05/09/2026
La Tsédaka constitue le commencement du service divin. Elle ouvre et prépare la voie pour recevoir la bénédiction de D.ieu. C’est ce que nous trouvons au sujet de Rabbi Elazar : « Rabbi Elazar donnait une pièce à un pauvre, puis il priait » (et il ne s’agit pas seulement d’une conduite particulière de Rabbi Elazar, puisque cette pratique a également été tranchée dans le Choul’han Aroukh).
Cela signifie qu’avant même la prière — qui constitue le commencement du service de la journée, puisque avant la prière il est interdit de s’occuper d’autres affaires — le Juif commence sa journée en donnant la Tsédaka. Par ce mérite, la réussite se prolonge tout au long de la journée.
Même le Chabbat et les jours de fête (Yom Tov), lorsqu’il n’est pas possible de donner de l’argent, la Tsédaka peut et doit être accomplie au moyen de nourriture, de boissons, etc. Bien plus : cela présente même un avantage par rapport au don d’argent.
Le Talmud raconte à propos de la femme d’Abba ‘Helkiya qu’elle fut exaucée en premier, « parce qu’une femme est généralement présente à la maison, qu’elle donne du pain aux pauvres et qu’elle leur procure immédiatement un bénéfice » — car elle donnait directement au pauvre quelque chose à manger, sans lui occasionner de déplacement ni de difficulté, contrairement au fait de lui donner de l’argent, qui l’aurait obligé à se déplacer pour acheter de la nourriture.
Cette notion ne concerne pas uniquement les jours de semaine, mais également le Chabbat, et particulièrement les jours de fête, durant lesquels l’importance de l’hospitalité et de l’accueil des invités est particulièrement mise en évidence.
Cependant, en raison des nombreuses préoccupations de la vie quotidienne, il est possible d’oublier de donner la Tsédaka. Il peut également arriver qu’au moment où l’on souhaite donner, aucun pauvre ne se trouve à proximité. Or, il est évident que lorsque l’argent reste simplement posé dans un tiroir, l’acte de Tsédaka n’est pas accompli.
C’est pour cette raison qu’a été fondé, il y a plusieurs années, un fonds de Tsédaka appelé « Keren HaShana » (« Fonds de l’année »).
Le principe est que chacun donne une somme d’argent correspondant au nombre de jours de l’année — au minimum une somme telle qu’il soit impossible de donner moins pour chacun des jours de l’année — depuis Roch Hachana jusqu’au Roch Hachana suivant.
Et puisque le responsable du fonds distribue chaque jour de l’argent provenant de ce fonds, cela est considéré comme si chacun des participants commençait sa journée en donnant une pièce à un pauvre.
— Torat Menachem, volume 38, année 5724 (1963-1964), première partie, discours du Chabbat Parachat Béréchit, veille du mois de ‘Hechvan…
Lien pour donner a keren a chana : https://mykerenhashana.com/?utm_source=magbis