Accord Zen

Accord Zen Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Accord Zen, Temple bouddhiste, Nantes.

Les Quatre Conduites du Bodhisattva – 2 La Parole AimableAigo est présenté comme la deuxième action du bodhissatva, mais...
07/07/2026

Les Quatre Conduites du Bodhisattva – 2 La Parole Aimable
Aigo est présenté comme la deuxième action du bodhissatva, mais il n’y a pas d’ordre de valeurs dans ces actions. En effet Maître Dogen termine le Bodhaisatta Shishobo par ceci :
*****************************
C’est avec un grand respect que les Bodhisattvas font en sorte de sauver les êtres sensibles. Il est important que nous abordions chaque chose avec un esprit ouvert et bienveillant. Fuse, aigo rigyo et doji se contiennent mutuellement , ce qui donne un total de seize.
*****************************
Aigo, peut être traduit par la parole aimable. La parole aimable signifie que, lors d'une rencontre avec des êtres vivants, nous éprouvons en premier lieu de la compassion e, en conséquence, nous leur offrons des paroles appropriées. Dans la société nous avons coutume de demander aux autres "comment allez-vous ?. Comme pratiquant du dharma, il y a l’expression « Prenez bien soin de vous » ainsi que la salutation du disciple : « Eclairez-moi ».

J’aime beaucoup cette expression bouddhiste « Prenez bien soin de vous ». Lorsque nous prononçons ces mots ne el faisons pas la faire à la légère, comme une salutation entre « potes ». Il s’agit de véritablement la ressentir au plus profond de soi, elle devient une véritable parole aimante. Celle-ci n’est pas naturelle pour tout le monde, il faut donc s’entraîner à la pratiquer… et passer au-delà de ses peurs. Ceci est plus ou moins difficile, suivant nos aptitudes naturelles, mais Dogen le dit bien :

Avec un tel esprit, il nous est possible d’avoir un parler vrai. Si quelqu’un avait quelque aptitude, nous devrions en faire l’éloge et si c’était le contraire, nous devrions lui montrer notre compassion. Plus nous pratiquons aigo, plus nous en userons, plus ses bienfaits seront grands et dans notre quotidien ce parler vrai qui se terre en nous émergera naturellement.

Cette pratique de la parole aimable aura automatiquement un impact sur nos contacts avec les autres. Elle change notre rapport à autrui, en développant la compassion, et par la même le rapport d’autrui avec nous. Nous devrions savoir que le parler vrai, c’est «témoigner» de l’affection dont la source est la compassion. Il a le pouvoir de changer les situations et il a un impact positif sur autrui. Ce n’est ni de la condescendance, ni de la complaisance, ni de la flatterie.

Pour pratiquer cette parole aimable il nous faut aller au-delà de nos peurs, car ce sont elles qui nous paralysent face à l’autre et nous empêchent de laisser éclore la compassion.

Les mains jointes 諳手

Les Quatre Conduites du Bodhisattva - 1 Le donMaître Dogen nous dit dans le Bodaissata Shishobô (que l’on peut traduire ...
01/07/2026

Les Quatre Conduites du Bodhisattva - 1 Le don

Maître Dogen nous dit dans le Bodaissata Shishobô (que l’on peut traduire par : Les quatre conduites du Boddhisattva) :
Les quatre actions du Bodhisattva pour le bien des êtres humains sont : fuse (don gratuit), aigo (parole aimable), rigyo (comportement secourable) et doji (coopération).

Nous sommes tous capables de comprendre la première de ces actions (Fuse), mais le don gratuit va bien au-delà de la notion communément admise dans notre société occidentale. « Don gratuit » signifie ne pas être avide. Ne pas être avide signifie ne pas convoiter. Et, dans le langage quotidien, ne pas convoiter signifie ne pas courtiser (les puissants) pour obtenir des faveurs.
Quel que soit le don que nous pouvons faire, il doit être totalement désintéressé. Un étudiant du Dharma ne peut faire un don dans le but d'obtenir… des faveurs, de la reconnaissance. Une telle attitude est hors de la Voie.

Le Bodhisattva doit se libérer de la peur de ne pas être reconnu, aimé, apprécié. La valeur du don n'est pas importante, comme le dit Dogen :
"Ceux qui donnent et ceux qui reçoivent devraient prendre exemple sur le roi Asoka qui, un jour, a partagé une demi mangue en guise d’offrande à cent moines, et faire en sorte de ne jamais manquer d’en faire autant."

Ce don qui jaillit a une valeur intrinsèque beaucoup plus importante : un partage avec les autres. Pour pouvoir toucher le coeur de l’interdépendance de tous les êtres, la pratique désintéressée du don est nécessaire. Nous nous donnons à nous-mêmes et nous donnons le monde extérieur à lui-même. Le donateur et le récipiendaire, le sujet et l’objet du don sont inter-connectés.

Le don est partout, sa nature n’a aucune importance. Il suffit parfois d’une parole aimante, d’un sourire, d’un peu de compassion. Dans notre société moderne, la notion de don est trop souvent liée à une valeur fiduciaire. Nous devons sortir de cette vue étroite et voir partout une occasion de donner. Le partage du Dharma est, par exemple, le don le plus important pour un bouddhiste.

Nous ne devrions nous attacher à la nature du don. Parfois, il suffit de vouloir partager une seule phrase ou un simple texte pour qu’ils deviennent la racine du bien, autant dans cette vie qu'à l'avenir . Le Dharma est un trésor et inversement. Seule La compassion des Bodhisattvas permet d'en faire don. Il suffit pour çà d'activer notre volonté.

Le Bouddha affirme : " Il est possible de recevoir et d’utiliser le don, même si l’objet est nous-mêmes, et il est d’autant plus facile à donner aux parents, aux épouses et aux enfants ". En clair, la pratique est en soi une sorte de don gratuit, et la donner aux proches est aussi un don gratuit.

Notre attitude, notre pratique, qu’elle soit en sesshin ou dans la vie courante est un don au monde. Lorsque nous montrons et partageons des attitudes « justes » (au sens bouddhique du terme), lorsque nous prononçons des paroles « justes », nous les offrons aux autres.

Nous ne pouvons pas changer l’état d’esprit des êtres sensibles, mais en offrant quelque chose de concret, nous avons la possibilité de montrer ce qu’est le véritable esprit de la Voie du Bouddha. Nous leur donnons une ouverture vers le changement en faisant l’expérience de la pratique. Agir ainsi, c’est faire un premier pas vers le partage. C’est pour cette raison que le don figure en tête des six paramitas.

🙏 諳手

15/05/2026

Aller au-delà de la peur

La peur nous empêche de vivre complètement en accord avec le grand corps du Boudddha. De tout temps notre société humaine est gouvernée par la crainte. Qu’il s’agisse de travail, de statut, d’argent, de possessions, de santé, de vie même, la peur de perdre est omniprésente dans notre vie. Le danger est-il réel, est-il là ici et maintenant ? La réponses est souvent : Non !

Alors pourquoi est-il si difficile d’aller au-delà de nos peurs ? Sans doute parce que l’absence de risque immédiat la transforme en anxiété, tout aussi paralysante. Comment peux-t-on transformer cette anxiété, comment la dépasser ? Tout pratiquant du zen répondra : « En étant ici et maintenant ! », en « vivant ici et maintenant ».

Nous disposons d’un moyen habile qui facilite cette présence : zazen. Encore faut-il l’utiliser de façon régulière et récurrente. Il nous montrera qu’il ne sert à rien de nous accrocher à nos peurs, nos certitudes, notre petit ego.

Ouvrir les mains permet d’entrevoir notre véritable nature qui est celle de bouddha et de s’accorder à la vie tout simplement.

🙏諳手

20/04/2026

De la séduction, de la sincérité :

Aujourd’hui, l’apparence a pris une telle importance qu’elle nous fait oublier le fond. Cela est très évident dans les émissions de télévision, dans les publications sur les réseaux sociaux, chez les influenceurs. Dans les clips musicaux, les images priment sur la création musicale. Nous sommes constamment sollicités par des photos retouchées destinées à lisser l’image des personnalités importantes de ce monde.

Dans tous les cas, il est important de se poser cette question : "Qu'est-ce que cela flatte en moi ?". En effet l'apparence des choses fait appel au désir, à la soif, à l'avidité de celui qui regarde. À la racine, il y a l'ignorance, dans laquelle ceux qui communiquent voudraient nous enfermer. Regarder, écouter, au-delà de la superficialité est indispensable pour une meilleure compréhension de notre vie.

L'ignorance est à la base de notre souffrance, pour contrer cette ignorance, il y a la reconnaissance. Reconnaître que l'on peut se laisser séduire par quelqu'un ou quelque chose, c'est faire un pas vers l'acceptation de notre vulnérabilité en tant qu'être humain. Oui, nous pouvons nous laisser berner. Oui, nous pouvons nous mentir à nous-mêmes.

Il ne s'agit pas de rejeter tout ce qui nous est proposé de manière alléchante, mais plutôt tenter de ne pas se laisser berner. Essayer de ne pas s'enfermer dans un monde ou seule les apparences comptent au détriment de ce qui est vrai et sincère.

La sincérité est une qualité que chaque pratiquant du dharma doit développer, afin de ne pas tromper les autres. Ainsi, il pourra se présenter dépouillé de toute séduction, véritablement tel qu'il est... juste un sac de peau.

🙏 諳手

Quelle est notre responsabilité en tant que pratiquant du dharma ? Certainement garder une harmonie avec notre monde. Le...
26/02/2026

Quelle est notre responsabilité en tant que pratiquant du dharma ? Certainement garder une harmonie avec notre monde. Les moines zen vivent dans la société, même si celle-ci est créatrice de mal-être. Même si celle-ci est source de haine, de discrimination, de violence. Face aux événements dérangeants ou imprévus, le Bouddha conseille de s'isoler. Cela ne veut pas forcément dire se retirer de toute vie sociale. C'est plutôt faire un pas de côté pour mieux intégrer l'action juste, la parole juste face à la situation. Ne pas se laisser entraîner dans la spirale des entraves du monde.
Néanmoins, il est important de témoigner, cela commence par reconnaître. Les trois poisons sont la source d'entraves à notre bonheur, tant individuel que communs.

La source de l'ignorance, c'est ne pas reconnaître la véritable nature de la réalité. Chaque personne est indispensable, l'univers même est constitué par l'interdépendance de toutes choses. L'évolution du monde tel que les hommes le veulent ne peut qu’accélérer cette ignorance.

L'ignorance entraîne vers les deux autres poisons que sont l'avidité et l'aversion, la haine. Le dieu argent est devenu une religion pour beaucoup. Le développement d'une civilisation du plaisir entraîne pour bon nombre la frustration. Une poignée de ces humains en sont arrivés à accumuler, sans se soucier de l'entourage et surtout de l'univers, des quantités colossales de fortunes. La frustration de ceux qui en sont exclus peut légitimement créer une aversion.
L'aversion entraîne souvent la haine et l'agressivité, destructrices de tout dialogue sain et apaisé. C'est malheureusement ce que nous pouvons constater avec la montée de la violence verbale ou physique dans notre société moderne. Cela va même parfois jusqu'à faire perdre la vie de certains.
Notre responsabilité en tant que bodhisattva est d'opposer à l'ignorance, la sagesse ; à l'avidité, la générosité ; à l'aversion, la compassion. C'est ce que nous devons faire face aux puissants de ce monde, face à nos "gouvernants", face aux extrémistes de tous bords, face aux menteurs, face aux arrogants...
Les mains jointes
諳手

PRENDRE REFUGE DANS LES TROIS TRESORS" Je prends refuge dans le Bouddha.Puissé je, avec tous les êtres, vivre le Grand É...
11/02/2026

PRENDRE REFUGE DANS LES TROIS TRESORS

" Je prends refuge dans le Bouddha.
Puissé je, avec tous les êtres, vivre le Grand Éveil et produire la plus haute des aspirations ".
" Je prends refuge dans le Dharma.
Puissé je, avec tous les êtres, pénétrer au plus profond des enseignements, cet océan de sagesse ".
" Je prends refuge dans le Sangha.
Puissé je, avec tous les êtres, préserver la grande Communauté de toutes les difficultés ".

S'ACCORDER AU BOUDDHA

C'est lui faire confiance. c'est s'abandonner complètement à sa réalisation de l'éveil.

Le bouddha Shākyamuni, voyant l'astre lumineux et s'éveillant à la voie , dit : " Moi, en accord avec la vaste terre et les êtres sensibles, au même moment nous accomplissons la voie."
Denkōroku traduit par Jean Nyojō rat.

Par la suite il hésita longuement à enseigner ce qu'il avait réalisé. Il développa les 4 Nobles Vérités :

La souffrance existe.
La souffrance a une cause.
La souffrance peut être surmontée.
Il existe un chemin menant à la cessation de la souffrance (le noble octuple sentier).

S'ACCORDER AU DHARMA

Notre « job » de bodhisattva :
Nous engager sur la voie de l’éveil, faire le vœu d’y mener tous les êtres. Nous avons tous à un moment ou à un autre dévié de cette voie (ne serait-ce que de l’épaisseur d’un cheveu). Sans doute le ferons-nous à nouveau.

Nous sommes constamment en équilibre sur un fil, comment conserver l'harmonie sur la voie? Le Bouddha nous donne une piste dans son premier enseignement il s'agit du noble sentier octuple :

vue juste
pensée juste
parole juste
action juste
moyens d’existence justes
effort juste
attention juste
concentration juste.
Pratiquer ce noble sentier implique une joyeuse ténacité qui est à l'opposé d’une persévérance qui entrave

S'ACCORDER AU SANGHA

Le troisième accord majeur c'est le sangha. Il s'agit là de la communauté des pratiquants du bouddhisme au sens large. S'accorder avec la grande communauté c'est avant tout pratiquer avec des "coreligionnaires".
Pour enraciner notre vie dans le dharma nous avons besoin d'un sangha, support pour zazen, l'études de textes et toutes les expressions de la voie.

S'harmoniser avec le sangha permet de donner (la première paramita) et recevoir. La communauté apporte aussi un cadre à notre pratique et évite nos éventuels bidouilles, compromis avec le dharma. Elle permet aussi de stimuler notre confiance en Bouddha et dharma, lors des moments de découragement et d'interrogation. Engagé dans un sangha chaque pratiquant devient un enseignant sur la voie.

Les mains jointes
Anshu 諳手

Voir sur le site Accord Zen : https://soloist.ai/accordzen/accords-majeurs

11/02/2026

Bienvenue aux pratiquants sincères du dharma,

La page « Accord Zen » est dédié à tous ceux qui, sincèrement se sont engagés, ou envisagent de s’engager, dans la voie du Bouddha. Comme il faut bien se rattacher à un style de pratique nous suivons la forme de l’école zen Sōtō. Dans notre minuscule zendo situé à Nantes nous proposons des séances de zazen en présentiel, ainsi que des journées de pratiques intenses (zazenkaï).

«Accord Zen » n’a pas la prétention de donner la réponse aux interrogations qui s’imposent à tout pratiquant de la voie. Chaque personne est ici l’enseignant des autres. Il suffit pour çà de se respecter et de s’ouvrir à toute présence. De l’ouverture naît la réponse au questionnement.

Cette page Facebook est un complément au site https://soloist.ai/accordzen . Elle permettra de nous accorder avec toutes les expressions de la voie du zen.

Les mains jointes
諳手 Anshu

Adresse

Nantes

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Accord Zen publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter Le Lieu De Culte

Envoyer un message à Accord Zen:

Raccourcis

Partager