La rue Bourbonnoux descend du chevet de la cathédrale jusque vers la place Gordaine. Elle est identique à ce qu'elle était au moyen âge, et les pavés, s'ils font les délices des amateurs de patrimoine urbain, sont une calamité pour les dames à talons aiguille….. Pendant plusieurs siècles, cette rue aura pour nom, "vicus Burbonensis", sans doute à cause de la route qui allait de Bourges à Bourbon-
l'Archambault, elle changera de nom une seule fois, à la Révolution, pour prendre l'appellation conforme à l'actualité d'alors : "rue des Bonnets-Rouges". Elle comporte aujourd'hui de nombreuses boutiques, très typiques, avec des décorateurs, antiquaires, bouquinistes, luthiers, ateliers d'artisans divers, restaurants, déco, produits ingrédients naturels et autres souvenirs originaux. Descendant de l'oppidum vers la porte Gordaine, elle est agréable, avec de nombreuses maisons en pan de bois datant de la fin du XV e siècle. La couleur des poutres apparentes pouvant être de couleur marron, bleue ou… rose. Ces teintes sont homologuées et précisées par les monuments historiques, car, contrairement à ce l'on pense parfois, ce sont des couleurs du moyen âge, beaucoup plus coloré qu'on le perçoit généralement. A l'angle de la rue Bourbonnoux et de la rue des rats (rebaptisées fort heureusement rue de La Thaumassière), se trouvait l'Hôtel le plus couru du moyen âge, "l'Hôtel du Bœuf Couronné". Il est devenu depuis quelques années, une maison d'Hôte qui a repris le nom des "Bonnets Rouges". Les maisons en pans de bois rue Bourbonnoux :
La rue Bourbonnoux est urbanisée au XIIe siècle à l'extérieur du rempart gallo-romain dont elle suit le tracé. Elle est jusqu'au début du XIXe siècle une artère très importante de la ville. De nombreux artisans et commerçants y vivent: métiers de l'habillement, travail du métal, boulangers ...
Les maisons en pan de bois de cette rue, pour la plupart reconstruites après l'incendie de la Madeleine (1487), étaient à pignon sur rue et souvent à deux étages (modifiées plus tard). Elles sont construites en encorbellement sur poteau élargi, limitant la saillie de l'étage par rapport au rez-de-chaussée. Les colombages des maisons de Bourges sont en losanges ou en croix de Saint-André. Le rez-de-chaussée est généralement occupé par une boutique (ouvroir) suivi d'une pièce de service (cuisine) à l'arrière. Les pièces d'habitation sont à l'étage auquel on accède par un escalier à vis souvent établi dans le couloir latéral menant à la cour et à l'atelier. Nous sommes une trentaine de commerçants, artisans et restaurants tous très atypiques. Le charme de notre rue est qu'il n'y ait aucune enseigne ce qui donne une richesse de découverte et de cadeaux très originaux ;-)