souvent, l’idée de la résurrection de Jésus et de sa présence parmi nous est plus une doctrine pensée et prêchée qu’une expérience vécue.

Le Christ ressuscité est au coeur de l’Église, mais sa présence vivante n’est pas enracinée en nous, elle n’est pas intégrée dans la substance de nos communautés, elle ne nourrit pas habituellement nos projets. Après vingt siècles de christianisme, Jésus n’est ni connu ni compris dans son originalité. Il n’est pas aimé ni suivi comme il l’était par ses premiers disciples.

On remarque immédiatement lorsqu’un groupe ou une communauté chrétienne se sent habité par cette présence invisible, mais réelle et agissante, du Christ ressuscité. Ils ne se contentent pas de suivre routinièrement les directives qui régissent la vie ecclésiale. Ils ont une sensibilité particulière pour écouter, rechercher, se souvenir et mettre en pratique l’Évangile de Jésus. Ce sont les espaces les plus sains et les plus vivants de l’Église.

Rien ni personne ne peut nous apporter aujourd’hui la force, la joie et la créativité dont nous avons besoin pour faire face à une crise sans précédent comme peut le faire la présence vivante du Christ ressuscité. Privés de sa vigueur spirituelle, nous ne sortirons pas de notre passivité presque innée, nous continuerons à fermer nos portes au monde moderne, nous continuerons à faire «ce qu’on nous dit», sans joie ni conviction. Où trouverons-nous la force dont nous avons besoin pour recréer et réformer l’Église?

Nous devons réagir. Nous avons plus que jamais besoin de Jésus. Nous avons besoin de vivre de sa présence vivante, de nous souvenir en toute occasion de ses critères et de son Esprit, de repenser constamment sa vie, de le laisser être l’inspirateur de notre action. Il peut nous transmettre plus de lumière et plus de force que quiconque. Il est au milieu de nous, nous communiquant sa paix, sa joie et son Esprit.

José Antonio Pagola
Traducteur: Carlos Orduna

05/04/2026

Dimanche de Pâques : Il vit et il crut
En ce dimanche de Pâques, nous méditons sur la rencontre de Jean avec le tombeau vide et la foi qui naît du silence et de l'absence. Contrairement à une croyance fondée sur des preuves ou des explications, la foi de Jean surgit d'un regard attentif et d'un cœur disponible. «Il vit et il crut» — il n'eut besoin ni de mots, ni de réponses : voir lui suffit. Que cette Pâques nous invite à renouveler notre regard sur la vie, à surmonter la peur face à l'inattendu et à laisser la résurrection du Christ transformer profondément notre espérance.

03/04/2026

Le sens du Vendredi saint
Dans ce deuxième volet pour se préparer à Pâques, nous entrons dans le mystère du Vendredi Saint — non pas seulement comme le jour de la mort du Christ, mais comme le moment où quelque chose commence. Au pied de la croix, tout semble détruit : les disciples dispersés, le corps brisé, l’espérance écrasée. Et pourtant, au cœur même de cet effondrement, une réalité nouvelle apparaît. L’Église naît là où le pouvoir voulait tout réduire au silence. À travers le geste discret mais décisif de Joseph d’Arimathie et de Nicodème, à travers le corps transpercé d’où jaillissent le sang et l’eau, à travers la présence de Marie et du disciple bien-aimé, une autre logique se révèle : celle d’un Dieu qui ne rompt jamais le lien, même dans la mort. Se préparer à Pâques, ce n’est pas fuir la croix. C’est apprendre à reconnaître, dans les corps blessés, dans les lieux de défaite, dans ce qui semble perdu, l’endroit même où Dieu fait naître un peuple.

Jeudi Saint : « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu'à la fin » (Jn 13,1). Aujourd'hui, l'É...
02/04/2026

Jeudi Saint : « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu'à la fin » (Jn 13,1).

Aujourd'hui, l'Église célèbre le Jeudi Saint, le début du Triduum Pascal. En ce jour, nous entrons dans le cœur de l'amour de Dieu : l'institution de l'Eucharistie, le sacerdoce ministériel et le commandement de l'amour fraternel. L'Évangile de Jean résume tout en une phrase : "Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu'à la fin" (Jn 13,1).
"Jusqu'à la fin" — non seulement jusqu'à la fin de sa vie terrestre, mais jusqu'à l'extrême de l'amour. Lors de la Dernière Cène, Jésus fait quelque chose d'inouï : il se lève de table, se revêt comme un serviteur et lave les pieds des disciples. Pierre résiste, mais Jésus explique : "Si je ne te lave pas, tu n'auras pas de part avec moi." Le Maître se fait serviteur. Le Seigneur s'abaisse pour enseigner que la grandeur est dans le service.
En cette même nuit, Jésus prend le pain, rend grâce, le rompt et le donne : "Ceci est mon corps, qui sera livré pour vous." Il prend la coupe et dit : "Ceci est la coupe de mon sang, versé pour vous." Il institue ainsi le sacrement de son amour, qui restera sur l'autel jusqu'à la fin des temps. Et il ordonne : "Faites ceci en mémoire de moi." Dans ce geste, naît le sacerdoce ministériel : des hommes appelés à renouveler, en son nom, le même sacrifice.
Après le repas, Jésus sort vers Gethsémani. Là, dans la prière, il remet sa volonté au Père. L'amour qui l'a conduit à laver les pieds et à se donner comme nourriture le conduit maintenant à l'agonie. Mais il ne recule pas. Parce qu'aimer jusqu'à la fin signifie aller jusqu'au bout, sans abandonner.
En ce Jeudi Saint, nous sommes invités à entrer dans ce mystère. Puissions-nous adorer l'Eucharistie, rendre grâce pour le don des prêtres et pratiquer le commandement du service : nous laver les pieds les uns aux autres, spécialement des plus pauvres et des plus oubliés. L'amour de Jésus n'est pas un sentiment ; c'est une action concrète. Aimer jusqu'à la fin, c'est servir jusqu'à la fin. Seigneur, que je ne me lasse jamais de t'adorer dans l'Eucharistie, d'honorer le don des prêtres et de laver les pieds de mes frères et sœurs. Amen.

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