08/03/2026
Ce dimanche, l’évangile nous conduit à la rencontre de cette femme qui vient puiser de l’eau à midi : l’heure la plus chaude de la journée. L’heure où l’on a vraiment soif. Cette indication
n’est pas anodine : à midi, on ne vient pas par confort (il fait trop chaud), mais parce qu’on en a besoin, par nécessité : parce que sans eau, on ne peut pas vivre.
Cette femme nous représente, l’humanité blessée qui a soif d’une eau qui comblerait nos cœurs. Nous aussi, nous passons nos journées à puiser ; à chercher l’eau qui pourrait remplir nos cœurs ; nous recherchons ce qui pourrait étancher notre soif : de la reconnaissance, un peu d’affection, de l’amour, … Mais rien de cela ne suffit, la soif revient.
Alors Jésus lui dit (nous dit) : « Si tu savais le don de Dieu… c’est toi qui m’aurais demandé à boire. »
Elle ne sait pas encore qui il est ; mais nous, aujourd’hui, nous savons qu’Il est Dieu, qu’Il est le seul qui puisse satisfaire notre soif. Pourtant, la question demeure : avons-nous vraiment soif de cette eau ? Désirons-nous cette eau vive qu’Il promet ? Cette eau qui ne se contente pas de rafraîchir un instant, mais qui devient en nous source jaillissante pour la vie éternelle ? Cette eau qui est l’Amour infini de Dieu : un amour qui coule de son cœur ouvert
sur la croix.
Le Carême est justement ce temps où nous apprenons à reconnaître notre vraie soif et à désirer cette eau vive. Pas seulement celle qui désaltère une fois, mais celle d’un amour qui
comble pour la vie éternelle.
Et si, cette semaine, nous osions dire simplement : « Seigneur, donne-moi de cette eau. J’ai soif de toi. »
Don Rémi MARCHAL
Prêtre référent du secteur des Plaines de la Brie