Christadelphes Gabon

Christadelphes Gabon Christadelphes (CBM)

01/06/2025

Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. Jean 3:16

La PréparationLectures : 2 Samuel 6, Jérémie 11, Matthieu 22 21.07.24Tirés de nos lectures d’aujourd’hui, nous allons no...
13/06/2024

La Préparation

Lectures : 2 Samuel 6, Jérémie 11, Matthieu 22
21.07.24

Tirés de nos lectures d’aujourd’hui, nous allons nous pencher sur les événements entourant David lorsque l’arche de l’Éternel a été apportée à Jérusalem ainsi que la parabole de Jésus au sujet d’un certain roi qui a invité des conviés aux noces de son fils.

La préparation de David pour apporter l’arche à Jérusalem

Après avoir été oint roi sur Israël et Juda, David a commencé par prendre Jérusalem des Jébusiens et en faire sa capitale, probablement à cause des écrits prophétiques, comme le Psaume 48, qui lui avaient été confiés. D'après 2 Samuel 5, il semble que David ait décidé d'amener l'arche de l'alliance à Jérusalem peu de temps après. Il a tout d'abord construit un tabernacle pour elle, puis a rassemblé toute l’élite d'Israël pour ramener l’arche de Baalé Juda (Kirjath-Jearim) à Jérusalem, sur une distance d'environ 32 kilomètres. Il semble étrange qu’il ait choisi de copier la façon dont les Philistines avaient ramené l’arche de leur pays sur un char neuf à Baalé Juda, ce qui a entraîné à la mort d’Uzza pour avoir levé la main et touché l’arche. Il est noté que David était effrayé par le Seigneur ce jour-là en raison de ses paroles, « comment l’arche de l’Éternel entrerait-elle chez moi ? » (2 Samuel 6 :9).

La voie de Dieu

Ce que David a fait était de se tourner vers la Parole de Dieu (1 Chroniques 15 et Nombres 4) et y a trouvé que Dieu avait ordonné que l’arche ne devait être portée que par les enfants de Kehath, couverte et portée avec des barres sur les épaules. C’est ce qu’ils ont fait avec le son des trompettes et des cris de joie. Le faisant selon la voie de Dieu, David a fait monter l’arche à Jérusalem, cette fois avec confiance en reconnaissant la nécessité de sacrifice.

La nécessité de sacrifice

D’après les récits de 2 Samuel 6 et 1 Chroniques 15-16 on nous rapporte qu’ils ont offert des holocaustes et des sacrifices d’actions de grâce, des bœufs et des veaux gras, de sept taureaux et de sept béliers, alors qu’ils commençaient à porter l’arche. Après leur arrivée et le placement de l'arche dans le tabernacle, ils ont offert des holocaustes et des sacrifices d’actions de grâce. C’étaient des offrandes que Dieu avait ordonnées à Israël d’offrir. Les holocaustes les ont rappelés de se dévouer à Dieu dans tout ce qu’ils faisaient et les sacrifices d’actions de grâce de la communion qu’ils avaient avec leur Dieu en partageant leur vie avec Lui. Il n’y a aucune mention du sacrifice d’expiation ce jour-là. Ce qu’ils faisaient préfigurait le temps glorieux où Dieu habitera avec les hommes et le péché n’existera plus. C’était leur obéissance à la Parole de Dieu qui a permis à Israël d’apporter l’arche à Jérusalem et de réjouir devant l’Éternel.

La leçon

La leçon pour nous est que nous ne devrions pas tomber dans l’erreur de copier la voie du monde, comme David l’avait fait. Il n’y a qu’une seule voie de consacrer notre vie à Dieu, de partager la communion avec Lui, Son Fils et nos frères et nos sœurs, et nous trouvons cela dans Sa Parole.

Dans notre lecture du Nouveau Testament, Matthieu 22, Jésus parle d’un roi qui a fait des noces pour son fils. Mais lorsqu’il a envoyé ses serviteurs pour appeler les invités ceux-ci ont refusé de venir. Il les a envoyés alors encore une fois avec ce message : « Dites aux conviés : Voici, j’ai préparé mon festin ; mes bœufs et mes bêtes grasses sont tués, tout est prêt, venez aux noces » (Matthieu 22 :4).

En type, le roi est Dieu, Son Fils est Jésus et le mariage est celui de Jésus et son épouse. Initialement, les premiers serviteurs qu’Il a envoyés sont les prophètes et ceux qui sont invités sont Israël. Les serviteurs envoyés la deuxième fois sont les apôtres et d’autres qui prêchaient l’évangile. L’habit de noces est la justice de Christ que nous revêtons à notre baptême. Ceux qui sont appelés des carrefours et des chemins sont les Gentils.

Dieu était le roi d’Israël et les noces étaient pour Son Fils, Jésus. Sans Son Fils, il n’y avait pas de noces à célébrer. Il a envoyé ses serviteurs pour appeler son peuple personnellement aux noces. En type, les prophètes étaient envoyés, et ils ont refusé de venir.

Bien qu’ils aient refusé de venir, Dieu n’a pas abandonné. Il a envoyé d’autres serviteurs pour leur dire quelles préparations le roi avait faites pour que le repas et les noces puissent avoir lieu ; en particulier il déclare que « mes bœufs et mes bêtes grasses sont tués ».

N’est-il pas remarquable que dans nos deux lectures d’aujourd’hui des bœufs, des bêtes grasses, des taureaux et des béliers soient mentionnés ? Nous avons noté comment Dieu a fourni ces animaux comme offrandes afin qu’Israël puisse se consacrer à lui et afin qu’ils puissent avoir la communion avec lui et recevoir le pardon pour le péché. Ces offrandes pouvaient être offertes par tous, tant par les dirigeants que par ceux qu’ils gouvernaient.

« Tout est prêt »

Une partie essentielle des préparations pour les noces était le sacrifice, l’effusion du sang pour fournir pour ceux qui venaient aux noces. « Tout est prêt » implique que le sacrifice de Jésus avait eu lieu et que la nouvelle alliance avait remplacé l’ancien. Le deuxième appel à venir aux noces était lancé à partir du jour de la Pentecôte. Pour la plupart, Israël a refusé de venir et ils ont traité les serviteurs honteusement. Les apôtres, disciples et prophètes d’autrefois n’étaient que les serviteurs du Roi – c’était le Roi et Son Fils que le peuple d’Israël rejetait.

Israël a été jugé pour leur rejet

Dans la parabole, Jésus dit à ses auditeurs que le roi était en colère et qu'il a envoyé ses armées pour les détruire et brûler leur ville. (Matthieu 22 :7). Cela a été accompli lorsque Jérusalem a été envahie et incendiée par l’armée romaine en 70 après JC.

L’appel des Gentils

« Les noces sont prêtes ; mais les conviés n’en étaient pas dignes. Allez donc dans les carrefours, et appelez aux noces tous ceux que vous trouverez » (Matthieu 22 :8-9). Ainsi l’occasion s’est présentée à vous et à moi, mes frères et mes sœurs, aux Juifs et aux Gentils. Les mêmes serviteurs étaient envoyés aux carrefours et aux chemins pour rassembler tous ceux qu’ils puissent trouver, qu’ils soient bons ou mauvais, et les noces étaient remplies d’invités. Le Fils du Roi avait des invités, autant qu’ils ont trouvé y compris nous.

Le dernier message dans la parabole est au sujet de notre préparation

Le Roi a préparé les noces de Son Fils et tout est prêt, mais quand « le roi entra pour voir ceux qui étaient à table, et il aperçut là un homme qui n’avait pas revêtu un habit de noces » (verset 11) (car le roi voit toutes choses et rien ne lui est caché ni à son fils). Il le qualifie de « mon ami ». (C’est un mot employé seulement quatre fois dans le Nouveau Testament, et qui veut dire « camarade » ou « membre du clan ». C’est également le nom donné par Jésus à Judas quand il l’a trahi aux soldats des chefs sacrificateurs et c’est un nom attribué à quelqu’un qui est lié au monde et non à Dieu). Il poursuit en disant, « comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noces ? Cet homme eut la bouche fermée » (versets 11-12). Il n’y a aucune réponse que nous pouvons donner et aucune excuse que nous pouvons faire : le Roi nous a fourni la justice dont nous avons besoin, c’est-à-dire, Son Fils. Il lui a permis de se sacrifier pour que nous soyons couverts par sa justice. Il ne peut y avoir aucune excuse possible pour avoir rejeté un tel amour du Roi et de Son Fils, et aucune excuse ne sera acceptée.

En prenant le pain et le vin en mémoire de Jésus, nous le faisons dans la connaissance que toutes les dispositions ont été prises par notre Père aux cieux afin que nous puissions assister aux noces de Son Fils.

(Toutes les références sont tirées de la version Louis Segond sauf indication contraire)

Frère Tom G. 21.07.24

« La saine doctrine »26 Mai 2024. Lectures : Josué 12, Ésaïe 16, 2 Timothée 2Il est parfois si facile de commettre l’err...
15/04/2024

« La saine doctrine »

26 Mai 2024. Lectures : Josué 12, Ésaïe 16, 2 Timothée 2

Il est parfois si facile de commettre l’erreur de diviser la vie en Christ en deux domaines, la doctrine et la vie pratique. Un problème majeur avec la religion peut être de distinguer les deux et de se concentrer sur l’un au détriment de l’autre.

La solution à ce dilemme créé par l’homme réside dans l’enseignement de Paul à Timothée qui concerne « la piété » et le mariage entre la doctrine et le comportement. Le mot grec qui est traduit comme « piété » dans les épîtres de Paul est « eusebeia », et de quinze occurrences de ce mot dans le Nouveau Testament, plus de la moitié se trouvent dans ces épîtres.

Ce mot signifie littéralement « culte juste », mais dans la lecture d’aujourd’hui dans 2 Timothée 2 :16, nous notons que Paul, en disant les mots suivants, utilise le mot grec opposé, qui est « asebeia ».

« Évite les discours vains et profanes ; car ceux qui les tiennent avanceront toujours plus dans l'impiété, et leur parole rongera comme la gangrène. De ce nombre sont Hyménée et Philète ». (2 Timothée 2 :16-17).

Ce dont nous parlons, dit Paul, peut mener à l’impiété. Nous trouvons ici un lien direct entre l’enseignement et le comportement. Le contexte de cet enseignement est celui de deux hommes qui ont affirmé que la résurrection était déjà passée, ce qui a renversé la foi de certains (voir versets 17 et 18).

En revanche, Paul exhorte Timothée à dispenser « droitement la parole de la vérité » (verset 15). Ce sujet de l’importance de la saine doctrine est l’un des principaux thèmes des épîtres de Paul à Timothée.

La saine doctrine implique la vie saine. En fait, le mot « saine » utilisé par Paul dans les expressions « saine doctrine » et « saines paroles » signifie littéralement « en santé » (1 Timothée 1 :10, 6 : 3, 2 Timothée 1 :13, 4 : 3).

Pour éviter la gangrène spirituelle ou le cancer spirituel (2 Timothée 2 :17), il est essentiel d'avoir la bonne doctrine qui fait partie de « eusebeia », c’est-à-dire « le culte juste ».

Pendant son séjour à Athènes, Paul, en examinant la ville, a constaté qu'elle était remplie d'idolâtrie. Il a déclaré ce qui suit : « en parcourant votre ville et en considérant les objets de votre dévotion, j'ai même découvert un autel avec cette inscription : à un dieu inconnu ! Ce que vous révérez sans le connaître, c'est ce que je vous annonce » (Actes 17 v 23).

C’était là que Timothée a grandi, un monde qui a montré une piété extraordinaire envers les idoles. Cela devait être un grand défi pour Timothée d’autant plus qu’il avait un père grec (voir Actes 16 :1). Vivre une vie pieuse dans un monde impie représente également un grand défi pour nous. Le conseil suivant a été donné à Timothée par Paul.

« En exposant ces choses aux frères, tu seras un bon ministre de Jésus Christ, nourri des paroles de la foi et de la bonne doctrine que tu as exactement suivie. Repousse les contes profanes et absurdes. Exerce-toi à la piété ; car l'exercice corporel est utile à peu de chose, tandis que la piété est utile à tout, ayant la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir » (1 Timothée 4 :6-8).

Dans les mots ci-dessus, Paul se réfère à l'éducation de Timothy dans un foyer divisé. Un enfant grec était normalement élevé en apprenant des fables grecques aux genoux de sa grand-mère, mais nous savons d’après la deuxième épître de Paul que la grand-mère de Timothée était une juive fidèle (2 Timothée 1 :5), et que « dès ton enfance, tu (Timothée) connais les saintes lettres » (2 Timothée 3 :15).

Plus t**d dans la vie, les garçons grecs étaient normalement conduits au gymnase, où ils recevaient une formation pour devenir ce que les Grecs appelaient un « homme entier ». Cependant, Paul affirme que la piété est bien meilleure que l'exercice. En utilisant le mot « exercice » (mot grec « gymnasia »), il compare la vie de piété à l’opinion du monde sur ce qui peut être décrit comme valable.

Alors, que faut-il d’autre pour nous discipliner dans le but d’atteindre la piété ? Paul exprime également ce qui suit :

« Jusqu'à ce que je vienne, applique-toi à la lecture, à l'exhortation, à l'enseignement … occupe-toi de ces choses, donne-toi tout entier à elles, afin que tes progrès soient évidents pour tous. Veille sur toi-même et sur ton enseignement ; persévère dans ces choses, car, en agissant ainsi, tu te sauveras toi-même, et tu sauveras ceux qui t'écoutent » (1 Timothée 4 :13,15,16).

Ces paroles sont en opposition à ce que Paul déclare dans 2 Timothée 2 concernant le bavardage mondain, ce qui mène à l'impiété. Pour faire face à ce danger, Timothée devait se consacrer « comme un homme qui a fait ses preuves » (Bible du Semeur) à la lecture, à l’exhortation et à l’enseignement, c’est-à-dire à la doctrine. Paul affirme que toutes ces choses mènent au salut, non seulement pour Timothée, mais aussi pour tous ceux qui les écoutent dans l'ecclésia.

Il existe un lien intéressant avec l'exemple du Seigneur Jésus. Paul dit à Timothée dans 1 Timothée 4 :12 « Que personne ne méprise ta jeunesse ». Nous lisons sur la jeunesse de Jésus de Nazareth dans Luc chapitre 2. C’est le seul passage sur son enfance et nous voyons le grand exemple qu’il a démontré. Il a été trouvé dans le temple écoutant les enseignants de la loi et leur posant des questions (verset 42) et au verset 47, il est dit que « tous ceux qui l'entendaient étaient frappés de son intelligence et de ses réponses ».

Voici un enfant pieux qui avait sans aucun doute fait ce que Paul avait instruit à Timothée et s’était donné entièrement à la lecture, à l’exhortation et à l’enseignement (la doctrine) et avait médité quotidiennement sur la Parole de Dieu.

La simple exhortation pour nous est que nous ne pouvons pas croître « en sagesse, en stature, et en grâce devant Dieu » (Luc 2 :52) sans persévérer dans ces choses. Une saine doctrine est la base de la vraie piété.

Aucune quantité d’activités ecclésiales, d’adhésion aux traditions Christadelphes, ou même aucune des autres choses moins importantes que nous remplaçons parfois pour une vie ecclésiale appropriée ne peut prendre la place de ce qui a été engagé à Timothée et qui nous a été transmis, c’est-à-dire nous donner entièrement à la lecture, à l’exhortation et à la doctrine.

En nous souvenant maintenant de notre Seigneur dans le pain et le vin, continuons à marcher résolument sur ses traces et à ressembler davantage à l’homme qui s’était entièrement engagé dans le cœur, l’esprit et le corps à la volonté de son Père, qui est pour nous le parfait exemple de piété.

Dans les paroles de Romains 6 :17-18, soyons encouragés à remercier Dieu pour le fait qu’« après avoir été esclaves du péché, nous avons obéi de cœur à la règle de doctrine dans laquelle nous avons été instruits. Ayant été affranchis du péché, nous sommes devenus esclaves de la justice ».

(Toutes les références sont tirées de la version Louis Segond sauf indication contraire).

Frère Reuben Evans 26.05.24

28.04.24 Leçons tirées du jardin d’ÉdenLectures : Deutéronome 15, Ecclésiaste 7, Actes 5-6En parcourant récemment l'hist...
13/03/2024

28.04.24 Leçons tirées du jardin d’Éden

Lectures : Deutéronome 15, Ecclésiaste 7, Actes 5-6

En parcourant récemment l'histoire de la Genèse, j’ai essayé d’imaginer à quoi ressemblait la vie dans le jardin d’Éden. Qu’ont fait Adam et Ève toute la journée ? De quelle manière ont-ils passé leur temps ? Mais la Genèse n’est pas une histoire, c’est ce qui s’est passé, et, étant les descendants d’Adam, nous faisons tous partie de cette réalité.

Quand Dieu a créé les cieux, la terre et toutes choses, c’était le sixième jour qu’il a créé l’homme. C’était le même jour qu’Il a créé les bêtes de la terre. Genèse 1 :24 nous informe que les bêtes étaient des créatures vivantes, c’est-à-dire, des créatures qui étaient vivantes et qui avaient du souffle.

Genèse 1 :25 poursuit en disant que les créatures étaient dans trois catégories : -
1. Les animaux de la terre qui sont les animaux sauvages.
2. Le bétail qui est la bête muette.
3. Les reptiles de la terre.

Tous ont été créés à partir de la terre. Les créatures de la mer sont venues des eaux, et les oiseaux ailés étaient destinés à voler dans les airs.

Toutefois, l'homme était le couronnement de la création. L’homme a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Il était prévu que l'homme soit une figure représentable, un modèle, un reflet de Dieu. Mais nous sommes conscients que le Créateur est Esprit, et aucun homme ne peut regarder Yahvé.

Il y avait deux différences entre les bêtes et l'homme.

• L’homme a reçu la domination. Il était destiné à prendre le pouvoir, ou plutôt à dominer sur la création de Dieu sur terre.
• Il a également reçu des fruits, des arbres et des herbes (1 :29). Ce verset met l’accent sur les herbes et les arbres qui « portent de la semence ».

Le fruit était la prérogative de l’homme et de la femme et non des bêtes. Ils devaient porter du fruit à la fois physiquement et spirituellement.

Le livre de la Genèse nous présente ainsi l’homme et la femme, Adam et Ève, et il continue ensuite dans le verset 27 du premier chapitre en nous disant que Dieu les a créés tous les deux le même jour, c’est-à-dire le sixième jour. C'est la dernière journée avant que Dieu ne se repose. Genèse 2 :1-3 poursuite en se référant au septième jour, le jour de repos de Dieu.

La domination de la terre et la fourniture de nourriture étaient pour le bien de l’homme. C’était une bénédiction de Dieu. Mais Adam et Ève devaient avoir un but, une raison d’être. Adam avait été créé à partir de la terre, pris de sa rougeur, et Ève a été enlevée de l’homme. Elle a été formée de la côte ou du côté d’Adam, pas de sa tête ou de ses pieds.

D'après Genèse 2 :5 « il n'y avait point d'homme pour cultiver le sol ». Ainsi « l'Éternel Dieu prit l'homme, et le plaça dans le jardin d'Éden pour le cultiver et pour le garder » (Genèse 2 :15).

L’homme devait « cultiver et garder » le jardin, le protéger et le préserver. Cette idée de « garder » est utilisée deux fois dans les trois premiers chapitres de la Genèse. Ici en verset 15 et encore dans Genèse 3 :24, « garder le chemin ». Le travail d’Adam, assisté par Ève, était de garder et de préserver le jardin.

Mais qu’en est-il du serpent ? Ce qui était évident était que le serpent, une bête des champs, était plus habile et plus trompeur que tous les autres animaux créés. Le serpent dans Genèse 3 :1 est appelé « le plus rusé de tous les animaux des champs ». Il est donc appelé « animal du champ » et non « reptile ». Lorsque le serpent a été maudit par Dieu, et qu'on a découvert qui avait séduit Adam et Ève, le serpent est devenu un « reptile ».

« L'Éternel Dieu dit au serpent : Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des champs, tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie » (Genèse 3 :14).

Alors, quelle exhortation pouvons-nous tirer de ces premiers chapitres de la Genèse alors que nous nous préparons à nous souvenir du Seigneur Jésus-Christ dans le pain et le vin ? Nous lisons ce qui suit : « C'est ainsi qu'il chassa Adam ; et il mit à l'orient du jardin d'Éden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l'arbre de vie » (Genèse 3 :24).

En examinant ce mot « garder » plus tôt dans cette exhortation, nous avons remarqué comment il était lié à Adam et à son travail dans le jardin. Mais ici, dans Genèse 3, le mot est utilisé pour une fonction beaucoup plus importante que cela ; les chérubins et l’épée flamboyante devaient « garder » le chemin de l’arbre de vie et le préserver de cette façon. Bien sûr, le chemin vers l’arbre de vie était interdit à l’homme mortel, mais en même temps l’intention future de Dieu était que l’humanité, un jour, y ait accès et vive éternellement, mais seulement par le don du fils de Dieu comme un sacrifice parfait.

Mais qu’en est-il de Genèse 4 :9 où nous voyons encore l’utilisation du mot « garder » ou « gardien » ? « L'Éternel dit à Caïn : Où est ton frère Abel ? Il (Caïn) répondit : Je ne sais pas ; suis-je le gardien de mon frère ? ».

Certes, la réponse doit être oui ; tout comme Adam a reçu la responsabilité de « garder » ou de s’occuper du jardin d’Éden, Caïn avait la responsabilité de « garder » ou de s’occuper de son frère Abel. Bien que nous puissions vivre dans l’isolement, si l’occasion se présente à l’avenir d’aider et de nourrir un frère ou une sœur, nous devons être prêts à le faire.

Pendant que nous nous souvenons du sacrifice du Seigneur Jésus-Christ, gardons en mémoire sa vie d'obéissance parfaite. Les emblèmes du pain et du vin sont le mémorial d’une bataille et d’une victoire sur le péché que Jésus a accomplies quand il a crucifié le péché sur la croix ; mais pour nous, cette bataille continue de faire rage en nous, une victoire qui ne peut être gagnée que par l’œuvre de notre sauveur, Jésus-Christ.

Comme Jésus était sur la croix, il était accompagné de deux « malfaiteurs » ou criminels, dont l’un reconnaît Jésus et dit ces paroles extraordinaires : « Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne » (Luc 23 :42). Jésus répond : « Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis » (verset 43). Quelles paroles réconfortantes pour ce criminel condamné qui a fait face à la mort par crucifixion ; une promesse d’une place dans le royaume de Dieu quand Jésus reviendra !

Il est intéressant de noter que « paradis » est le mot grec pour « jardin » et c’est pourquoi, dans cette réponse au criminel, Jésus fait allusion au futur « jardin d’Éden » où la relation étroite de l’homme sera à nouveau établie avec son créateur.

Puisse le temps mentionné dans les paroles suivantes du livre de l’Apocalypse venir bientôt. « Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Églises : À celui qui vaincra je donnerai à manger de l'arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu » (Apocalypse 2 :7).
(Toutes les références sont tirées de la version Louis Segond sauf indication contraire)

Frère Richard 28.04.24

11.02.24 Lectures : Exode 21, Psaume 74, Marc 7Nous qui étions jadis éloignés (Éphésiens 2:13)Au début du chapitre 7 de ...
29/01/2024

11.02.24 Lectures : Exode 21, Psaume 74, Marc 7

Nous qui étions jadis éloignés (Éphésiens 2:13)

Au début du chapitre 7 de Marc, Jésus et les pharisiens se disputaient, mais au fur et à mesure du déroulement de ce chapitre, Marc s'intéresse principalement au contraste entre la réponse des Juifs et des Gentils à l'enseignement de Jésus. En premier lieu, nous sommes présentés aux Juifs qui estimaient que la contamination morale pourrait être causée par la consommation de nourriture avec les mains sales, et ainsi ils croyaient que la justification pourrait être obtenue par le lavage. Ensuite, le chapitre continue et met en avant la perspicacité des Gentils, qui, contrairement aux Juifs, manifestaient la qualité fondamentale de la foi sans laquelle il est impossible de plaire à Dieu.

Jésus a souligné que la contamination morale ne peut pas provenir de la consommation de nourriture avec les mains sales, mais plutôt que la contamination morale vient du cœur : « c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées » (verset 21).
Les Gentils étaient considérés par les Juifs comme moralement impurs et dans une ville cosmopolite comme Jérusalem, il était impossible d’aller au marché et de ne pas s’associer aux Gentils. Ainsi les juifs, moralement contaminés, étaient tenus de se laver à leur retour à la maison.

Jésus a mis en évidence la pauvreté spirituelle des pharisiens, en déclarant que les paroles d'Ésaïe avaient annoncé leur hypocrisie. « Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu'il est écrit : ce peuple m'honore des lèvres mais son cœur est éloigné de moi. C'est en vain qu'ils m'honorent en donnant des préceptes qui sont des commandements d'homme » (Marc 7 :6-7, cité d’Ésaïe 29 :13).
Marc 7 :24 indique que Jésus s'est rendu par la suite dans la région de Tyr et Sidon où il a pénétré dans une maison voulant que personne ne le sache, mais il n’a pas réussi à rester caché. Jésus se trouvait ainsi dans le pays des Gentils et c'est à ce moment-là que la pleine signification de la citation d'Ésaïe 29 est révélée. Car c’est ici que Jésus a rencontré une femme Gentile qui l’implorait de guérir sa fille possédée d’un esprit impur :

« Car une femme, dont la fille était possédée d'un esprit impur, entendit parler de lui, et vint se jeter à ses pieds. Cette femme était grecque, syro-phénicienne d'origine. Elle le pria de chasser le démon hors de sa fille. Jésus lui dit : laisse d'abord les enfants se rassasier ; car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. Oui, Seigneur, lui répondit-elle, mais les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des enfants » (Marc 7 :25-28).

Les paroles utilisées par Jésus pour décrire cette femme Gentile comme un chien nous paraissent offensant, mais en réalité elles mettent en lumière la façon dont les pharisiens (avec qui il était si récemment en conflit) percevaient les Gentils.

La réponse de cette femme aux paroles de Jésus est vraiment remarquable. Elle lui a dit que « les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des enfants ». De plus, cette femme non-juive dans le récit parallèle de Matthieu 15 décrit Jésus comme le Fils de David : « Et voici, une femme cananéenne, qui venait de ces contrées, lui cria : Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David ! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon » (verset 22).

Puis, en contraste profond avec ceux qui se sont opposés à Jésus, Matthieu rapporte que Jésus a répondu de la manière suivante : « Ta foi est grande ; qu'il te soit fait comme tu veux. Et, à l'heure même, sa fille fut guérie » (Matthieu 15 :28). Cet événement nous ramène sans aucun doute à la citation que Jésus a faite précédemment du prophète Ésaïe : « Le Seigneur dit : Quand ce peuple s'approche de moi, Il m'honore de la bouche et des lèvres ; mais son cœur est éloigné de moi, et la crainte qu'il a de moi n'est qu'un précepte de tradition humaine » (Ésaïe 29 :13).

Le contexte historique de ce chapitre était l’invasion de Sennachérib à l’époque d’Ézéchias ; mais il y a certaines choses intéressantes à considérer ici. Le chapitre s’ouvre sur une prophétie concernant Jérusalem :

« Malheur à Ariel, à Ariel, cité dont David fit sa demeure ! Ajoutez année à année, laissez les fêtes accomplir leur cycle. Puis j'assiégerai Ariel ; Il y aura des plaintes et des gémissements et la ville sera pour moi comme un Ariel. Je t'investirai de toutes parts, Je te cernerai par des postes armés, J'élèverai contre toi des retranchements. Tu seras abaissée, ta parole viendra de terre, et les sons en seront étouffés par la poussière ; ta voix sortira de terre comme celle d'un spectre, et c'est de la poussière que tu murmureras tes discours » (Ésaïe 29 :1-4).

Ésaïe 29 :6 poursuit en déclarant que le Tout-Puissant punira Israël pour son incrédulité par une armée d’invasion : « C'est de l'Éternel des armées que viendra le châtiment, avec des tonnerres, des tremblements de terre et un bruit formidable, avec l'ouragan et la tempête, et avec la flamme d'un feu dévorant ». Dans le verset 13 ci-dessus, la raison de cette invasion est expliquée et le verset 14 continue : « C’est pourquoi je frapperai encore ce peuple par des prodiges et des miracles ; et la sagesse de ses sages périra, et l'intelligence de ses hommes intelligents disparaîtra ».

Bien que l'invasion assyrienne à l'époque d'Ésaïe fût le contexte immédiat de cette prophétie, Jésus l'utilise pour expliquer que cette prophétie a été réalisée par ceux qui l'ont rejetée. En conséquence, ils seraient les destinataires d’une autre invasion divinement ordonnée ; en effet, le Tout-Puissant ferait une œuvre merveilleuse parmi ce peuple.

Ésaïe 29 :17 nous ramène à la femme non-juive de grande foi dont Jésus avait guéri la fille en Marc 7 : « Encore un peu de temps, et le Liban se changera en verger, et le verger sera considéré comme une forêt ». Le Liban était le lieu où Jésus avait guéri la fille de la femme cananéenne - Tyr et Sidon. C’était un pays rude, mais Ésaïe nous dit que ce pays rude deviendrait fécond. Et ici, Jésus a effectivement trouvé des fruits. Il a trouvé une femme qui l’a reconnu comme le Fils de David, une déclaration vraiment remarquable venant d’une femme Gentille. Jésus a témoigné de la foi de cette femme, et ainsi le Liban stérile était transformé en un champ fécond, et le champ fécond finirait par devenir une véritable forêt de croyants non-juifs. Ainsi, bien que ceux qui se considéraient comme l’élite religieuse en Israël rejetaient le Messie, de nombreux Gentils l’honoraient comme le fils de David.

Marc 7 et le début de Marc 8 abordent également la question des Gentils. Dans l’alimentation de la multitude des Gentils, la provision débordante de nourriture pour les Gentils est évidemment soulignée, et le miracle de guérison à la fin de Marc 7 qui a lieu à Décapole (pays des Gentils) a été prophétisé dans Ésaïe 29 :18-19.
« En ce jour-là, les sourds entendront les paroles du livre ; et, délivrés de l'obscurité et des ténèbres, les yeux des aveugles verront. Les malheureux se réjouiront de plus en plus en l'Éternel, et les pauvres feront du Saint d'Israël le sujet de leur allégresse ».
Ainsi dans Marc 7 et 8, Jésus nous met en garde contre la signification prophétique étonnante des paroles d'Ésaïe, dont le sens n'était pas terminé à l'époque de Jésus.

Nous, les non-juifs, avons goûté à la provision débordante faite pour les Gentils par Jésus, dans les paroles du livre. Notre surdité a été guérie et notre aveuglement a été tourné à la vue. Les Juifs à l’époque de Jésus, avaient transformé la simple vérité du Dieu d’Israël en un fardeau bien lourd. En raison de leurs actions, l'alliance de la loi avait été corrompue par les commandements des hommes qu’ils percevaient comme une preuve de leur justification.
L’apôtre des Hébreux, qui a écrit aux croyants juifs du premier siècle, fait un argument puissant. « Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu'à eux ; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu'elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l'entendirent » (Hébreux 4 :2).

Lorsqu’elle s’est retrouvée face au Fils de Dieu, la femme cananéenne de Marc 7 a fait preuve d’une grande perception spirituelle, dans la mesure où Jésus lui a dit, « femme, ta foi est grande ». Quelle grande accolade de recevoir des lèvres de Jésus ! Notre justification, étant considérée comme juste, est basée sur ce même attribut de la foi. Nous prions pour que les mêmes paroles que Jésus a si souvent prononcées à ceux qu'il a rencontrés (et si souvent aux Gentils), nous soient accordées : « qu'il te soit fait comme tu veux ».

En nous rappelant maintenant Jésus dans le pain et le vin, nous sommes conscients du fait que nous qui étions « jadis éloignés avons été rapprochés par le sang de Christ » (Ephésiens 2 :13).
(Toutes les références sont tirées de la version Louis Segond sauf indication contraire)

Frère Alfred 11.02.24

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