14/06/2026
« Es-tu converti ? »
Tel était le titre du message de sabbat 13 juin sabbat 2026 avec le frère Edouard Estiverne . Cette question peut paraître paradoxale lorsqu’elle est posée dans un cadre ecclésiastique, puisqu’elle ne s’adresse pas à des païens, mais à des membres d’église. Ce paradoxe apparent nous invite à réfléchir profondément au sens même du mot conversion. Convertir, du grec epistrephō, signifie « se tourner vers » ou « retourner en direction de ».
Imaginez qu’après trois années passées avec Jésus, Pierre ait encore besoin de conversion. Pierre, qui avait promis à Jésus de rester avec Lui partout où Il irait, n’a pourtant pas pu veiller une heure avec Lui à Gethsémané. Pierre, qui avait affirmé qu’il mourrait pour son Maître, l’a renié à plusieurs reprises avant la crucifixion. Ce même Pierre, dans Jean 21:15-17, fut interrogé trois fois par Jésus : « Pierre, m’aimes-tu vraiment ? » Les deux fois, Pierre répondit : « Seigneur, tu sais que je t’aime. » Et au final il répondit : « Seigneur, tu sais toute chose. » C’est alors que Jésus lui rappela l’essentiel de sa relation avec Lui.
Dans ce contexte, le prédicateur a rappelé, à travers le livre Jésus-Christ d’Ellen G. White, « que toute véritable conversion est précédée de la repentance. Elle nécessite aussi une expérience quotidienne d’abandon total à Dieu. En d’autres termes, on ne peut être véritablement converti sans crucifier le moi et sans vivre désormais avec Jésus, et non avec nos propres forces. »
Ce qu’il faut ne pas oublier, c’est que la conversion concerne donc aussi les chrétiens, car elle implique une transformation du caractère. Frères et sœurs, originaire de partout, nous avons besoin de revenir à Dieu en renonçant au formalisme, en abandonnant l’évangile de routine, et en cherchant Dieu chaque jour. N’oublions pas qu’être converti ne dépend pas de vos dizaines, vingtaines d’années à l’église, elle n’est non plus un événement radical : elle est une discipline spirituelle quotidienne, un chemin de fidélité et de renouvellement continus.
Guyvaldo Charles, rédacteur.
Crédit Photo : Kervens Budney Charles