02/09/2026
CNEPER : LES LEADERS ECCLÉSIASTIQUES EXAMINENT LE TRAVAIL DE LA COMMISSION JURIDIQUE SUR L’AVANT-PROJET DE LOI RELATIF AUX ASSOCIATIONS À CARACTÈRE RELIGIEUX
Libreville, Église Centrale Le Torrent — Lundi 31 août 2026.
Ce lundi 31 août 2026, à partir de 14 heures et jusque dans la soirée, l’Église Centrale Le Torrent a été le théâtre d’une importante rencontre de concertation réunissant de nombreux leaders ecclésiastiques venus de différentes composantes du Corps de Christ du Grand Libreville, à la demande du Président du Conseil National des Églises Pentecôtistes, Évangéliques et de Réveil (CNEPER), le Révérend Gaspard OBIANG.
Au centre de cette rencontre : l’examen du travail réalisé durant tout le mois d’août par la Commission juridique du CNEPER, chargée d’étudier l’avant-projet de loi relatif aux associations à caractère religieux transmis par le Ministère de l’Intérieur.
Cette rencontre intervenait à un moment particulièrement important pour le paysage religieux gabonais.
UNE RÉFORME QUI CONCERNE L’AVENIR DU PAYSAGE RELIGIEUX GABONAIS
Depuis plusieurs années, le paysage religieux national connaît une profonde évolution. De nombreuses Églises, communautés et ministères se sont implantés sur l’ensemble du territoire national, contribuant à l’encadrement spirituel des populations, à l’éducation, à l’action sociale, à la formation, à la promotion des valeurs morales et à la consolidation de la paix.
Mais cette croissance s’accompagne également de nouveaux défis.
La multiplication des communautés religieuses, la nécessité de clarifier leur statut juridique, l’encadrement des responsables religieux, les conditions d'ouverture et de fonctionnement des lieux de culte ainsi que la prévention des dérives rendent nécessaire une réflexion approfondie sur le cadre juridique applicable aux communautés religieuses.
C’est dans ce contexte que le Gouvernement, à travers le Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, a engagé l’élaboration d’un nouvel avant-projet de loi relatif aux associations à caractère religieux.
Mais cette fois, une particularité majeure accompagne cette démarche : les communautés religieuses ont été associées au processus de réflexion.
LE CHOIX DE LA CONCERTATION : UNE DÉMARCHE À SALUER
Le CNEPER entend saluer cette démarche du Gouvernement qui consiste à ne pas élaborer ce futur cadre juridique en vase clos.
En donnant aux responsables religieux la possibilité d’examiner le texte, de formuler des observations, de proposer des amendements et de faire remonter leurs préoccupations, le Ministère de l’Intérieur a choisi la voie du dialogue.
Et dans une réforme appelée à régir durablement l’organisation des communautés religieuses au Gabon, cette méthode revêt une importance particulière.
Une loi qui concerne l’Église doit pouvoir entendre la voix de l’Église.
Une loi destinée à organiser le paysage religieux doit prendre en considération les réalités du terrain.
Une loi appelée à durer doit être construite avec suffisamment d’écoute pour pouvoir être comprise, acceptée et respectée.
C’est dans cet esprit que les autorités avaient accordé aux communautés religieuses tout le mois d’août pour examiner l’avant-projet et transmettre leurs propositions et amendements au Ministère de l’Intérieur à l’issue de cette période de travail.
Le 31 août 2026 constituait ainsi une échéance importante.
LE RÉVÉREND GASPARD OBIANG MOBILISE L’EXPERTISE JURIDIQUE DU CNEPER
Dès réception de l’avant-projet de loi, le Président du CNEPER, le Révérend Gaspard OBIANG, a compris l’importance de l’enjeu.
Il ne pouvait être question de répondre à un texte juridique de cette portée par des impressions ou des réactions improvisées.
Il fallait travailler.
Il fallait lire.
Il fallait analyser.
Il fallait comparer les dispositions.
Il fallait mesurer leurs implications.
Il fallait surtout faire dialoguer le droit, la réalité ecclésiastique et les principes qui régissent le fonctionnement des Églises.
Le CNEPER disposant en son sein d’un nombre important de juristes de haut niveau, notamment des agrégés en droit, des docteurs en droit, des avocats ainsi que des personnels issus du corps judiciaire, le Président Gaspard OBIANG a constitué une Commission juridique chargée de procéder à l’examen approfondi du document.
Une responsabilité considérable a ainsi été confiée à ces hommes et femmes de droit.
UN MOIS DE TRAVAIL POUR UN TEXTE QUI ENGAGE L’AVENIR
Durant tout le mois d’août, la Commission juridique a travaillé sur l’avant-projet transmis au CNEPER.
Sa mission consistait notamment à examiner les différentes dispositions du texte au regard de la Constitution de la République gabonaise, mais également à les confronter aux réalités du fonctionnement des communautés chrétiennes.
Il s'agissait de rechercher les éventuelles difficultés juridiques, les imprécisions, les incohérences ou les dispositions susceptibles d'être améliorées.
Il fallait également réfléchir aux formulations susceptibles de permettre au futur texte de mieux répondre aux réalités du terrain.
Car l’objectif n’est pas de s’opposer au principe d’un encadrement juridique.
Bien au contraire.
Le véritable enjeu est de contribuer à l’élaboration d’un cadre juste, équilibré, protecteur, applicable et respectueux des libertés fondamentales.
Autrement dit, il ne s’agit pas simplement de dire ce qui ne va pas.
Il faut aussi être capable de proposer.
Critiquer sans proposer divise ; analyser pour construire rassemble.
C’est précisément dans cette logique que la Commission juridique a travaillé.
UNE RENCONTRE POUR ÉCOUTER, EXAMINER ET CONSTRUIRE ENSEMBLE*
La rencontre du lundi 31 août avait donc un objectif précis : présenter, écouter et examiner le travail de la Commission juridique du CNEPER avec les leaders ecclésiastiques.
Pendant plusieurs heures, les responsables présents ont ainsi été appelés à prendre connaissance des conclusions, analyses et propositions issues du travail juridique réalisé au cours du mois.
Cette démarche revêtait une dimension particulièrement importante.
Car le CNEPER ne souhaitait pas que le travail de quelques juristes devienne simplement un document interne.
Il fallait le soumettre à l’appréciation des leaders.
Il fallait écouter les différentes sensibilités.
Il fallait recueillir les observations.
Il fallait confronter les analyses.
Il fallait, autant que possible, rechercher une convergence.
Le droit peut être écrit par des juristes, mais une loi destinée à encadrer les communautés religieuses doit également être éclairée par ceux qui vivent la réalité ecclésiale.
C’est donc dans cet esprit que les leaders réunis à l’Église Centrale Le Torrent ont été invités à examiner le fruit du travail accompli.
LE CNEPER, UNE FORCE DE PROPOSITION
À travers cette initiative, le Révérend Gaspard OBIANG entend positionner le CNEPER non comme une organisation de contestation, mais comme une force de proposition.
Le CNEPER reconnaît la responsabilité de l’État de légiférer et de garantir l’ordre public.
Mais il estime également que les communautés religieuses ont le devoir de contribuer à cette œuvre législative lorsqu’un texte touche directement à leur existence, leur organisation et leur fonctionnement.
Le rôle des responsables ecclésiastiques est donc immense.
Ils doivent penser au présent, mais également à l’avenir.
Ils doivent regarder au-delà des intérêts particuliers de leurs propres Églises.
Ils doivent se demander :
Quelle Église voulons-nous laisser aux générations qui viennent ?
Quel cadre juridique permettra aux véritables serviteurs de Dieu d’exercer leur ministère avec davantage de sécurité et de responsabilité ?
Comment protéger les fidèles sans restreindre les libertés religieuses ?
Comment lutter contre les dérives sans jeter le discrédit sur les communautés sérieuses ?
Comment permettre à l’État et aux organisations religieuses de collaborer efficacement, chacun dans son domaine de compétence ?
Autant de questions qui donnent à cette réforme une dimension qui dépasse largement le simple débat administratif.
*UNE RESPONSABILITÉ HISTORIQUE POUR LES LEADERS ECCLÉSIASTIQUES*
Cette rencontre du 31 août aura donc été bien plus qu'une simple réunion de travail.
Elle aura rappelé aux responsables religieux que les périodes de réforme sont également des périodes de responsabilité.
Lorsqu’une loi se prépare, ceux qui sont concernés ne peuvent pas simplement attendre son adoption pour ensuite la commenter.
Il faut être présent pendant qu’elle s’écrit.
Il faut apporter son expertise.
Il faut faire entendre sa voix.
Il faut proposer.
Il faut construire.
Et surtout, il faut le faire dans un esprit de responsabilité, de sagesse et de patriotisme.
*UNE CONTRIBUTION QUI SERA PORTÉE AUX AUTORITÉS*
À l’issue de ce travail de concertation, le CNEPER entend finaliser sa contribution afin de la transmettre au Ministère de l’Intérieur dans les délais impartis par les autorités.
Le travail engagé ne s’arrête donc pas avec la rencontre du 31 août.
Il se poursuit.
Les observations des leaders, les analyses des juristes et les différentes propositions doivent désormais être consolidées afin de permettre au CNEPER de présenter aux pouvoirs publics une contribution cohérente et argumentée.
Car au bout de cette démarche se trouve un objectif essentiel :
contribuer à faire émerger un cadre juridique qui protège sans étouffer, qui organise sans confondre, qui régule sans persécuter et qui responsabilise sans porter atteinte aux libertés garanties par la République.
Le futur texte devra ensuite poursuivre le processus institutionnel prévu, notamment son examen par les instances gouvernementales compétentes avant son éventuelle transmission au Parlement.
Ainsi, dans ce moment important de l’histoire institutionnelle du Gabon, le CNEPER veut prendre toute sa part.
Parce que l’Église n’a pas vocation à fuir les grands débats de la Nation.
Parce que la foi n’exclut ni la responsabilité citoyenne ni l’expertise juridique.
Parce que défendre les libertés religieuses exige aussi de participer à la construction des règles qui les encadrent.
Et parce que, lorsqu’un pays écrit les règles de son avenir, ceux qui ont quelque chose à transmettre ne doivent pas rester silencieux.
_Par la Plume du Témoin,_
Révérend Abélard KIENDO
Directeur National de la Communication du CNEPER