07/07/2026
Ne ratez pas la nuit de l’éthique !!
Au Festival des arts de la parole
La Nuit de l’éthique vendredi 10 juillet à 18 h 30 au Temple de Lourmarin.
Pouvoir des mots et mots du pouvoir
Dans le cadre du VIe Festival des arts de la parole de Lourmarin la Nuit de l’éthique vendredi 10 juillet à 18 h 30, interroge les mots du pouvoir et le pouvoir des mots.
La nuit de l’éthique est un événement rare qui alterne le savoir, le débat, la restauration, la boisson (avec modération) et les interpellations éthiques. Une courte nuit en quatre actes. Le festival reçoit en première séquence le « linguiste atterré » de l’université d’Aix-Marseille, Médéric Gasquet-Cyrus, il travaille sur le français de Marseille, sur les accents régionaux et sur les variations du français. Les titres auxquels il a collaboré, disent ses convictions iconoclastes : Le français va très bien, merci ! Ou Va voir dans le dico, si j’y suis. Il voit la langue française comme une passerelle et un champ de bataille. « Si les langues relient expliquera-t-il, et peuvent faire identité, culture, et parfois nation, les langues sont aussi des champs de bataille, des zones de tension où la puissance des mots peut-être maniée comme une a**e pour asservir, discriminer, exclure. »
En deuxième acte nous plongerons dans le chaos du Proche Orient ses douleurs ses fractures et ses combattantes pour la paix. Fadela Vaillant, vice-présidente des Guerrières de la Paix témoignera pour celles qui œuvrent sans relâche pour promouvoir envers et contre tous, la paix dans le cadre du conflit israélo-palestinien. Les Guerrières de la Paix rassemblent des femmes musulmanes, juives, catholiques, athées déterminées à faire entendre leur voix et à mettre fin aux conflits armés qui déchirent la région depuis des décennies.
« Genre et guerre » sont justement le lieu des mots de pouvoirs, d’exclusions, de violences.
Mais aussi… comme savent le faire Les Guerrières de la Paix, les mots peuvent relier, engager, dénoncer, faire bouger les lignes.
Et si les mots que nous avons en dictionnaire ne suffisent pas nous en inventeront d’autres avec Jeanne Henin et Titiane Haton. Avec le Bureau des Mots, elles créent des espaces sensibles, où l'on s'arrête, où l'on parle pour créer ensemble un nouveau paysage de langue.
Bernard Coyault ouvrira le troisième acte, il est théologien et anthropologue, chercheur associé à l’Institut des mondes africains, il enseigne la sociologie des religions à la Faculté de théologie protestante de Bruxelles. Il fut l’un des fondateurs de l’Institut œcuménique de théologie Al Mowafaqa à Rabat.
Enfin en dernier acte, nous quitterons le temple pour rejoindre la cour d’école, ses tilleuls, ses cigales et ses desserts rafraîchissants. Sophie Deschamps, Christian Apothéloz, Olivier Arnera y feront tourner les micros pour un dernier échange sous les étoiles.