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Édito de la Messe du dimanche 31 mai 2026 « Frères, soyez dans la joie, encouragez-vous, soyez d'accord entre vous, vive...
31/05/2026

Édito de la Messe du dimanche 31 mai 2026

« Frères, soyez dans la joie, encouragez-vous, soyez d'accord entre vous, vivez en paix »
Nous dit saint Paul cette semaine dans sa première lettre aux Corinthiens.
En quelques mots simples, saint Paul nous donne presque un chemin de vie. Dans un monde souvent marqué par les tensions, les inquiétudes et les divisions, cet appel résonne avec une force particulière. Les informations que nous entendons chaque jour parlent de guerres, de crises économiques, de violences ou encore des bouleversements liés aux nouvelles technologies. Beaucoup peuvent se sentir fatigués, inquiets ou parfois isolés. Saint Paul nous invite à retrouver l'essentiel le : la joie, la fraternité et la paix.
La joie dont parle saint Paul n'est pas une joie superficielle, faite seulement de bons moments. C'est une joie profonde, celle qui naît de la certitude d'être aimés de Dieu. Comme une lampe allumée dans la nuit, cette joie continue de briller même lorsque les difficultés sont présentes. Nous connaissons tous des moments difficiles, des épreuves et nous pouvons malgré tout garder un sourire paisible et une parole bienveillante. La joie fait du bien autour de nous. Elle nous rappelle que l'espérance chrétienne est plus forte que le découragement.

Dans nos paroisses aussi, cette joie peut se transmettre simplement. Après une messe, autour d'un café partagé, dans la visite d'une personne malade ou âgée, dans la patience avec les enfants, dans le chant ou le geste discret d'un bénévole qui prépare l'église avant une célébration. Tous ces petits gestes sont comme des graines semées dans le cœur des autres.
Saint Paul nous invite aussi à nous encourager mutuellement. Nous vivons dans une société où chacun peut facilement rester seul derrière ses écrans ou absorbé par ses préoccupations. Pourtant, il suffit parfois d'un mot, d'un appel téléphonique ou d'une visite pour redonner courage à quelqu'un. Une paroisse n'est pas seulement un lieu où l'on vient prier ; elle est une famille où chacun doit pouvoir trouver écoute, réconfort et fraternité.

« Soyez d'accord entre vous », écrit encore saint Paul. Cela ne veut pas dire que nous devons tous penser de la même manière. Dans une famille, il existe des sensibilités différentes, des générations différentes, des parcours différents. Il en est de même dans l'Eglise. Mais comme les couleurs variées d'un vitrail qui composent une seule lumière, nos différences peuvent devenir une richesse lorsqu'elles sont vécues dans le respect et la charité.

Enfin, saint Paul nous appelle à vivre en paix. La paix ne commence pas dans les grandes conférences internationales ; elle commence souvent dans les gestes les plus simples de la vie quotidienne. Demander pardon, éviter une parole blessante, prendre le temps d'écouter, tendre la main après une dispute : voilà déjà des chemins de paix. Une bougie suffit parfois à éclairer toute une pièce ; de même, un geste de paix peut transformer une ambiance familiale ou paroissiale.
Que cette parole de saint Paul accompagne notre semaine. Qu'elle nous aide à devenir, là où nous vivons, des artisans de joie, de fraternité et de paix.

Que cette Pentecôte renouvelle notre foi et fortifie notre communion fraternelle.Belle et sainte fête de Pentecôte à tou...
24/05/2026

Que cette Pentecôte renouvelle notre foi et fortifie notre communion fraternelle.
Belle et sainte fête de Pentecôte à tous ! 🙏
— Paroisse Saint Pierre

Édito de la messe du dimanche 24 mai 2026La Pentecôte, ou l'art de témoigner par sa vieAvec la fête de la Pentecôte, l'É...
23/05/2026

Édito de la messe du dimanche 24 mai 2026

La Pentecôte, ou l'art de témoigner par sa vie
Avec la fête de la Pentecôte, l'Église nous invite à nous souvenir de nos origines : l'Église n'est pas une institution née de la volonté des hommes, mais une communauté animée par le souffle de l'Esprit Saint.
Après la mort de Jésus, les apôtres sont terrassés par la peur. Pourtant, les voilà qui se lèvent soudain, transformés, pour annoncer l'Évangile avec une audace et une joie qui dépassent toute logique humaine. Ce même Esprit, rappelle le pape Léon XIV, est donné à chaque chrétien « pour annoncer l'Évangile, annoncer l'amour de Dieu ».
Dans un monde souvent indifférent, voire hostile à la foi, la question se pose : comment évangéliser aujourd'hui ? Faut-il multiplier les discours, inventer de nouvelles méthodes, chercher à convaincre à tout prix ? La réponse du pape est simple et profonde : l'évangélisation commence par une vie transformée.
Avant d'être un discours, la foi chrétienne est un témoignage vivant. Une personne habitée par la paix, la joie, la fidélité, le pardon et l'espérance parle déjà de Dieu, même sans prononcer son nom.
Le pape Léon XIV insiste sur plusieurs attitudes essentielles : annoncer Jésus avec joie et persévérance, vivre la foi en communauté, cultiver l'amitié fraternelle et témoigner dans la vie ordinaire. L'évangélisation n'est pas réservée à quelques spécialistes ou missionnaires lointains. Chaque baptisé est appelé à devenir, là où il vit, « son ami, son disciple, son missionnaire ».
Cette mission ne consiste pas à imposer la foi ni à gagner des débats. Elle ne se vit ni dans l'agressivité ni dans la peur. Au contraire, le chrétien est appelé à rayonner humblement de la présence du Christ. À la Pentecôte, les apôtres ne partent pas à la conquête des peuples ; ils deviennent des hommes habités par l'amour de Dieu, capables de parler au cour de chacun, dans sa propre « langue maternelle ».
Dans une société souvent divisée, l'évangélisation authentique passe par la fraternité, l'écoute, la compassion et la paix. Le pape nous invite à invoquer « l'Esprit d'amour et de paix » pour « ouvrir les frontières, abattre les murs, dissoudre la haine ». Quelle belle mission pour notre temps !
La Pentecôte nous rappelle une vérité essentielle : l'Église ne grandit pas d'abord grâce à nos seules forces, mais grâce à l'action de l'Esprit Saint. Notre rôle est d'accueillir ce souffle, de nous laisser transformer et de devenir, là où nous vivons, des témoins simples et joyeux de l'amour de Jésus.
Que cette fête de Pentecôte renouvelle en chacun de nous le désir d'être des disciples missionnaires, non par conquête ou par contrainte, mais par la lumière discrète d'une vie habitée par l'Évangile. Bonne fête de Pentecôte à tous !

17/05/2026

Édito de la messe du dimanche 17 mai 2026« Tous, d'un même cour, étaient assidus à la prière, avec quelques femmes, dont...
16/05/2026

Édito de la messe du dimanche 17 mai 2026

« Tous, d'un même cour, étaient assidus à la prière, avec quelques femmes, dont Marie mère de Jésus » (Ac 1,14).
Ce simple verset des Actes des Apôtres permet de comprendre les premiers pas de l'Église et l'importance de Marie.
Avant la Pentecôte, avant les prédications de Pierre, avant les grandes missions apostoliques, il y a ce moment de silence, de prière et d'attente. Et au centre de cette attente se trouve Marie.
Sa présence n'est ni secondaire ni décorative. Saint Luc prend soin de la nommer explicitement, comme pour nous rappeler que celle qui a dit « oui » à l'Annonciation est aussi présente durant les jours de prière qui précèdent la Pentecôte et marquent la naissance de l'Église. Celle qui a accueilli l'Esprit Saint pour donner chair au Verbe est celle qui est là lorsque l'Esprit descend sur les apôtres pour donner naissance au Corps du Christ qu'est l'Église.

Saint Jean-Paul II, souligne cette continuité profonde : « Comme à Nazareth elle a accueilli l'Esprit pour concevoir le Verbe, au Cénacle elle accueille à nouveau l'Esprit pour enfanter l'Église. » Marie apparaît ainsi comme la femme du « oui » fidèle. Elle accompagne discrètement mais réellement toute l'œuvre du salut. Au Cénacle, elle prie avec les disciples, soutient leur espérance et prépare leurs cours à recevoir la force venue d'en haut.
Les Pères de l'Église ont souvent contemplé cette présence mariale comme un signe essentiel de l'unité ecclésiale.

Saint Augustin voyait en Marie le lien de charité entre les croyants : « Ils étaient unis dans la prière, et Marie était au milieu d'eux. » Elle rassemble les apôtres comme une mère rassemble ses enfants. Dans une communauté encore fragile, marquée par les épreuves de la Passion et l'attente de l'Esprit, Marie devient présence de paix, de confiance et de communion.

Saint Ambroise allait plus loin encore en affirmant : « Marie est le type de l'Église. ». C'est en regardant Marie que l'Église découvre sa propre vocation : accueillir la Parole, vivre de l'Esprit Saint et enfanter le Christ dans le monde.
Marie est la première croyante, le modèle du disciple fidèle, celle qui écoute, garde et médite la Parole dans son cœur.

Pour saint Louis-Marie Grignion de Montfort, Marie n'éloigne jamais du Christ ; au contraire, elle conduit toujours à Lui : là où Marie est accueillie, l'Esprit Saint agit avec puissance. Voilà pourquoi sa présence au Cénacle est capitale :
elle prépare les cœurs à la venue de l'Esprit Saint.
Marie est la mémoire vivante de Jésus au sein de la première communauté chrétienne. Elle garde dans son cœur les paroles, les gestes et les mystères du Christ. Au milieu des apôtres, elle demeure celle qui rappelle silencieusement :
« Faites tout ce qu'il vous dira » (Jn 2,5).
Aujourd'hui encore, dans un monde souvent divisé et dispersé, Marie nous enseigne la fidélité dans la prière, l'écoute de Dieu et la communion fraternelle. A l'approche de la Pentecôte, et en ce mois de Marie, ce verset des Actes nous invite à retrouver le chemin du Cénacle : prier d'un même cœur, demander ensemble l'Esprit Saint et laisser Marie nous conduire vers son Fils. Car là où est Marie, l'Église apprend toujours à devenir davantage famille de Dieu.

Édito de la messe du dimanche 10 mai 2026« Bien-aimés, soyez prêts à tout moment à présenter une défense devant quiconqu...
10/05/2026

Édito de la messe du dimanche 10 mai 2026

« Bien-aimés, soyez prêts à tout moment à présenter une défense devant quiconque vous demande de rendre raison de l'espérance qui est en vous ; mais faites-le avec douceur et respect.» (1 P 3,15).
Cet appel de saint Pierre, proposé dans les lectures de ce dimanche, est particulièrement fort. Dans un monde où la foi est parfois réduite à une opinion ou à un sentiment personnel, nous sommes invités à redécouvrir qu'elle est aussi une lumière pour l'intelligence.
Le pape Benoît XVI a souvent commenté ce passage en soulignant que la foi chrétienne n'est pas irrationnelle. Elle ne s'oppose pas à la raison : elle s'appuie sur elle et l'élargit. Croire, ce n'est pas fermer les yeux, mais reconnaître que le monde a un sens, qu'il est intelligible, parce qu'il trouve son origine dans le « Logos », cette raison créatrice qui donne cohérence à toute chose.
Ainsi, croire ne consiste pas à faire un saut dans l'absurde. C'est faire confiance à une vérité qui peut être pensée, approfondie et expliquée. La foi chrétienne ne demande pas de renoncer à comprendre, mais d'entrer dans une intelligence plus vaste, qui unit la recherche de la vérité et l'accueil de la Révélation.
C'est pourquoi nous sommes appelés à nous former, surtout lorsque nous nous sentons démunis face aux questions ou aux objections. Notre foi possède une richesse intellectuelle immense, nourrie par des siècles de réflexion et de dialogue avec la philosophie et même avec les sciences.
L'approfondir, c'est répondre à l'invitation de l'apôtre : être prêts à expliquer pourquoi nous croyons et espérons.
Mais saint Pierre ajoute immédiatement : « avec douceur et respect ». Voilà un point essentiel. Il ne s'agit pas de convaincre à tout prix ni de remporter un débat. Rendre raison de notre foi n'est pas une confrontation, mais un service de la vérité, dans l'écoute et le respect du cheminement de chacun. La foi ne s'impose pas, elle se propose.
Comme le souligne Matthieu Lavagna dans son livre « Soyez raisonnable, devenez catholique », beaucoup de croyants aujourd'hui se sentent désarmés face aux objections. Ce constat nous invite à prendre au sérieux la formation de notre intelligence, pour ne pas rester dans une foi vague ou purement émotionnelle.
Enfin, n'oublions pas que saint Pierre précise : « à quiconque vous demande ». Cela suppose une écoute réelle et un véritable dialogue. On ne lance pas des arguments au hasard : le témoignage de vie précède toujours l'explication. Dieu convertit les cœurs, mais il nous appelle aussi à laisser notre intelligence être éclairée par la foi.

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