02/10/2025
Lettre ouverte
Le vendredi 5 septembre Monsieur le Maire m’a reçu avec son adjoint.
Je me suis présenté dans le but d’avoir des réponses aux questions suivantes :
Pourquoi des démarches concernant l’association Au Bon Cœur ont été effectuées auprès de tiers sans avoir concerté les responsables de l’association ?
Et quel mal avait fait l’association au Bon Cœur ?
Je n’ai rien demandé d’autre.
L’entretien s’est déroulé de cette manière :
Au début, Monsieur le Maire pour avoir des éclaircissements a repris mes précédents post.
À juste titre,
Il m’a fait le reproche d’avoir écrit :
Que je ne savais pas s’il était trop occupé ou s’il faisait l’autruche.
Et que l’adjoint au Maire avait fait savoir qu'il allait faire fermer l’association.
En effet, la mairie est une collectivité territoriale qui a pour principale mission de satisfaire les besoins quotidiens de la population. Ses attributions sont multiples : état-civil, urbanisme et logement, écoles et équipements, activités culturelles, santé et aide sociale, police, etc. C’est le maire qui est chargé de l’exécution des décisions du conseil municipal et agit sous contrôle de ce dernier. Il représente la commune en justice, passe les marchés, signe des contrats, prépare et propose le budget, ordonne les dépenses et gère le patrimoine communal.
Je savais que pour être maire, il faut être dévoué et que les heures ne sont jamais comptées.
Je n’aurais pas dû, je comprends et je m’excuse d’avoir émis le doute sur les intentions du maire de Montoire, mais j’avais besoin de réponses à mes questions pour avancer et rassurer tous ceux qui comptent sur l’association Au Bon Cœur, je ne pouvais pas me permettre d’attendre plus longtemps.
Pour la deuxième remarque, je rappelle les faits :
Le mardi 25 mars réception d’une lettre anonyme adressé à la propriétaire du hangar accusant l’association d’exaction.
Ensuite, au début du mois de mai, des rumeurs affirmaient que l’association Au Bon Cœur allait fermer.
Puis, il y a eu la visite de l’adjoint au Maire chez la propriétaire du local de l’association et suite à cette visite, elle est venue demander à l’association de quitter les lieux.
Selon la version de la propriétaire, l’adjoint au Maire est venu lui parler de l’association et elle lui a remis mes coordonnées pour qu’il puisse me joindre.
J’ai attendu ce contact qui ne s’est jamais produit.
Maintenant, puisque Monsieur L’adjoint a pu me donner sa version des faits et pour rétablir la vérité, je n’avais pas pris conscience du tort que j’ai moi-même causé en tirant des conclusions hâtives.
Il n’a jamais demandé la fermeture de l’association et je le crois.
Effectivement, il y a eu des gens qui sont venus se plaindre à la mairie, c’était l’objet de la visite de l’adjoint et la propriétaire lui a confié se sentir menacée par des personnes qui rôdaient autour du local. Je suppose que ces personnes rôdaient autour du local en dehors des heures d’ouvertures, car l’association veillait aux respects de chacun dans le local et sur le parking.
L’adjoint au Maire a conseillé à la propriétaire de faire attention.
Il semblerait selon les deux versions que le facteur déterminant, concernant la décision de libérer les lieux, soit… une trop grande affluence, l’association est victime de son succès, il y avait trop de monde.
Ensuite Monsieur le Maire m’a fait comprendre que j’aurais dû déposer plainte suite à l’altercation du 1 mai.
Il m’a précisé que le coût des ordures ménagères est en partie dû au nombre de navettes de ramassage des ordures avec l’augmentation de l’essence et des charges salariales.
Puis, nous avons eu un échange sur les partenariats de l’association avec les commerçants de Montoire, des actions entreprises et prévues pour amener le client chez les commerçants et sur les autorisations et des obligations à remplir pour exposer sur la place publique ce que l’association a à donner.
Monsieur le Maire et Monsieur l’adjoint au Maire ont exprimé le regret de ne pas être venu à l’association, pour eux Au Bon Cœur ne faisait rien de mal.
Ils ont entendu beaucoup de bien sur l’association.
L’adjoint au Maire a même ajouté qu’il n’avait aucun intérêt à la fermeture du local de l’association.
Ils m’ont demandé comment fonctionnait l’association actuellement et si j‘avais trouvé un local ?
J’ai expliqué que l’association fonctionnait au ralenti, sur rendez-vous, nous nous déplaçons pour réceptionner ce qui est à donner et pour livrer ce qui est demandé et non, je n’ai pas trouvé de local.
De leurs initiatives, ils ont proposé leur soutien dans la recherche d’un local en fonction des contraintes liées à l’affluence et à la sécurité des personnes.
En plus, je leur ai demandé que le local soit avec un loyer modeste ou gratuit, car Au bon Cœur fait tout gratuitement, il n’y a pas de cotisation sinon, ce ne serait pas une aide pour celui qui a besoin, ce serait vendre un service futur payé par sa cotisation.
Alors, ils m’ont demandé comment faisait l’association pour exister sans argent ?
J’ai répondu que je percevais 400 euros de RSA et qu’il fallait bien qu’ils servent à quelque chose, je ne voulais pas dépendre de la société alors, je les utilise.
Cela les a amenés à vouloir savoir quel était mes moyens de subsistances ?
J’ai répondu que parfois, je dormais dans mon camion, je me faisais héberger. Pour le reste, il faut le vivre pour y croire.
L’association Au Bon Cœur génère des élans de générosités, (beaucoup se reconnaitront), combien sont ceux qui ont apporté du café, des boissons, des gâteaux, des légumes, de la viande, des conserves, etc. Même la gendarmerie de Vendôme a offert des plateaux repas. J’en ai aussi profité.
J’ai continué, si je voulais gagner de l’argent, j’irais travailler, je suis diplômé dans plusieurs domaines, mais si je travaillais je ne pourrais pas faire ce que je fais et l’association n’aurait pas vu le jour.
Et j’ai ajouté, j’ai commencé ma vie d’adulte en tant que SDF, j’ai travaillé dur et j’ai fini par avoir beaucoup d’argent, mais j’en étais repu, ça m’a gavé.
Ensuite notre discussion s’est portée sur une possible future collaboration et Monsieur le Maire m’a raccompagné en me précisant comment je pouvais le joindre autrement que par mail ou par lettre ouverte.
Fin de la réunion.
Dans les détails :
Je n’ai pas porté plainte, car je ne souhaite de mal à personne et je n’ai pas confiance en la justice de ce monde. L’innocence et la sentence varient en fonction que l’on soit puissant ou misérable.
Normalement le RSA est environ de 650 euros.
Mensuellement, je perçois 400 euros de RSA, car à cause d’un accident de travail, je touche une pension d’invalidité de 500 euros tous les trimestres.
Cette pension est déduite du RSA, c’est le remerciement que l’on a pour avoir risqué sa vie en travaillant.
Je pourrais travailler, mais je n’ai plus envie de cotiser et payer des impôts pour rien.
Alors, pour ne pas avoir le reproche de profiter d’un système qui prend plus qu’il ne donne, je préfère être utile en dépensant ce qui m’est donné pour les autres.
Ce qui m’a gavé, c’est tout ce qui entoure l’argent.
J’avais obtenu le confort de pouvoir me payer ce qu’il me plaisait, mais j’avais peur de me faire cambrioler, je n’étais jamais en sécurité.
J’étais isolé, je n’avais confiance en personne, mes amis étaient-ils réellement mes amis ou étaient-ils intéressés ?
J’étais devenu prisonnier dans une classe sociale de relation d’intérêt.
Je n’avais plus à chercher du travail, j’étais placé.
Je ne pouvais pas regarder en face mes collègues.
À cause du mérite d’être la relation de, sans expérience, j’étais devenu celui qui ruinait le plan de carrière de ceux croyait aux mérites du savoir-faire et du dévouement.
Ce n’était pas moi, ce n’est pas ce que je voulais.
Et quand j’ai failli perdre la vie au travail, j’ai réalisé que certes mes enfants étaient, pour un temps, à l’abri du besoin, mais qu’ils n’auraient plus l’amour de leur père.
Que seraient-ils devenus ?
J’ai préféré tout quitter pour retrouver des valeurs morales oubliées et me libérer des contraintes fiscales que je n’avais pas quand j’étais SDF.
Les êtres humains sont bons par nature, on le voit quand il y a des catastrophes, tout le monde s’entraide sans distinction, l’argent n’a plus d’importance et les efforts ne sont pas comptés, l’amour du prochain dépasse tous les clivages.
Mais, comme moi, je rêvais d’être financièrement libre pour acheter ce que je voulais, ils cherchent le confort au détriment du reste.
Ils se rendent esclave d’une condition sans comprendre que rien ne sera fait pour changer en faveur de leurs situations.
Ils manifestent leurs mécontentements pour le changement et la destitution.
Un autre sera placé, des yeux seront éborgnés, les prix continuerons à augmenter.
Avez-vous vu, une fois, depuis votre enfance, les prix baisser ?
Le marché de l’emploi est pipé et les diplômes ne servent à rien, le personnel de santé congédié sans solde a servi d’exemple pendant la crise covid.
Les êtres humains n’entendent pas les bruits des canons et des chars se rapprocher aux galops.
Ils préfèrent écouter les promesses idéologiques du mieux vivre de ceux qui les dirigent.
Pensez-vous que ceux qui dirigent, les placés, iront sur le front ?
Qui ira sous la mitraille ?
Que gagnerez-vous à écouter ceux qui décident de votre destin, un salaire ou des larmes entourées d’une récompense post mortel ?
Pour eux, vos blessures ou votre décès seront des accidents, des dommages collatéraux, pourvu qu’ils récoltent honneurs, prestiges et richesses.
Pour moi, il n’y avait que l’argent qui comptait, c’était ma foi, ma raison de vivre, j’étais prêt à tout pour cela. Je n’avais pas pris conscience de la valeur de la vie et de l’amour qui en découle.
J’étais persuadé d’être dans le vrai, en tout cas, c’est ce que j’avais appris.
C’est ce qu’ils m’ont fait croire.
Je les ai écoutés, j’ai suivi leurs règles et j’ai compris qu’ils n’avaient que des intérêts.
Je les croyais puissant, mais ils ne sont rien.
Ils pensent être au-dessus des hommes. Que savent-ils de la vie pour décider des normes ?
Et vous que savez-vous de la vie ?
Que pensez-vous qu’il puisse y avoir lorsqu’il n’y a plus de vie ?
Certains disent que c'est la mort, la solitude, la résurrection, le retour vers Dieu et pour d'autres ce n'est rien ou ils ne savent pas.
Moi, je dis simplement : lorsqu’il n’y a plus de vie… il n’y a plus de vie. C'est fini.
Quand il n'y a plus de vie, une étape est franchie en passant d'un être vivant à être sans vie.
Elle est franchie quand la santé de l'être est trop dégradée pour survivre.
C'est le point d'équilibre de la vie qui est rompu, il y a de moins en moins de vie, la santé se dégrade, l'être vieilli.
Cet équilibre, ce sont des bactéries, des cellules et d'autres espèces vivantes, ensemble, ils forment l'organisme de l’hôte.
L’hôte peut être un homme, une carotte...
C'est la mort de cet organisme qui rendra l’hôte sans vie.
Le corps de l’hôte deviendra la barrière qui sépare la vie.
L’homme est mort, la vie continue autour de l'homme.
De ce fait l'homme et toutes les vies sur terre font partie d'un organisme.
Pour résumer,
L’homme est un organisme vivant faisant partie d'un organisme vivant.
Si le corps de l’hôte mort ne formait pas une barrière pour séparer la mort de la vie, il n'y aurait pas de vie possible.
Je ne suis rien ni personne.
Puisque la vie se trouve dans une vie plus vaste.
Je vous invite à consulter la théorie du Dr Nikodem Popławski, c’est un physicien reconnu par ses pairs.
Ses recherches lui ont permis de découvrir que l’univers est né dans un trou noir issu d’un univers plus vastes.
Pour en savoir plus, vous trouverez le lien de cette théorie en fin de cette lettre ouverte.
Je n’ai pas à dire ce que vous devez penser ou faire, il en est de même pour moi.
Je ne me soumettrai jamais à une loi, un règlement, une obligation contraire à ma morale, aux commandements de Dieu.
Je dirais à celui qui voudra me soumettre qu’il n’est qu’un homme comme moi, tous les humains sont égaux, ses lois, ses règlements ou ses obligations ne sont valables que pour ceux qui le veulent.
Elles ne sont pas valables pour moi, je tiens à ce que mon nom soit inscrit dans le livre de vie.
Au lieu de nous diviser en faisant des profits personnels, mettons en commun nos connaissances, partageons nos savoir-faire et profitons ensemble.
Faut-il que l’humanité souffre pour comprendre d’où vient le mal ?
Faut-il attendre une catastrophe pour trouver de l’entraide ?
Suis-je fou de croire que l’humanité puisse vivre en paix et que l’amour du prochain puisse être plus fort que les intérêts personnels.
C’est pour cela que l’association Au Bon Cœur existe.
C’est pour mes enfants, c’est pour vous.
Je remercie Monsieur le Maire et son Adjoint pour m’avoir reçu.
Je remercie aussi tous ceux qui soutiennent l’association Au Bon Cœur avec en plus un petit clin d’œil à la Plume débordante.
Bruno Roche
Teoria dr. Popławskiego: wszechświaty w czarnych dziurach. Wyjaśnia inflację, torsję i Wielkie Odbicie. Poznaj szczegóły.