14/02/2026
Plusieurs personnes m'ont contacté en privé pour me poser des questions, alors ci dessous je tente de répondre le plus simplement possible :
Qui sommes‑nous ?
Nous sommes un petit groupe de personnes qui pratiquent un bouddhisme japonais de l’école appelé « Nichiren Shū. »
C’est une tradition ouverte, bienveillante et non sectaire, qui accueille chacun tel qu’il est, sans jugement et sans pression.
Pourquoi existe‑t‑il plusieurs formes de bouddhisme ?
Pour quelqu’un qui découvre, cela peut sembler compliqué.
En réalité, c’est très simple.
C’est comme dans le christianisme :
il y a des catholiques, des protestants, des orthodoxes…
Ils parlent tous du Christ, mais chacun à sa manière.
Ou comme dans les arts martiaux :
dire « karaté » ne suffit pas, il existe plusieurs styles.
Le bouddhisme, c’est pareil :
tout le monde parle du Bouddha, mais chaque pays, chaque époque, chaque maître a développé sa façon de pratiquer.
Nous, nous suivons une tradition japonaise, celle de Nichiren, qui s’est ensuite divisée en plusieurs écoles.
Les trois principales écoles issues de Nichiren
1. Nichiren Shū (la nôtre)
Notre école : ouverte, douce et respectueuse
C’est la branche historique, la plus ancienne.
Elle respecte toutes les autres formes de bouddhisme.
Elle ne cherche pas à convertir ou à imposer quoi que ce soit.
Elle propose une liturgie harmonieuse : chants, récitations, prières, méditation.
Notre pratique est assez simple :
> se retrouver entre pratiquants si c’est possible
> récitation du Odaimoku, lecture de passages du Sūtra du Lotus, prières, chants.
> cultiver la paix intérieure,
> essayer d’être un peu plus bienveillants chaque jour.
Chacun avance à son rythme, sans pression.
C’est une école qui met l’accent sur la paix intérieure, la bienveillance et la liberté de conscience.
2. Nichiren Shōshū
Une école plus stricte, très centralisée.
Elle considère Nichiren comme le Bouddha unique de notre époque.
Elle suit des règles précises et une organisation hiérarchisée.
3. Sōka Gakkai
Un mouvement laïque moderne, très tourné vers le développement personnel et l’engagement social.
Il s’est séparé de la Nichiren Shōshū dans les années 1990.
Il met l’accent sur la motivation et l’action dans la société.
Nous sommes donc rattachés au temple Renkoji, situé à Ceresetto, en Italie.
C’est le temple Nichiren Shū le plus proche de chez nous, et c’est notre point d’ancrage spirituel.
Notre Sensei, le Révérend Shoryo Tarabini, est pour nous une source d’inspiration profonde.
Il incarne avec une grande simplicité l’esprit de bienveillance, de compassion et de sérénité qui caractérise la tradition Nichiren Shū.
Sa manière d’enseigner est douce, accessible, respectueuse, et profondément humaine.
Nous regrettons seulement une chose :
> la distance.
Le temple étant en Italie, nous ne pouvons malheureusement pas nous y rendre aussi souvent que nous le souhaiterions.
Mais même à distance, nous restons liés à cet esprit de paix et de bienveillance qu’il transmet.
Pour ceux qui souhaitent découvrir son approche ou simplement ressentir sa présence chaleureuse,
le Révérend Shoryo Tarabini est également présent sur Facebook, où il partage régulièrement des enseignements et des moments de pratique.
Comme exprimé plus haut, notre liturgie est assez simple, belle et accessible à tous.
Dans la tradition Nichiren Shū, la liturgie n’est pas un rituel compliqué.
C’est un moment calme, harmonieux, bienveillant, où l’on se recentre et où l’on respire.
Il faut en premier lieu …. Se poser
On s’assoit, on respire, on laisse la journée derrière soi.
Rien à réussir, rien à prouver.
Ensuite….Lire des passages du sutra du lotus et surtout réciter le mantra : Namu Myōhō Renge Kyō, C’est le cœur de notre pratique.
Le mantra est composé de 7 syllabes :
Na – Mu – Myō – Hō – Ren – Ge – Kyō
Pourquoi “Namu” et pas “Nam” ?
Le mot complet est Namu, issu du sanskrit namas (« se confier », « s’en remettre »).
En japonais, le “u” final est parfois très léger, ce qui donne l’impression d’entendre “Nam”.
Mais la forme correcte, traditionnelle et respectueuse du sens est Namu.
La Nichiren Shū garde cette forme complète, car elle porte une vibration plus juste et plus profonde.
Une analogie simple : les 7 syllabes et les 7 chakras
Pour un public profane, voici une image parlante.
Les 7 syllabes du mantra peuvent être vues comme un alignement intérieur, un peu comme les 7 chakras dans les traditions indiennes.
Syllabe Chakra (symboliquement) Sens poétique
Na >>> Racine >>> Je m’ancre.
Mu >>> Sacré >>> Je m’ouvre à la vie.
Myō >>> Plexus solaire >>> Je laisse briller ma lumière.
Hō >>> Cœur >>> Je m’ouvre à la compassion.
Ren >>> Gorge >>> J’exprime ma vérité.
Ge >>> Front >>> Je clarifie mon esprit.
Kyō >>> Couronne >>> Je me relie à plus vaste que moi.
Ce n’est pas une doctrine officielle, mais une métaphore universelle qui aide à comprendre ce que l’on ressent quand on récite.
3. Lire quelques lignes du Sūtra du Lotus
Nous lisons quelques passages courts, comme on lirait un poème ou une parole inspirante.
C’est un moment de beauté, de calme, de réflexion intérieure.
4. Formuler une intention
À la fin, chacun peut formuler une intention :
pour un proche, pour soi-même, pour le monde, ou simplement pour remercier la vie.
C’est libre, intime, respectueux.
En résumé
Nous pratiquons un bouddhisme simple, ouvert et bienveillant. Nous respectons toutes les traditions.
Nous sommes rattachés au temple Renkoji en Italie, guidés par le Révérend Shoryo Tarabini, présence inspirante de compassion.